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Ile de Ré : les sites incontournables à visiter

Mis à jour le : 7 août 2020

Carte

Coupée du continent jusqu’en 1988, l’île de Ré est longtemps restée une terre secrète, peuplée de pêcheurs et de paysans. Ses plages et ses ruelles bordées de roses trémières et de maisons blanches aux volets verts dressent un décor de carte postale. Ici, on vit au rythme du Phare de Ré, l’hebdomadaire du mercredi, véritable institution sur l’île qui sert de lien entre tous les rétais. Dix communes se répartissent autour de l’île : les ports se situent sur la côte nord, moins exposée aux courants marins, tandis que les grandes plages de sable fin s’étalent le long de la côte sud. Le long des 115 km de pistes cyclables de cette terre plate à fleur d’océan, les touristes filent ainsi parmi les parcs à huîtres, les marais salants et les vignobles, avant de rejoindre les plages... Petit tour de l'île et de ses curiosités. 

Le Pont de l’île de Ré

Inauguré le 29 août 1988, le pont de l’île de Ré fit l’objet de controverses. Source de liberté et de développement économique pour les uns, il était sujet de nuisance et de pollution pour les autres, qui craignaient une invasion de voitures sur cette île du Ponant encore préservée de la mode des ponts (Oléron en 1966 et Noirmoutier en 1971). Pour finir, Francis Bouygues eut gain de cause. Son ouvrage, 60 000 tonnes de béton et d’acier pour 2,6 km montés en un bel arc de cercle, transfigura définitivement les traits insulaires. 

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Le pont de l'île de Ré

Saint-Martin-de-Ré

Capitale historique, économique et administrative de l’île de Ré, la ville se constitue autour du port dès le Moyen Âge, d’où les commerçants exportent le sel et le vin produits sur l’île. Pillée à de nombreuses reprises, des Normands au XIe siècle jusqu’aux anglais pendant la guerre de cent ans et au XVIIe siècle, elle est dotée par Vauban d’imposantes fortifications et d’une citadelle, entre 1681 et 1685. L’apparition de maisons bourgeoises au XVIIIe siècle donne à Saint-Martin un aspect prospère. La ville attire aujourd’hui beaucoup de visiteurs en été et constitue une belle halte pour flâner quelques heures. 

Les fortifications             

Inscrites au Patrimoine mondial de l’unesco depuis 2008, les fortifications qui enserrent Saint-Martin-de-ré ont été réalisées par Vauban à la demande de Louis XiV à partir de 1681. Le but était à l’origine d’accueillir les soldats avec l’ensemble de la population rétaise (17 000 habitants à l’époque) et le bétail en cas d’attaque, pour pouvoir résister à un siège de 48 jours. L’enceinte urbaine mesure 14 km de long pour 1,5 km de rayon et comprend une succession de fossés, de bastions, de contre-garde, de demi-lunes, de courtines, ainsi que deux larges portes assurant l’entrée de la ville : la porte des campani et la porte de toiras. après avoir servi de bagne sous l’ancien régime, la citadelle fut jusqu’en 1938 un point de transit pour les forçats condamnés aux travaux forcés en Guyane et en Nouvelle-calédonie. Seznec, dreyfus, Henri charrière, dit “Papillon”, sont ainsi passés par là. aujourd’hui maison centrale, la citadelle compte 400 détenus condamnés à de lourdes peines.

Le musée Ernest-Cognacq

Sis dans l’hôtel de clerjotte, une magnifique résidence construite à la fin du XVe siècle par Louis clergeat, receveur de l’île, le musée ernest-cognacq se partage entre la bâtisse ancienne et une aile contemporaine. il retrace l’histoire de l’île de ré de la préhistoire à nos jours, à grand renfort de panneaux explicatifs, de maquettes et de cartes d’époque. une petite partie est consacrée à l’histoire pénitentiaire de SaintMartin ; on peut voir notamment des fers et un uniforme, ainsi que quelques œuvres de bagnards. Joli jardin à la française.

L’église Saint-Martin

L’église paroissiale de Saint-Martin a été construite au XiVe et au XVe siècle sur les ruines d’une église romane datant du Xiie siècle. détruite à plusieurs reprises lors des guerres de religion et lorsque la ville fut bombardée par les navires anglais et hollandais en 1696, elle fut reconstruite et embellie tout au long de son histoire mouvementée et présente un intéressant mélange de styles roman et gothique. Le clocher offre une vue saisissante sur le port et les fortifications, surtout au coucher du soleil.

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Le port de La Flotte

La Flotte

Commune la plus peuplée de l’île après Sainte-Marie, La Flotte était à l’origine un simple village de pêcheurs. elle se développe autour de son port, qui connaît un essor important à partir du XVie siècle avec l’exportation de sel, de vin et d’eaude-vie, et l’importation de bois, notamment destiné à la construction des bateaux. c’est à partir de cette époque que les armateurs et les négociants construisent de belles demeures aux alentours. Le quai Sénac et le cours Félix-Faure, où s’alignent quelques hôtels particuliers des XViie et XViiie siècles, témoignent de la prospérité flottaise d’alors. tous les matins, le marché “médiéval”, ouvert en 1805, attire beaucoup de monde parmi ses étals débordant de produits frais.

La Maison du Platin

Installée dans une ancienne distillerie, la maison du Platin est un petit musée consacré à la culture insulaire. on y trouve d’anciens outils de pêche, de maraîchage et des objets de la vie quotidienne. un intérieur rétais du début du XXe siècle a été reconstitué avec son mobilier et ses bibelots. des coiffes et des costumes traditionnels sont également exposés, ainsi qu’une belle série de photographies de la première moitié du XXe siècle, signées de l’artiste flottais eugène-Nemours bonin. très active, l’association qui gère le musée propose des visites du village et de l’abbaye, des découvertes de l’ostréiculture ainsi que des initiations à la pêche à pied.

Le Fort de la Prée

Premier ouvrage militaire de l’île, le fort de la Prée est réalisé en 1626 sous les ordres de Louis Xiii. construit en partie avec les pierres de l’abbaye des châteliers voisine, il est constitué de quatre bastions en étoile reliés par des courtines en demi-cercle, d’un fossé inondable avec un pont-levis et d’un petit port d’échouage. débarcadère des navires reliant l’île au continent, il constitue un point stratégique militaire en direction de La rochelle. il fut un élément défensif déterminant pour la reconquête de l’île sur les troupes anglaises du duc de buckingham en 1627 et l’armée allemande y installa un poste de défense et d’observation pour protéger la base sous-marine de La rochelle durant la Seconde Guerre mondiale. attention, le fort étant privé, on peut parfois trouver porte close certains week-ends.

L’abbaye des Châteliers

Les imposantes ruines de l’abbaye des châteliers invitent à imaginer l’importance passée des lieux. ancienne abbaye cistercienne du Xiie siècle, elle fut ravagée par les attaques anglaises et les guerres de religion. c’est le plus vieil édifice religieux de l’île. des visites guidées (adulte/6-12 ans 5/3 €) sont organisées par la maison du Platin.

Rivedoux-Plage

De par sa position géographique proche du continent, rivedoux-Plage a toujours été un lieu de passage. c’est ici qu’accostait le bac, à la pointe de Sablanceaux, et c’est d’ici que part le pont reliant l’île au continent (voir encadré p. 180). bordée de deux plages, au nord et au sud, la côte est dédiée à l’ostréiculture, tandis que le petit port accueille quelques bateaux de pêche.

Sainte-Marie-de-Ré

Depuis une trentaine d’années, Sainte-Marie-de-Ré connaît un essor démographique important en raison du pont et de sa nouvelle proximité avec La rochelle. La population permanente se répartit entre le bourg et le village de La Noue, avec lequel SainteMarie forme une seule et même commune. entouré de vignes, Sainte-Marie-de-ré a ainsi troqué son passé agricole pour revêtir un aspect plus résidentiel que touristique. Le vaste estran qui s’étend jusqu’au phare de chauveau promet de belles pêches à pied.

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Le phare de Saint-Martin-de-Ré, au bout de la promenade sur les remparts

L’ église Notre-dame- de-l’Assomption

L’église, citée dès le Xiie siècle, est l’une des plus anciennes de l’île. Malgré les fortifications aménagées par les habitants dès le XiVe siècle, la bâtisse ne résista pas aux guerres de religion. aujourd’hui, seul le clocher, classé monument historique en 1921, date de cette période. ce dernier, qui a longtemps servi de poste de surveillance, mérite une petite ascension, pour la belle vue à 360° qu’il offre depuis son sommet (visites organisées par l’association des amis de l’église mar et jeu 10h-12h).

L’ancre maritaise

Regroupement d’associations de protection de l’environnement et de sauvegarde du patrimoine naturel maritais, l’ancre maritaise organise des sorties naturalistes accompagnées de spécialistes dans toute l’île, des visites d’écluses à poissons et des séances d’observation des étoiles. Sainte-Marie abrite en effet 8 écluses à poissons traditionnelles (voir encadré ci-contre) et possède le label “village étoilé”, récompensant la faible pollution lumineuse de la commune qui permet une meilleure observation du ciel. des expositions thématiques, des conférences et des ateliers pour enfants sont également proposés.
 

Le Bois-Plage-en-Ré

Principale commune touristique de l’île avec ses grandes plages de sable blanc surveillées, le bois-Plage est pourtant traditionnellement tourné vers la vigne. au XiXe siècle, on dénombrait encore sept distilleries sur son territoire. Mais le bourg, où résident les notables, fut brutalement touché par la crise du phylloxéra en 1875. Plusieurs vignobles délaissés deviendront plus tard des terrains de camping. reconnaissable à sa grande tour cylindrique, la coopérative des vignerons de l’île de ré se trouve sur la route de Sainte-Marie.
À voir : les Vignerons de l’île de Ré
La coopérative des vignerons de l’île de ré abrite une distillerie, un chai à cognac et des cuves à pineau, où est fabriquée la majorité des alcools de l’île. un comptoir de vente propose la production des lieux, ainsi que des pommes de terre grenailles aoP. des visites guidées de la distillerie sont organisées de lundi au vendredi à 10h30 et 15h30 en juillet-août, sur demande le reste de l’année.
 

La couarde-sur-Mer

La couarde-sur-Mer doit son nom au mot “coe” signifiant “queue” au Moyen Âge, époque où la ville se situait à l’extrémité de l’île. c’est à la faveur des courants marins et du mouvement des sables qu’elle en est devenue le centre, avec le rattachement de l’île d’ars et de l’île des Portes à la renaissance, puis de l’îlot de Loix au XiXe siècle. La couarde-sur Mer est une station balnéaire familiale charmante. Ses venelles bordées de roses trémières, ses maisons bourgeoises et son kiosque à musique adossé à l’église apparaissent comme suspendus hors du temps, et les grandes plages ourlées de dunes couvertes de végétation sauvage complètent ce décor de vacances idéal.

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Les roses trémières, typiques de l'île de Ré

 

Ars-en-Ré

Relié au reste de ré par l’étroit isthme du Martray, ars était une île jusqu’au XVe siècle. Les marais et marais salants qui entourent la commune sont un terrain propice pour les oiseaux migrateurs qui viennent s’y abriter par milliers. Le village se construit autour de l’église SaintÉtienne, devenue un véritable emblème avec sa flèche octogonale qui s’illumine le soir venu. Les ruelles tortueuses qui l’enserrent vont se perdre dans les marais et descendent jusqu’au port, où les bateaux venaient se charger en sel jusqu’à la fin du XiXe siècle. celui-ci abrite aujourd’hui des voiliers de plaisance, et on a parfois la chance d’apercevoir de vieux gréements.

L’église Saint-étienne

Élevée au XVe siècle, peinte en noir et blanc au XiXe siècle, la flèche octogonale de l’église Saint-Étienne servait d’amer (point de repère) aux navigateurs. L’église elle-même est vraisemblablement
l’édifice religieux le plus ancien de l’île – et sans aucun doute le plus connu. Le prieuré construit au Xie siècle se mua en église romane au Xiie siècle. L’édifice fut fortifié avec l’adjonction d’une tour carrée de 13 m de haut, sur laquelle repose la flèche actuelle, et entouré d’un haut mur d’enceinte et de douves (ces derniers éléments seront démantelés au XViiie siècle).
 

La maison du Sénéchal

Édifice érigé au XVie siècle dans un style renaissance, il est habité par le sénéchal des seigneuries d’ars et de Loix, Étienne buffechou, mort en 1647, d’où vient le nom de maison du Sénéchal. Ses échauguettes et ses ouvertures de tir sont les vestiges de fortifications médiévales.

Les Portes-en-Ré

Tout au bout de l’île, Les Portes-en-ré sont longtemps resté un village à part, un peu coupé du reste du monde. enclavés entre le Fier-d’ars, les marais salants et les forêts du Lizay et de trousse-chemise, ses habitants vivaient de la culture du sel et de la vigne jusqu’au déclin de ces activités, au XXe siècle. ce n’est qu’à partir des années 1960 que le tourisme s’est développé. de village pauvre et isolé, Les Portes-en-ré se transforme alors en un lieu huppé, la simplicité insulaire et rustique du village étant devenue un must pour les Parisiens désirant passer des vacances authentiques. Les traditionnelles espadrilles, devenues tendance, sont ainsi vendues à prix d’or sur les étals du marché, tout comme les chambres les plus simples dans les hôtels. Malgré tout, Les Portes-enré demeure un village charmant, et la côte qui le borde est magnifique.

Bois de Trousse-Chemise

Immortalisé par charles aznavour, troussechemise n’est pas nécessairement le site naturel le plus intéressant ni le plus impressionnant de l’île de ré. ce petit bois de chênes et de pins maritimes sur les rives des Portes-en-ré devrait son nom à l’habitude qu’on avait de retrousser sa chemise pour rejoindre Loix, de l’autre côté du Fier, à marée basse. La belle plage de sable blanc sur laquelle il débouche est en effet reliée au banc du bûcheron, qui se découvre à la faveur des marées. Plus cocasse, une autre explication veut que les habitants se soient déculottés devant les anglais chassés de l’île au Moyen Âge. une chose est sûre : d’une superficie de 25 ha, le bois de troussechemise est la plus petite forêt domaniale de l’île de ré… et la plus connue.

Réserve Lilleau des Niges 

Sise à l’intérieur du Fier d’ars, entourée de marais, cette réserve est un important lieu migratoire, l’un des 10 principaux sites français pour l’accueil des oiseaux d’eau. de nombreux oiseaux s’y arrêtent, comme des bernaches et des canards qui viennent hiverner, ou des gorgebleues et des sternes pierregarins qui y font escale. c’est également le royaume des poissons, des mollusques, des crustacés, des vers et des végétaux, premiers maillons indispensables de la chaîne alimentaire. entouré de marais salants, le Fier d’ars s’ouvre sur le Pertuis breton telle une petite mer intérieure de 800 ha, rythmée par le mouvement des marées. Le port d’ars-en-ré est relié par un chenal au port du Fier, le plus grand port de plaisance de l’île avec 500 anneaux. Face à l’ensablement progressif du Fier d’ars, le maintien de l’équilibre entre la nature et l’homme se pose comme un vrai défi. La réserve est interdite d’accès, mais des sentiers aux abords permettent d’observer plantes et oiseaux, et une voie cyclable, reliant Les Portes à Saint-clément la longe sur sa limite nord. Vous trouverez un plan et des brochures à la Maison du Fier, ainsi que sur son site internet. Le mieux, néanmoins, est de participer à l’une des balades commentées qu’elle organise.

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Presqu’île de Loix

Presqu’île de Loix

Avec ses sentiers sauvages parcourant son territoire perdu entre la mer et les marais salants, Loix affiche fièrement sa quiétude et son isolement. Séparée du reste de l’île jusqu’au XiXe siècle, elle n’était alors accessible que par le pont du Feneau et un petit bac. À l’époque, l’économie de Loix reposait essentiellement sur la saliculture. comme Les Portes-en-ré, la commune subit une importante baisse de sa population avec la crise salicole, dans la seconde moitié du XiXe siècle. aujourd’hui, elle est reliée au reste de l’île par la route qui serpente au milieu des marais et des cabanes d’ostréiculteurs. Sur le port trône le dernier moulin à marée de l’île, qui servait à nettoyer le sel après récolte. territoire très préservé, Loix conserve son caractère authentique autour de sa place principale où se dresse l’église Sainte-catherine. reconnaissable à son clocher carré séparé de l’édifice, cette dernière fut érigée au XiXe siècle sur le site d’une église du Xiiie siècle. La devise de la république, gravée sur le portail, rappelle la séparation de l’Église et de l’État. À la pointe du Grouin, on peut trouver une belle plage en anse et le fameux fort, aujourd’hui privé.
 
 
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