Rio de Janeiro : Culture

Musique, architecture et football à Rio de Janeiro

Rio jouit d’un riche héritage musical. La musique est aussi profondément associée à sa culture que ses plages et ses collines. L'architecture est également un des aspects marquants de la culture locale.

Musiques de Rio

Au premier plan, l’emblématique samba est jouée dans toute la ville, en particulier pendant les semaines qui précèdent le carnaval. Parmi les autres styles contribuant à l’éclectique bande sonore de Rio figurent le rock, la pop, le jazz, la Música Popular Brasileira (MPB), le hip-hop et le forró. Autant d’occasions de déployer l’excellent réservoir de talents carioca.

Architecture

Longtemps capitale du Brésil, Rio de Janeiro est un cadre architectural où règnent le beau, le fonctionnel et l’avant-garde. Aujourd’hui, une grande diversité de styles s’étendant du XVIIe au XXe siècle caractérise des édifices qui rivalisent souvent les uns à côté des autres pour attirer l’attention.
Oscar Niemeyer, l’un des jeunes Brésiliens qui contribuèrent à l’étude d’urbanisation du Corbusier, devint un monument de l’histoire architecturale. Travaillant au sein du cabinet de Lúcio Costa à l’époque de sa première collaboration avec Le Corbusier, Niemeyer – avec Costa – se fit le champion du style avant-gardiste européen au Brésil, qui eut un impact permanent sur l’architecture brésilienne des 50 années suivantes. Costa et Niemeyer travaillèrent ensemble sur de nombreux projets et dessinèrent certains des plus importants édifices du pays.

Football à Rio

Les Cariocas, à l’instar de la grande majorité des Brésiliens, ont la passion du football. Les jours de grands matchs internationaux, au lieu d’aller travailler, tout le monde s’entasse dans les  bars, ou devant, sur le trottoir, pour assister à la retransmission. Après une grande victoire, la ville tout entière fait la fête toute la nuit. Et en cas de défaite, la tristesse est vraiment palpable. Chaque Carioca a son club préféré, et ne laisserait passer pour rien au monde l’occasion de le voir jouer au milieu de la foule en liesse du Maracanã.
 

Style de jeu et supporters

Dans le monde entier, on s’accorde généralement à dire que les Brésiliens ont le style de jeu le plus créatif et artistique. Ils sont aussi connus pour être de piètres défenseurs, mais peu importe puisqu’ils sont de géniaux attaquants. Quant aux supporters, ils offrent un spectacle non moins passionnant que les joueurs. Une passe talentueuse ou le dribble adroit d’un adversaire déclenchent aussitôt un “olé !” dans les gradins, et les supporters ponctuent l’action en tapant sur de gros tambours nommés surdos ou, à défaut, sur le dossier des sièges, agitent d’immenses drapeaux et lancent feux d’artifice et fumigènes. La foule est très tapageuse, avec son lot de hooligans et ses débordements. 

Les clubs

Rio compte quatre grands clubs – Flamengo, Fluminense, Vasco da Gama et Botafago – avec chacun ses supporters purs et durs. Hormis lors de courtes pauses pendant les fêtes de fin d’année et pour le carnaval, les clubs professionnels jouent en championnat toute l’année. Lors du clássico, le grand événement du calendrier sportif de Rio, les quatre équipes de la ville s’affrontent. Les matchs sont alors d’une intensité extrême, et les passions se déchaînent avec une puissance que l’on ne retrouve que lors des matchs opposant les clubs de Rio et de São Paulo.
 

Les championnats

Plusieurs compétitions de football ont lieu tout au long de l’année. En plus des tournois majeurs décrits ci-dessous, il faut citer la Copa do Brasil, la Copa dos Campeões et la Copa América, des tournois également importants.
 

La Coupe du monde

Rejouer la Coupe du monde de football au Brésil a longtemps été le rêve de cette nation férue de ballon rond. En 2007, lorsque la FIFA a annoncé que le Brésil avait gagné le droit d’organiser la Coupe du monde en 2014, les gens sont spontanément descendus dans la rue pour célébrer cette grande nouvelle, et des milliers de Cariocas se sont rassemblés sur la plage de Copacabana. En 1950, le géant sud-américain avait déjà organisé ce grand événement sportif, et avait perdu une finale marquée d’un suspense insoutenable contre l’Uruguay, devant 200 000 supporters rassemblés dans le stade de Maracanã. Cette défaite cuisante a été surnommée “maracanaço”, mot passé depuis dans le langage courant.
Le Brésil, nation la plus brillante de l’histoire du football (avec cinq victoires en Coupe du monde), est devenu le cinquième pays à accueillir cette compétition à deux reprises. Outre Rio, où ont eu lieu les matchs d’ouverture et de finale, la compétition s’est tenue dans 11 autres villes à travers tout le pays – une première historique puisque ce fut l’unique fois où la Coupe du monde se déroula dans plus de dix villes. En prévision de l’événement, le Brésil a investi 26 milliards de reais. Des sommes colossales ont été affectées à la construction des stades, ainsi qu’à l’amélioration des infrastructures, notamment les aéroports et les routes. Hélas, les choses ont mal tourné pour le Brésil, qui s’est vu infliger le score humiliant de 1 à 7 face à l’Allemagne en demi-finale (le pays a ensuite vu échapper la troisième place sur le podium à l’issue du match de barrage contre les Pays-Bas, perdu 0 à 3). L’Allemagne a poursuivi sa course vers la victoire, gagnant 1 à 0 face à l’Argentine.
 
 
 
 

Mis à jour le : 16 janvier 2017
Vizeat

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