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Où partir ?

Où partir en Europe en juin ?

Mis à jour le : 3 février 2021

Carte

Partir au mois de juin, c'est souvent s'offrir un voyage avec une météo idéale, avant l'arrivée de foules de l'été ! Profitez-en pour aller explorer des capitales passionantes, randonner dans des régions reculées et voyager avec vos sens... Voici nos 10 destinations coups de coeur pour partir au mois de juin.

Pouilles, Italie

Pourquoi en juin ? Pour se délecter de produits de saison.
Essentiellement agricole, le talon de la botte italienne compte parmi les régions les plus pauvres du pays ; sa cuisine traditionnelle est d’ailleurs appelée cucina povera (cuisine pauvre). Les Pouilles n’en sont pas moins riches en attraits, dont leurs petites villes historiques, leurs piazzas baroques, leurs oliveraies et leurs rivages de sable. En juin, avant que la haute saison ne débute vraiment, on profite de longues journées chaudes et sèches. À cette période, outre les spécialités locales qui se dégustent toute l’année, notamment burrata, pâtes orecchiette (“petites oreilles”), produits de la mer et innombrables pains (la région du Salento en compte à elle seule plus  de cent sortes), on peut savourer des délices de saison comme les cerises, particulièrement attendues dans la région. Dans la chaleur montante de l’été, trouvez refuge dans une masseria (ferme fortifiée) reconvertie ou, mieux encore, dans l’un des trulli qui émaillent la paisible campagne – d’intrigantes habitations aux toits coniques.

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Trouvez à vous loger dans l’un des trulli qui émaillent la paisible campagne des Pouilles, ces intrigantes habitations aux toits coniques.

S’organiser : prévoyez une à deux semaines pour découvrir la beauté baroque de Lecce (”la Florence du Sud”), le Castel del Monte, du XIIIe siècle, les Grotte di Castellana, les plages et les forêts réservées du promontoire du Gargano, la ville blanche d’Ostuni et les quelque 1 500 trulli d’Alberobello.
À savoir : il y a des aéroports internationaux à Bari et à Brindisi. Autres périodes : nov-avr – frais/froid, humide ; mai et sept-oct – doux, plus calme ; juin-août – chaud, haute saison.
 

Pays Baltes

Pourquoi en juin ? Pour profiter des interminables journées d’été dans ces trois pays voisins.
Souvent associées, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie ont néanmoins chacune leurs particularités. Appréciez-les lors d’un road trip en juin, lorsque les journées sont longues et l’agenda culturel bien rempli. Commencez par la cathédrale et la vieille ville baroque de Vilnius, capitale lituanienne tournée vers l’avenir, puis rejoignez vers l’ouest le magnifique château de l’île de Trakai, et Klaipėda, point d’accès aux plages de sable et aux dunes du parc national de l’isthme de Courlande. Longez la côte jusqu’au port letton animé de Ventspils, puis bifurquez vers Riga pour découvrir ses merveilles Art nouveau et son histoire marquée au XXe siècle par les occupations nazie et soviétique. En Estonie, goûtez à la vie nocturne de Tartu, alimentée par sa population étudiante, parcourez les pinèdes et les landes de l’île de Saaremaa et flânez dans les rues pavées médiévales de Tallinn. Les trois pays célèbrent la nuit de la Saint-Jean avec de la bière et des feux de joie.

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Vue sur Riga, capitale de la Lettonie

S’organiser : en avion, arrivez à Vilnius et repartez de Tallinn. Prévoyez dix à quinze jours pour parcourir la région en voiture, davantage à vélo. Il est aussi possible de voyager entre Vilnius, Riga et Tallinn en train, une alternative intéressante et bon marché.
À savoir : les trois pays baltes sont membres de l’UE et signataires de l’accord de Schengen, mais vous aurez besoin d’un visa pour entrer en Russie ou en Biélorussie. Autres périodes : nov-mars – froid, sombre, enneigé ; avr-mai et sept-oct frais, paysages colorés ; juin-août – été, relativement doux et sec.
 

Glacier de Hintertux, Autriche

Pourquoi en juin ? Pour s’adonner à la glisse à l’approche de l’été.
Ressortez votre matériel de ski : sur le glacier de Hintertux, dans la région centrale du Tyrol, en Autriche, on peut s’élancer sur de la neige damée toute l’année. Même en plein été, au moins dix des vingt remontées mécaniques du domaine skiable sont généralement ouvertes et quelque 20 km de pistes sont recouverts de poudreuse entre 3 250 et 1 500 m environ. Le lieu convient moins aux amateurs de sensations fortes – les pistes rouges et noires ne représentent respectivement que 50 et 10% du domaine – qu’aux débutants, aux familles ou à ceux qui désirent simplement rester actifs  entre les saisons.  Si vous aimez le freestyle, choisissez la période où le Betterpark Hintertux, comprenant un half-pipe et cinq lignes de niveaux différents, est ouvert, d’avril à début juin et de mi-septembre à décembre. Par ailleurs, les belles vallées en contrebas invitent à la randonnée nous sommes dans les Alpes après tout – et l’offre thermale et en matière de bien-être est fournie.

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Le glacier autrichien de Hintertux offre de la neige damée toute l’année, même en plein été

S’organiser : de l’aéroport d’Innsbruck, le plus proche, comptez 1 heure de route pour rejoindre Mayrhofen et l’embranchement pour la vallée de Tuxertal, qui mène à Hintertux. Divers hébergements sont disponibles dans le village de Hintertux et dans d’autres localités à l’est de la vallée.
À savoir : en été, la neige des pistes est meilleure tôt le matin, avant que le soleil ne chauffe. Autres périodes : déc-fév – froid ; mars-avr et oct-nov – frais ; mai-sept – doux.
 

De Paris à Istanbul

Pourquoi en juin ? Pour traverser une Europe intemporelle.
En 1883, le premier train de la Compagnie internationale des wagons-lits quitta la gare de Lyon à Paris à destination de Constantinople (aujourd’hui Istanbul), transportant ses passagers dans des voitures de luxe jusqu’aux confins de l’Europe en passant par Strasbourg, Munich, Vienne, Budapest, Belgrade et Sofia. Aujourd’hui, même s’il est impossible de parcourir l’itinéraire épique de l’Orient-Express à bord d’un seul train (à moins de dépenser une fortune pour le Venice Simplon-Orient-Express), et si les trains-couchettes souffrent de la concurrence des vols à bas prix, il est toujours possible de suivre les traces des aventuriers de la Belle Époque. Juin est une excellente période pour le faire, avec beaucoup de trains en service et une météo clémente pour vos visites. Prenez un train de jour entre Paris et Munich, puis un train de nuit pour Budapest. Après avoir admiré ses merveilles Art nouveau (et pourquoi pas s’être immergé dans les bains thermaux Gellért), dormez dans un train à destination de Bucarest. Visitez la capitale roumaine avant votre dernier trajet nocturne jusqu’à Istanbul. Si vous en avez le temps, Strasbourg, Vienne et Belgrade méritent aussi une halte.

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Faites une halte à Bucarest, capitale de la Roumanie

S’organiser : le voyage entre Paris et Istanbul prend au minimum trois jours, mais avec les haltes, mieux vaut en prévoir au moins cinq ou six.
À savoir : les ressortissants français, belges et suisses n’ont pas besoin de visa pour entrer en Turquie, au contraire des ressortissants canadiens. Pour ces derniers, l’idéal est d’acheter un visa électronique en ligne avant le départ. Autres périodes : nov-mars – froid ; avr-mai et oct-nov – frais ; juin-sept – doux.
 

Hébrides extérieures, Ecosse

Pourquoi en juin ? Pour profiter du sable blanc par les journées les plus ensoleillées.
Les côtes occidentales des Hébrides extérieures, (“Na h-Eileanan an Iar” en gaélique), scintillent de fragments de coquillages blancs, et les longues journées de juin, avant la haute saison (des touristes mais aussi des redoutables midges, insectes piqueurs), sont idéales pour arpenter ces vastes plages. Sur l’île de Berneray, repérez loutres, phoques et macareux. Sur North Uist, découvrez le tombeau de Barpa Langass et le cercle de pierres de Pobull Fhinn, cinq fois millénaires, et écoutez les cris des râles des genêts dans la Balranald RSPB Reserve. Sur Lewis, découvrez la ville principale, Stornoway, les blackhouses (maisons traditionnelles) et le cercle de pierres de Callanish. Barra est gardée par le château de Kisimul, du XIe siècle. Partout, le sable blanc frange le machair (prairie du littoral), coloré de fleurs sauvages en juin.

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Luskentyre Beach, sur l'île de Harris, dans les Hébrides extérieures

S’organiser : l’archipel compte plus de cent îles. Concentrez-vous sur quelques-unes d’entre elles. Prenez l’avion jusqu’à Benbecula ou Stornoway (ou prenez le ferry à Ullapool) et parcourez Lewis et Harris, ou rejoignez South Uist en bateau depuis Oban ou Mallaig. Des avions relient aussi Glasgow à Barra ; l’atterrissage se fait sur la plage à marée basse.
À savoir : en juin, la saison des midges (insectes qui piquent) a débuté en Écosse ; cependant, les côtes ouest des Hébrides extérieures sont bien moins touchées que les Highlands et la brise les tient à l’écart. Autres périodes : nov-mars – sombre, froid, humide ; avr-mai et oct – plutôt ensoleillé ; juin-sept – chaud, de plus en plus humide.
 

Grasse, France

Pourquoi en juin ? Pour la douceur du climat dans la capitale du parfum.
Cette ville ancienne de la Côte d’Azur fut longtemps associée à ses gants renommés. Pour masquer leur odeur de cuir tanné, les artisans locaux se mirent à utiliser du parfum : ce fut un des premiers pas vers la parfumerie, une industrie qui fait aujourd’hui la célébrité de Grasse. Les tanneries ont depuis longtemps disparu et la campagne environnante est aujourd’hui tachetée de jasmin, de lavande, de mimosa, d’orangers et de roses, qui fournissent des huiles essentielles à la trentaine de parfumeries installées à Grasse, dont Chanel et Dior. Le mois de juin, généralement ensoleillé, et qui voit fleurir la Rosa centifolia, est la période idéale pour découvrir les secrets des parfumeurs. Visitez le musée international de la Parfumerie, créez votre parfum lors d’un atelier dans l’une des plus vénérables parfumeries, Fragonard, Galimard ou Molinard, ou participez à un cours de plusieurs jours.

S’organiser : Grasse est entourée d’une banlieue tentaculaire ; si vous ne suivez pas un cours avec résidence sur place, séjournez à Cannes ou dans l’un des jolis villages de la Côte d’Azur et explorez la superbe campagne provençale en voiture ou à vélo.
À savoir : des ateliers de parfumerie sont aussi proposés dans le village provençal de Forcalquier, à l’Artemisia Museum, aménagé dans le couvent médiéval des Cordeliers. Autres périodes : nov-mars – frais, humide ; avr-mai et oct – doux ; juin-sept

Alpes juliennes, Slovénie

Pourquoi en juin ? Pour parcourir les sentiers sous un soleil radieux.
Ce n’est pas un hasard si les Slovènes apprécient tant les activités de plein air : leur pays, l’un des plus boisés d’Europe, est doté de superbes montagnes, lacs et cours d’eau. Et les Alpes juliennes, où le mont Triglav (2 684 m) domine un parc national de 840 km2, sont leur terrain de jeu de prédilection. En juin, le mercure grimpe à 25°C ; c’est le moment de nager dans le lac de Bled ou de Bohinj, de descendre la Soča en rafting ou de faire du canyoning dans les gorges de Grmečica. La randonnée est aussi une activité phare : on dit que chaque Slovène se doit d’escalader le Triglav au moins une fois dans sa vie. Engagez-vous plutôt sur le sentier circulaire des Alpes juliennes (260 km au total) pour profiter de la vue sur les sommets, séjourner dans les villages, faire le plein de culture et vous délecter de cuisine et de vins slovènes, bon marché mais de grande qualité.

S’organiser : prenez l’avion pour Ljubljana ou Venise (située à l’ouest du pays), puis randonnez sur une partie du sentier des Alpes juliennes ou choisissez une base d’exploration pratique – Kobarid ou Bovec pour la vallée de la Soča, Kranjska Gora ou Mojstrana pour la vallée de la Save, ou toute localité de la vallée de Bohinj.
À savoir : Bled est toujours très prisée : réservez bien à l’avance ou envisagez de séjourner un peu plus loin, par exemple à Ribno. Autres périodes : déc-mars – hiver, sports de neige ; avr-juin – printemps, fleurs sauvages ; juil-août – plein été, foule ; sept-oct – automne, doux, feuillages rouges.

Groenland

Pourquoi en juin ? Pour explorer le bout du monde par d’interminables journées d’été.
“Si vous avez parcouru le monde, il vous reste le Groenland”, dit un adage de voyageur. Pour en mesurer tout le sens, il faut avoir vu de ses yeux la lumière irréelle de juin, lorsque le jour ne laisse jamais place à la nuit. La plus grande île du monde semble d’autant plus vaste que les déplacements y sont compliqués : les routes étant rares et les localités dispersées, on se rend généralement de l’une à l’autre en bateau ou en hélicoptère. Immergez-vous dans le mode de vie inuit traditionnel, regardez les baleines jaillir hors de l’eau dans la baie de Disko et les bœufs musqués paître près de Kangerlussuaq, et randonnez dans des fjords isolés comme Ilulissat (comprenant le glacier Sermeq Kujalleq) ou dans les montagnes de l’est du Groenland.

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La vue sur Sermitsiaq, montagne iconique, depuis Nuuk, la capitale du Groenland

S’organiser : mieux vaut planifier son voyage auprès d’un tour-opérateur compétent, qui peut réserver les vols internationaux (souvent vers la localité principale, Nuuk), l’hébergement et le transport sur l’île. La plupart des itinéraires se concentrent sur la côte ouest (relativement) fréquentée. La côte est est plus sauvage, moins peuplée mais sans doute encore plus intéressante.
À savoir : les insectes piqueurs peuvent devenir agaçants en juillet et août. Le mauvais temps peut à tout moment compromettre votre programme ; soyez flexible. Autres périodes : nov-avr – hiver, traîneaux à chiens ; mai et oct – temps froid et imprévisible ; juin-sept – temps plus doux, déplacements plus aisés.
 

Berlin, Allemagne

Pourquoi en juin ? Pour l’animation dans les parcs et les nombreux événements culturels.
Divisée par un mur il y a encore trois décennies, Berlin compte aujourd’hui parmi les capitales européennes les plus branchées et les plus accueillantes. Partez à la découverte de ses grands sites culturels : la Museumsinsel (île des Musées), Checkpoint Charlie, le Musée juif et le Mémorial de l’Holocauste, sans oublier le magnifique Reichstag reconstruit. Le mois chaud et ensoleillé de juin est jalonné de festivals et manifestations culturelles : défilés de rue, événements scientifiques, opéra en plein air et musique folklorique. Gardez un peu de temps pour vous balader dans les parcs ; la ville en compte plus de 2 500. Le Tiergarten, le plus grand, s’étend de la porte de Brandebourg au zoo. Le week-end, le Mauerpark (“parc du mur”), dans le quartier branché de Prenzlauer Berg, accueille des musiciens de rue, un marché aux puces et des séances de karaoké en plein air. Vers le sud-ouest, au-delà de Charlottenburg, vous attendent la Grunewald (“forêt verte”) et la romantique Pfaueninsel (“île aux paons”).

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Depuis le Tiergarten, le plus grand parc de Berlin

S’organiser : les deux aéroports de Berlin, Schönefeld au sud et Tegel au nord-ouest, sont à environ 30 minutes de la ville en bus.
À savoir : la vue depuis le dôme du Reichstag est spectaculaire ; réservation indispensable. Autres périodes : déc-fév – hiver, très froid ; mars-mai – températures en hausse, mois parfois humides ; juin-sept – été, doux ; oct-nov – automne, frais, feuillages colorés.
 

Saint-Pétersbourg

Pourquoi en juin ? Pour les Nuits blanches.
Avec ses majestueux palais, musées et théâtres, cette ville fondée sur la Neva par le tsar Pierre le Grand en 1703 a toujours été vouée à impressionner. Au solstice d’été, lorsque le soleil ne se couche jamais, elle est encore plus magique, bien que chère et grouillante de visiteurs. Pendant les belye nochi (Nuits blanches), à peu près de la deuxième semaine de juin à début juillet, Saint-Pétersbourg s’anime d’opéra, de ballet, de musique et de zhizni radost (joie de vivre) en général. Promenez-vous le long de la Neva et dans le Jardin d’été, et regardez les ponts s’ouvrir et les fontaines du Peterhof jaillir.

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Les fontaines du Peterhof à Saint-Pétersbourg

S’organiser : on peut passer une semaine à se balader sur les rives, dans les parcs et les rues de Saint-Pétersbourg, mais prenez au moins le temps de visiter les palais, les églises, l’incroyable musée de l’Ermitage, dans le palais d’Hiver blanc, vert et or, et les monuments de la forteresse Pierre-et-Paul.
À savoir : les visiteurs doivent obtenir un visa russe. Pour cela, ils doivent présenter une invitation, généralement délivrée avant leur arrivée (gratuitement ou à petit prix) par l’hôtel où ils prévoient de séjourner ou par une agence de voyages (service payant). Les prix s’envolent durant les Nuits blanches. Autres périodes : déc-mars – sombre, glacial, magique ; avr-sept – doux, lumineux ; oct-nov – froid, gris.