Éthiopie : Environnement

Géographie, faune et flore de l'Éthiopie

Géographie

Avec une superficie de 1 098 000km2, le territoire de l’Éthiopie est deux fois plus grand que celui de la France. La topographie est très variée. Certaines chaînes montagneuses dépassent les 4 000 m d’altitude. Le désert Danakil, qui s’étend entre l’Érythrée et Djibouti jusqu’à 125 m sous le niveau de mer, est l’une des régions les plus arides, les plus chaudes et les plus inhospitalières de la planète.
L’Éthiopie se divise principalement en deux zones géographiques : les hauts plateaux, aux températures fraîches, et les plaines, au climat plus chaud.
Sur le vaste plateau central (les plateaux éthiopiens), l’altitude moyenne est comprise entre 1 800 m et 2 400 ; c’est dans cette région que se dressent les montagnes les plus hautes du pays. Avec ses 4 543 m, le Rash Dashen est le point culminant de l’Éthiopie et le dixième plus haut sommet d’Afrique.
Les montagnes donnent naissance à quatre cours d’eau d’importance dont le plus célèbre est le Nil bleu. Prenant sa source au lac Tana, et plus tard rejoint par le Nil blanc au Soudan, le fleuve fertilise la vallée du Nil en Égypte. Les autres grandes rivières sont l’Awash, l’Omo et la Chébéli. Le sud de l’Éthiopie est traversé diagonalement par la grande vallée du Rift. D’une largeur de 50 km environ, celle-ci descend jusqu’au Mozambique. La vallée abrite un grand nombre de lacs qui s’égrènent au sud d’Addis-Abeba.

Parcs nationaux et sanctuaires

Au cours des dernières années, le gouvernement éthiopien a créé de nouveaux parcs nationaux et des zones protégées. Il existe actuellement 21 parcs nationaux, cinq sanctuaires et six espaces protégés dont le plus célèbre est le parc national des monts Simien, un site inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. Les autres zones protégées ne reçoivent pratiquement aucune aide (le gouvernement a même autorisé la culture de la canne à sucre dans le parc national de l’Omo et le parc national de Mago !).
Les communautés locales ne respectent pas les périmètres des zones protégées, malgré les campagnes de sensibilisation. Tout n’est pas perdu. Ainsi, le parc national de Gambela, situé à la frontière avec le Soudan du Sud, à l’extrémité ouest du pays, n’a rien perdu de sa richesse faunistique (troupeaux d’antilopes, éléphants, lions, buffles, etc.) malgré les conflits qui déchirent la région et l’arrivée massive de réfugiés.

Écologie

Les guerres civiles qui sévissent dans la région ont certes un effet négatif sur l’environnement, mais le responsable principal reste la pression démographique. Quelque 95% de la forêt originelle de l’Éthiopie a disparu en raison des activités humaines et agricoles. La population de l’Éthiopie a presque quintuplé au cours des 75 dernières années et elle continue de progresser de 2,9% par an. Habitat, combustible, matériel de construction, pâturages et besoin en matières premières exercent une pression continuelle, réduisant les ressources naturelles et détruisant de larges territoires.
L’érosion du sol due à la déforestation constitue une menace extrêmement sérieuse. Bien que la chasse et le braconnage aient décimé les grands troupeaux d’éléphants et de rhinocéros, la déforestation a également joué un rôle important.
La faune sauvage et les forêts sont tous deux victimes de la récente guerre civile où des forêts entières furent incendiées par le Derg pour obliger les forces rebelles à sortir de leur cachette. De plus, de grandes armées, affamées et mal approvisionnées ont tourné leur regard vers les ressources naturelles du pays et un grand nombre d’animaux sauvages furent abattus.
Jusqu’à récemment encore, les conflits armés entre différentes tribus dans le parc national de l’Omo et le parc national de Mago continuent d’annihiler les efforts de préservation de la vie sauvage. Aujourd’hui, la situation est mieux contrôlée. La chasse est gérée par le gouvernement et elle pourrait bien fournir le moyen le plus pragmatique et réaliste d’assurer la survie future des grands mammifères d’Éthiopie. Cependant, le braconnage continue de constituer une menace sérieuse pour certains animaux. L’extrémité nord de la vallée s’ouvre sur le désert du Danakil, une dépression qui s’étend du nord de l’Éthiopie jusqu’à la côte. Cette vallée qui s’élargit petit à petit sera un jour inondée par la mer car l’Afrique de l’Est se détache peu à peu du continent.

Faune et flore

Au cours des 25 dernières années, près de 77% des forêts éthiopiennes ont été décimées pour répondre aux besoins en combustible et en bois de construction. À la fin du XIXe siècle, des eucalyptus d'Australie furent introduits pour lutter contre la déforestation, mais ces arbres au développement très rapide ont eu un effet dévastateur sur l'environnement : la faune endémique ne les apprécie guère et rien ne pousse autour de leurs racines, si bien que les forêts d'eucalyptus ne font que précipiter l'érosion du sol.
La vie animale éthiopienne est également en déclin. On recense surtout de nombreuses espèces d'antilopes et quelques singes, comme le babouin. En revanche, le pays abrite plus de 830 espèces d'oiseaux et il n'est nul besoin de s'aventurer dans les zones les plus reculées pour les observer.

Mis à jour le : 6 février 2018

Articles récents

Guide de voyage

Un guide de référence, à la fois pratique et culturel, pour un séjour inoubliable en Éthiopie