Colombie : Santé

Vaccins et soins médicaux en Colombie

La plupart des personnes voyageant en Colombie ne rencontrent pas de problèmes, mais il faut tenir compte de certains éléments pour rester en bonne santé. La plupart des maladies sont dues à l’emplacement de la Colombie en zone tropicale. Si vous voyagez le long de la côte ou dans la forêt amazonienne, vous subirez probablement quelques petits désagréments tropicaux : piqûres d’insectes infectées, éruptions cutanées ou coup de chaleur. D’autres affections plus dangereuses, notamment le paludisme et la fièvre jaune, peuvent toucher les voyageurs qui s’écartent des sentiers battus ou effectuent de longs treks dans les parcs nationaux. Dans les régions de basse altitude, la dengue et le le chikungunya, dernière menace en date véhiculée par les moustiques, qui a fait son apparition en Colombie en 2014, constituent un risque. L’épidémie de Zika, qui fit des ravages dans le pays en 2016, est désormais terminée, et seuls de rares cas sont encore signalés. D’autres problèmes peuvent apparaître en montagne, par exemple le soroche (mal des montagnes). La bonne nouvelle est que la Colombie possède l’un des meilleurs systèmes de soins d’Amérique du Sud. Assurez-vous que vous êtes en bonne santé avant de partir. Si vous suivez un traitement de façon régulière, n’oubliez pas votre ordonnance (avec le nom du principe actif).

Il existe de très bons sites Internet consacrés à la santé en voyage. Avant de partir, vous pouvez consulter les conseils en ligne du ministère des Affaires étrangères (www.diplomatie.gouv.fr), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS ; www.who.int/fr), ou le site très complet du ministère de la Santé (www.sante.gouv.fr).

Soins médicaux en colombie

Des soins médicaux efficaces sont disponibles dans les grandes villes, mais peuvent être difficiles à trouver en zone rurale. L’ambassade des États-Unis publie un document PDF en ligne utile, indiquant une liste des médecins, dentistes, hôpitaux et pharmacies en Colombie (bogota.usembassy.gov/root/pdfs/medservices.pdf).

Assurance santé

Les soins médicaux ne sont pas très chers en Colombie, mais les factures peuvent rapidement s’additionner – mieux vaut avoir une assurance santé tous risques incluant le rapatriement sanitaire. Reportez-vous p. 337 pour plus de détails.

La plupart des hôpitaux et cliniques exigent un justificatif d’assurance ou une caution en espèces ou par carte bancaire avant de traiter les patients s’il ne s’agit pas d’une urgence vitale. Vous devrez le plus souvent régler vous-même les frais médicaux et réclamer ensuite le remboursement par la compagnie d’assurance.
 

quels Vaccins faire pour aller en colombie ?

Le ministère des Affaires étrangères (www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs) effectue une veille sanitaire et met régulièrement en ligne des recommandations sur les vaccinations.

  • DTCP, hépatite B, fièvre typhoïde et hépatite A sont conseillés.
  • Le vaccin contre la fièvre jaune peut être requis si vous arrivez de certains pays ou pensez prolonger votre séjour dans les pays limitrophes.
  • En cas de séjours prolongés ou de contacts étroits avec la population, en particulier pour les enfants : méningites A et C; et la rage pour les séjours ruraux.
  • Un traitement antipaludique est conseillé pour l’Amazonie.

Planifiez vos vaccinations au moins 6 semaines avant le départ,  car certains vaccins demandent des rappels ou sont incompatibles entre eux. Faites-les inscrire dans un carnet international de vaccination (petit livret jaune) que vous pourrez vous procurer auprès de votre médecin ou d’un centre. Vous pouvez obtenir la liste complète des centres habilités à vacciner contre la fièvre jaune sur le site www.sante.gouv.fr.

Affections liées à l’environnement en colombie

Le mal des montagnes affecte la plupart des individus, de façon plus ou moins forte. Il survient à des altitudes variables, mais en général il frappe plutôt à partir de 3 500 à 4 500 m. Il est recommandé de dormir à une altitude inférieure à

l’altitude maximale atteinte dans la journée. Il peut toucher les voyageurs qui montent rapidement à des altitudes dépassant 2 500 m. Cela concerne aussi les personnes qui atterrissent directement à Bogotá.

Symptômes : manque de souffle, toux sèche irritante, fort mal de tête, perte d’appétit, nausée et parfois vomissements. Les symptômes disparaissent généralement au bout d’un jour ou deux, mais s’ils persistent ou empirent, le seul remède consiste à redescendre, ne seraitce que de 500 m.

Maladies infectieuses en colombie

La dengue, une infection virale transmise par les moustiques tigres (généralement pendant la journée et à proximité des habitations humaines, souvent à l’intérieur), est surtout présente dans les départements de Santander, Tolima, Valle del Cauca, Norte de Santander, Meta et Huila. Ces moustiques pondent dans les réserves d’eau artificielles (citernes, barils, tonneaux, pots à eau, conteneurs en plastique ou pneus jetés aux ordures). En conséquence, la dengue est surtout répandue dans les environnements urbains densément peuplés. Il n’existe pas de traitement prophylactique contre cette maladie. Poussée de fièvre, maux de tête, douleurs articulaires et musculaires précèdent une éruption cutanée sur le tronc qui s’étend ensuite aux membres puis au visage. Au bout de quelques jours, la fièvre régresse, et la convalescence commence. La meilleure prévention est de suivre les protections d’usage contre le paludisme. En cas de fièvre à votre retour en France, signalez à votre médecin votre voyage en Colombie.

Le paludisme, ou malaria, également transmis par les moustiques, est courant dans les zones rurales situées à moins de 800 m d’altitude dans les départements d’Amazonas, Chocó, Córdoba, Guainía, Guaviare, Putumayo et Vichada. Il est transmis par un moustique, l’anophèle, dont la femelle pique surtout la nuit, entre le coucher et le lever du soleil. Le paludisme sévit dans tous les pays d’Amérique du Sud, excepté le Chili et l’Uruguay. Il survient généralement dans le mois suivant le retour de la zone d’endémie. Symptômes : maux de tête, fièvre et troubles digestifs. Non traité, il peut avoir des suites graves, parfois mortelles. Il existe différentes espèces de paludisme et le traitement devient de plus en plus difficile à mesure que la résistance du parasite aux médicaments gagne en intensité. Les médicaments antipaludéens n’empêchent pas la contamination mais ils suppriment les symptômes de la maladie. Si vous voyagez dans des régions où la maladie est endémique, il faut absolument suivre un traitement préventif (uniquement sur ordonnance), qu’il faut en général poursuivre après le retour. Renseignez-vous auprès d’un médecin spécialisé. Indispensable également : vous protéger des moustiques. Tout voyageur atteint de fièvre ou montrant les symptômes de la grippe doit se faire examiner. Il suffit d’une analyse de sang pour établir le diagnostic. Contrairement à certaines croyances, une crise de paludisme ne signifie pas que l’on est touché à vie.

La fièvre jaune est une infection virale qui peut être mortelle ; elle est transmise par les moustiques dans les zones boisées, surtout au-dessus de 2 300 m, dans de nombreux départements et dans le Parque Nacional Natural Tayrona et la Ciudad Perdida. Un vaccin contre la fièvre jaune est requis pour les personnes visitant les parcs nationaux le long du littoral. Les voyageurs se limitant aux grandes villes et aux régions montagneuses n’ont pas forcément besoin de se faire vacciner contre la fièvre jaune, mais sachez que certains pays, notamment frontaliers, ne vous laisseront pas pénétrer sur leur territoire si vous arrivez directement de Colombie sans ce vaccin. Pour plus de détails, renseignez-vous auprès des autorités médicales de votre pays.

Se protéger des moustiques en colombie

Hormis les traitements préventifs, la protection contre les piqûres de moustique est le premier moyen d’éviter d’être contaminé par le paludisme. En dehors du port de vêtements longs, l’utilisation d’insecticides ou de répulsifs à base de DEET (de type Cinq sur Cinq) sur les parties découvertes du corps est à recommander (sauf pour les enfants de moins de 2 ans). La durée d’action de ces répulsifs est généralement de 3 à 6 heures. En vente en pharmacie, les moustiquaires sont en outre une protection efficace, à condition qu’elles soient imprégnées d’insecticide. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise fortement ce mode de prévention. De plus, ces moustiquaires sont radicales contre les insectes à sang froid (puces, punaises, etc.) et permettent d’éloigner serpents et scorpions. Vérifiez bien que celles dans les hôtels n’ont pas de trous. Évitez de sortir vers le lever et le coucher du soleil. Dès le coucher du soleil, couvrez vos bras et surtout vos chevilles, et mettez de la crème antimoustique. Les moustiques sont parfois attirés par le parfum ou par l’après-rasage. D’une manière générale, le risque de contamination est plus élevé en zone rurale et pendant la saison des pluies.

Mis à jour le : 8 janvier 2019

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