Lens et Bassin Minier : Autour du 9-9 bis

Itinéraire

C’est ici-même, sur la commune d’Oignies, que du charbon fut découvert pour la première fois dans le Pas-de-Calais en 1841. C’est aussi ici que fut remontée la dernière “gaillette”, le 21 décembre 1990, date officielle de l’arrêt de l’exploitation du charbon dans le Nord-Pas-de-Calais. Autour de la fosse du 9-9 bis, l’un des plus beaux sites miniers de la région, cette balade instructive et chargée de symboles offre un panorama unique sur le territoire.

  1. Départ et arrivée Face au 9-9 bis, côté Métaphone®. Suivre les balises jaunes
  2. Distance et durée 8 km ; 2 heures
  3. À savoir Il existe deux autres boucles moins longues de 2,5 (balise verte) et 3,5 km (balise bleue).

Une petite faim ?

Il n’y a pas de lieux de restauration sur le site du 9-9 bis. Le centre-ville d’Oignies abrite des snacks, ainsi qu’un restaurant réputé, Le P’tit Véfour.

1 Les étangs d’Henriette

À hauteur d’un ancien treuil rouillé face à la fosse, le chemin de départ fait face à un plan d’eau. C’est l’une des mares d’agrément du “jardin” de Mme De Clercq (le site occupe l’ancien parc d’Henriette De Clercq, une riche aristocrate d’Oignies). Quand il n’a pas plu depuis longtemps, on voit que le fond et les rebords de l’étang sont entièrement tapissés de briques. Ne longez pas l’étang et prenez tout de suite à droite le sentier du bois des Hautois.

2 Le puits miraculeux

Suivez le sentier entre un champ à gauche et les maisons d’Oignies (on aperçoit l’église en brique). Au bout d’un chemin en cul-de-sac, derrière les grilles du parc d’un centre de rééducation occupant le château de Mme De Clercq, une stèle célèbre la découverte du précieux minerai. Juste à côté, le trou du premier puits, creusé au départ dans l’espoir de trouver de l’eau.

3 Le terril 110

Après une boucle dans les sous-bois où il n’est pas rare de croiser des lapins, un chemin grimpe jusqu’au sommet d’un terril conique. Il offre un panorama à 360° sur les tours d’Euralille et sur les principaux terrils du bassin minier. La vue plongeante sur les bâtiments du 9-9bis et sur les maisons des cités adjacentes, dont les pignons sont tous tournés vers la fosse, permet de saisir en un clin d’œil l’emprise des compagnies sur la vie de leurs ouvriers. Redescendre en direction des deux terrils plats.

4 Les terrils 116 et 117

Après avoir marché tout droit sur 1 km, obliquez pour monter sur le terril 116, plat, qui offre une vision étonnante de la plateforme logistique de Dourges en pleine activité. Plus bucolique, vous croiserez peut-être un troupeau de vaches Dexter. En mangeant les jeunes pousses des bouleaux, ces bovins voraces d’origine écossaise contiennent l’avancée de ces arbres invasifs qui menacent la flore et la faune ayant colonisé le site depuis l’arrêt de l’exploitation. Contournez le terril pour déboucher sur l’observatoire ornithologique.

5 L’observatoire ornithologique

Bien caché, vous pourrez peut-être observer l’alouette des champs, voire, à la tombée de la nuit, le murin à moustaches (petite chauve-souris). Pour regagner votre point de départ, vous pouvez continuer sur le sentier naturel ou opter pour la ville en déambulant dans la cité des Bonniers (construite après guerre), puis dans la cité-jardin De Clercq, qui figurent toutes deux sur la Liste du Patrimoine mondial.
 

Mis à jour le : 3 juin 2016

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