Venise : Culture

Langue

Si le vénitien reste plus ou moins parlé et compris, à des degrés divers, par la population de Venise, ce dialecte doté d'un vocabulaire et d'un accent propres est maintenant peu usité. Vous entendrez plutôt l'italien dans les rues de la cité des Doges.
Les mots et expressions suivants pourront vous être utiles :
bonjour : buongiorno
au revoir : arrivederci
salut : ciao
oui :
non : no
s'il vous plaît : per favore
merci (beaucoup) : grazie (mille)
excusez-moi : mi scusi
Parlez-vous français ? : parla francese ?
quand ? : quando ?
où ? : dove ?
Je voudrais aller à... : voglio andare a...
hôtel/pension : albergo/pensione
restaurant : ristorante
petit-déjeuner : prima colazione
déjeuner : pranzo
dîner : cena
Combien ça coûte ? : quanto costa ?
office du tourisme : ufficio di turismo
avion : aereo
bus : autobus
train : treno
bateau : nave
À quelle heure part... ? : a che ora parte... ?

Nourriture

Profitant d'une clientèle captive attirée davantage par les monuments, les ruelles et les canaux de la ville que par les plaisirs de la table, nombre de restaurants de Venise servent une cuisine sans grande originalité à des tarifs "touristiques". Fruits de mer, sardines marinées et autres cicheti (tapas vénitiennes) sont préparés avec plus ou moins de bonheur dans tous les établissements de la ville, tout comme les plats italiens habituels : risotto, pâtes (dont les bigoli alla busara – sorte de spaghettis aux calamars typiquement vénitiens). Pourtant, Venise compte quelques bonnes spécialités : le carpaccio de bœuf, les pâtes à l'encre de seiche, la polenta et le foie de veau aux oignons, entre autres. La cité abrite quelques marchés, dont celui du Rialto, fameux, où les embarcations déchargent chaque matin leurs lots de marchandises.

Religion

Catholique comme le reste de l'Italie, Venise n'a cependant jamais été très portée sur la religion. Divers désaccords avec le pape ont notamment émaillé l'histoire de la République. Si Venise a parfois fait preuve de tolérance religieuse au cours de son histoire (les cultes arménien et orthodoxe grec y étaient par exemple les bienvenus), la ville s'est plus lugubrement illustrée en créant le premier ghetto juif. En 1516, l'ensemble de la population juive de Venise fut en effet obligée de résider dans le quartier de Ghetto Nuovo (le mot ghetto vient du nom de ce quartier, qui signifie "la nouvelle fonderie", car il hébergeait des fonderies). Les juifs de Venise n'étaient cependant pas persécutés et restaient libres de pratiquer leur religion.

Arts

Décrire en quelques mots les trésors artistiques de Venise relève de la gageure. Les Vénitiens de l’âge d'or de la cité des Doges accordèrent notamment une large place aux arts. Venise commença à attirer les artistes dans la première moitié du XVe siècle. Paolo Veneziano (vers 1300-1362), le premier grand nom de la peinture vénitienne, resta largement prisonnier des canons byzantins alors dominants à Venise. Jacopo Bellini (vers 1396-vers 1470) et surtout ses fils Giovanni (1432-1516) et Gentile (1429-1507) s’affranchirent quant à eux du style gothique et adoptèrent celui de la Renaissance. Le Cinquecento (XVIe siècle) reste le siècle des grands maîtres : Vittore Carpaccio (1460-1526), Titien (vers 1490-1576), le Tintoret (1518-1594) et Véronèse (1528-1588). Désormais, la création artistique vient surtout de l’extérieur, avec pour points forts la Biennale internationale d’art contemporain et La Mostra, qui demeure l’un des grands rendez-vous internationaux du 7e art.
Venise perpétue la tradition du carnaval (carnevale) depuis le XVe siècle. Cette manifestation, qui se déroule chaque année pendant les dix jours précédant le Mercredi des Cendres, a suivi l'évolution de la ville : elle fut fastueuse lors des grandes heures de la Sérénissime, licencieuse au XVIIIe siècle (on raconte que le carnaval durait alors deux mois au cours desquels la ville se livrait à la plus parfaite débauche) et censurée sous Mussolini, qui interdit le port des masques en public. En 1979, le carnaval put renaître et prendre sa forme actuelle. Les festivités débutent par la procession de la Festa delle Marie (fête des Marie), qui précède l'ouverture officielle du carnaval le samedi. Celle-ci est marquée par un défilé de masques et de costumes au départ de la place Saint-Marc. Le grand bal masqué du vendredi soir suivant constitue l'apogée de cette semaine de réjouissances, que clôt la parade du roi du carnaval. Point d'orgue de la saison touristique (la ville atteint alors sa fréquentation maximale), le carnaval de Venise est surtout célèbre pour les masques décorés que revêtent ses participants.

Mis à jour le : 26 février 2014
Vizeat

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