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Sports et activités

Partez découvrir la Haute-Corse à vélo

Mis à jour le : 28 septembre 2020

Carte

Ce superbe circuit au cœur de l’Île de Beauté reprend une partie du tracé de la 100e édition du Tour de France.

Imaginez une chaîne de montagnes qui se dresse fièrement dans la mer Méditerranée ! Avec 21 sommets s’élevant à plus de 2 000 m et plus de 150 cols, la Corse est un paradis pour les cyclistes. Des routes sublimes qui mènent à des criques turquoise en traversant des hameaux isolés ; des villages de montagne épargnés par la frénésie du XXIe siècle ; des châtaigneraies, des forêts de pins et des gorges ; de difficiles ascensions et des descentes grisantes sur des routes goudronnées et peu fréquentées ; d’excellents vins et fruits de mer ; des collines calcaires et des plages de sable doré… Le tout encerclé par un littoral sublime. Difficile d’imaginer un lieu si petit, si riche et si beau.

Mon circuit de quatre jours au départ de Bastia décrit une boucle dans la moitié nord de l’île qui forme le département de la Haute-Corse. Je choisis d’explorer les côtes nord et ouest : les plus accidentées, les plus sauvages et les plus merveilleuses…

Le trajet commence modestement, sur une piste cyclable plate entre une lagune stagnante et la mer, avec l’aéroport en toile de fond. Rien ne permet de deviner la majesté et la splendeur qui m’attendent. Une beauté comme j’en ai rarement rencontrée lors d’excursions de quelques jours seulement. L’air frais du matin ne laisse pas non plus présager la chaleur à venir.

Je traverse Bastia vers le nord, avant de longer la côte est du cap Corse, recouverte de maquis, en traversant une série de petits ports. Je me dirige ensuite vers l’intérieur des terres pour franchir le massif qui sépare la péninsule en deux, en passant par Cagnano avant de redescendre jusqu’à Pino. En suivant la partie ouest du cap vers le sud, je garde la mer en ligne de mire. Certaines sections de la route qui serpente au bord de cette côte dentelée, ponctuée de minuscules villages de pêcheurs et d’anciennes tours génoises, sont à couper le souffle.

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Vous emprunterez les routes sinueuses du Cap Corse

Après un verre de Pietra, la bière locale, au Café de la Tour à Nonza, une surprise m’attend : une ascension de 6 km suivie d’une descente rapide pour revenir sur Bastia.

Le deuxième jour, je parcours l’épine dorsale granitique de l’île d’est en ouest, en passant par le col de Vergio (1 478 m), le plus haut col routier de Corse. Je n’aborde pas à la légère une journée de 150 km à vélo avec 2 750 m de dénivelé. Mais il fait bon pédaler et la journée se déroule de façon si magique que je ne peux pas m’empêcher de penser que toutes les fois précédentes où je suis monté en selle n’ont été qu’une répétition de ce moment, que toutes les routes d’avant m’ont, précisément, conduit ici.

“Allez, garçon !” me crient deux vieillards sirotant un verre matinal tandis que je traverse le premier village. Alors que j’entame mon ascension vers Borgo, mes jambes se sont réchauffées. Les voitures se font plus rares et les routes, plus étroites.

Je franchis un premier col, sorte d’entaille dans la roche, en tournant le dos à une mer scintillante, tandis que je me dirige vers l’intérieur des terres sur une superbe route panoramique contournant les montagnes. Les noms des villages – Vignale, Scolca, Campitello, Lento, Canavaggia – rappellent que l’île a été occupée par les Génois avant d’être conquise par la France, en 1768. Ces localités paisibles sont dominées par d’imposantes églises en granit qui, de loin, semblent suspendues aux flancs de la montagne.

Après une glace et un expresso à Ponte Leccia, j’oblique vers le sud-ouest pour une longue ascension. La première partie traverse des gorges sculptées dans les falaises granitiques, au bord des eaux vives du Golo. En ces heures chaudes du début de l’après-midi, j’ai l’impression d’entrer dans une fournaise.

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Le long du Golo

Je m’arrête pour pique-niquer et faire une sieste au bord du lac de Calacuccia, avant de reprendre l’ascension. Cette fois, à l’ombre d’une forêt de pins laricio, l’air est plus frais. Lorsque j’atteins le col, encadré par le Monte Cinto et la Paglia Orba, deux sommets dépassant les 2 500 m, la chaleur s’est dissipée.

Le temps semble s’arrêter dans la descente, fluide et sinueuse, qui s’étire sur 30 km à travers trois zones climatiques. Un paysage magnifique ! Jusqu’à Porto, je peux apercevoir la Méditerranée, avec la traînée dorée qui pointe vers l’ouest et le soleil couchant.

La journée du lendemain, sur la route côtière en direction de Calvi, au nord, se révèle moins éprouvante mais tout aussi splendide. Aucun doute : c’est l’une des plus belles routes côtières d’Europe. Depuis Porto, je gravis le col de la Croix, premier acte d’une série de panoramas époustouflants. Une descente, puis je remonte jusqu’au col de Palmarella, avant de descendre à nouveau, cette fois dans la vallée de Fango, autre site naturel intact et remarquable. La dernière ascension de la journée, vers le col de Marsolino, me dévoile ma destination : le port de Calvi et son imposante citadelle perchée au-dessus de la mer.

Le dernier jour, je suis la côte nord au milieu du maquis, puis je remonte dans les collines, avant une longue descente vers l’ancien village de pêcheurs de Saint-Florent. Après une baignade et le déjeuner, je donne le coup de collier final jusqu’à la crête qui domine Bastia. Pour admirer, une dernière fois, la mer scintillante.

 

Dans le même genre : En bord de mer

Vélodyssée, France

Avec ses 1 200 km s’étirant de la Bretagne à la frontière espagnole, c’est le plus long itinéraire cyclable de France. Mais la Vélodyssée se prête aussi bien à une sortie vélo à la journée qu’à une grande expédition. Dans tous les cas, vous aurez l’Atlantique pour garde-fou. Prenez le temps d’apprécier les attraits de chaque région, entre maisons d’hôtes, petits ports et plages idylliques. Si chacun des 14 tronçons de la Vélodyssée a son charme, les amateurs de fruits de mer en général, et d’huîtres en particulier, seront bien avisés de choisir celui qui relie La Barre-de-Monts aux Sables-d’Olonne. L’itinéraire entre le bassin d’Arcachon et Léon, dans les Landes, qui s’enfonce dans les étendues de forêts de pins et fait découvrir les nombreux lacs et étangs, a de quoi éblouir aussi.

Départ : Roscoff (Bretagne)
Arrivée : Hendaye (Pays basque)
Distance : 1 200 km
En savoir plus : lavelodyssee.com

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Un itinéraire qui longe l'océan Atlantique et son littoral sauvage

Péninsule de Dingle, Irlande

Entre des sommets déchiquetés et des falaises plongeant dans l’Atlantique, la péninsule de Dingle est un régal pour le cycliste sportif, qui peut enchaîner, lors d’une boucle exigeante d’une journée, vestiges historiques, littoral tourmenté et plages ébouriffantes. Jalonnée de plus de 2 000 monuments néolithiques érigés entre 4000 av. J.-C. et le début de l’ère chrétienne, la région a tout d’un musée à ciel ouvert. Vous découvrirez aussi, dans le village de Dunquin, les ruines de maisons abandonnées lors de la Grande Famine qui frappa l’Irlande au milieu du XIXe siècle, et pourrez admirer vers la fin de votre circuit l’oratoire de Gallarus, merveilleusement préservé : cette église romane du XIIe siècle et son cimetière méritent bien une halte. De retour à Dingle, il sera temps de célébrer vos efforts dans l’un des nombreux pubs qui, sachez-le, sont aussi souvent des quincailleries.

Départ/arrivée : Dingle
Distance : 40 km

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La péninsule de Dingle s'avance dans l'Atlantique, déchaîné

Sardaigne

Autre paradis pour les cyclistes en Méditerranée, la Sardaigne est plus grande, plus aride et tout aussi captivante que la Corse – avec des routes peu fréquentées, une cuisine savoureuse, des montagnes et des plages à perte de vue. Évitez les routes principales, sachant que vous pourrez circuler presque partout ailleurs. Laissez-vous tenter par un circuit sur la côte est depuis Olbia, qui associe de belles routes côtières et un passage par la Barbagia, région montagneuse isolée du centre de l’île. Au programme : villes médiévales, grands lacs, sommets calcaires acérés, forêts de châtaigniers, oliveraies et vignobles (y compris Oliena, le village qui produit le vin rouge primé de Sardaigne, le Cannonau). Le parcours commence doucement en bord de mer, puis s’aventure deux jours dans les montagnes, avant de regagner la côte pour une dernière ligne droite jusqu’à Cagliari.

Départ : Olbia
Arrivée : Cagliari
Distance : 450 km

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Panorama typique de Sardaigne - veillez à regarder la route !

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