Capbreton, le seul port des Landes
Reconnaissable à sa célèbre estacade – une jetée en bois de presque 190 m de long à l’architecture singulière –, Capbreton accueille quotidiennement le ballet des bateaux de pêche qui reviennent à marée haute et vendent leurs poissons directement à quai : un privilège acquis au XVIIe siècle !
Assez étendu, le plan de la ville désoriente un peu les nouveaux venus : front de mer, port de pêche, village d’origine et marina récente forment des quartiers distincts. Car Capbreton s’est bâti en plusieurs étapes. Au départ, ce port prospère (dont l’origine du nom demeure un mystère) voyait ses marins chasser la baleine jusqu’à Terre-Neuve.
Mais, à la fin du XVIe siècle, l’Adour fut définitivement détourné au profit de Bayonne, par l’ingénieur Louis de Foix (l’ancien lit du fleuve aquitain est aujourd’hui couvert par le canal du Boudigau). Il fallut attendre 1858 pour que Napoléon III permette à la ville de renouer avec son glorieux passé portuaire : il lança l’édification d’un nouveau port et devint à jamais un héros pour la ville. Les années 1970 marquèrent la dernière étape de la renaissance de Capbreton, avec l’aménagement du port de plaisance et de la marina, d’une capacité de 1 000 anneaux, sur le modèle de ce qui se fait sur la côte languedocienne.
Sa proximité immédiate avec Hossegor (de l’autre côté du chenal) et ses bonnes adresses font de Capbreton un point de chute pratique pour sillonner la côte, voire faire quelques incursions au Pays basque, tout proche.
Que voir, que faire à Capbreton ?
Voici les incontournables à voir et à faire lors de votre séjour à Capbreton.
Se balader sur le port
Ne manquez pas le retour de pêche des 19 bateaux du port de Capbreton. Ici pas de criée, les marins vendent directement aux étals installés à côté de la capitainerie.
Associée à l’image de la ville, l’estacade est incontournable. Cette jetée, dont la construction fut décidée par Napoléon III, s’élance en direction du phare et du Gouf, offrant un point de vue de choix sur les plages et l’océan.
Pour des représentations du passé maritime de Capbreton, entrez par la porte de la chapelle de la Plage (rue de la Chapelle), où une fresque illustre notamment la fête de la Mer, célébrée chaque année début juin.
En parcourant le front de mer vers le sud, vous atteindrez le réputé Centre européen de rééducation du sportif (CERS), qui a accueilli, entre autres célébrités, le footballeur Cristiano Ronaldo.
Découvrir le centre-ville de Capbreton
Empruntez le pont Lajus, le plus ancien de Capbreton, pour passer côté bourg. La rue piétonne animée du Général-de-Gaulle, où se regroupe la majorité des commerces, est agréable à parcourir. D’autant qu’un espace muséographique a été aménagé dans de belles maisons anciennes à encorbellement.
Dans cet ensemble, baptisé la MOP, pour Maison de l’oralité et du patrimoine l’histoire de la ville est retracée de façon thématique, avec une scénographie actuelle, bien pensée et interactive. L’aspect oralité est abordé dans des vidéos diffusant les histoires locales racontées par des collégiens et recueillies lors de “collectes de mémoire vive”, ainsi que dans des événements organisés autour du Festival du conte qui a lieu chaque année (mi-mai en 2026). La MOP est également une résidence d’artistes conteurs.
Dédiée aux marins, l’église Saint-Nicolas (rue Saint-Nicolas), de 1539, mérite le coup d’œil pour sa tour de guet et ses fresques signées des frères Gélibert, dont on peut aussi voir une reproduction à la MOP. À l’angle de la rue du Prieuré et de l’avenue Jean-Lartigau, la Maison du Rey constitue l’un des rares exemples des maisons médiévales qui fleurirent à l’époque où Capbreton était un port très actif. Elle ne se visite pas, mais on peut admirer sa façade, surtout côté avenue Jean-Lartigau.
Profiter de la plage du Capbreton
La plage centrale est la plus familiale, avec ses épis de rochers de part et d’autre qui la protègent des courants. La baignade peut se révéler plus hasardeuse sur les plages plus sauvages, au sud, en particulier à la plage de la Savane (Santocha) et à celle de la Piste, prisée des surfeurs. Sur ces plages, on aperçoit encore des restes de blockhaus.