Éthiopie : Histoire

Chronologie de l'Éthiopie

L'Éthiopie possède une histoire très ancienne puisqu'elle est un des berceaux de l'humanité. 

1 000 av. J.-C.

C'est dans la vallée du Rift que furent découverts en 1974 les restes du plus ancien hominidé (Lucy, 3,5 millions d'années). Depuis 5 000 ans, l'Histoire des dirigeants éthiopiens est consignée dans les archives du pays, et bien que celle-ci ne soit pas corroborée par d'autres écrits, la Bible mentionne des épisodes de l'Histoire éthiopienne datant de 1 000 av. J.-C. Selon ces sources, le premier empereur d'Éthiopie serait Ménélik, fils de la reine de Saba, le dernier représentant de la dynastie étant Hailé Sélassié, investi en 1930 et renversé en 1974.
Selon la tradition locale, les premiers Éthiopiens étaient juifs. De fait, le pays abrita longtemps une communauté juive, les Falachas, dont les derniers membres finirent par émigrer en Israël à la fin des années 1980.

VIe-VIIe siècles

Le christianisme est introduit dans le royaume d'Axoum par l'Église égyptienne copte au VIe siècle. Au VIIe siècle, les armées musulmanes, parties en guerre sainte de La Mecque en 632, pénètrent peu à peu dans la corne de l'Afrique et, bien que le royaume chrétien d'Axoum se soit retrouvé isolé durant de longs siècles, il résiste face à l'expansionnisme de l'islam.

XIIe-XVIe siècles

Au cours du second millénaire, le royaume est assailli de toutes parts. Des tribus païennes contraignent les empereurs éthiopiens à abandonner leurs villes et, provisoirement, à devenir nomades ; les musulmans envahissent l'est du pays au XIIe et au XIVe siècle ; et au XVIe siècle, les royaumes islamiques, qui bénéficient alors du soutien de l'empire Ottoman, mettent le pouvoir d'Axoum en péril.

XVIIIe-XIXe siècles

C'est au XVIIIe siècle, après une longévité remarquable, que l'empire finit par se morceler et durant un siècle, les princes des différentes provinces se livrent une guerre incessante. Le royaume est réunifié en 1855 par Rass Kassa, qui se sacre lui-même empereur Théodoros II. Il se donnera la mort quelques années plus tard, assiégé dans sa forteresse par une expédition militaire britannique.

1869

Suite au creusement du canal de Suez (1869), les puissances européennes se disputent le contrôle de la région.

1936-1941

En 1936, le pays est envahi par les troupes de Mussolini et l'Éthiopie ne regagne son indépendance qu'en 1941, avec la reddition italienne.

1962

En 1962, l'empereur Hailé Sélassié annexe l'Érythrée et déclenche une guerre civile de trente ans. L'homme est considéré au départ comme un héros national. Mais devant l'enrichissement abusif de l'Église et d'une petite élite, alors que des millions de paysans sans terre meurent de faim, l'opinion finit par se retourner contre lui.

1974

En 1974, étudiants, ouvriers, paysans et forces armées se soulèvent, l'empereur est destitué et une dictature militaire prend la relève. Sous l'autorité de Mengistu Hailé Mariam, le nouveau gouvernement – le Derg – se tourne vers l'URSS. Déjà instable, le pays se trouve d'autant plus fragilisé : Érythréens et rebelles somalis profitent de ce chaos pour mener des actions armées. Les troupes soviétiques et cubaines interviennent pour repousser les forces rebelles mais ne peuvent venir à bout de la guérilla.

1975-1991

Mengistu tente de renforcer son emprise en instituant un parti unique, des comités du peuple, et pratique des transferts de population, qui ne font qu'accroître le problème de la famine. Les Érythréens prennent le principal port d'Éthiopie, le Front de libération du Tigré se joint au combat, les Soviétiques se retirent. Alors que le cours du café chute, une famine sans précédent ravage le pays. En mai 1991, Mengistu s'exile tandis qu'une coalition rebelle conduite par le Tigréen Mélès Zénawi prend le pouvoir. Dans un pays en ruine, où six millions de personnes meurent de faim, le nouveau gouvernement décide malgré tout de promouvoir la démocratie.

1994-2000

La nouvelle Constitution, ratifiée en 1994, donne le droit aux neufs régions d'Éthiopie à l'autodétermination et à la sécession. Les premières élections parlementaires du pays qui se tiennent en 1995 plébiscitent le Front démocratique révolutionnaire du peuple Éthiopien à 98% tandis que les principaux partis d'opposition boycottent les urnes. Mélès Zénawi devient Premier ministre et s'entoure de ministres en majorité tigréens, le développement du secteur privé et l'amélioration de la sécurité alimentaire constituant les deux priorités du gouvernement. Les relations avec l'Érythrée se détériorent jusqu'à l'éclatement d'un conflit armé en juin 1998, qui aboutit à la fermeture des frontières. Deux ans plus tard, l'Éthiopie défait les forces érythréennes et un accord de paix est signé entre les deux pays. Endetté par la guerre, le pays obtient du FMI une aide à la reconstruction.

2001

En octobre 2001, Girma Wolde-Giorgis, 76 ans, inconnu du grand public, est élu président de la république. Mélès Zenawi devient Premier ministre.

2001-2004

Entre 2001 et 2004, le pays subit quelques troubles épisodiques : manifestations étudiantes (40 morts), incidents meurtriers en mai 2002 et février 2004 à Gambella.

2005

Les élections législatives de mai 2005 ont alors montré une forte progression de l'opposition, qui a décidé de boycotter le Parlement. Mélès Zenawi a été reconduit au poste de Premier ministre. Au début du mois de novembre de la même année, de violentes manifestations ont lieu à Addis-Abeba, provoquant la mort d'au moins 33 personnes et l'arrestation de 2 000 opposants, dont des dirigeants du CUD.

2006

En juillet 2006, les milices des Tribunaux islamiques prennent le contrôle de Mogadiscio et les tribunaux islamiques déclarent la "guerre sainte" contre le gouvernement. En décembre, le général Mengistu, ancien dictateur, est reconnu coupable de génocide par la justice éthiopienne.

2007

Girma Wolde-Giorgis est réélu le 9 octobre 2007 président de la République.

2012

Le 21 Août le premier ministre Meles Zenawi décède pendant son mandat. Hailemariam Desalegn est désigné premier ministre d'intérim. 

 

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