-
Publié le 29/08/2025 6 minutes de lecture
Tokyo n’est pas réputée pour être une destination bon marché : cette métropole fascinante s’accompagne souvent de tarifs à la hauteur de sa réputation.
Mais il existe de nombreuses astuces pour optimiser votre budget voyage sans sacrifier la qualité de votre séjour – et nous avons rassemblé pour vous les meilleurs bons plans.
Au programme : savourer un repas étoilé Michelin pour moins de 15 €, profiter des formules nomihōdai (boissons à volonté) et tabehōdai (buffets à volonté) dans les izakaya, passer la nuit dans un capsule hotel au charme typiquement japonais, ou encore dénicher des vols avantageux en basse saison. Autant d’astuces qui permettent de découvrir le meilleur de la capitale japonaise sans faire exploser son budget.
Voici toutes nos recommandations pour profiter de Tokyo… sans se ruiner.
Trouver un vol pas cher pour Tokyo : nos astuces
À Tokyo, les prix des billets d’avion flambent aux périodes de forte affluence touristique, en particulier au printemps, lorsque les cerisiers (sakura) sont en fleurs, et en automne, lors de la saison du feuillage rouge (kōyō).
Pour éviter ces hausses, privilégiez l’hiver ou la saison des pluies (de la mi-juin à la mi-juillet), des périodes moins demandées et donc plus abordables.
Les vols directs depuis l’Europe restent souvent chers, mais il est possible de réduire la facture en optant pour un trajet avec escale au Moyen-Orient ou en Europe centrale, où certaines compagnies proposent des tarifs plus compétitifs.
Retrouvez plus de détails sur les meilleures périodes pour visiter Tokyo.
Profitez des hôtels moins chers en basse saison
Les périodes creuses permettent aussi de trouver des hébergements bien plus abordables à Tokyo.
Attention toutefois à la période du Shōgatsu (Nouvel An) : la ville tourne alors au ralenti, de nombreux commerces fermant leurs portes pour que les habitants puissent passer du temps en famille et se rendre dans les sanctuaires de leur ville d’origine.

Choisissez des hébergements plus petits
Au Japon, les espaces de vie sont généralement plus exigus que ceux auxquels sont habitués les voyageurs européens ou nord-américains. Mais opter pour un hébergement de taille réduite peut permettre de faire baisser considérablement la note.
Les capsule hotels en sont l’exemple le plus parlant : de grands dortoirs composés de cabines individuelles – ou “capsules” – équipées d’étagères, de ports de recharge et d’une lampe de lecture. Des casiers sont disponibles pour les bagages encombrants et les espaces sanitaires sont partagés. Les tarifs débutent autour de 6600 ¥ (environ 45 €) la nuit.
Autre bon plan : les chaînes hôtelières économiques comme Toyoko Inn, Dormy Inn ou Iconia Hospitality, très présentes à Tokyo. Les chambres y sont minuscules, mais votre budget vous remerciera.
Utilisez les cartes IC et les pass journaliers pour les transports
Les cartes prépayées et rechargeables Suica et Pasmo, appelées cartes IC, sont valables sur l’ensemble des trains, métros et bus de Tokyo. Vous pouvez les acheter directement aux distributeurs automatiques présents dans toutes les gares.
Elles nécessitent un dépôt de 500 ¥ (environ 3 €), restitué au moment où vous rendez la carte à un guichet, en plus du solde restant.
Les billets papier coûtent seulement quelques yens de plus par trajet, mais les cartes IC offrent un avantage pratique : elles permettent de récupérer facilement la différence si vous passez par la mauvaise sortie – une erreur fréquente, même chez les habitués.
Si vous prévoyez de beaucoup vous déplacer en transport, des pass illimités existent également. Le Tokyo Subway Ticket donne un accès illimité aux lignes Tokyo Metro et Toei, avec des formules valables 24 h, 48 h ou 72 h. Attention toutefois : les lignes Japan Rail (JR) ne sont pas incluses.

Découvrez Tokyo à pied
Le réseau ferré de Tokyo est vaste, ponctuel et efficace, mais il n’existe pas de moyen plus économique – ni plus immersif – que de parcourir la ville à pied.
Vous allez de Shibuya à Shinjuku ? Traversez plutôt la majestueuse forêt de cèdres du sanctuaire Meiji-jingū. Vous partez d’Asakusa vers le sud ? Laissez-vous guider par la promenade qui longe le fleuve Sumida. Un dîner à Roppongi suivi de cocktails à Ginza ? Rentabilisez la soirée en optant pour une balade illuminée entre ces deux quartiers chics.
Ne ratez pas le dernier métro – les taxis coûtent cher
À Tokyo, les métros cessent de circuler vers minuit (sauf le 31 décembre). Manquer le dernier départ peut coûter cher : les taxis sont déjà onéreux en temps normal, et leurs tarifs grimpent encore davantage la nuit. Quant à Uber, il n’offre guère d’économies.
Si la distance le permet, rentrer à pied reste une option. Sinon, mieux vaut patienter jusqu’au premier train, vers 5 h du matin, dans un karaoké ou un restaurant ouvert 24 h/24 – en gardant à l’esprit qu’il faudra continuer à consommer.
Petit conseil : l’application Google Maps propose une fonction “dernier train” pour calculer votre itinéraire retour. Un réflexe à adopter pour éviter les mauvaises surprises.

Profitez des restaurants bon marché
Tokyo est réputée pour sa gastronomie d’exception, mais les additions peuvent vite s’envoler : un diner dans le restaurant mythique Sukiyabashi Jirō, par exemple, se chiffre en centaines d’euros. Heureusement, avec près de 150 000 restaurants, la capitale regorge aussi d’adresses accessibles.
Les izakaya (brasseries japonaises) sont une excellente option pour petits budgets. Dans des chaînes populaires comme Torikizoku (spécialiste du poulet) ou Hanbey (au décor rétro des années Shōwa), on trouve des formules nomihōdai : boissons à volonté incluant bières, cocktails, highballs et soft drinks.
Certaines enseignes, telles que Kin no Kura, proposent quant à elles des tabehōdai : buffets à volonté où l’on peut se régaler de sashimi, yakitori, edamame… jusqu’à la pizza.
Pour les amateurs de sushi, les restaurants à tapis roulant (kaiten-zushi) offrent une alternative savoureuse et économique aux coûteux menus omakase, servis à la discrétion du chef.
Bon plan : des ramens d’exception à petit prix
En 2025, Tokyo comptait 170 restaurants étoilés au Michelin. Pourtant, certains des établissements les plus réputés de la capitale sont aussi parmi les plus abordables.
Pour savourer des ramen d’exception, rendez-vous chez Nakiryu (le “dragon qui pleure”), célèbre pour sa soupe épicée dandanmen, ou chez Konjiki Hototogisu, dont le bouillon au porc et au poisson, relevé d’une touche de truffe, est un pur concentré d’umami.
Dans ces deux adresses incontournables, un bol de ramen coûte moins de 1400 ¥ (environ 10 €) – une occasion unique de goûter à la gastronomie tokyoïte sans se ruiner.
Les konbini, des précieux alliés pour manger moins cher
Dans bien des pays, la nourriture de supérette n’a rien de séduisant. Mais à Tokyo, les konbini – ces commerces de proximité que l’on retrouve à chaque coin de rue, comme 7-Eleven, Family Mart ou Lawson – proposent des repas rapides, savoureux et étonnamment variés.
Pour quelques centaines de yens, vous pouvez déguster un bol de nouilles instantanées (à préparer directement sur place grâce aux bouilloires mises à disposition), choisir parmi une large gamme d’onigiri (boulettes de riz garnies), ou encore craquer pour du poulet frit et des brioches vapeur.
Ouverts 24 h/24 et 7 j/7, les konbini sont l’arrêt idéal pour un en-cas improvisé ou un repas tardif après une soirée arrosée.

Attention aux frais d’entrée dans les bars
Dans certains quartiers nocturnes de Tokyo – notamment le Golden Gai à Shinjuku, célèbre dédale de ruelles datant de l’ère Shōwa –, il est courant de devoir payer des frais d’entrée pouvant aller jusqu’à 1500 ¥ (environ 10 €) par personne.
Si vous prévoyez de faire la tournée des bars, la note peut vite grimper au fil de la soirée.
Gardez l’œil ouvert : certains établissements indiquent clairement à l’extérieur “no cover charge” (pas de frais d’entrée). Sinon, n’hésitez pas à demander au barman avant de vous installer.
Profitez des parcs de Tokyo
Tokyo n’est pas qu’une jungle de béton : la ville abrite aussi de magnifiques espaces verts. L’accès à certains jardins, comme le Rikugien ou le Shinjuku-gyoen, est payant.
Mais au printemps, pendant la saison du hanami (observation des cerisiers en fleurs), vous pouvez tout simplement vous installer sous les pétales dans des parcs gratuits comme le Yoyogi-kōen ou l’Inokashira-kōen, et profiter du spectacle sans dépenser un yen.
Autre particularité appréciable : au Japon, boire de l’alcool en plein air est autorisé. De quoi agrémenter votre pique-nique d’une bière ou d’un saké, sans faire flamber votre budget.
Chinez dans les meilleures friperies du Japon
Le Japon est l’un des meilleurs endroits au monde pour dénicher des articles vintage. À Tokyo, les boutiques de seconde main sont légion, et les objets y sont en général d’une propreté impeccable. En fouillant bien, il est facile de tomber sur de vraies bonnes affaires.
Pour l’électronique et les instruments de musique, rendez-vous dans les grandes enseignes Hard Off et Book Off. Les passionnés de jeux vidéo trouveront leur bonheur à Super Potato ou à Retro Game Camp, dans le quartier d’Akihabara.
Côté mode, le quartier de Shimokitazawa est le paradis des friperies. Chez Stick Out, chaque article est vendu 700 ¥ (environ 5 €) ; Mode Off est une véritable caverne aux bonnes affaires (même si la qualité n’est pas toujours au rendez-vous) ; tandis que Flamingo s’est spécialisé dans le style américain et réserve souvent de belles trouvailles.
Cet article de David McElhinney publié sur Lonelyplanet.com, a été traduit avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la supervision de nos auteurs, puis édité par la rédaction.
