1. Accueil
  2. Magazine
  3. Cuisine
  4. Que manger et boire au Costa Rica ?
Cuisine

Que manger et boire au Costa Rica ?

Mis à jour le : 1 octobre 2019

Carte

La cuisine costaricaine traditionnelle met l’accent sur les plats simples et peu épicés. Si le riz et les haricots entrent dans la composition de presque tous les repas, les produits de la mer sont aussi à l’honneur. Dans les cuisines à toit de chaume des campagnes, les femmes mitonnent une comida típica (“nourriture typique”) – des plats locaux simples et nourrissants. Préparez votre voyage et découvrez les spécialités culinaires du Costa Rica !

Manger comme un Tico ! 

Au petit-déjeuner, les Ticos (Costaricains) mangent habituellement du gallo pinto (littéralement “coq tacheté”), composé de restes de riz et de haricots sautés. Les haricots noirs déteignent sur le riz, d’où une apparence mouchetée. Servi avec des œufs, du fromage ou de la natilla (crème aigre), le gallo pinto est généralement bon marché, nourrissant et parfois très savoureux. Il constitue un excellent repas énergétique avant une bonne journée de surf ou de marche. S’il ne vous tente pas, nombre d’hôtels proposent des petits-déjeuners continentaux “tropicalisés”, comprenant généralement toasts, beurre, confiture et fruits frais. Beaucoup de restaurants servent aussi des petits-déjeuners à l’américaine, bien plus gras.

 Dans la plupart des restaurants, il y a toujours au déjeuner et au dîner une formule peu coûteuse appelée casado (“marié”), constituée d’un plat équilibré de riz, haricots et salade, avec parfois des plátanos maduros (bananes plantains caramélisées) ou des patacones (bananes plantains frites), dont la saveur évoque celle des frites.La cuisine est peu épicée, exception faite des plats traditionnels caribéens. La plupart des restaurants locaux mettent sur les tables une sauce de type Tabasco, de la sauce maison et/ou de la salsa sizano, version tica de la sauce Worcestershire (et ingrédient “secret” du gallo pinto).

Spécialités du Costa Rica

Étant donné la longueur du littoral, l’abondance de produits de la mer n’a rien de surprenant et les plats de poisson sont généralement frais et délicieux. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une spécialité tica traditionnelle, le ceviche – généralement de pargo (vivaneau rouge), de dorado (dorade coryphène), de poulpe ou de tilapia – figure sur la plupart des cartes. La chair crue du poisson est marinée dans le jus de citron vert avec des piments, des oignons, des tomates et des herbes. Il est servi très froid et c’est une délicieuse manière de déguster des produits de la mer frais. Attention : s’agissant de poisson cru, ne vous risquez pas à le manger si vous doutez de sa fraîcheur.

La cuisine caribéenne, la plus typée du Costa Rica, est imprégnée des saveurs criollas (créoles) et afro-caribéennes. Elle change agréablement des éternels casados et comprend des spécialités régionales comme le rondón (un gombo de la mer épicé), le riz aux haricots (haricots rouges, lait de coco, curry) et le patí, version caribéenne de l’empanada (chausson garni d’une farce salée ou sucrée), idéal pour manger sur le pouce, dans le bus et en pique-nique.

Boissons au Costa Rica

Le café est probablement la boisson la plus prisée au Costa Rica et vous risquez de vous voir offrir un cafecito où que vous alliez. Également appelé café con leche, il est traditionnellement fort et mêlé de lait chaud. Les puristes peuvent demander un café negro (café noir) ; précisez leche al lado (lait à part) si vous voulez y ajouter vous-même un peu de lait. Beaucoup d’établissements branchés servent des expressos.Pour se rafraîchir, rien ne vaut les batidos, ces boissons à base de fruits mixés al agua (avec de l’eau) ou con leche (avec du lait). D’innombrables fruits tropicaux peuvent être transformés en batido, notamment les suivants :

  • mango (mangue)
  • papaya (papaye)
  • piña (ananas)
  • sandía (pastèque)
  • melón (melon)
  • mora (mûre)
  • carambola (carambole)
  • cas (sorte de goyave acide)
  • guanabana (corossol)
  • tamarindo (tamarin)

 

fotolia_8748107_subscription_monthly_m.jpg

Gabriel Gonzalez G. - Fotolia.com
Si vous avez des doutes sur la salubrité de l’eau, demandez que votre batido soit préparé avec de l’agua enbotellada (eau en bouteille) et sin hielo (sans glaçon), mais l’eau potable est généralement sûre au Costa Rica.Les pipas sont des noix de coco vertes décapitées à la machette dont on boit le jus à l’aide d’une paille – très rafraîchissant sous la chaleur tropicale. Avec un peu de chance, vous dénicherez de l’agua dulce, ce jus de canne à sucre au léger goût d’herbe sucrée que l’on obtient en écrasant la canne dans un pressoir à main.Sur la côte caraïbe, demandez l’agua de sapo (“eau de crapaud”), délicieuse citronnade au jus de gingembre frais et au tapa de dulce (ou tapa dulce, sucre brun).La resbaladera, principalement présente dans l’arrière-pays du Guanacaste, est une boisson lactée sucrée (voisine de la horchata de riz mexicaine) à base de riz, d’orge, de lait et de cannelle.Il existe d’autres boissons locales comme la linaza, breuvage à base de graines de lin réputé faciliter la digestion, et le chan, à base de graines de chia (de la famille des sauges) et de citron, de texture plutôt visqueuse.La boisson alcoolisée la plus répandue est la cerveza (ou birra, bière), dont il existe plusieurs marques costaricaines. L’Imperial, omniprésente, est la plus consommée. La Pilsen, plus alcoolisée, est célèbre pour ses calendriers coquins où figurent las chicas Pilsen (les filles Pilsen). Bavaria produit aussi de la blonde, ainsi que la Bavaria Negro, une brune corsée, mais cette marque est plus difficile à trouver. De nouvelles bières artisanales viennent actuellement élargir la gamme des bières costaricaines et affiner le goût des palais ticos.Après la bière, les préférences vont au guaro, un alcool de canne incolore qu’on avale généralement cul sec mais qu’on peut également commander en cocktail. Il se boit facilement mais provoque une gueule de bois redoutable.Comme dans la plupart des pays d’Amérique centrale, le rhum local est bon marché, surtout le Ron Centenario, récemment promu à une célébrité internationale. Au risque d’irriter le patriotisme des Ticos, n’oublions pas de mentionner le rhum nicaraguayen Flor de Caña, plus parfumé. Le cocktail à base de rhum le plus prisé est le cuba libre (rhum, coca), incomparable par une chaude journée moite, surtout lorsqu’il est agrémenté d’un filet de jus de citron vert.

Où manger au Costa Rica ? 

Restaurantes, sodas, et panaderías

Les endroits les plus populaires sont les sodas, gargotes informelles où l’on sert quotidiennement quelques casados. Parmi les autres établissements bon marché, citons notamment les omniprésentes rôtisseries de poulet.Un vrai restaurante est généralement plus cher et plus plaisant en matière de décor. Nombre de restaurantes proposent aussi des casados, et les plus chics appellent almuerzo ejecutivo (littéralement “déjeuner d’affaires”) le menu du jour.Pour les petites faims, pastelerías et panaderías vendent des pâtisseries et du pain, et quantité de bars proposent des bocas, plats servis sous forme de ration, comme les tapas.Le déjeuner, servi vers midi, est généralement le repas principal. Le dîner, identique mais plus léger, se prend vers 19h.

Cuisine végétarienne

Si vous aimez le riz et les haricots, le Costa Rica est une destination plutôt agréable pour les végétariens.La plupart des restaurants préparent des casados végétariens à la demande, et beaucoup en proposent désormais à la carte. Ces plats comprennent généralement du riz et des haricots, de la salade de chou et un ou deux légumes cuisinés.San José et les villes touristiques comptent désormais de nombreuses tables végétariennes ou avec une carte spéciale. Dans les régions isolées, les lodges où séjourner en pension complète peuvent préparer des menus végétariens si vous les prévenez à l’avance.Les végétaliens, adeptes du régime macrobiotique ou du régime cru rencontreront plus de difficultés, car rares sont les établissements qui proposent ce type d’alimentation – une situation qui s’améliore lentement. Pour observer ce régime, mieux vaut faire sa cuisine soi-même. S’il y a dans nombre de villes des macrobióticas (magasins d’alimentation bio), l’offre s’avère toutefois inégale. Les légumes frais sont parfois difficiles à trouver dans les régions reculées et souvent onéreux, mais les marchés fermiers se multiplient dans le pays.


Les bonnes manières à table

Lorsque vous vous installez dans un restaurant, n’oubliez pas de saluer d’un buenos días (bonjour), buenas tardes (bonjour, l’après-midi) ou buenas noches (bonsoir) le personnel et les convives dont vous partagez éventuellement la table – de fait, il est de bon ton de saluer toutes les personnes présentes. Il est également poli de souhaiter buen provecho (bon appétit) au début du repas.


Vizeat
Paramètres des cookies