Palazzo Mocenigo

L'avis de l'auteur Lonely Planet

costumes, parfums

En 1945, le portefeuille de propriétés de Venise s’enrichit d’une addition exceptionnelle : le comte Alvise Nicolò Mocenigo fit don à la ville du palazzo familial, du XVIIe siècle. Il accueille aujourd’hui un musée consacré à l’histoire des tissus, des costumes et des parfums, où règne une ambiance résolument théâtrale. Le rez-de-chaussée est dévolu aux expositions temporaires, tandis que le piano nobile (étage principal) sert d’écrin à une collection flamboyante de costumes anciens, dont des gilets de soie brodés d’un grand raffinement. Une section consacrée à l’art du parfum célèbre le rang de capitale européenne qui était, en ce domaine, celui de Venise au XVIe siècle.

Les pièces richement aménagées du Palazzo Mocenigo n’ont guère changé depuis les fêtes qui s’y déroulaient au XVIIIe siècle, rassemblant le gratin de la ville. Mais même lorsqu’ils papillonnaient sans retenue sous l’Allégorie du bonheur conjugal (1787) de Jacopo Guarana au plafond du Salon vert, les invités prudents retenaient leur langue. En 1592, Giovanni Mocenigo avait en effet dénoncé à l’Inquisition l’un de ses hôtes, le philosophe Giordano Bruno, qui fut condamné au bûcher pour hérésie à Rome, en 1600.

041 72 17 98 ; mocenigo.visitmuve.it ; Salizada San Stae 1992 ; 10h-16h ; San Stae