Corse : Histoire

Chronologie de la Corse

6 570 av. J.-C.

Le squelette de la "Dame de Bonifacio" atteste du peuplement de la Corse dès cette époque.

4 000 av. J.-C.

La Corse préhistorique connaît son apogée avec l'ère mégalithique.

VIe siècle av. J.-C.

Les Grecs phocéens fondent Alalia.

160 av. J-C

Rome conquiert la Corse, qui passe sept siècles sous son influence.

1077

Le Pape confie les affaires corses à l'évêque de Pise. Une noblesse corse se forme.

XIIIe siècle

Gênes supplante Pise. La brutale présence de la République italienne va durer cinq siècles.

1420

Appelé à la rescousse par un seigneur corse, le roi d'Aragon dépêche sa flotte devant Bonifacio. Il retourne à ses affaires espagnoles après quatre mois de siège infructueux.

1552

Henry II, roi de France, se lance à l'assaut de la péninsule italienne. La Corse est embarquée dans la tourmente. Quelques jours suffisent aux Français, secondés par un corsaire turc, pour ravir la Corse aux Génois.

1559

Les Génois ripostent avec l'appui de Charles Quint et de l'Espagne. Le roi de France abandonne l'île aux Génois par le traité de Cateau-Cambrésis.

1564

La tentative de reconquête de l'île par Sampiero Corso échoue.

1730

Insurrection corse contre l'ordre génois. Gênes appelle à son secours l'empereur d'Autriche. Ses troupes finissent par maîtriser la situation. La révolte reprend en 1735.

1736

Théodore de Neuhoff, un noble allemand, beau parleur et opportuniste débarque en Corse. Croyant voir en lui le chef qu'ils appellent de leur vœux, les insurgés le laissent se proclamer roi de Corse. Neuhoff abandonne rapidement son trône.

1738

Gênes accepte le soutien de la France pour mater la révolte qui perdure. Les Français croient la Corse pacifiée lorsqu'ils la quittent en 1741.

1748

Gênes réclame une nouvelle médiation française.

1755

Pascal Paoli parvient à unifier la résistance corse contre Gênes. Une Corse indépendante, juxtaposée à la Corse génoise, sort ainsi de sa gangue. Paoli promulgue une constitution démocratique, développe l'agriculture, assainit les marais.

1768

Les Génois cèdent la Corse à la France par le traité de Versailles. La mobilisation des paolistes ne parvient pas à renverser la vapeur. Leur défaite à la bataille de Ponte Novo, le 8 mai 1769, marque le début de la Corse française.

1789

Un décret révolutionnaire promulgue que la "Corse fait partie de l'Empire français". Pascal Paoli refuse par la suite de se soumettre à la Convention et appelle la Grande-Bretagne à l'aide.

1794

L'intervention de la flotte anglaise fait du roi d'Angleterre le souverain de l'île pour une courte période. Le Traité de Paris ne tarde pas à l'obliger à quitter la Corse. Bonaparte prend en main les affaires insulaires.

1914

Des milliers de Corses combattent sur le continent.

1940

La Corse est occupée par les troupes mussoliniennes et nazies.

1942

Le sous-marin Casabianca débarque sur l'île des armes destinées à la résistance. Le soulèvement de la population contre les Italiens, l'année suivante, fait de la Corse le premier département français libéré.

1962

Fin de la guerre d'Algérie. De nombreux rapatriés s'installent dans la plaine orientale, notamment en tant que vignerons.

1975

"Événements d'Aléria" : la découverte par les militants d'un mouvement autonomiste (l'ARC) d'un scandale lié à la pratique de la vinification de la part de rapatriés d'Algérie met le feu au poudre. La cave d'un viticulteur "pied noir" est occupée. L'assaut des forces de l'ordre se solde par trois morts.

1976

La Corse est scindée en deux départements : Corse-du-Sud (2A) et Haute-Corse (2B). 5 mai, création du Front national de libération de la Corse (FNLC). Il revendique de nombreux plasticages au cours des années suivantes.

1981

Création de l'université de Corte.

1983

Dissolution du FLNC par le gouvernement français. Le mouvement continue son action sous le nom d'Ex-FLNC.

1991

La Corse inaugure le "Statut Joxe", qui lui confère davantage d'autonomie que les autres régions françaises.

1998

Assassinat du préfet de région Claude Érignac. Il est remplacé par Bernard Bonnet dont la politique, proche d'une opération "mains propres", vise à rétablir "l'état de droit" sur l'île. Des scandales financiers sont révélés. Le rapport de la commission d'enquête parlementaire de Jean Glavany aborde l'existence de bandes organisées sur l'île et l'émergence d'un "système corse" qualifié de "pré-mafieux". Il insiste sur la co-responsabilité des élus et de l'État.

1999

Les élections à l'Assemblée de Corse donnent 16% des sièges aux nationalistes, contre 10% précédemment. Scandale de la paillote "Chez Vincent" : des membres du GPS – une force de police créée spécialement suite à l'assassinat du préfet Érignac – avouent avoir incendié un restaurant situé dans le golfe d'Ajaccio. Le préfet Bernard Bonnet est écroué et remplacé par Jean-Pierre Lacroix.

2000

Le leader nationaliste Jean-Guy Talamoni fédère plusieurs branches nationalistes et entame un dialogue avec le gouvernement français visant à redéfinir le statut de l'île, désigné sous le terme de "processus de Matignon". Ce projet, qui envisage d'accorder une plus grande autonomie à la Corse au plan législatif, est à l'origine de la démission de Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'intérieur. L'ex-leader nationaliste Jean-Michel Rossi est assassiné.

2001

En août 2001, François Santoni est assassiné à son tour.

2003

Arrestation d'Yvan Colonna, l'assassin présumé du préfet Érignac. En juillet, échec du référendum portant sur la réforme des institutions.

2004

Victoire de la droite aux élections régionales grâce à un accord avec les nationalistes. Ange Santini devient président du Conseil exécutif de Corse le 4 avril 2004 et il est également maire-adjoint de Calvi.

2005

En septembre, quarante marins s'emparent du Pascal paoli pour dénoncer le projet de privatisation de la SNCM. Le GIGN prend le bateau d'assaut.

2006

En mai, la Corse connaît une nouvelle vague d'attentats après 3 années d'apaisement. Le FLNC fête ses 30 ans d'existence.

2008

Le 12 janvier, suite à une manifestation nationaliste, ces derniers, qui devaient initialement se diriger vers la préfecture, occupent l'Assemblée Territoriale Corse pendant près de 3h. Ange Santini est réelu à la mairie de Calvi.

2009

Après avoir été condamné à la réclusion à perpétuité en première instance (déc. 2007), Yvan Colonna a été jugé en appel en mars 2009 et a écoppé de la même peine, assortie d'une période de sûreté de 22 ans incompressible. Yvan Colonna clame toujours son innocence.

2010

Victoire de la gauche menée par Paul Giacobbi aux élections régionales. Les nationalistes remportent 36% des voix, toutes tendances confondues, ce qui constitue un record historique.

2012

Série d'assassinats spectaculaires, qualifiée de "guerre des gangs" par les observateurs.

2013

Pour la première fois de son histoire, le tour de France rend visite à la Corse, pour trois étapes. 

 

Mis à jour le : 31 mars 2014
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