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Idées de voyage

18 expériences incontournables au Japon

Mis à jour le : 10 octobre 2022

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Méditer dans le paisible jardin d’un temple et entreprendre un pèlerinage dans les montagnes. Goûter les meilleurs sakés et partir à la découverte des délices culinaires. Emprunter les routes des samouraïs et des shoguns pour atteindre des superbes châteaux. S’imaginer dans les sources chaudes pour évacuer ses soucis. Découvrir l’art ancien de la cérémonie du thé et rencontrer ses icones pop préférées. Il y a tant à faire au Japon. Voici 18 expériences incontournable pour découvrir le Japon, entre tradition et modernité.

1 – Voyager dans le futur à Tokyo

C’est peu dire que la très animée capitale du Japon ne tient pas en place, repoussant sans cesse toutes les limites. Les gratte-ciel y sont toujours plus hauts et plus élancées, la création artistique s’y fait toujours plus pointue, la pop culture toujours plus remuante, la vie nocturne plus débridée, la gastronomie plus inventive… Gigantesque et tentaculaire, Tokyo n’en distille pas moins une atmosphère très agréable pour qui prend le temps de la découvrir (à pied !) quartier par quartier : ils sont suffisamment différents les uns des autres pour que vous y dénichiez votre préféré.

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Le Japon compte 30 000 restaurants à ramen dont 3 000 à Tokyo.

2 – Goûter à l’art culinaire japonais

C’est un euphémisme de dire que les Japonais prennent la nourriture au sérieux. Depuis des siècles, ils élèvent au rang d’art tout ce qui touche à l’alimentation. S’ils appartiennent au patrimoine culinaire nippon, sushis, yakotiris et ramen (il existe plus de 30 000 restaurants de ramen dans le pays !), constituent toutefois qu’une infime portion des milles et une subtilités de la gastronomie japonaise.

Inspirés par les produits locaux et les saisons, les plats sont aussi variés que les régions qui les ont vus naitre. Des fruits de mer d’Okinawa à la cuisine raffinée de Kyoto, partout un soin infini est apporté à la présentation, et nul besoin de dépenser beaucoup pour se régaler.

3 – Se baigner dans un onsen

Certains Japonais vous diront que l’art du bain est le seul aspect véritablement unique de leur culture – autrement dit, le seul qui ne trouve pas son origine en Asie continentale. Territoire volcanique, l’archipel du Japon est parsemé de milliers d’onsen (bassins alimentés par une source chaude) ce qui explique que les Japonais aient transformé la simple pratique du bain en rituel populaire : on peut s’adonner à cette expérience relaxante (qui prend place après une scrupuleuse toilette) à travers tout le pays. Si vous n’êtes pas convaincu par ses vertus, lancez-vous et vous verrez des années de stress accumulé disparaitre en un instant !

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Le mont Fuji est sans contexte l'emblème le plus célèbre du Japon.

4 – Contempler le Mont Fuji

Cette icône immortalisée par le fameux peintre d’estampes, Hokusai, est aussi le plus haut pic de l’archipel. Le lever du soleil depuis son sommet ? Un moment de pure magie – qui demande aussi de rudes efforts (prévoyez 6 à 8 heures pour le sommet et 3 à 4 heures pour redescendre). Le vénéré Fuji-san est gravi chaque année par des centaines de milliers de personnes, qui perpétuent un pèlerinage séculaire.

Le voyageur en quête de panoramas peut aussi mettre ses pas dans ceux des peintres qui immortalisèrent les vues du mont, et s’attaquer aux sommets des environs, moins intimidants.

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A Kyoto, tout visiteur se doit de participer à une cérémonie du thé.

5 – Participer à une cérémonie du thé à Kyoto

La culture de Kyoto s’est en partie développée autour du thé, et tout visiteur se doit de participer à une cérémonie traditionnelle.

Dans sa forme la plus simple, cette cérémonie consiste à boire du matcha chaud après avoir mangé des friandises japonaises. Les gestes – la façon de tenir le bol, la préparation de l’eau chaude, la manipulation des ustensiles – n’en sont pas moins exécutés avec le plus grand raffinement. Autrefois dépositaire d’art en lieu et place des musées, le salon de thé est toujours agrémenté de fleurs, d’encens et de peintures sur rouleau soigneusement choisi, souvent en fonction des saisons. Une pause rafraichissante à mille lieues du monde extérieur. 

6 – Contempler les cerisiers en fleur

Le printemps venu, les cerisiers éclatent en fleurs blanches et roses. Le signal est donné : les habitants se retrouvent dans les parcs et au bord des rivières pour admirer ensemble, coupes de saké à la main, ce spectacle qu’on appelle ici hanami.

La floraison ne dure qu’une semaine ou deux : symbole du caractère éphémère de la vie, elle rappelle qu’il faut saisir l’instant présent, alors joignez-vous aux célébrations !

Bon à savoir : la floraison commence à Kyushu – les fleurs d’Okinawa sont différentes du reste du Japon – de mi-mars à fin mars et monte vers le nord pour atteindre les grandes villes (Tokyo et Kyoto) dès la fin mars.

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Omniprésents à travers le pays, les ryokan sont particulièrement nombreux dans les stations thermales.

7 – Séjourner dans un ryokan

A l’ère des hôtels standardisés et aseptisés, le mot ryokan fait surgir un monde hors du temps, tout en raffinement et en cachet, où le style et le sens du service se rapprochent de la tradition japonaise la plus pure. Dans un glissement feutré, un shoji au bois poli par les ans dévoile une chambre à l’esthétique minimaliste, recouverte de tatamis, où trône un futon, tandis qu’un onsen fumant attend les hôtes fourbus. Les meilleurs établissements sont tenus par un personnel en kimono, aussi attentif à la clientèle que discret, dont la cuisine n’a rien à envier aux meilleures restaurants de l’archipel. Inoubliable !

8 – Dévaler les pites à ski de Niseko

Une fois l’hiver venu, la neige tombe en abondance sur les montagnes de l’archipel dont elle recouvre les sommets. Depuis quelques décennies, Niseko est devenue la principale station asiatique. Elle attire des skieurs du monde entier grâce à ses nombreuses autres activités. Si les pistes plus modestes et un bain dans un onsen vous suffissent amplement, le Japon compte des centaines de petites stations moins fréquentées.

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Assister à un combat sumo est l'un des temps forts d'un voyage au Japon.

9 – Assister à un tournoi de sumo

Le sel purificateur s’envole. Les deux géants arrivent d’un bond et se jettent l’un sur l’autre. Tonnerre d’applaudissement, le public se lève. Lequel des deux sortira vainqueur et progressera dans le classement en sortant l’autre du cercle sacré ? Entre rituels anciens et frisson de la lutte, le sumo est un spectacle fascinant.

Les tournois sont organisés plusieurs fois par an, à Tokyo, Nagoya, Osaka et Fukuoka : en dehors de la saison, vous pourrez assister en début de matinée à un entrainement des lutteurs notamment à l’écurie Arashio dans la ville de Tokyo.

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Yakushima conjugue les extrêmes : les montagnes pièges les nuages chargés d'humidité et le centre de l'île est l'un des endroits les plus humides du Japon.

10 – Se laisser ensorceler par Yakushima

Petite île au sud de Kyushu, Yakushima est souvent décrite comme magique, voire surnaturelle. D’une beauté indicible, elle abrite certaines des forêts les plus anciennes du Japon, où poussent des vieux spécimens de cèdres endémiques dont les racines géantes évoquent des tentacules. Sous les arbres, les sentiers de randonnée parcourent un terrain accidenté souvent recouvert de mousse. Ce paysage aurait inspiré des scènes du film d’animation Princesse Mononoké.

11 – Revivre le passé dans un château

Les châteaux de l’archipel rappellent le passé féodal du Japon, lorsque les daimyo devaient fidélité aux puissants shoguns. Les gracieux toits incurvés des donjons, souvent hauts de plusieurs étages, sont emblématiques de l’architecture traditionnelle. Les châteaux japonais étaient construits en bois, même s’ils possèdent parfois des fondations constituées d’énormes pierres.

Peu d’édifice d’origine ont donc survécu : parmi eux, ne manquez pas le Himeji-jo et son pendant, le noir Matsumoto-jo.

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Avec son chapelet de torii (portails), le sanctuaire de Fushimi Inari-Taisha est l'un des sites les plus impressionnants du pays.

12 – Déambuler à Kyoto

Kyoto, ancienne capitale impériale du Japon, compte plus de mille temples et sanctuaires, du plus ostentatoire – le solaire Kinkaku-ju, recouvert de feuilles d’or – au plus zen – le sobre Ryoan-ji, dont le jardin invite à la méditation.

Gardienne de la culture et des traditions nationales, la ville compte l’une des quartiers de geishas les mieux conservés du pays, où ces artistes exercent toujours leurs talents, entre musique et danse.

13 – Cheminer sur le Kumano Kodo

Considéré comme habité par des dieux, l’arrière-pays montagneux de la péninsule de Kii fu, est parcouru depuis des siècles par des ermites en quête d’éveil spirituel. Le réseau de chemins, connu sous le nom de Kumano Kodo, relie trois sanctuaires shintoïstes importants. Balades faciles à la journée et treks d’une semaine attendent les pèlerins plus ordinaires qui leur emboîtent le pas aujourd’hui, sur ces terres aux airs du bout du monde.

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La ville d'Osaka est réputée pour sa cuisine de rue.

14 – Découvrir la cuisine de rue à Osaka

Tokyo n’est pas la seule métropole digne de superlatifs. Osaka, troisième ville du Japon, remporte la palme de la cuisine de rue : ne manquez pas son plat emblématique, le takoyaki (boulettes au poulpe).
Elle offre aussi le plus impressionnant des spectacles nocturnes le long du canal de Dotomobori, où étincelles lumières LED, enseignes animées et écrans clignotants. Osaka, la plus ancienne ville marchande du pays, a un rythme, un esprit et une vitalité uniques : sa devise non officielle est kuidaore (« manger jusqu’à en tomber »).

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Les îles du Sud-Ouest regroupent des petits joyaux de sable blanc aux eaux cristallines.

15 – Filer aux antipodes à Okinawa

Les îles du Sud-Ouest sont totalement différentes du reste du Japon. Cet archipel semi-tropical forme une arche entre Kyushu et Taiwan. Territoire du Royaume de Ryukyu jusqu’à leur annexion au XIXe siècle, les îles présentes des dissemblances culturelles évidentes avec les autres régions du pays, et ce, dans tous les domaines. Vous y trouverez les meilleures plages, comme celles d’Ishigaki et de Keram, au sable blanc bordé de palmiers et d’eaux turquoise.

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Le parc du Mémorial de la paix à Hiroshima rassemble la plupart des sites et mémoriaux liés au bombardement.

16 – Se souvenir à Hiroshima

Hiroshima est aujourd’hui une ville traversée par de beaux boulevards ombragées et résolument tournée vers l’avenir. Pourtant, en visitant le mémorial de la Paix, on est saisi par l’étendue de la tragédie qui s’y déroulera en 1945. Cette leçon d’histoire poignante est encore intensifiée par le parc entourant le site, dessiné pour l’essentiel par l’architecte Kenzo Tange comme une invitation à la réflexion. Au retour, vous garderez longtemps à l’esprit la capacité de résilience de la ville et de ses habitants.

17 – Arpenter Hokkaido

Hokkaido, l’île le plus au nord du Japon, affiche un paysage volcanique – hautes montagnes, lacs de caldeira et sources chaudes opalescentes – en grande partie sauvage. Sa flore et sa faune rappellent davantage celles de Sakhaline au nord, en Russie, que celles des autres îles nippones au sud. Randonneurs et cyclistes viennent ici pour l’immensité du ciel, les grands espaces naturels et la topographie accidentée. Grâce au Shinkansen et aux vols bon marché, il n’a jamais été aussi facile de s’y rendre.

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Le cimetière de Oku-no-in est un des sites les plus chargés en spiritualité au Japon.

18 – Méditer au Koya-San

Monter en funiculaire sur le Koya-San, c’est mettre le pied dans un autre monde. L’endroit compte une bonne centaine de temples et de sites bouddhiques, parmi lesquels le cimetière d’Oku-no-in, une forêt de cryptomérias parsemées de milliers de stupas couverts de mousse et de lichen.

Plusieurs temples accueillent les visiteurs pour la nuit : l’occasion rêvée d’avoir le site pour soi après le départ des visiteurs, mais aussi de goûter à la cuisine bouddhique et de partager un moment de méditation en compagnie des moines.


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