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Le Puy-de-Dôme

Meilleurs ambassadeurs de la région, le Puy-de-Dôme et le volcan phare qui lui a donné son nom ont été auréolés en 2018 d’une inscription au Patrimoine mondial. La chaîne des Puys, emblématique du parc naturel régional des Volcans d’Auvergne, n’est cependant pas l’unique trésor du département. Pics acérés et lacs des monts Dore, landes solitaires du Livradois-Forez, courbes ondulantes et tourbières du Cézallier, plaines fertiles de la Limagne… dans ce paradis vert émaillé d’estives, le regard file loin, d’où que l’on soit. Les randonneurs trouvent là une sensation d’immensité rare. Destination prisée des familles été comme hiver, le Puy-de-Dôme dispose aussi d’excellentes infrastructures. Sportifs et contemplatifs seront aux anges, mais les férus de culture ne seront pas en reste : d’excellents musées ponctuent le territoire, de même qu’un important patrimoine architectural et de belles productions locales.

La basilique Notre-Dame-du-Port

Inscrite au Patrimoine mondial au titre des chemins de Compostelle et comptant parmi les cinq églises romanes majeures d’Auvergne, la basilique Notre-Dame-du-Port, depuis peu restaurée, arbore un grès blond (arkose) plein de douceur et une belle harmonie qui tranche avec la noirceur de sa consœur, la cathédrale. Moins ostentatoire, cette église, encastrée dans les maisons en contrebas de la butte, côté est, dans le quartier du Port, n’a pour autant rien d’austère. Sa construction daterait du premier tiers du XIIe siècle.
Son portail sud se pare de sculptures superposant les thèmes de l’Ancien et du Nouveau Testament. Sur le linteau sont représentés, de gauche à droite, l’adoration des mages devant une Vierge en majesté, la présentation du temple et le baptême du Christ. Le tympan est pour sa part inspiré de la vision d’Isaïe : le trône du Christ en gloire repose sur le lion de saint Marc et le bœuf de saint Luc. Deux séraphins et deux lettres grecques l’encadrent, l’alpha et l’oméga, symboles respectifs du commencement et de la fin. La petite porte en pierre de Volvic est une modification du XVe siècle.
L’église, consacrée à la Vierge Marie (3 faces de chapiteaux du chœur en illustrent notamment la vie : l’Annonciation, la Visitation, l’Assomption), à l’intérieur lumineux et chaulé, arbore un magnifique chevet étagé fait de fines mosaïques, typique des églises romanes auvergnates. La crypte, d’agencement similaire au chœur qui le surplombe, abrite un puits, antérieur à la construction de la basilique et aujourd’hui couvert d’une dalle sculptée (XVIe siècle) et d’un couvercle. Une Vierge noire du XVIIIe siècle est également visible, copie de la dernière en place aujourd’hui disparue. Une Vierge noire intimement liée au puits dont elle aurait été la gardienne, remplacée au cours des siècles, serait ainsi à l’origine de la construction du sanctuaire.

Randonnées dans la chaîne des Puys : Pariou, Vache et Lassolas, et Vichatel

Effectuer une randonnée est la meillleure manière de prendre la mesure du paysage que forme la chaîne des Puys. Le site est émaillé de chemins, la plupart très accessibles, mais aussi très empruntés. C’est que la marche est l’activité phare des lieux. Beaucoup d’aménagements ont été faits ces dernières années pour faciliter le cheminement et préserver les paysages, comme la mise en place d’escaliers en bois pour éviter que les pentes ne s’érodent sous l’effet des passages répétés.
Voici plusieurs randonnées, courtes, faciles et féeriques, à l’écart des foules que concentre le puy de Dôme, boussole des lieux :
Puy du Pariou (6,2 km, 214 m de dénivelé, balisage jaune ; 2 heures de marche tranquille avec ultime montée un peu raide, pause de 30 minutes au sommet incluse). Cône strombolien de 300 m de diamètre né il y a environ 10 000 ans, le Pariou est le cratère parfait de la publicité Volvic. C’est l’un des plus connus, également l’un des plus beaux (et le plus profond). Le départ et l’arrivée se font du parking des Goules, sur la D941, à mi-chemin entre Orcines et Vulcania. Le sentier file de l’autre côté de la départementale et opère une montée par le nord du volcan – le passage à côté d’un stand de tir aux heures d’activité pourra en rebuter certains. Si le gros de la randonnée se fait dans les sous-bois, la vue en surplomb du cratère au terme d’une montée un peu rude n’en est que plus éblouissante. Autre récompense : la possibilité de descendre dans le fond du cratère (escaliers aménagés) pour un pique-nique. Un chemin de ronde offre de superbes panoramas sur les volcans alentour, le puy de Dôme et le ballet des parapentes.
Puy de Vichatel (5 km, 235 m, 2 heures de randonnée sans l’activité pédagogique ; voir p. 119). Au sud du puy de Dôme, ce puy au cratère d’une étonnante régularité est le plus profond des volcans de la chaîne des Puys après celui du Pariou. Moins connu, c’est un volcan de type effusif culminant à 1 094 m d’altitude. Il s’est formé il y a 7 000 à 8 000 ans, d’abord sous la forme d’un maar (lac de cratère). Il fait l’objet d’un sentier d’interprétation au départ de la Maison du parc des Volcans d’Auvergne de Montlosier (voir p. 118), avec un dénivelé moyen qui lui confère une montée assez douce très adaptée aux familles – sans échapper néanmoins à une dernière montée un peu plus abrupte. Au sommet, une très belle vue se dégage sur les puys de la Vache et de Lassolas, le puy de Dôme au nord, les monts Dore et le lointain Cézallier.
Puys de la Vache et de Lassolas (puy de la Vache : 6 km, 2 heures 30, + 1,5 km avec Lassolas ; balisage Papillon). Le puy de la Vache (1 167 m) et son acolyte le puy de Lassolas (1 183 m) font partie des plus jeunes volcans de la chaîne des Puys (8 500 ans). Cônes de scories aux cratères égueulés et aux sols caractéristiques allant du rouge au noir, ils étendent leurs coulées de lave sur près de 15 km (la plus longue relevée), jusqu’à Saint-Saturnin, et sont à l’origine de la formation des lacs d’Aydat et de la Cassière. Ils sont accessibles au départ de la Maison du parc des Volcans d’Auvergne de Montlosier (p. 118). Il est possible de cumuler la découverte des deux volcans, dans un sens comme dans l’autre, ou de se limiter à la découverte d’un seul. Les nombreux escaliers aménagés peuvent couper les jambes et rendre la randonnée un peu plus difficile.

Le puy de Sancy

Le Sancy culmine à 1 886 m d’altitude, ce qui en fait le plus haut volcan de France, et le point culminant du centre du pays. Visible à des kilomètres à la ronde, il est la sentinelle des monts Dore et permet, par temps clair, de distinguer plus de 1/7e de la France depuis son sommet. Ce stratovolcan (fait de plusieurs volcans imbriqués) est né de plusieurs phases éruptives qui ont commencé il y a 5 millions d’années et se sont terminées il y a 250 000 ans. Cerné par les réserves naturelles de Chaudefour et de Chantreix, il dévoile des vues spectaculaires sur ces dernières depuis ses crêtes, dont les sentiers balisés font la joie des randonneurs et des coureurs en mode trail. Plusieurs options existent pour s’y rendre et le découvrir. Voici les plus directes :

Depuis Le Mont-Dore

Téléphérique du Sancy (04 73 65 02 23 ; www.mont-dore.com ; juil-août 9h-18h, mai-juin, début juil, fin août-début sept et Toussaint 9h-12h10 et 13h30-17h15, déc-avr 9h-17h). Au départ du parking situé au pied des pistes, le téléphérique grimpe en 4 minutes à 1 780 m d’altitude et effleure de manière vertigineuse les pics du Sancy. De la station au sommet (cafétéria sur place), un sentier aménagé permet de rejoindre une première volée de marches jusqu’au Pas de l’Âne (carrefour directionnel), puis un second escalier, très emprunté, entrecoupé de paliers ; la raideur ponctuelle pourra décourager les personnes les plus sujettes au vertige. Comptez 20 minutes d’ascension. En haut, un splendide panorama à 360° vous attend avec table d’orientation.
À pied Depuis le centre thermal, vous pourrez rejoindre le sommet du puy de Sancy par la Grande Cascade (p. 139) via le GR®4 (9 km, 4 heures), ou par le plateau du Salon du Capucin (p. 138) via le GR®30 (7 km, 3 heures) ; comptez 7 heures pour un tour complet en empruntant l’un puis l’autre : une randonnée mémorable sur les crêtes. Depuis le parking du téléphérique, on rejoint le sommet (500 m de dénivelé) par le GR®4E via la source de la Dordogne (accès à gauche du parking ; 4 km, 1 heure) – à préférer dans le sens de la montée –, ou par le val de Courre (accès à droite du parking ; 2,5 km, 1 heure), paradis des marmottes et des moufflons – à privilégier dans le sens de la descente.

Depuis Super-Besse

Téléphérique de la Perdrix (%04 73 65 02 23 ; superbesse.sancy.com ;  juil-août 9h-18h, horaires variables reste de l’année). Cinq minutes d’ascension, moins spectaculaires qu’au Sancy, permettent de rejoindre la station du haut, d’où une courte marche de 5 minutes mène au sommet du puy de la Perdrix, avec tables d’orientation. La vue, en surplomb de la vallée de Chaudefour d’un côté, sur le lac Pavin de l’autre, et sur les crêtes jusqu’à la pointe acérée du Sancy, est magistrale. Son accès est moins couru que celui du Mont-Dore (préparez-vous à rencontrer plus de vététistes que de randonneurs dans le téléphérique), mais la marche qu’elle réclame (chaussures adaptées indispensables) constitue l’une des plus belles des courtes manières d’appréhender le Sancy, dont le sommet se rejoint en 40 minutes (1,7 km).

Le plateau du Guéry : une randonnée féerique à l’assaut de la Banne d’Ordanche

Au départ du Centre montagnard Cap Guéry, cette randonnée en boucle aux accents nordiques, à faire été comme hiver, mène sur les plateaux et offre des panoramas à couper le souffle. Elle passe par la Banne d’Ordanche, enjambe le puy Gros et longe le lac de Guéry. La Banne d’Ordanche (voir p. 149 ; à mi-chemin environ) et la vue qui s’y dégage sur le massif du Sancy, le Cantal et les monts du Forez, quand le temps le permet, en est incontestablement le point d’orgue, mais le puy Gros (1 485 m) et son panorama sur le puy de Sancy et la vallée de la Dordogne, La Bourboule et Le Mont-Dore, n’est pas en reste.
Les choses sérieuses commencent véritablement après la ferme en ruine du puy May, à 3 km environ du départ. Là, bifurquez à droite et montez jusqu’au plateau. La vue qui s’y dégage sur la Banne, le massif du Sancy et, au premier plan, le tapis herbeux et vallonné que forment les estives, est magistrale. L’endroit idéal pour pique-niquer, ou méditer. Les aéromodélistes trouvent également là un terrain de jeu favorable. Plus loin, vous accéderez à la Banne (que l’on rejoint via le col Saint-Laurent). Au programme ensuite : montée et descente abruptes laissées à l’état sauvage depuis/vers le puy Gros, vues à pic, troupeaux paissant, fleurs sauvages et sous-bois, sans compter une foule de randonneurs, qui n’entache en rien la magie des lieux.
À l’arrivée aux abords du lac de Guéry, la terrasse ensoleillée de l’Auberge (p. 146) agit comme un aimant. Le sentier aménagé au bord de l’eau permet ensuite de rejoindre le Centre montagnard (page ci-contre).

Au cœur du Cézallier : les lacs de La Godivelle

Paysage préservé de montagnes ondulantes et pâturées déployant un tapis de velours entre les monts Dore et ceux du Cantal, le plateau du Cézallier (500 km2), aux confins sud du département et à cheval sur son voisin, culmine au signal du Luguet (1 551 m). Qualifié de “petite Mongolie” pour le vertige à l’horizontale typique des steppes qu’il procure, ce paysage volcanique aux courbes aplanies est le résultat de la dernière glaciation, terminée il y a environ 12 000 ans. Ici, seules de rares fermes (cantal et saint-nectaire y sont fabriqués) et des micro-hameaux freinent l’avancée du regard. La Godivelle est de ceux-là. Commune la moins peuplée du Puy-de-Dôme (21 habitants) et la plus haute (1 205 m), cernée d’estives, elle détient un autre record : celui de la fontaine la plus grande du département (8 m de diamètre). Elle côtoie l’église (XIIe siècle) et la Maison de la réserve sur la place centrale. Vous pourrez rejoindre, à 400 m respectivement, l’intérêt principal du village que sont ses deux lacs. Le lac d’En-Haut, situé en surplomb du village (1 239 m), alimente sa fontaine. D’origine volcanique (maar), aux eaux froides et profondes (44 m), il est l’un des lacs les plus pauvres en nutriments d’Europe. Vieux de 113 000 ans, il arbore une forme circulaire (300 m de diamètre) caractéristique. Le lac d’En-Bas, d’origine glaciaire, né il y a environ 10 000 ans et profond en moyenne de 3 à 4 m, est établi à 1 200 m d’altitude. Il forme, avec le lac de Saint-Alyre, une tourbière. Ses abords font partie de la réserve naturelle des Sagnes de La Godivelle (zone de tourbières classée depuis 1975, comprenant également la Coualle Basse, tourbière située en aval du village et connectée au lac d’En-Bas par un ruisseau) et ont été aménagés en sentier de découverte. La faune (oiseaux et insectes en particulier, à l’origine de la création de la réserve) et la flore (environ 400 espèces de plantes et de mousses répertoriées) y sont très intéressantes, avec notamment la présence d’espèces rares en France, ou menacées. Le sentier est émaillé de panneaux explicatifs, d’une plateforme avec longue vue et de tables de pique-nique. Respectez le calme et la magie des lieux, prisé des pêcheurs (carte de pêche obligatoire). L’endroit, colonisé par la tourbière, est néanmoins voué à disparaître (des 60 ha d’origine, n’en restent plus que 12 aujourd’hui).
Une randonnée sur le plateau du Cézallier permet, en 3 heures 45 (boucle), de découvrir La Godivelle et ses alentours via le lac de Saint-Alyre et les villages de Jassy et de Brion (balisage jaune, 326 m de dénivelé ; 14 km). Autre option : se limiter à la portion Brion-La Godivelle (balisage blanc/rouge ; 1 heure 10 ; 9 km).

La vallée de Chaudefour

Paysage bucolique fait de prairies herbeuses et pâturées et dominé par les pics acérés du puy de la Perdrix et du puy Ferrand, la vallée de Chaudefour est un havre de paix. Son cirque est le refuge d’animaux sauvages en hiver (mouflons, chamois, chevreuils, marmottes) qui en été quittent l’endroit pour des hauteurs moins fréquentées. Les oiseaux, rares en Auvergne, comme le faucon pèlerin et le grand corbeau, ne sont pas en reste. Les roches y sont grandioses (dykes acérés) et nourrissent l’imaginaire (dent de la Rancune, crête du Coq). Traversé par un cours d’eau, l’endroit, même ultrafréquenté (à juste titre) ne perd pas une miette de sa magie.
Cette vallée glaciaire dite “en auge” (l’une des trois que compte le massif du Sancy) est le résultat d’une forte activité volcanique à laquelle succédèrent des phases répétées de glaciation ; elle est née il y a 600 000 ans de la désagrégation partielle du massif. Classée Réserve naturelle depuis 1991, elle est particulièrement réputée pour sa flore, qui doit sa richesse à des caractéristiques propres au lieu, génératrices d’une grande diversité d’habitats : l’altitude oscillant entre 1150 et 1854 m, l’activité agro-pastorale, l’orientation de ses versants et le degré de leurs pentes.
Le site est particulièrement prisé des familles. Du parking, on peut en effet accéder rapidement au cœur de la réserve et de sa nature sauvage, cadre rêvé pour un pique-nique sous un grand hêtre ou au bord de l’eau (en direction de la cascade de la Biche).
En chemin, ne manquez pas la petite cascade rafraîchissante de Pérouse, accessible par un petit sentier filant sur la gauche depuis le chemin principal. Avant le pont en bois enjambant la rivière, vous pourrez également bifurquer pour accéder à la source Sainte-Anne, aux eaux ferrugineuses, sodiques et carbonatées. Plus loin, le cirque est spectaculaire. De là partent plusieurs balades et randonnées : la cascade de la Biche (montée soutenue en sous-bois qui fait la joie des enfants) ou le fond de la vallée, accessibles en 1 heure, ainsi que les sentiers de Rondaire et de Liadouze, points de départ et d’arrivée d’un circuit en boucle par les crêtes (18 km ; 900 à 1 000 m de dénivelé) et le sommet du Sancy.
Mis à jour le : 10 juin 2020

À voir à faire Auvergne

Les monts Dore Le Mont-Dore

Funiculaire et thermes sont, avec l’hôtel Sarciron (rue Meynadier), les plus beaux témoins de la vague thermale dont profita la station au siècle passé. Quadrilatère quasi parfait ouvert sur les thermes, le luxueux hôtel Belle Époque, aujourd’hui classé, disposait de 300 chambres. Le Casino, autre pièce maîtresse de la station à ses plus belles heures, fut détruit par un incendie en 1962. Une nouvelle structure en béton a depuis pris sa place.

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Les Monts Dôme Au sud du puy de Dôme Saint-Saturnin

La rue des Farges, dont le porche gothique marque l’entrée dans l’enceinte médiévale, mène à l’église romane en surplomb. Elle croise la rue Gros-Jean, laquelle conduit au château et occupe l’ancien fossé du rempart qui ceinturait initialement le bourg aux XIIe-XIIIe siècles. Remarquez les tours carrées converties en maisons d’habitation. La place du Marché, en contrebas, présente certains vestiges du passé commercial et vigneron du village (le Puy-de-Dôme fut le deuxième département viticole de France au XIXe siècle) : un puits, des maisons vigneronnes, une “cabane”, siège des bascules municipales nécessaires aux transactions, et un travail à ferrer qui, au début du XIXe siècle, servait à parer les pieds des bovins.

La place de l’église, ombragée, était la principale du village jusqu’au XIXe siècle. Y subsistent une belle maison Renaissance, l’hôtel Villot, du nom du capitaine-gouverneur du château d’Usson où fut gardée captive la reine Margot et une chapelle romane dédiée à sainte Madeleine, surmontée d’une tour semi-circulaire, jouxtant un jardinet qui correspond à l’entrée de l’ancien cimetière.

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Les monts Dore Environs de la station du Mont-Dore Le col de Guéry

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Riom et le nord de la Grande Limagne Riom

Tous les monuments de Riom sont concentrés dans son centre ancien, ceint par les boulevards périphériques correspondant aux anciens remparts, édifiés sous Alphonse de Poitiers (1241-1271). Au XVe siècle, un tremblement de terre précipite la disparition des maisons à colombages au profit de celles en pierre de Volvic. Au XVIIIe siècle, la physionomie de la ville change : les remparts disparaissent et les hôtels particuliers fleurissent, témoins de la richesse de la ville et de son activité commerciale florissante. De ces deux époques subsistent de nombreux et beaux édifices comme, rue de l’Hôtel-de-Ville, la maison des Consuls (environ 1540), très reconnaissable avec son échauguette surmontée d’un toit en cloche et ses médaillons en terre cuite ou, plus loin, l’hôtel de ville (n°23), ancien hôtel de Cériers, qui abrite dans sa cour des XVIe et XVIIIe siècles deux bronzes d’Auguste Rodin. La rue de l’Horloge (rue du Beffroi) offre également un joli concentré d’édifices, notamment avec l’hôtel Guymoneau (n°12 ; environ 1530), dont vous pourrez librement pousser la porte pour pénétrer dans la cour.

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    Inscrite aux Monuments historiques depuis 1979, la Sainte-Chapelle (1395-1403) est l’unique vestige du...

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  • Musée régional d’Auvergne

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Les monts Dore Saint-Nectaire

À Saint-Nectaire-le-Bas, une modeste Maison du fromage permet de s’approvisionner et de comprendre la fabrication du saint-nectaire, dégustation à l’appui. Les grottes du Cornadore, creusées de main d’homme, évoquent l’antique passé thermal de la ville ; les Fontaines pétrifiantes, quant à elles, sont l’occasion de découvrir un artisanat peu commun.

  • Église de Saint-Nectaire

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  • Le Hameau des Farges

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    Tout de pierre, ouvert sur la vallée, à 3 km en surplomb de l’église de Saint-Nectaire, ce hameau,...

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Les monts Dore Environs de la station du Mont-Dore La Bourboule

Une courte balade en ville permet d’en découvrir le patrimoine, modeste mais cossu : le quartier des anciennes villas (1850-1900), entre le parc Fenestre et l’hôtel de ville, l’ancien casino (1891), aujourd’hui hôtel de ville, avec ses cariatides et sa toiture bicolore, le nouveau casino (1892), à la façade inscrite aux Monuments historiques, les thermes de Ledru datant de 1876 et l’ancienne pâtisserie Rozier (1920), au 223-225 bd Clemenceau, inscrite aux Monuments historiques depuis 2001 pour ses mosaïques.

Plusieurs possibilités de randonnée existent au départ de la ville (de 40 minutes à 2 heure 30), notamment avec vue sur la Banne d’Ordanche .

  • Parc Fenestre

    parc d’attractions

    Ce parc d’attractions en plein air est établi au cœur de la ville, dans son parc à l’anglaise de...

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Les monts Dore Environs de la station du Mont-Dore Murat-le-Quaire

  • Scénomusée La Toinette et Julien

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    Ce musée en deux parties consacré à la mémoire collective fait l’objet d’une mise en scène...

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  • Chèvrerie du Mont-Dore

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    Une belle chèvrerie, entre La Bourboule et Murat-le-Quaire, à la vue dégagée sur la vallée et au...

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  • Banne d’Ordanche

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Riom et le nord de la Grande Limagne Mozac

  • Abbaye Saint-Pierre de Mozac

    église

    Réputée pour ses nombreux chapiteaux historiés du XIIe siècle, cette abbaye, fondée au...

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Le Pays d’Issoire Montpeyroux

Quelques panneaux explicatifs émaillent le village autour de son sommet. S’y trouvent également le donjon, seul rescapé du château seigneurial, et une très belle porte fortifiée (classée aux Monuments historiques en 1951), l’un des rares vestiges de l’enceinte édifiée aux XIVe et XVe siècles dans le contexte de la guerre de Cent Ans.

Montpeyroux compte quelques galeries d’artistes et d’artisans d’art dont l’Atelier-Galerie Nokat(4 chemin Sous-la-Garde ; mer-dim 15h-19h généralement), du nom de son artiste-plasticienne à l’univers pop art, ainsi qu’une boutique dédiée, galerie de l’association à vocation culturelle et artistique Viens voir(rue de Tralume ; tlj 10h-19h), réunissant 14 créateurs.

  • Donjon

    édifice historique

    Seul vestige du château seigneurial, ce donjon de forme cylindrique daterait du XIIIe siècle. Haut de...

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Les monts Dore Besse-et-Saint-Anastaise et Super-Besse

  • Besse-et-Saint-Anastaise

    patrimoine

    Ville toute entière dédiée au tourisme et magnifiquement préservée, Besse, carrefour commerçant...

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  • Lac Pavin

    randonnée

    De forme circulaire frisant la perfection (750 m de diamètre), profond de 92 m (un record en...

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  • Super-Besse

    station multi-activités

    La station d’hiver de Super-Besse permet aujourd’hui de s’adonner en toute saison à une multitude...

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Environs de Clermont-Ferrand Royat

En contrebas du casino s’étendent les vestiges des bains romains, dont une grande piscine datée des Ier-IVe siècles, exhumée au XIXe siècle. Adjacent, le pavillon Saint-Mart (1912), initialement dévolu aux bains de jambes, est orné d’une belle mosaïque extérieure. Il accueille aujourd’hui des expositions temporaires.

En remontant le boulevard Vaquez, on voit les immeubles imposants se succéder, grands hôtels dont les rez-de-chaussée furent convertis en boutique. L’ancien Grand Hôtel Majestic Palace (1865), grande demeure de briques émaillées vertes et blanches, est le premier hôtel à avoir été érigé. C’est l’un des plus majestueux témoins de la Belle Époque.

  • Royatonic

    bains et spa

    Espace bien-être moderne dédié aux plaisirs de l’eau, face au parc thermal et profitant d’un...

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Le Pays d’Issoire Usson

Deux balades familiales sont proposées : celle de la Salamandre (1,5 km) et celle des Remparts (2,5 km) ; plan retirable à l’office du tourisme. La première invite à suivre, depuis l’office du tourisme, une salamandre en lave émaillée et les panneaux successifs qui l’accompagnent (la reine Margot y raconte sa vie à la première personne) jusqu’à l’église Saint-Maurice. La seconde opère un circuit en boucle au sommet de la butte, au départ de l’église. Elle passe par un bel exemple d’orgues basaltiques et par la porte de France (ancien vestige des remparts). La statue immaculée de Notre-Dame d’Usson trône aujourd’hui au point culminant de la butte volcanique, ancien siège du château. De là, un beau panorama à 360° se dégage sur les massifs environnants.

  • Église Saint-Maurice

    église

    Située en haut du village, cette très belle église est émouvante avec son intérieur aux fresques...

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Les Monts Dôme Le puy de Dôme

La gare d’arrivée du Panoramique des Dômes présente une exposition intéressante, sous forme de panneaux didactiques sur la formation des volcans. L’Espace Grand Site de France(10h-19h30 tlj) possède un modeste espace d’exposition sur le même thème, mais difficile à suivre dans le brouhaha ambiant. Les espaces touristiques du sommet sont ouverts d’avril à décembre.

  • Musée et temple de Mercure

    site antique

    Dédié au dieu protecteur des voyageurs et des commerçants, le temple (environ 140 ap. J.-C.),...

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Le Pays d’Issoire Villeneuve-Lembron

  • Château de Villeneuve-Lembron

    édifice historique

    Classé aux monuments nationaux, le château de Villeneuve-Lembron sert d’écrin à de magnifiques...

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LE Parc naturel régional du Livradois-Forez Ambert et ses environs

  • Moulin Richard de Bas

    musée du papier

    À 5 km d’Ambert, niché au bord de la rivière dans la vallée de Laga, ce moulin, classé aux...

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