Dubrovnik : Histoire

De fin 1991 à mai 1992, Dubrovnik fut prise dans les tourmentes de la guerre qui suivit la proclamation de l’indépendance de la Croatie. Elle fut pilonnée par quelque 2 000 obus de l’armée yougoslave, qui causèrent de nombreuses victimes et des dégâts considérables. La ville ne l’a pas oublié et tient à ce que ses visiteurs ne l’oublient pas non plus.

Les obus frappèrent 68% des 824 bâtiments de la vieille ville, endommageant deux tiers des toitures. Contempler les toits de tuiles neuves, d’un rouge vif, depuis les remparts, vous donnera une idée de l’étendue de la catastrophe. Les tuiles d’origine, de couleur plus claire, sont nettement minoritaires. Les façades, les rues et les places pavées subirent 314 impacts directs et les remparts, 111. Neuf palais historiques furent complètement ravagés par les flammes, tandis que le palais Sponza, le palais du Recteur, l’église Saint-Blaise, le monastère franciscain et les fontaines sculptées d’Amerling et d’Onofrio furent gravement détériorés. Le coût de la reconstruction fut estimé à 10 millions de dollars, en privilégiant les techniques traditionnelles et l’utilisation de matériaux d’origine. L’aide internationale a aussi permis de faire avancer les travaux.

Depuis, Dubrovnik a recouvré sa splendeur. Les remparts sont à nouveau intacts, les rues sont pavées de marbre rutilant et les célèbres monuments ont été rénovés avec soin.

Mis à jour le : 28 mars 2019

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