Rio de Janeiro : Histoire

Chronologie de Rio de Janeiro

8 000 av. J.-C.

Les descendants des chasseurs-cueilleurs qui ont traversé le détroit de Béring depuis l’Asie de l’Est entre 12 000 et 10 000 av. J.-C. s’installent le long de la baie de Guanabara.

1502

L’explorateur portugais Gonçalo Coelho entre dans la baie de Guanabara. Son pilote en chef, Amerigo Vespucci (qui donna son nom à l’Amérique), baptise ce magnifique lieu Rio de Janeiro.

1565

Après avoir chassé les Français et leurs alliés indigènes, les Portugais fondent la première colonie permanente, São Sebastião do Rio de Janeiro.

1550-1580

Les Portugais amènent plus de 2 000 esclaves dans la nouvelle colonie. Au cours des 300 ans qui suivent, quelque trois millions de personnes enlevées en Afrique seront installées au Brésil.

1763

Alors que l’or des mines du Minas Gerais transite par Rio de Janeiro, la ville s’enrichit et sa population s’accroît pour atteindre 50 000 habitants. La cour du Portugal transfère la capitale du Brésil de Salvador à Rio.

1807

Napoléon Ier envahit le Portugal. Le prince-régent (futur João VI), accompagné de ses 15 000 sujets, s’enfuit au Brésil. La cour royale amène toutes ses richesses à Rio de Janeiro.

1822

Ayant hérité du Brésil après le retour de son père João VI au Portugal, le prince-régent Dom Pedro Ier déclare l’indépendance vis-à-vis du Portugal et s’autoproclame “empereur” du Brésil.

1831

Souverain incompétent, Pedro Ier abdique et son fils Pedro II lui succède. Débute alors une longue période de croissance et de stabilité.

1888

L’esclavage est aboli au Brésil, dernier pays du Nouveau Monde à prendre cette mesure. La loi est signée par la princesse Isabel, que beaucoup de Noirs considèrent comme leur bienfaitrice.

1889

Un coup d’État militaire, soutenu par les riches exploitants de café du Brésil, renverse Pedro II. La monarchie est abolie. C’est la naissance de la République du Brésil.

1900

Le maire Pereira Passos entame une période d’urbanisation, en créant de grands boulevards, en défrichant Copacabana (via une galerie) et en améliorant la santé publique et l’assainissement.

1917

Naissance officielle de la samba avec le premier enregistrement de la chanson “Pelo Telefone”. Celle-ci et d’autres passent bientôt très souvent à la radio.

1923

Le Copacabana Palace ouvre ses portes. Fréquenté par les jet-setteurs internationaux durant l’essor de Rio précédant la crise, il devient une icône du glamour tropical de la ville.

1928

Deixa Falar devient la première escola de samba (appelée “école” en raison de sa proximité d’un établissement d’enseignement primaire), suivie par Mangueira la même année.

1930

Getúlio Vargas arrive à la présidence. Inspiré par les fascistes européens, il met en place un État autoritaire et occupe le devant de la scène politique brésilienne pendant deux décennies.

1932

Rio organise son premier défilé du carnaval. Mangueira remporte la compétition et consolide son statut d’école de samba préférée des Cariocas (elle le reste encore aujourd’hui).

1937

Vargas annonce une nouvelle Constitution. Il instaure la loi sur le salaire minimum en 1938, développe les forces militaires et centralise le pouvoir.

1942

Après une période de neutralité, le Brésil se lance dans la Seconde guerre mondiale aux côtés des Alliés. Il fournit des matières premières et 25 000 soldats (c’est la seule nation d’Amérique latine à le faire).

1950

Le nouveau stade Maracanã de Rio est au centre de la Coupe du monde de football. Le Brésil domine la compétition avant de subir une défaite cinglante en finale contre l’Uruguay, devant 200 000 supporters.

1954

Après un terrible scandale politique, l’armée demande la démission du président Getúlio Vargas. Ce dernier rédige une lettre mélodramatique puis se tire une balle dans le cœur dans son palais de Rio.

1960

Le président Juscelino Kubitschek déplace la capitale dans une toute nouvelle ville : Brasília. L’influence politique et socioculturelle de Rio diminue.

1963

Les réalisateurs brésiliens fondent le mouvement du Cinema Novo, dont les films abordent les problèmes sociaux du Brésil. Glauber Rocha, avec son film Le Dieu noir et le Diable blond, en est le fer de lance.

1964

Le président João Goulart est renversé par un putsch. Des militaires arrivent à Rio et s’emparent du pouvoir. C’est le début de la dictature ; les généraux tiendront les rênes du pays pendant les 20 années qui suivent.

1968

Caetano Veloso, Gilberto Gil et d’autres musiciens sortent l’album Tropicália : ou Panis et Circencis, qui marque la naissance du tropicália. Ce mouvement musical et artistique s’oppose à la dictature militaire.

1968

Vote de la loi répressive Ato Institutional 5, qui écarte les législateurs, juges et maires de l’opposition des postes d’État ; la plupart des partis politiques sont interdits.

1968

L’économie brésilienne s’envole, affichant une époustouflante croissance de 10% en moyenne durant les six années qui suivent. L’augmentation rapide des revenus se poursuit jusque dans les années 1970.

1972

L’époque des mégaprojets et des déficits vertigineux débute avec le lancement de la construction de la route transamazonienne (5 300 km). Ce projet coûte près d’un milliard de dollars et restera inachevé jusqu’à présent.

1979-1980

La baisse des salaires des ouvriers provoque des grèves dans tout le pays. Les syndicats demandent justice. Les jeunes travailleurs se joignent aux intellectuels et aux militants pour fonder le Parti des travailleurs (PT).

1985

Après une frileuse période d’abertura (ouverture), le Brésil organise une élection présidentielle indirecte. Tancredo Neves remporte la victoire et des millions de Brésiliens célèbrent la fin du régime militaire.

1985

Neves meurt d’une crise cardiaque avant d’avoir pris ses fonctions. Son vice-président, José Sarney, lui succède mais ne peut maîtriser l’inflation galopante et l’énorme dette laissée par ses prédécesseurs.

1994

Le président Collor est démis de ses fonctions et le vice-président Itamar Franco prend le pouvoir. Il introduit une nouvelle monnaie, le real, qui stabilise l’économie et marque le début d’un boom économique.

1994

Le projet Favela-Bairro est lancé. Dans la décennie qui suit, des systèmes d’assainissement, des dispensaires et des transports sont fournis aux communautés défavorisées de Rio.

2002

Lula est élu président. L’ancien dirigeant syndicaliste mène son premier mandat sans prendre de mesures radicales, dissipant les craintes de la haute société. Le Brésil gagne sa 5e Coupe du monde de football.

2003

Le président Lula lance la Bolsa Família. Des allocations sont versées à 11 millions de familles parmi les plus pauvres du Brésil. Ce programme contribue à réduire de 27% le taux de pauvreté au cours du premier mandat de Lula.

2006

Malgré un scandale de corruption au sein de son parti, Lula est réélu. Durant son second mandat, il peut se targuer d’une croissance économique continue et d’un taux de popularité record.

2007

Rio accueille avec succès les Jeux panaméricains, pour lesquels la ville dépense quelque 2 milliards de dollars. Les athlètes brésiliens se classent troisièmes au regard du nombre total de médailles (derrière les États-Unis et Cuba).

2007

Rio explose de joie en apprenant que le Brésil accueillera la Coupe du monde de football en 2014, pour la 2e fois de son histoire.

2009

La jubilation éclate à nouveau lorsque Rio est choisi pour organiser les Jeux olympiques d’été de 2016. Le Brésil devient le premier pays d’Amérique du Sud à accueillir l’événement.

2010

Rio dévoile Porto Maravilha. Au terme de ce projet de 8 milliards de reais, le front de mer sera doté de musées, de parcs, de pistes cyclables et d’améliorations des infrastructures avant les JO de 2016.

2010

Rio lance Morar Carioca, un ambitieux programme de 8 milliards de reais visant à améliorer les infrastructures et les conditions de vie dans ses 1 000 favelas avant 2020.

2012

Le carnaval de Rio continue de battre des records. Les festivités attirent plus d’un million de visiteurs (29% de plus que prévu) et les recettes avoisinent 1,5 milliard de reais.

2013

En vue de la Coupe du monde de football 2014 (organisée dans 12 villes brésiliennes), Rio investit 480 millions de dollars pour rénover le stade Maracanã, où aura lieu la finale.

2014

Rio accueille la Coupe du monde de football 2014, avec 11 autres villes brésiliennes. Le match d’ouverture a lieu au mythique stade Maracanã.

2015

Rio fête son 450e anniversaire avec des concerts, des expositions et d’autres événements. Un gâteau de 450 m de long est déployé dans le centre-ville. À Rio et dans des dizaines d’autres villes, des manifestants, indignés par les revers économiques et les scandales de corruption, réclament la destitution de la présidente Dilma Rousseff. À l’approche des JO d’été , Rio a dépensé 37 milliards de reais pour des stades, des infrastructures et la réhabilitation urbaine, ajoutant une nouvelle ligne de métro, un tramway en centre-ville et de nouveaux musées.

2016

 

À l’approche des Jeux olympiques, Rio inaugure une troisième ligne de métro, réhabilite le quartier du port et dote son centre-ville d’un nouveau tramway.

2016

Rio accueille, à l’occasion des Jeux olympiques, 11 000 athlètes représentant 200 pays et un demi-million de touristes venus les acclamer. Un événement qui aura coûté 13 milliards $US.

2016

Accusée de maquillage de comptes publics, Dilma Rousseff est destituée. Son vice-président, Michel Temer (suspecté de corruption aujourd’hui), prend la tête de l’État.

Mis à jour le : 31 octobre 2019

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