Colombie : Histoire

Présentation et histoire de la Colombie

1499

Aloson de Ojeda, un compagnon de Christophe Colomb, débarque dans la péninsule de Guarija. La richesse des Indiens donne naissance au mythe de l'Eldorado et de nombreuses expéditions partent à la recherche du précieux métal. Les populations indigènes, qui tolèrent au début l'arrivée des Espagnols, se rebellent lorsque les conquistadores tentent de les réduire en esclavage et de confisquer leurs terres, mais bientôt, une grande partie de l'actuelle Colombie est conquise et de nombreuses villes sont fondées, dont Cartagena.

1544

Le pays est placé sous la tutelle du vice-roi du Pérou.

1739

Le pays est intégré à la Nouvelle-Grenade (comprenant ce qui correspond aujourd'hui à la Colombie, au Venezuela, à l'Équateur et au Panama).

Fin du XVIIIe siècle

Divers mouvements de population se manifestent pour protester contre le monopole du commerce et les taxes imposées par les Espagnols.

1819

Victoire du libérateur vénézuélien Simon Bolívar sur l'armée espagnole et proclamation de l'indépendance. Il crée la Grande Colombie, une confédération englobant le Venezuela et l'Équateur, mais cette confédération ne résiste pas aux divergences d'intérêt entre les différentes régions.
 
 

1849

Naissance de deux partis politiques (dominés par les élites créoles) : les conservateurs centralistes et les libéraux fédéralistes. L'antagonisme entre les deux formations dégénère. Au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, le pays est marqué par plus de 50 insurrections populaires et 8 guerres civiles, culminant en 1899 avec la sanglante guerre des Mille Jours.

1948

Après une période de relative stabilité, l'opposition latente entre les conservateurs et les libéraux finit par aboutir à la guerre civile la plus cruelle et la plus meurtrière de toute l'Histoire de la Colombie, La Violencia, qui fait près de 300 000 victimes.

1953

Devant la menace d'une révolution, les deux partis se réconcilient et soutiennent le coup d'État du général Gustavo Rojas.

1957

Les libéraux et les conservateurs signent la convention du Front national, prévoyant l'alternance au pouvoir entre les deux partis pour les seize années à venir.

1974

L'élection du président libéral Alfonso López Michelsen met fin au Front national, mais le système bipartite fonctionne encore durant 17 ans, sous une forme modifiée.

1974-1990

Ce monopole politique favorise l'émergence de plusieurs mouvements de guérilla de gauche comme l'Armée de libération nationale (ELN), les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et le mouvement du 19 avril (M19) qui, s'ils ne parviennent pas à faire tomber le gouvernement, le déstabilisent sérieusement. Parallèlement, apparaissent les "escadrons de la mort", groupes paramilitaires frappant tout ceux qui cherchent à s'opposer aux puissants cartels de la drogue de Medellín et de Cali. En 1990, l'escalade de la violence (qui finit par atteindre des membres de la classe politique dirigeante) conduit le pays au bord de l'impasse.

1991

Adoption d'une nouvelle Constitution qui accorde un pouvoir plus important à la justice et renforce le contrôle de l'État.

1991-1993

Pablo Escobar, un des leaders du cartel de Medellín et de la campagne de terreur qui ravage le pays, se rend. Il s'évade un an plus tard, mais il est finalement retrouvé et tué en décembre 1993.

Juin 1995

L'arrestation du chef du cartel de Cali, Gilberto Rodriguez Orejuela, est une victoire pour le gouvernement, mais ne met pas un terme au trafic de drogue qui représente environ 5 milliards de dollars par an. Le président Ernesto Samper est accusé d'avoir bénéficié du soutien des narco-trafiquants pour financer sa campagne présidentielle.

Juin 1998

Le conservateur Andres Pastrana, à l'origine de ces accusations, bat le successeur de Samper aux élections suivantes. Malgré une forte croissance, la situation ne s'améliore pas.

2000

Les États-Unis approuvent l'attribution d'une aide de 1,3 milliard de dollars pour soutenir la lutte du gouvernement colombien contre les guérillas et venir à bout d'un conflit considéré comme l'un des dix plus meurtriers au monde (200 000 morts depuis 1964).

2002

Fin du processus de paix engagé en 1999 avec la guérilla des FARC. Le 21, l'armée bombarde les sites stratégiques du Caguan, l'enclave démilitarisée octroyée aux FARC en 1998. Le 24 février, Ingrid Betancourt, candidate des écologistes (parti Oxygène) est enlevée par les FARC. L'ancien gouverneur de Medellín et candidat de la "droite dure" Alvaro Uribe Vélez est élu président dès le premier tour. En août, le nouveau président décrète l'état d'urgence après l'explosion de violence qui a fait 115 victimes depuis son investiture le 7 août.

2005

La loi "Justice et paix" donne un cadre légal à la démobilisation des paramilitaires des Défenses unies de Colombie (UAC). Les négociations avec l'ELN ont repris fin 2005.

2006

De nouveaux affrontements faisant des dizaines de victimes ont lieu entre les FARC et l'Armée de libération nationale. Le 29 mai 2006, Álvaro Uribe est réélu président avec 62,2 % des voix dès le premier tour de l'élection présidentielle du dimanche 28 mai. Au pouvoir depuis 2002, il reste donc président de la Colombie jusqu'en 2010.

2007

Les affrontements se poursuivent. Fernando Araujo, ancien ministre du Développement, kidnappé par les FARC en 2001, parvient à s’échapper. Il est nommé ministre des Affaires étrangères par le président Uribe.

2008

Le 10 janvier, les FARC libèrent, dans le département colombien du Guaviare, Clara Rojas (enlevée avec Ingrid Betancourt en 2002) et Consuelo Gonzalez de Perdomo (détenue depuis septembre 2001). Ces libérations et la mort de Manuel Marulanda, chef des FARC, annoncée le 26 mai 2008, redonne de l'espoir aux familles des otages. Nouveau coup de théâtre en juin 2008 : Ingrid Bétancourt est libérée avec 14 autres otages à la suite d'une mission menée par l'armée colombienne.

 

evaneos

Articles récents