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Idées de voyage

France : 10 destinations tout en fleurs

Mis à jour le : 8 février 2019

Carte

Tantôt sauvages, tantôt piquantes ou enivrantes, les fleurs tapissent champs et jardins aux beaux jours. Voici les meilleurs endroits pour les cueillir, les sentir ou les offrir.

1. Champs de lavande du plateau de Valensole (Alpes-de-Haute-Provence)

Des rangées de mauve à l’infini… Pour peu que vous veniez en juin ou en juillet au plus fort de la floraison, les champs du plateau de Valensole offrent une vision féerique qui n’en finit pas de faire le tour du monde et de symboliser la Provence éternelle. L’agriculture du plateau de Valensole est profondément marquée par la culture de la lavande et du lavandin, utilisés pour la fabrication du savon de Marseille, par les apiculteurs locaux ou distillés pour du parfum ou des senteurs.
La fête de la Lavande a lieu tous les ans à Valensole, le troisième dimanche de juillet (www.valensole.fr).

2. Roseraies de Picardie (Somme, Oise)

“Souviens-toi ça parlait de la Picardie et des roses qu’on trouve là-bas… Tous les deux amoureux, nous avons dansé sur les roses de ce temps-là...” Sur l’air de Roses de Picardie, ce tube intemporel interprété par les plus grands, de Sidney Bechet à Yves Montand en passant par Frank Sinatra, les jardins picards sont peut-être l’endroit idéal pour déclarer sa flamme… ou la raviver. La tradition des roseraies en Picardie remonte au Moyen Âge, quand les seigneurs, lassés de la guerre, préféraient fourbir leurs armes pour se tourner vers des joutes plus courtoises. Pour vos balades, préférez le mois de juin, durant lequel la floraison des roses connaît son acmé.

Quelques roseraies remarquables : le parc du château de Rambures (www.chateaufort-rambures.com), la roseraie de l’abbaye de Chaalis (www.chaalis.fr), les jardins de Valloires (www.jardinsdevalloires.com), les jardins de Viels-Maisons (www.jardins-vielsmaisons.net).

3. Violette de Toulouse (Haute-Garonne)

La violette “Parme de Toulouse” est devenue l’emblème de la Ville rose, après être parvenue en terre toulousaine en 1854. Dès le début du XXe siècle, alors très en vogue, elle fait les choux gras de maraîchers implantés au nord de la ville, avant de décliner dans les années 1960. Elle a finalement été remise au goût du jour par Adrien Roucolle, ingénieur agronome. Aujourd’hui, quelques boutiques du centre-ville vendent des produits confectionnés à base de cette petite violacée : bonbons, crèmes, parfums, liqueurs…

Trois adresses majeures pour les amateurs d’effluves surannés : la Maison de la Violette (www.lamaisondelaviolette.com) ; la confiserie-pâtisserie Régals (www.regals.fr) ; la boutique Violettes et Pastels (www.violettesetpastels.fr).

Violette, Haute-Garonne. Yvan

4. “Faux” géranium d’Alsace

Certes, il a l’avantage d’éloigner les insectes, mais l’overdose n’est pas loin : pas de maison alsacienne bien entretenue sans son pélargonium aux fenêtre. Appelée à tort “géranium” (tous deux font partie de la famille des géraniacées), la plante originaire d’Afrique du Sud a été introduite dès le XVe siècle mais est aujourd’hui produite localement. Pour voir de beaux exemples de balcons fleuris, il vous suffit de suivre la route des vins ou de vous diriger depuis Strasbourg vers le Kochersberg (à l’ouest), région agricole la plus fertile d’Alsace.

Depuis Colmar, quittez la route de Rouffach pour rejoindre Eguisheim, charmante bourgade centrée sur son château, qui collectionne les titres de fleurissement (www.ot-eguisheim.fr).

Pélargonium, Alsace. Kim Tairi

5. Chardons bleus des Pyrénées (Hautes-Pyrénées)

Qui s’y frotte s’y pique, mais le chardon bleu des Pyrénées sait se faire pardonner. Appelé aussi panicaut de Bourgat, ce chardon fleurit entre juillet et août dans les prés et les rocailles du massif pyrénéen. Espèce endémique et non protégée, facile à repérer grâce à sa fleur d’un bleu aussi intense que les monochromes d’Yves Klein, on peut en faire des bouquets séchés qui prendront une belle couleur lilas. Plante médicinale, cet épineux soigne les œdèmes et les calculs rénaux.

Les sentiers de promenade des vallées d’Ossau et du Lutour, autour de Cauterets, offrent des lieux de cueillette accessibles à tous.

6. Hortensias de l’île de Bréhat (Côtes d’Armor)

Ce petit bout de terre de 3,5 km de long sur 1,5 km de large, surnommé “l’île aux fleurs”, véritable pépinière aux petits airs de Méditerranée, sent le romantisme à plein nez. Bordée par le Gulf Stream, l’île jouit d’un microclimat propice, sur son flanc sud, à l’épanouissement du laurier-rose, des figuiers, des mimosas et autres agapanthes. Mais c’est bien en Bretagne que vous vous trouvez : les nombreux bouquets fleuris d’hortensias le long des maisons en pierre et la très sauvage partie nord de l’île n’auront de cesse de vous le rappeler.

Les Vedettes de Bréhat (www.vedettesdebrehat.com) assurent la traversée (5 minutes) tout au long de l’année au départ de la pointe de l’Arcouest.

Hortensias, Côtes d'Armor. Tjhief

7. Mimosa de Noirmoutier (Vendée)

Il fait tellement bon sur l’île de Noirmoutier que les mimosas y fleurissent en février ! Les plus belles de ces fleurs jaunes poussent au bois de la Chaise, dans l’est de l’île, où elles furent introduites au milieu du XIXe siècle. Elles se mêlent aux chênes verts et aux pins maritimes dans des paysages reposants. “L’île aux mimosas”, dont le climat rappelle celui de la Méditerranée, a su garder une certaine authenticité malgré un tourisme important et sa transformation en lieu de villégiature.

On peut rejoindre le continent en empruntant le passage du Gois, une chaussée submersible de 4,5 km, découverte à marée basse.

8. Roseraie de Bagatelle (Paris)

“Mignonne, allons voir si la rose...”. Jouez les Ronsard et allez conter fleurette dans la roseraie de Bagatelle. Vous y découvrirez 1 200 variétés (10 000 pieds) de rosiers. Le petit château qui se dresse dans le parc fut construit en 1775, en seulement 64 jours, à la suite d’un pari entre Marie-Antoinette et son beau-frère, le comte d’Artois. Le jardin fut dessiné dans le style anglo-chinois très en vogue à l’époque, avec ses ponts, ses cascades, ses rochers et ses grottes sur fond d’eaux miroitantes. Fontaine des amours enlacés, arbres gigantesques, sous-bois de fougères, paons qui se pavanent au milieu des jardins d’iris ou autres fleurs vivaces, tout y invite au jeu de la séduction.

Pour connaître les saisons des fleurs, les programmes de concerts et la date du concours international de roses nouvelles qui se déroulent dans le parc : http://parcsetjardins.equipement.paris.fr/parc_de_bagatelle

9. Rhododendrons de Varengeville-sur-Mer (Seine-Maritime)

Le Bois des Moutiers est une vision : imaginée à la fin du XIXe siècle par le couple Mallet qui le réalisa ; sublimée par les artistes qui le fréquentèrent, comme Cocteau ; offerte en héritage au public. Au sommet d’une haute falaise de la Côte d’Albâtre se déploient 12 ha vallonnés d’un jardin à l’anglaise conçu par la paysagiste Gertrude Jekyll, entourant la demeure dessinée par Edwin Lutyens. L’acidité du sol a permis à une majestueuse flore du monde entier de s’épanouir en une harmonie mi-sauvage, mi-romantique : rhododendrons himalayens, azalées turques et chinoises, érables japonais ou eucryphias chiliens. Ce spectacle est bien sûr plus coloré et parfumé lors de la floraison, au mois de juin.

Non loin du manoir d’Ango, Corinne Mallet a rassemblé la plus importante collection d’hydrangéas et d’hortensias au monde avec 1 400 espèces : le jardin Shamrock. Pour plus d’infos, consultez le site www.bois-des-moutiers.fr

10. Roses trémières de l’île de Ré (Charente-Maritime)

Une balade à vélo sur l’île de Ré vous laissera le souvenir des roses trémières qui s’épanouissent à l’abri du vent, dans les venelles de Saint-Martin ou d’Ars-en-Ré, et le long des marais salants. Leurs hampes florales, coiffées de pompons ou de corolles pourpre, blanches et roses, sont l’ornement favori des îliens. On les rencontre partout, sous le ciel doux et lumineux du littoral, avec leur haute tige et leur feuillage velouté. Vivace, la “rose d’outremer” ou “bâton de Jacob” se ressème spontanément. C’est aussi une plante tinctoriale : on en tirait jadis un pigment violet, couleur symbolique de la modération. Une qualité éminemment charentaise.

La période de floraison court de juin à septembre.

Roses Trémières, Charente-Maritime. Benoit Théodore