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Petit journal de bord: Bruxelles-Hong Kong- Guilin-Yangshuo...update du 8 Novembre

  • Le dim 06 nov 2011 à 21:58
  • 8
  • Chine
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emh
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Day 0 Bruxelles Hong Kong

8 h. Départ pour Bruxelles afin de rejoindre ensuite l'aéroport CDG. Je laisse mes affaires en consigne et patiente sans trop d’impatience. Vais retirer mon billet au comptoir Air France. Ai bien fait de venir à 8h plutôt que 9h46. Pas besoin de courir comme un dératé et ça me convient très bien. J’ai choisir de partir de Bruxelles plutôt que de Paris directement car le billet devient nettement moins cher, du à une offre tarifaire destinée à rabattre un nombre maximum de de clients du nord (Nord pas de Calais,Belgique) vers Paris….

Dans le train (en 1ere classe), pas mal d’africains ; certains ne veulent pas rendre leur place mal occupée à une douce asiatique. Crétins venus d’ailleurs…

A l’aéroport, je parviens à faire passer mon gros sac à dos avec mon sac ordinateur en soute alors qu’on est à 17kg, soit largement au dessus des 12 kg. Juste eu à ranger ma sacoche appareil photo dans legrand sac le temps des contrôles. Je prends finalement l’avion. 12 heures ma foi hyper agréables, voisin d’un très gentil couple à la retraite dont le fils a couru pour Festina, juste avant la fameuse affaire de dopage. Qui a préféré se retirer et s’est converti dans le business du vélo ; il aide aussi à produire des voyages et a notamment aidé àorganiser un voyage du patron du groupe Accor. Ce couple m’explique que sur certaines épreuves de cyclisme, on ne peut pas opérer les cyclistes tant ils sont chargés. Ainsi, un certian Jonathan Museew a failli se retrouver amputé.Un personnel de bord très très gentil (Air France est la compagnie). Petite moquerie pour ma peur d’avoir un écran en panne (12 heures sans écran, la galère…). Discussion avec un steward. Gens adorables. L’hôtesse moqueuse venant à la fin nous souhaiter un très bon voyage. Je suis sur un nuage. Nous sommes à Hong Kong.
Day 1 Tramway in Hong Kong
Je débarque de l’avion. Grosses sueurs pour remplir le petit papier du visa, pendant que la file avance et que je trimballe mes lourdes affaires. J’ai en effet pu embarquer la totalité de mes affaires en soute. Et me rends compte que je suis trop chargé. Je me promets d’acheter avant le prochain trip un ordi ultraportable.
Je passe le contrôle, parfait. Je me procure la carte Octopus à un guichet pour occidentaux au sein même du airport, carte qui est remboursée intégralement quand on repart. Avec elle j’utilise le Railway express pour arriver au Hong-Kong central station. Cela se passe plutôt bien et relativement facilement. Je prends le temps de ne pas me tromper. De là, je galère un peu à trouver le tram et prendre celui qui va vers Kennedy Station, où se trouve mon hôtel. J’aime immédiatement ces vieux tramways. Ils sont lents mais ont le mérite de vous emmener facilement en plein centre ville de votre hôtel et de vous donner un bel aperçu de la ville.

La veille du départ, l’hôtel m’avait indiqué le numéro de bus et l’arrêt où s’arrêter. Je ne saurais jamais d’où prendre ce bus et me rendrai compte plus tard que l’arrêt de bus (truc bidule Appartment) indiqué est très mal prononcé. Je suis satisfait de mon hôtel. Première promenade aux alentours, le voyage commence par un seul pas en dehors de l’hôtel et là, pas de doutes, nous sommes en asie. J’ai le temps de m’arrêter dans un parc oudes gens font du tai shi. Je suis impressionné par la souplesse d’un jeune homme qui fait au moins une centaine de répétions d’un même mouvement. Ce même jeune homme, mince mais musculeux qui prends la pose en attendant que la pluie ne cesse.


Première sortie le soir même, à Hong Kong. Je m’y perds gentiment ; je repars ensuite sous les effets de l’averse. Je prends un bus qui va en direction de Kennedy station. Il y a un arrêt appelé machin appartment, bien loin du truc bidule qu’on m’avait dit qu téléphone. JE tente ma chance. Et effecitvmeent l’hotel n’est plus loin.

Day 2 Peak View
Je visite le quartier de Soho en rejoignant les fameux escalators qui montent à travers Hong Kong.

Je trouve le quartier plaisant et m’y attarde pour manger un hamburger. Quand il s’agit de nourriture, j’avoue me lancer à la tentation du plus facile. Je rejoins ensuite le Parc zoologique (oubliable, mais n’ai pas vu la fameuse volière à travers laquelle on peut marcher). Je ne sais quoi penser des singes enfermés dans des cages….J’admire de jolis oiseaux rouges. La promenade est conséquente et de ce parc je peux rejoindre, pas loin du tout, l’arrêt du funiculaire montant au Peak View, d’où je photographierai le feu d’artifice et le panorama. Mais seulement après avoir fait la queue pendant un bon bout de temps. La fameuse Golden Week a commencé. Je rabroue deux chinoises qui me poussent dans le dos à la moindre petite avancée de foule. Je m’amuse de ce qu’elles n’oseront plus me toucher.

A noter : si photographier un feu d’artifice d’un tel panorama est du plus bel effet, je le déconseillerai néanmoins en tant que spectacle car on manque tous les effets sonores, notamment les aigus qui ne parviennent pas jusqu’à nous et les graves qui arrivent avec une minute de retard (vitesse du son inférieure à celle de la lumière, logique).

Day 3 Macau
De Hong Kong, je rejoins Macau en ferry pour une journée 2eme classe à l’aller et 1ere classe au retour car golden week oblige, tout le 2eme classe est booké. Le vieux Macao semble être transformé en un immense Lunaparc, avec ses gigantesques casinos flambants neufs construits tout autour de ce qui aurait été une colonie portugaise. Je bois un délicieux jus d’orange sans sucre ajouté et reçoit des Pataca en retour de dollars Hong Kongais. Merci ville crapuleuse, j’ai un souvenir J, souvenir dont je m’apercevrai quand j’essaierai d’échanger ma monnaie à l’aéroport de HK. MAcau est comem bon nombre de villes en Asie. D’apparence sale et vétuste le jour, surtout un jour de pluie, elle s’illumine la nuit et s’envahit d’une foule éparse comme attirée par la lumière.

Le retour de cette étape hautement oubliable (au moins pour qui a déjà été en asie) sera rock n roll car je me trompe de terminal. Un homme m’aide à prendre un taxien grillant tout le monde (il me conseille d’attendre sur la voie du milieu, déserté par la queue ; étrangement, c’est là qu’un taxi ira en priorité s’il voit quelqu’un). Merci à lui. La traversée du retour, en première classe pour le retour, est rock n roll car un typhon s’approche de Hong Kong et fait déjà ressentir ses effets. Dieu merci, je ne suis pas sensible au mal de mer.
Une fois de retour à Hong Kong, grosse galère de nouveau. Plus de bus ou tramways, car il est minuit. Je prends un taxi. Le chauffeur ne parle pas anglais. J’ai heureusement la solution. A l’aide d’un stylo et d’un papier, je lui écrit le nom du quartier où je souhaite me rendre. Et là, horreur, il ne lit pas non plus les caractères « occidentaux ». Bah oui, moi-même je ne lis pas les idéogrammes, pourquoi lui lirait il l’alphabet latin ? Sauf qu’on est à Hong Kong et que là bas, j’espèrais que tous les asiatiques, afin de faciliter la transition vers la chine profonde dans la suite de mon voyage, parleraient/liraient couramment anglais. Grossière erreur. A HK, il y a beaucoup de cantonais ne parlant ni anglais ni mandarin ! Dieu merci, l'hôtel se situe pas loin du bord de mer. C'était donc drpite ou gauche. Je suis parvenu à l'envoyer dans la bonne direciton :)

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emh
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Le dim 06 nov 2011 à 22:15

Day 4 Hong Kong Guilin

Après une douce journée à l’aéroport, j’ai acheté un adaptateur qui à mon avis ne servira à rien. 18 euros. Les boules. Mais grossièrement, tout s’est bien passé hormis le changement de dernière minute sur le numéro de porte d’embarquement (porte 2 devenue porte 6) sans que je ne m’en rende compte. Et vu le niveau d’anglais parlé las bas, pas sur que j’aurais pu entendre mon nom ou le dernier appel avant embarquement si je n’avais fait l’effort de vérifier par moi-même en avance. Le vol s’est très bien passé. L’hôtel est venu me chercher comme prévu. Le chauffeur s’amuse de me voir en t-shirt manches courtes alors que tout le monde est en manteau, du fait de l’humidité et du froid. La chambre est correcte et neuve; internet y marche très bien.
Le soir, je pars me balader. Je suis relax, un peu effrayé d’être là tout seul. Me fait une petite balade puis un KFC pour manger, ne me voyant pas m’aventurer dans un vieux rade. Un chinois ne cesse de me sourire en me regardant manger de dehors. En sortant, il m’aborde pour parler anglais. Puis me dit qu’il a faim (alors qu’il parle anglais !). Il avait en fait aperçu les billets dans ma sacoche photo. Je pensais qu’il voulait s’exercer à l’anglais comme dit dans le lonely planet, et qu’il me poserait des questions indiscrètes et qu’il ne fallait pas m’en offusquer. Quel imbécile!
Je retourne à l’hôtel où une responsable de voyage me donne un coup de main en écrivant en chinois les différents noms d’étape. Je l’en remercie énormément. Hélas la chambre donne sur une rue bruyante et je dors très mal.

Day 5 One rainy day in Guilin

L’horreur. Il pleut. Il ne fait que pleuvoir. Et je ne sais même pas où prendre le bus. Dois-je me rendre à Longji terraces? Je dois d’abord me trouver un hôtel et je décide d’aller prés du bus station, ou se trouve un 5 étoiles de merde, où service = breakfeast = ordinateur dépassé fourni = choses d’un autre temps.
J’envoie des textos de colères à une amie qui les interprète comme alarmiste. Elle change ses plans pour venir me voir. Il est déjà trop tard quand je lui dis de ne pas venir. Je décide de réserver un bus pour Yangshuo, m’achète une valise, une simcard chinoise (ou je m’émerveille de voir les chinois choisir leur numéro avec soin) et un parapluie (une chinoise tente de m’arnaquer en m’en vendant un à 80 yuans). Ce fut une longue journée, pluvieuse, à choisir le bon produit. Ma valise roulante, de marque Léonie, semble très fonctionnelle et franchement robuste. Elle s’avèrera très résistante et je me féliciterai tout au long de ce voyage de ne pas avoir pris un premier prix.
Je dors plutôt pas mal dans cet hôtel, à la fois trop grand et trop vieux. Ce moment de repos sera ma seule consolation dans cet hôtel à 580 yuans ; prix gigantesque du à cette fichue Golden Week.
Est-ce la pluie qui fait cela ? Est-ce un coup de déprime ? Mais je ne trouve franchement aucun charme à Guilin. C’est en y retournant, plus tard, une derniere fois que je constaterai la véracité de ce premier jugement. Mais Guilin est tout sauf une invitation au rêve. Je n’ai pas encore l’occasion de le voir (ce sera pour un autre jour), mais les sites les plus intéressants à voir à Guilin sont payants. Non, franchement non, Guilin ne vaut pas la peine qu’on s’y arrête

Day 6 Guilin Yangshuo
Je prends un breakfeast famélique, indigne d’un hôtel décidément bien pourri. Avec une petite boule au ventre, je me lance pour prendre le bus de 11h35. Je parviens à déchiffrer où je dois me rendre pour y accéder (ligne jaunes = départs, ligne rouge arrive).
Une fois dans le bus, c’est à ce moment précis que vous vous savez en en Asie, si vous aviez encore des doutes. Vous voyez sur la voie rapide un agent d’entretien s’affairer en plein milieu d’une des 4 voies, un vélo garé près d’un parterre de fleurs sur la quatrième voie. Un bus peut très bien doubler par la droite (nous ne sommes plus à Hong Kong…), si nécessaire par la bande d’arrêt d’urgence. Je suis quant à moi assis juste derrière le chauffeur. Je lis « le chinois pour les nuls » et ai un haut le cœur quand je vois arriver une BMW de face à très grande vitesse. Le bus m’amène à Yangshuo en roulant comme un taré mais j’arrive vivant et une navette me transfère correctement pour Giggling tree (prononcer Gegefu J ).
Pendant l’après midi, j’ai pris le soin de faire quelques photos tout seul, commencer ce journal, manger occidental et boire un cocktail. Cet hôtel est très bien côté sur le Lonely Planet, à raison selon moi.
Il permet d’accueillir n’importe quelle famille ou backpacker dans des conditions selon moi plus «romantiques» qu’authentiques. Tout y est fait pour vous faciliter la vie, et surtout tout est en anglais. Même le personnel chinois parle un anglais très acceptable. Le couple de proprios hollandais fait appel à un autre couple, plus jeune et à l’anglais irréprochable (je soupçonne la jeune femme d’être anglaise), pour diriger cet hôtel. La ferme est encore bien situé, entendez par là encore isolée. Elle offre suffisamment de services pour vous permettre, après avoir affronté Guilin, de vous relaxer enfin dans ce qui serait un « ailleurs », pour peu que vous veniez d’une ville européenne ou nord-américaine. Bref ; le cadre est sympa, suffisamment relaxant et reposant pour bien profiter des environs. Je n’ai hélas pas pu tester les vélos.


Mon amie me rejoint finalement. Elle ne passera qu’une nuit ici. Hors de question pour elle d’être réveillée au chant du coq tous les matins. A partir d’aujourd’hui, ce voyage n’est
plus mon voyage mais le voyage avec une amie. Qui parle chinois. Ce qui changedu tout au tout.
A suivre.

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ZX-6R
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Le lun 07 nov 2011 à 14:09

Merci pour ce récit, au plaisir de lire la suite!

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hogoijulien
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Le lun 07 nov 2011 à 14:37

'enti' a écrit:

Sauf qu’on est à Hong Kong et que là bas, j’espèrais que tous les asiatiques, afin de faciliter la transition vers la chine profonde dans la suite de mon voyage, parleraient/liraient couramment anglais

mdrr il m'est arrive la meme chose, tellement persuadr que les Hong Konguais parlaient anglais que je n'ai presque pas prevu mon sejour et en realite d'apres ce que l'on m'a raconte, les chauffeurs de taxis sont de la chine continentale et effectivement ne parlent pas du tout Anglais !!

a+

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Le mar 08 nov 2011 à 20:39

  • Le wifi et internet marchent très bien dans cette ferme.
  • Ils offrent un service de laundery mais j’ai oublié le rpix.
  • Restauration occidentale et chinoise efficaces. Possibilité de
  • cocktails et de cafés. J'en ai bien profité le jour où je suis arrivé :)
  • Ils proposent des cartes pour vos balades mais je vous suggère
  • de vous en procurer de votre côté. Des vélos sont disponibles pour 20 yuans.
  • Il y a apparemment des gens qui reviennent dans cet hôtel l'année d'après.
Seul bémol selon moi; Il y a beaucoup de couples blonds avec enfants et j'ai comme eu l’impression d’être au milieu d’une petite colonie batave, surtout le soir dans la cour quand tout le monde mange et boit chaleureusement. Je dis ça pour les plus baroudeurs d’entre vous….

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Le mar 08 nov 2011 à 20:54

J’accompagne mon amie à Guilin ou elle décide de dormir pour la 2eme nuit et où elle a des choses à faire. Elle était stupéfaite que j’ai pu rejoindre Yangshuo tout seul. En effet, à l’arrêt de bus, ne
comptez pas lire un seul mot en caractère latin. J’ai juste utilisé mon bouquin, montré le nom du doigt. Le plus dur fut d’indiqué l’heure du départ mais la caissière avait fini par comprendre en me montrant l’écran et moi en lui montrant de la main. Pour le coup, je me dis que j’aurais du préparer sur papier des mots simples comme ceux de la semaine et les heures. J’insiste néanmoins ; la gare routière de Guilin est plutôt bien faite, à condition d’aimer les devinettes (accéder (ligne jaune = départs, ligne rouge arrivée). C’est un peu effrayant d’aller faire la queue au milieu de la populace. Seul étranger parmi tous les chinois. Mais malgré la foule nombreuse et en général peu disciplinée (les chinois détestent attendre), la queue se fait relativement vite et de façon efficace.

Sinon, journée morne sous la pluie ou j’achète un sublime manteau rouge en prévision du froid pékinois (je sentirai la différence de température dès ShangHai). La tournée des marchés et des shoppings mall alimente une journée pluvieuse. Mon amie y achète, sous mes conseils, un sac à dos Samsonite. Ce sac craquera au cours du voyage mais nous aurons le temps de repasser et en avoir un autre gratuitement (ce qui en chine n'est pas forcément une mince affaire). A noter que là bas la pluie y est si fine qu'on s'en aperçoit à peine. Suivant l'intensité, on peut même se passer d'un parapluie, surtout si on vient d'europe. Mon amie avait visité la Belgique récemment et s'était plainte de la pluie là bas. Je n'avais alors pas compris. Et pourtant, c'est vrai. Dans cette région de Chine tout du moins, la plui est franchement très fine.
Je décide aussi d’apprendre à manger à la chinoise, comprenez avec des baguettes.Les chinois ne comprennent pas notre difficulté à utiliser des baguettes. Mais ils sont surpris de me voir manger avec après seulement 2 jours d'apprentissage. Je n’ai pas le choix de toute façon, à moins de manger Mc DO ou KFC tous les jours (les chinois adorent KFC, bien plus implémenté que MCDo ou Burger King). Pour tout vous dire, je trouve ça fascinant de manger avec des baguettes et vous encourage à vous y entraîner. Car oui, ça marche et c'est franchement efficace (souvenez vous que les morceaux avec des os sont à mettre directement dans la bouche avant de recracher l'os littéralement nettoyé de toute impureté)! Au sujet de la nourriture ; la nourriture de Chine du Nord est beaucoup plus à mon goût que celle du Sud, où l’on adore les os légèrement, voir même très légèrement, enrobés de viande. Ce qui ne rassasie pas le carnivore que je suis. Surtout que je n'aime pas le gras, et qu'il y en plein dans tous les plats qu'ils proposent. Les chinois sont réellement des fous de nourriture et mangent franchement de tout.
Je repars ensuite par bus jusque Yangshuo (ça me reprends 1 heure). J'en ai alors marre de Guilin et d'y marcher sous la pluie. Je dois prendre un taxi pour la ferme, qu’on veut me faire payer 60 Y au lieu de 30. On descend à 40. Ne parvenant pas à trouver d’autre solution, je me résout à partir avec l’un de ces connards.

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Le mar 08 nov 2011 à 21:37

Day 8: Yangshuo, ses faux mendiants et la Colline de la Lune (Moon Hill)

Je retrouve de nouveau mon amie à Yangshuo, dans un nouvel hôtel pourri. Le matin j’ai refait quelques photos des environs de la ferme, avant que son coup de téléphone ne m’intime l’ordre de la rejoindre.
Nous avons rendez vous avec un autre ami, finlandais et installé dans le pays. Il est marié à une jeune chinoise de 22 ans (il en a 40) et a tout plaqué pour venir ici. Il
touche une rente de l’état finlandais qui lui permet de survivre. C’est un être assez étrange qui ne veut pas lire le Lonely Planet car il serait plein d’erreurs ou d’approximations. Sa remarque est
pleine de bon sens, sauf que si tu prétends être guide touristique, tu dois t’ouvrir à la concurrence, ne serait ce que pour offrir quelque chose de différent. Il aurait ainsi pu se prémunir des arnaques au thé, dont il a été victime, lui et d’autres personnes rencontrées plus tard au cours de mon voyage. C’est quelqu’un qui vous déconseille de voyager seul au Japon car les japonais, perfectionnistes en diable, refuseraient de parler anglais par peur d’échouer (raah les scélérats). Mon amie me dira plus tard qu’en fait, il s’y est retrouvé sans carte de crédit fonctionnelle et a du passer 5 jours en ne mangeant en tout et pour tout qu’un hamburger J. Bref. Il vit en chine, ne parle toujours pas chinois, ne mange surtout pas chinois mais il s’y plait et nous a donné rendez vous au MC Donald!

L’après midi, nous partons faire du vélo, que nous choisissons avec précaution. La ballade en vélo est plaisante. Mon amie roule comme une gamine et s’amuse à nous dépasser. Nous passons par différents sites touristiques. Et je m’aperçois que je n’aime franchement pas Yangshuo qui a des faux airs de parc d’attraction miteux. Ici c’est une grotte avec un papillon géant ; là ce serait une peuplade primitive à photographier ; à chaque fois mis en valeur par une entrée gigantesque et des panneaux au couleurs criardes. Bref ; Yangshuo est un eldorado touristique plutôt laid (selon moi) et sans charme. Les fameux paysages karstiques ne suffisent pas à mes yeux à justifier une telle réputation.
Nous nous arrêtons à la fameuse Colline de la Lune pour faire une randonnée qui s’avèrera extrêmement suante pour moi mais pas pour les autres. Petite vue panoramique qui peut avoir son charme. De vieilles femmes vendent de l’eau au sommet. « laiteur? » (later :) ) me dit elle quand j'essaie de repousser son offre, simple mot d’anglais qu’elle a fini par assimiler au contact des touristes la rembarrant. Je dis "yes, later" et d'autres touristes (espagnols) rigolent en voyant mon sourire soulagé. Un chemin interdit permet de marcher sur l’arche donnant son à la colline. Notre guide finlandais s’y rend. Moi pas. Je m’aperçois que mon amie est une pure marcheuse; elle se marrait quand moi je suais à la montée; elle se marrait encore quand je luttais à la descente pour ne pas tomber sur les marches glissantes (elle s'est moins marrée quand je me suis énervé). Ah oui ; prenez garde à vos chaussures pour les ballades…. Le retour en vélo est plaisant. Nous rendrons les vélos pour se balader en ville.

On y traverse des rues commerçantes avec ses échoppes en toc. VOici un tout petit aperçu des attrape touristes made in Yangshuo (Dixit notre guide finlandais. Il tient cela de sa femme originaire du village et d’une autre personne native de Yangshuo).
Ici, une tisseuse dont seul l'ouvrage sur lequel elle travaille sera "made in Yangshuo". Tout le reste est fait ailleurs, probablement sur des machines de Hongshuo, ville industrieuse prés de Shanghai, qui sait? Bref, si vous voyez cette fille sur la photo suivante, n'achetez pas ce qu'il y a en magasin, ce n'est pas de la région.

On y voit de faux mendiants, véritables gérants d'hôtels, qui gagneraient jusque 400 yuans par jour (par jour oui) de leur mendicité. Ces mendiants seraient en fait très connus des habitants. 400 yuans par mois (mois, et pas jour), c'est ce que gagne un fermier dans la région....



Je dors sur place, dans l’hôtel qu’a choisi mon amie, allergique à la campagne. Le soir dans cet hôtel (Yangshuo Friendship Business) n'a pas fini de me sidérer. Mon amie appelle pour obtenir du PQ. Et le gardien de nuit de doctement lui expliquer qu'elle avait qu'à en acheter car il l'a déjà vue sortir 2/3 fois ce soir. Je descends, il détourne de moi un regard extrêmement agressif. Décidé à ne pas le laisser tranquille, une femme débarque en s'excusant (en anglais) et me file le papier toilette. Ce sera une constante en chine; le papier toilette est rationné! Et s'il y en a plus, t'avais qu'à en acheter, hé ballot. Dommage, l'hôtel est relativement confortable, à l'exception du lit trop dur pour mon dos d'occidental.

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Le mar 08 nov 2011 à 22:29


Disons le franchement; la ballade en radeau (telle que recommandée par «le petit futé»!), est juste pourrie et oubliable. Comment avons-nous procédé pour faire cette balade ? Il y a des intermédiaires à proximité de la gare routière (et là, c’est pratique d’avoir un compagnon de voyage parlant chinois) ou des agences de voyages qui vous en vendent pour 2 fois plus cher. Bref ; vous donnez votre accord pour y aller ; on vous amène au bus et on vous dit de retrouver le batelier qui attendra au pied du bus, à Yangdi VIllageme semble t’il. De là, nous partirons en barque vers Xingping. Je n’ai pas trouvé l’eau limpide, les paysage à couper le souffle (il suffit d’un peu d’humidité, typique de l’asie, pour voiler le panorama) et me suis trouvé franchement mal à l’aise au milieu de la centaine (plusieurs dizaines, c’est certain) de barques en bambou effectuant le même périple. Je ne compte même pas les gros bateaux partis en avant. Comme d’habitude, les promesses n’ont pas été tenues, le batelier refusant par exemple de faire des arrêts pour une croisière qui ne durera qu’une grosse demi heure. Le fait d’être au milieu de la rivière n’a selon moi ajouté aucune magie. Et j’aurais très bien pu me contenter de faire un trajet le long de la rivière Li en vélo….
L’arrêt à Changchin vaut à peine le détour selon moi. En dehors du très relaxant panorama, celui dont tout le monde vous dira qu’il figure sur le billet de 20 yuans, le vieux village est minuscule ce qui donne une visite assez rapide.


Nous mangeons dans un tout petit restaurant, où le serveur fait office de cuistot, avec des toilettes à la turc parsemé de poulets. J’ai donc du en dégager un pour satisfaire une envie pressante, j’imagine qu’il a depuis fini dans une assiette. Mon amie trouve la facture de qualité moyenne. Je parviens à m’en contenter, peu connaisseur mais reconnaissant qu’on m’amène loin des premiers restos en entrée du village, probables pièges à touristes.


Le bus nousramènera vers Yangshuo. Je photographie une amusante petite fille, pleine d'énergie.


Le soir, promenons une dernière fois en ville. Nous recroisons un vieux pêcheur aux cormorans. Nous lui demandons s'il veut nous emmener pêcher. Mais lui nous dit qu'il est trop vieux et que même pour tout l'or du monde, il ne nous emmènerait pas. Juste peut on prendre une photo avec les cormorans. Pour info, voici la technique employée par ces pêcheurs. Ils tiennent l'oiseau certes en laisse pour qu'ils ne s'envolent pas au loin, mais surtout ils étranglent l'oiseau avec un collier de telle sorte qu'il ne puisse avaler le poisson attrapé :).


Je trouve ce monsieur touchant; nous lui laissons un billet avant de partir. Un autre pêcheur, croisé au détour d'une ruelle, nous a laissé sa carte de visite (quel pro!), pour ceux que ça intéresse:




Voici ce que j’ai écrit en quittant ce village: « Je garde un gout amer de cette étape ; je trouve la ville très touristique et ce business autour de chaque site lui fait perdre tout son charme. Je retournerai surement par là bas, mais seulement pour rester sur Giggling tree et me promener dans les environs». Traduction: j’envisageais, en écrivant ces lignes, de retourner vers Yangshuo, mais loin du village ou plutôt de la petite ville. En effet, je n’ai jamais vraiment eu le temps de faire ce que je voulais, comme rmarcher pendant 2 ou trois jours et se perdre en pleine campagne, sans autre objectif que de rêvasser, prendre des photos et ce à un rythme de sénateur. Or, après y avoir mal dormi, j’ai passé une journée entière à Guilin, sous la pluie, à chercher un bagage et un parapluie. Seconde nuit, je suis parti de Guilin, tant bien que mal pour y retourner le jour d’après pour en repartir la journée même. Le lendemain, j’ai certes une petite ballade en vélo et randonné suante sur un vieux site touristique, mais après avoir de nouveau déménagé vers un autre hôtel. Le surlendemain, ballade en barque au milieu de millions d’autres barques etvisite vite fait d’un village. Ce n’est franchement pas ce que je voulais faire. Je ne suis pas zoologue ethnologue ; je m’en fous de l’authenticité des gens et rien à cirer qu’ils soient habillés en vêtement de tradition. Disons que la petite ferme de Giggling Tree me semblait prometteuse. Et je pense qu’il y avait moyen de passer 2/3 jours plutôt cools par là bas. A ne rien faire, sinon photographier, humer. Mais ça, je pense qu’il faut être seul pour le faire. C’est un sentiment paradoxal car sans mon amie parlant chinois, jamais je pense je ne me serais aventuré en bus aussi loin de la ferme. Je ne sais pas. Mais je pense que le language, s’il vous est connu ou traduit, vous ouvre de nombreuses perspectives.
DIeu merci, il y a la suite; les terasses du Dragon, que je garde pour un prochain épisode.
PS: peut être y a til aussi la frustration d'avoir raté quasiment toutes mes photos paysagères. La luminosité en CHine, pleine d'humidité créant un effet de haze ne facilitera pas les choses.

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emh
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Le lun 14 nov 2011 à 20:53

Au matin, nous quittons Yangshuo. La veille au soir, nous nous sommes mis d’accord avec une agence. Après quelques tergiversations, nous avons conclu un marché. 150 yuans par personne pour aller directement à Pingan, entrée du parc comprise, le marché est plus que correcte. Nous nous levons tôt le matin. Mon ami et moi sommes en froid pour incompatibilité d’humeur. Nous revenons et passons par Guilin. Sur la route, j’ai le temps de voir ce qui est un cliché en Chine ; l’explosion des constructions. C’est un lieu commun, mais c’est réellement impressionnant quand on y prête attention. Une zone résidentielle est aménagée, et c’est 3, 4 voir même plus d’un même building qui pousse pour allègrement atteindre la trentaine d’étages. J’espère leur qualité de meilleures factures que nos HLM en banlieue des grandes villes. Je me garderai bien de toute morale à ce sujet tant en Chine la pression immobilière est forte (ce qu’un guide reconnaissait être une erreur du Maoisme ; la natalité fut encouragée en prévision d’une éventuelle guerre avec le Japon, guerre qui n’arriverait jamais). Tout se déroule pour le mieux jusqu’à ce que ce que notre guide nous explique qu’avant d’aller à Pingan, nous passerons par Dazhai, un village aussi situé dans le par cet où nous pourrons rendre visite aux villageois costumés. Le tout pour 90 yuans par personne. Comme je ne suis pas zoologue, et que ça m’agace prodigieusement d’être prévenu à la dernière minute, nous expliquons à la guide que non, franchement non, nous voulons aller à PingAn. Ah bah dans ce cas, c’est possible, mais il faudra attendre 1h30 pendant que les autres fassent leur visite. Quand nous déclinons la proposition, nous somme débarqués à l’entrée du parc (dieu merci, nous obtenons l’entrée). La guide se comportera alors comme tous les chinois dont on refuse la combine pourrie ; elle deviendra franchement nauséabonde. Je constaterai la chose suivante au cours de mon voyage ; les chinois entre eux ont des rapports assez brutaux ; les jeunes sont franchement impolis, les vieux adorables et les autres, cela dépendra de leur intérêt à te vendre quelque chose ou pas. S’ils ne peuvent rien tirer de toi, c’est à peine s’ils vous regarderont ou vous répondront. Par contre, les vieux à Shanghai ont été franchement adorables ; ils étaient trop content de pouvoir parler à quelqu’un.

[align=justify]C’est donc passablement énervé qu’à l’entrée du parc nous attendons la navette pour PingAn. Une fois arrivée à l’entrée, nouvelle colère…il faut porter nos affaire et la côte est dure…..la goute d’eau vient de mon ami qui souhaite m’aider âpres m’avoir traduit les propos d’un touriste chinois « ah des étrangers ». Les étrangers étant reconnaissables à leur méconnaissance du problème qui les attends. Il y a bien sur des porteurs qui proposent leur aide. Mais j’en ai un peu marre qu’on me tape mon argent à tous les coins de rue, et je suis mal à l’aise à l’idée d’utilise rune vieille femme pour porter ma valises (certains touristes n’ont eux aucun problèmes à utiliser des porteurs à chaise en pleine montagne). Ereinté, nous parvenons à l’hôtel qu’on nous avait recommandé. Dieu merci, l'agence ne nous avait pas menti. C'est bien le premier bâtiment à l'entrée du village.... Beaucoup d’énervement. Grosse colère. Que je cesse immédiatement d’un éclat de rire pour nous emmener manger puis se balader (je rirai moins au moment de ranger mon bordel…). L’hôtel indiqué est de bonne facture. Nous découvrons la spécialité locale (riz cuit dans bambou) dans un petit resto en contrebas, et je mange épicé autant que faire se peut, bien aidé par quelques boissons sucrées.

Puis journée sublime et enchanteresse. Nous y sommes heureux comme des gosses. Seule la médiocrité de mes photos me décevra. Le panorama est magnifique. Je réalise enfin ce que je voulais faire. Marcher tranquillement et en prendre plein les yeux. Eclat de rire quand un couple nous dépasse alors que nous nous reposons. L’homme en a ma claque et dit qu’il est déjà 16h, qu’il va falloir rejoindre le bus. La femme est mécontente et dit qu’il ment, qu’il doit être 15h. Renseignement pris, il était 15heures.

Nous mangeons dans un petit restaurant, en fait chez l'habitant mais avec un menu. De la souris y est porposée. Sans façon. Nous goûterons encore une fois au "stikky rice" cuit dans du bambou, spécialité locale. Je suis franchement content et la journée du lendemain s'annonce ardue, puisque nous avons l'intention de nous lever à 5H du mat pour partir marcher dès 6h.

Day 11 Levé à 5h du mat’. Dès 6h, nous assistons au lever du soleil. Beaucoup de gens ont comme nous décidé de faire pareil pour photographier le majestueux panorama.Puis nous entamons une longue journée de marche jusque Dazhai;


Mon amie est pleine de vie et de ressources, elle que j'imaginais surtout fille de la ville. Elle me révèle qu'elle a appris à pêcher et à faire du cheval dans la ferme de ses grand parents, chose que j'ignorais. Ce qui pourrait expliquer pourquoi elle marche beaucoup mieux que moi....

La ballade entre Pingan et Dhazai est franchement adorable.

Nous marchons jusque 2h de l’après-midi; je nous implore d'arrêter car nous avons quasiment marché à jeun ; nous nous arrêtons à un restaurant; un petit couple semble être heureux de nous accueillir. Je me sens beaucoup mieux une fois que nous nous sommes restaurés et reposés. Un petit vieux veut qu'on le prenne en photo mais nous pensons que c'est pour del'argent. Nous refusons. Or ce n'était pas le cas...il cherchait juste une furtive compagnie. Je le regrette amèremùent, tant ce vieil homme, tout d enoir vêtu, dégageait un fort charisme Nous repartons en courant en quête du parking d’où nous repartons pour Ping An en bus. On nous descend à un pont ou nous sommes censés prendre un bus. Nous prendrons un camion qui nous amène au village pour 20 yuans. Nous retrouvons une petite bande composée de 2 anglais et 2 chinoises, Chris, Nick, Beijing girl et Lybian girl, rencontrés durant la randonnée. Nous nous retrouvons pour manger et boire un coup. Nous décidons de partir ensemble le lendemain. Nous achetons 50 yuans des billets qui n’en valent que 30 yuans.

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