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Madrid : Histoire

Xe siècle

En 854, les musulmans d'Al-Andalus fondent Majerit, à l'emplacement de l'actuelle Madrid.

1083

La ville est cédée à Alphonse VI.

1561

Philippe II fait de Madrid la capitale de l'Empire espagnol.

1759-1788

Règne de Charles III, un monarque éclairé, qui s'efforce de rénover le pays et stimule la vie intellectuelle madrilène. La construction du Palais royal est achevée et le Jardin botanique royal inauguré.

1808-1813

Occupation napoléonienne sous le commandement de Murat. Le soulèvement populaire du 2 mai 1808 marque le début de la guerre d'indépendance contre les Français.

1814-1833

Ferdinand VII restaure la dynastie des Bourbons. Il laissera en héritage le Parque del Buen Retiro et le Prado.

1910

Début des travaux de la Gran Vía.

1923-1930

Dictature militaire de Miguel Primo de Rivera.

1931

Alphonse XIII quitte l'Espagne après la victoire républicaine aux élections. Proclamation de la République.

1936-1939

La guerre civile oppose les nationalistes aux républicains. Les premiers reçoivent le soutien de l'Allemagne nazie et de l'Italie fasciste, les seconds celui de l'URSS et des brigades internationales (composées de volontaires étrangers).

1939-1975

Dictature de Franco.

1975

Franco meurt après avoir désigné comme successeur Juan Carlos, petit-fils d'Alphonse XIII : le pays effectue sa transition démocratique.

1977

Premières élections libres et instauration l'année suivante d'une nouvelle Constitution.

1982

Victoire des socialistes (PSOE) aux élections législatives.

1986

L'Espagne entre dans la Communauté européenne.

1992

Madrid est capitale européenne de la Culture.

1996

Victoire électorale des conservateurs du Partido Popular (PP) : le Premier ministre, José María Aznar, forme un gouvernement de coalition.

1998

Les indépendantistes basques de l'ETA annonce un cessez-le-feu.

2000

Nouvelle victoire des conservateurs : José María Aznar est reconduit à la tête du gouvernement espagnol. Début d'une nouvelle série d'attentats perpétrés par les indépendantistes basques de l'ETA.

2004

Le 11 mars, un attentat revendiqué par des islamistes fait 191 morts à la gare centrale de Madrid. A la surprise générale, les socialistes sortent victorieux des élections législatives. José Luis Rodríguez Zapatero devient président du gouvernement. Il adopte une série de mesures progressistes, en particulier l'autorisation du mariage entre homosexuels et une plus grande autonomie pour les régions.

2005

En juillet, la candidature de Madrid n'est pas retenue pour l'organisation des Jeux Olympiques de 2012. La ville se porte à nouveau candidate pour les Jeux de 2016.

2006

L'ETA annonce, le 22 mars, un cessez-le-feu permanent et la fin de la lutte armée. Mais en décembre, un nouvel attentat provoque l'arrêt des discussions du gouvernement avec l'organisation séparatiste basque.

2007

Maire de Madrid depuis 2003, Alberto Ruiz-Gallardón a été réélu en 2007. La liste qu'il a menée est arrivée en tête, ce qui a permis au Parti populaire de disposer de 34 sièges au conseil municipal (soit quatre de plus qu'en 2003), contre 18 pour le PSOE et 5 pour l'Izquierda Unida (Gauche Unie).

2008

Élection législative et nouvelle victoire du gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero. Cette victoire a lieu au moment où la situation économique de l'Espagne commence à devenir préoccupante.

2010

Entre 2008 et 2010, de nombreux membres de l’ETA sont arrêtés, dont ses chefs militaires présumés, Garikoitz Aspiaru Rubina, dit « Txeroki » ainsi que ses successeurs. Les violences se poursuivent jusqu’en mars 2010. Par la suite, plusieurs cessez-le-feu sont décrétés, appuyés par le parti politique Batasuna lié à l’organisation, qui souhaite pouvoir se présenter à des élections locales.

2011

Le maire de Madrid Alberto Ruiz-Gallardón remporte un troisième mandat en obtenant 49,6% des voix aux élections locales du 22 mai.

Le 20 octobre, l'ETA annonce "l'arrêt définitif de son activité armée", et réclame un processus de dialogue direct avec les gouvernements espagnols et français. En novembre, le Parti Populaire espagnol obtient la majorité absolue aux élections générales, amenant le chef de l'opposition de droite Mariano Rajoy au pouvoir.

2012

En novembre, l‘Espagne annonce qu‘elle va faciliter la naturalisation des juifs séfarades dont les ancêtres ont été expulsés il y a 500 ans.

2014

L’économie progresse durant toute l’année pour la première fois depuis 2007. Le taux de chômage descend sous la barre des 25%.
En juin, abdication de Juan Carlos ier, après 39 ans de règne – les dernières années seront ternies par plusieurs scandales. Son fi ls Felipe VI lui succède.

2015

Le partido popular perd sa majorité lors des élections nationales. Forte progression du parti de gauche podemos et du parti centriste Ciudadanos. aucune alliance de partis ne peut former un gouvernement.

2016

Les élections ne permettent pas de désigner clairement un gagnant. En octobre, le psOE s’abstient lors d’un vote de confi ance, permettant au partido popular de former un gouvernement minoritaire.

2017

En octobre, la Catalogne organise un référendum sur l’indépendance. avec 90% de votes positifs, le parlement régional déclare l’indépendance. Madrid rejette cette décision et suspend l’autonomie régionale.
En décembre, les partis proindépendance remportent la majorité parlementaire aux élections régionalesde Catalogne, ouvrant la voie à la formation du nouveau gouvernement régional en 2018.

2018

En juin, le premier ministre pedro sánchez (psOE, parti de centre gauche), un économiste de 46 ans, est élu à la tête du gouvernement espagnol.
En décembre, un an après de nouvelles élections au parlement de Catalogne, le gouvernement régional n’est toujours pas restauré.

Mis à jour le : 5 avril 2019

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