Montréal : Histoire

Chronologie de Montréal

Les premiers Asiatiques, ancêtres des Amérindiens, arrivent vers 30 000 av. J.-C. par la Béringie, qui relie alors la Sibérie à l'Alaska.

30 000 av. J.-C.-XVIe siècle

La fonte des glaces permet à ces groupes de s'installer vers l'est et de parcourir l'ensemble de l'Amérique du Nord vers 11 000 av. J.-C. Un autre groupe asiatique, ancêtre des Inuits, arrive lui aussi de Sibérie et occupe le nord du Québec vers 3000 av. J.-C. Venus d'Islande et du Groenland, les Vikings sont les premiers Européens à fréquenter les côtes de Terre-Neuve et les rives du Saint-Laurent, 2 000 ans plus tard. Lorsque l'explorateur Jacques Cartier débarque dans le golfe du Saint-Laurent en 1534, il trouve sur l'île de Montréal une population sédentaire d'Amérindiens, appartenant au groupe des Iroquois du Saint-Laurent.

1611-1642

En 1611, Samuel de Champlain tente sans succès d'établir sur l'île de Montréal un poste de traite des fourrures. La mission catholique établie sur l'île en 1642, du nom de Ville-Marie, prospère et devient une base essentielle d'exploration du pays. Le nom de Montréal réapparaît et se substitue à celui de Ville-Marie. Au XVIIIe siècle, la ville est placée sous l'autorité du gouverneur de la Nouvelle-France.

1760-1866

La Conquête britannique, en 1760, ouvre un nouveau chapitre dans l'histoire de Montréal. Marchands anglais, écossais et américains prennent en main l'économie et le commerce de la fourrure. Pendant la première moitié du XIXe siècle, le flux d'immigrants loyalistes (fuyant la guerre d'Indépendance américaine), irlandais, écossais et anglais vient gonfler la population canadienne française. En 1852, Montréal compte 58 000 habitants. Elle demeurera majoritairement anglophone jusqu'en 1866.

XIXe siècle

Au XIXe siècle, la construction de deux grands réseaux de chemin de fer a un impact décisif sur l'économie de Montréal. Son port devient le premier du Canada. La ville s'industrialise – processus qu'accélère la construction du canal de Lachine. La bourgeoisie anglophone domine l'économie et donne à la ville sa première université, McGill. Pour sa part, l'élite française dote la ville d'une université de langue française, Laval, future université de Montréal.

1900-1950

Les années 1880 voient l'arrivée massive de nouveaux immigrants en provenance d'Italie, de Russie et d'Europe de l'Est, notamment des juifs fuyant les pogroms. À la veille de la Première Guerre mondiale, Montréal compte près d'un million d'habitants. Dans les années 1920, l'inflation apparaît et le chômage sévit parmi les plus pauvres. La crise de 1929 entraîne misère et insécurité. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, le monde de la finance a pris le pas sur le secteur manufacturier alors que les gratte-ciel à l'américaine se dressent dans le centre-ville.

Années 1950-1960

Après la guerre, de nouveaux immigrants arrivent d'Europe. La barre des deux millions d'habitants est franchie au début des années 1960. Le réseau autoroutier se met en place et le métro est achevé en 1966. Le Vieux-Montréal perd sa fonction de quartier d'affaires et le cœur de la cité se déplace autour du square Dorchester. L'aménagement de la ville souterraine, dans le centre-ville, est une première mondiale. La corruption n'épargne pas la ville et en 1954, décidé à lutter contre la pègre et la corruption, Jean Drapeau devient maire. Il le restera durant de longues années.

Années 1970-1980

L'Exposition universelle de 1967 et les Jeux olympiques de 1976 à Montréal accélèrent les transformations urbaines. En juillet, le général de Gaulle prononce du balcon de l'hôtel de ville de Montréal sa célèbre phrase "Vive le Québec libre !". Victoire du parti indépendantiste (Parti québécois), dirigé par René Lévesque et adoption, l'année suivante, de la loi 101, qui fait du français la seule langue officielle du Québec. Dans les années 1980, les industries manufacturières et le port de Montréal sont en déclin. La ville de Vancouver, sur la côte ouest, gagne en importance, tandis que Toronto ravit à Montréal sa place de métropole du Canada.

Années 2000

Montréal est aujourd'hui une ville de services, à la vie culturelle riche et intense, où prédominent les industries de pointe. Montréal conforte ses positions dans des secteurs de pointe (aéronautique, télécommunications, bio-technologie, multimédia...). La revitalisation de certains quartiers pauvres s'accélère, avec notamment la création d'une dynamique "cité du multimédia" proche du centre-ville.

2009

Gérald Tremblay, élu en 2001 et réélu en 2005, décroche son troisième mandat de maire de Montréal aux élections municipales du 1er novembre 2009 (35% des suffrages), devant l'ex-ministre du Parti québécois Louise Horel (32.8%).

2012

Printemps érable, un mouvement étudiant d'ampleur inégalée mobilise le Québec et à Montréal. En septembre, le Parti québécois reprend les rênes du gouvernement avec à sa tête la première femme Premier ministre, Pauline Marois. 

 

evaneos

Articles récents