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Costa Rica : Histoire du Costa Rica

Le Costa Rica de l'Antiquité à nos jours

 
 

11000 av. J.-C.

Les premiers humains peuplent le Costa Rica et prospèrent rapidement grâce à la fertilité des sols et aux ressources marines le long des deux côtes.
 
 

1502

"Découverte" du Costa Rica par Christophe Colomb, charmé de l'accueil amical des Indiens et intéressé par leurs ornements d'or, d'où le nom du pays : "Côte riche".
 
 

1506

Tentative de colonisation par Diego de Nicuesa, nommé gouverneur de la région par le roi Ferdinand. Moins bien accueillie que celle de Colomb et décimée par les maladies tropicales et la guérilla indienne, son expédition échoue.
 
 

1522

Nouveau débarquement, dans le golfe de Nicoya, conduit par Gil González Dávila. Bien que se vantant d'avoir converti des dizaines de milliers d'Indiens au catholicisme et revenant les cales pleines d'or et d'autres trésors, Dávila ne peut installer une colonie permanente et nombre des hommes de troupe meurent de faim ou de maladie.
 
 

1562

Après plusieurs expéditions infructueuses, qui ont provoqué l'affaiblissement de la résistance indienne, la mort de nombre d'indigènes – par les armes ou les maladies – ou leur fuite vers des terres plus hospitalières, Juan Vásquez de Coronado arrive en tant que gouverneur et décide d'installer une colonie sur les hauts plateaux centraux.
 
 

1563

Coronado fonde Cartago. La douceur du climat et la fertilité du sol volcanique assurent le succès de cette colonie. La pénurie de main-d'œuvre indienne et l'insalubrité des côtes empêchent toutefois son développement et la maintiennent isolée de l'influence espagnole. À l'écart des grandes routes commerciales, les colons ne deviendront pas de riches propriétaires de latifundia et le pays ne connaîtra pas les déséquilibres terriens insensés qui affectent tant de contrées d'Amérique latine. Au contraire, ils survivront grâce à un travail acharné et une entraide constante. C'est sans aucun doute ce qui a façonné le caractère des Ticos, renommés pour leur générosité et leur gentillesse.
 
 

1717

Fondation de Heredia.
 
 

1723

Une éruption du volcan Irazú détruit Cartago, qui est reconstruite par la suite.
 
 

1737

Fondation de San José.
 
 

1782

Fondation d'Alajuela.
 
 

1821

L'Amérique centrale devient indépendante le 15 septembre, mais le Costa Rica ne l'apprend qu'un mois plus tard ! Il rejoint quelque temps l'Empire mexicain avant de devenir un État des Provinces unies d'Amérique centrale.
 
 

1824-1833

Juan Mora Fernández est le premier chef de gouvernement élu. Début de l'exportation du café et émergence d'une classe fortunée.
 
 

1849

Un riche planteur, Juan Rafael Mora, devient président pendant 10 ans. Son mandat est marqué par une croissance culturelle et économique et par un étrange incident militaire. En juin 1855, un flibustier nord-américain, William Walker, débarque au Nicaragua, bien décidé à conquérir l'Amérique centrale et à en faire un État esclavagiste. Après avoir conquis le Nicaragua, il attaque le Costa Rica. Faute d'une armée, Mora organise une milice civile de 9 000 hommes qui parvient à battre Walker et le repousse au Nicaragua. Ce dernier, après plusieurs tentatives de reconquête, sera finalement abattu au Honduras en 1860. Malgré ce succès, Mora sera déposé en 1859 et, après une tentative de coup d'État, exécuté en 1860, comme Walker !
 
 

1859-1889

Luttes de pouvoir au sein de l'élite du café. En 1869, un système d'éducation primaire, obligatoire et gratuit, est mis en place. Les premières élections démocratiques ont lieu en 1889.
 
 

1917-1919

Lors d'une des rares parenthèses dictatoriales, le ministre de la Défense, Federico Tinoco, renverse le président élu et prend le pouvoir ; il finira sa vie en exil.
 
 

1940

Rafael Angel Calderón Guardia devient président. Réformes soutenues par les classes modestes mais critiquées par les plus fortunées : droits des travailleurs, salaire minimum et système de sécurité sociale.
 
 

1944

Le chrétien-socialiste Teodoro Picado succède à Calderón et continue sa politique.
 
 

1948

Calderón se représente contre Otilio Ulate. Ulate remporte les élections mais Calderón conteste le résultat. Picado refuse de reconnaître la victoire d'Ulate et cet affrontement se termine par une guerre civile qui fera plus de 2 000 morts.
 
 

1949

Don Pepe Ferrer rend la présidence à Otilio Ulate. La Constitution du Costa Rica est rédigée cette même année et n'a pas changé depuis lors. Les femmes et les Noirs obtiennent le droit de vote, les présidents n'ont pas le droit de se représenter à la suite d'un premier mandat et un tribunal indépendant garantit la régularité des élections. La dissolution de l'armée figure également dans le texte de cette Constitution.
 
 

1950-1998

Bien que le Costa Rica compte plus d'une douzaine de partis, le Partido de Liberación Nacional (PLN), fondé par Don Pepe Figueres, et le Partido Unidad Social Cristiana (PUSC) dominent la vie politique. Figueres est élu en 1953 et 1970. Autre président célèbre de la même mouvance, Oscar Arias gouverne le pays de 1986 à 1990. Son action constante en faveur de la paix lui a valu le prix nobel de la Paix en 1987. Plébiscité par les couches laborieuses et pauvres de la population, le PUSC a vu son candidat, Rafael Angel Calderón Fournier, succéder à Oscar Arias. Après la victoire de José Maria Figueres (PLN) en 1994, largement critiqué pour sa mauvaise gestion économique et ses mesures impopulaires (hausse des prix et des taxes), c'est à nouveau le PUSC qui est aux affaires depuis le 1er février 1998 avec la présidence de Miguel Angel Rodríguez.
 
 

2000

Sous la pression d'une mobilisation sans précédent de la population en faveur du service public, le projet de privatisation de l'Institut costaricien d'électricité, recommandé par le Fonds monétaire international, est bloqué. Le président Miguel Angel Rodriguez doit même renoncer à une grande part de son programme de privatisation de l'économie costaricienne.
 
 

2002

Abel Pacheco remporte l'élection présidentielle au deuxième tour, avec plus de 58% des suffrages.
 
 

2006

Oscar Arias Sanchez est réélu à la présidence, le 5 février. Il bat d’une courte tête (40,9% contre 39,8%) son rival Otton Solis, du Parti d'Action citoyenne.
 
 

2007

En octobre 2007, le camp présidentiel remporte le référendum de ratification de l’accord de libre-échange avec les États-Unis (Cafta ; appelé aussi TLC dans le pays) mais il rencontre des difficultés à faire adopter les lois découlant de cette ratification ; pourtant, la nécessité de procéder à des réformes se fait sentir d'autant que la délinquance et le crime organisé, lié au narcotrafic, commencent à affecter durablement ce pays pourtant réputé tranquille.
 

2010

  • Laura Chinchilla Miranda est élue présidente de la République du Costa Rica.
  • L’Arenal, le volcan le plus actif du pays depuis plus de 40 ans, cesse de cracher de la lave et entre dans une phase de repos.

2011

Les guerres de la drogue empiètent sur les frontières costaricaines, et le pays est ajouté à la liste des points les plus chauds de trafic de drogue établie par les États-Unis.

2013

Assassinat du militant écologiste Jairo Mora Sandoval, âgé de 26 ans, dans la province de Limón.

2014

  • Le Costa Rica participe à la Coupe du monde de football organisée au Brésil, et arrive en quarts de finale.
  • Luis Guillermo Solís est élu président.

2015

  • Un juge costaricain accorde le concubinage à un couple de même sexe, une première au Costa Rica et en Amérique centrale.
  • La Cour internationale de justice de La Haye tranche le vieux litige territorial qui oppose le Costa Rica au Nicaragua, au bénéfice du Costa Rica.

 

 

 
 

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