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Publié le 19/08/2026 7 minutes de lecture
Vous croyez tout connaître sur Londres ? Détrompez-vous ! Big Ben, les cabines téléphoniques rouges, les bus à impériale, Buckingham Palace et cette météo à la réputation peu flatteuse composent un décor familier. Mais la capitale britannique a pourtant plus d’un tour dans son sac !
Au fil des siècles, elle a été le théâtre d’histoires étonnantes et a vu naître des traditions parfois surprenantes, dont certaines restent méconnues même de ses habitants. Voici 16 faits insolites sur Londres pour découvrir la capitale anglaise autrement !
1. À Londres, il pleut moins qu’à New York, Rome ou Sydney
Pleut-il beaucoup à Londres ? Moins qu’on ne pourrait le croire. Malgré sa réputation de ville pluvieuse, Londres reçoit environ 58 cm de précipitations par an, contre 119 cm à New York, 81 cm à Rome et 99 cm à Sydney.
Bien sûr, il pleut parfois — nous sommes en Angleterre, après tout — et le temps est souvent nuageux. Mais les précipitations londoniennes sont loin d’être aussi abondantes que le cliché ne le laisse penser. Elle est même la ville la moins pluvieuse de Grande-Bretagne.
2. La statue de George Washington repose sur de la terre américaine
Peut-être quelque peu regonflé par l’indépendance américaine, George Washington aurait proclamé qu’il ne poserait plus jamais le pied sur le sol britannique.
Lorsqu’en 1921 le Commonwealth de Virginie offrit au Royaume-Uni une statue du grand homme, il aurait donc pris soin d’y ajouter une bonne quantité de terre américaine à déposer sous son socle. Une manière de ne pas trahir, même après sa mort, le vœu du premier président des États-Unis.
Vous pouvez aujourd’hui trouver George Washington bien campé sur ses deux pieds près de Trafalgar Square — sans qu’il touche symboliquement le sol britannique.
3. Il existe un faux 10 Downing Street à Londres
La plupart des visiteurs savent que la résidence officielle londonienne du Premier ministre britannique se trouve au 10 Downing Street.
Ils découvrent aussi rapidement qu’ils ne pourront l’apercevoir que de loin, derrière les importantes mesures de sécurité qui protègent la célèbre porte noire. Heureusement, il existe un plan B pour réaliser votre selfie : le 10 Adam Street, à seulement quelques minutes à pied, juste en retrait du Strand.
Sa façade ressemble étonnamment à celle du véritable 10 Downing Street. Faites-y votre photo et laissez vos amis croire que vous avez été traité comme un VIP pendant votre voyage à Londres.
4. William Shakespeare était un danger pour la santé publique
D’accord, le titre est quelque peu exagéré. Mais pas tant que cela.
Vous le savez certainement, William Shakespeare fut l’un des plus grands dramaturges de tous les temps et ses pièces attiraient les foules dans les théâtres londoniens durant cet âge d’or littéraire.
Le problème ? Beaucoup de personnages influents du Londres élisabéthain se battaient avec zèle pour faire disparaître les théâtres du paysage culturel. Parmi leurs arguments : les représentations provoquaient d’importants rassemblements, susceptibles de favoriser la propagation de la peste et d’autres maladies.
Heureusement pour l’histoire de la littérature, leur entreprise échoua — même si certains écoliers obligés de s’échiner sur Hamlet ne seront peut-être pas du même avis.
5. Londres compte plus de 8 millions d’arbres
Londres est beaucoup plus verte qu’elle n’en a l’air. La capitale britannique compte plus de 8 millions d’arbres, soit approximativement un arbre par Londonien.
Près de 50 % de la superficie de Londres est constituée d’espaces verts si l’on prend en compte ses bois, ses parcs et jardins. En 2019, la capitale anglaise a même été déclarée National Park City.
Les arbres londoniens jouent un rôle environnemental important : ils absorberaient chaque année jusqu’à 2 000 tonnes de polluants atmosphériques.
6. Une caméra filme en continu le passage piéton d’Abbey Road
C’est l’une des attractions phares de Londres : le célèbre passage piéton d’Abbey Road, à St John’s Wood.
C’est ici qu’a été réalisée la photographie devenue la pochette de l’album Abbey Road des Beatles. Depuis, les fans du groupe viennent en masse reproduire la scène en traversant la rue. Et vous pouvez même assister au spectacle sans vous rendre à Londres : une caméra filme le passage en continu et permet de suivre en ligne ce spectacle étrangement fascinant.
7. Un ours polaire nageait autrefois dans la Tamise
Si vous aviez vécu à Londres vers 1250, vous auriez peut-être eu la surprise — et probablement l’angoisse — d’apercevoir un ours polaire en train de nager et de chasser dans la Tamise. Il faisait partie des animaux exotiques que le roi Henri III gardait à la Tour de Londres, certains étant autorisés à sortir de leur enceinte.
Pour observer aujourd’hui quelque chose de presque aussi incongru, mais nettement moins dangereux, rendez-vous à St James’s Park. Vous pourrez y admirer ses célèbres pélicans, descendants d’oiseaux offerts par l’ambassadeur de Russie en 1664.
9. Big Ben n’est pas le nom de la tour
Contrairement à une idée très répandue, Big Ben n’est pas le nom de la célèbre tour de Londres. Big Ben désigne en réalité la grande cloche située à l’intérieur de la tour de l’horloge du palais de Westminster.
Depuis 2012, la tour qui abrite Big Ben porte officiellement le nom d’Elizabeth Tower, en hommage à la reine Elizabeth II. Auparavant appelée Clock Tower, elle a été rebaptisée à l’occasion du jubilé de diamant de la souveraine.
Dans le langage courant, le nom Big Ben reste toutefois utilisé pour désigner à la fois la cloche, l’horloge et la tour, devenue l’un des monuments les plus emblématiques de Londres.
10. Une tornade a détruit le pont de Londres
Londres a été frappée par une violente tornade en 1091, l’un des événements météorologiques les plus marquants de l’histoire de la capitale britannique. La tornade aurait remonté la Tamise avec des vents particulièrement puissants, parfois estimés à 420 km/h.
Sur son passage, elle aurait causé d’importants dégâts dans la ville, détruisant notamment le pont de Londres (London Bridge) et environ 600 maisons.
11. Un cimetière pour animaux se cache dans Hyde Park
Hyde Park abrite un étonnant cimetière pour animaux domestiques datant de l’époque victorienne. Créé dans les années 1880, ce lieu insolite de Londres rassemble près de 300 petites tombes dédiées principalement à des chiens de compagnie.
La première sépulture est celle de Cherry, morte le 28 avril 1881. Son épitaphe, « Pauvre Cherry », témoigne de l’attachement que les Londoniens commençaient alors à porter à leurs animaux domestiques.
Ce cimetière pour animaux de Hyde Park illustre ainsi l’évolution de la place des animaux dans la société britannique au XIXe siècle. Quelques décennies auparavant, la situation était bien différente : les visiteurs de la Tour de Londres, qui abritait une ménagerie d’animaux exotiques, pouvaient encore payer leur entrée en apportant un chat ou un chien vivant destiné à nourrir les lions.
12. Le métro de Londres est plus aérien que souterrain
Son nom anglais, London Underground, pourrait laisser penser que le réseau se trouve entièrement sous terre. Loin de là.
55% du métro de Londres se trouve en surface. Une grande partie du réseau devient aérienne à mesure que les lignes s’éloignent du centre de Londres, où se concentrent les stations les plus profondes.
12. La plupart des rivières de Londres sont souterraines
Si la Tamise domine le paysage londonien, elle n’est pas le seul cours d’eau de la capitale. Londres s’est développée autour d’un réseau de petites rivières et de ruisseaux, dont plusieurs ont progressivement été recouverts par les rues et les bâtiments.
Certains coulent encore aujourd’hui sous la ville. La plus célèbre est sans doute la River Fleet, qui a donné son nom à Fleet Street. Autrefois visible, elle a été progressivement canalisée et intégrée au réseau souterrain.
Sous les pieds des millions de passants qui parcourent Londres se cache donc un véritable paysage fluvial invisible.
13. Un mémorial rend hommage aux héros ordinaires de Londres
Situé dans la City de Londres, près de la cathédrale Saint-Paul, Postman’s Park abrite le Memorial to Heroic Self-Sacrifice, un mémorial consacré à des Londoniens ordinaires qui ont perdu la vie en tentant de sauver celle des autres.
Le monument se compose de plaques commémoratives racontant les actes de courage de ces héros anonymes. Parmi eux figure Alice Ayres, qui sauva trois enfants d’une maison en flammes à Union Street en 1885, avant de perdre elle-même la vie.
Méconnu des visiteurs, il offre ainsi un autre regard sur l’histoire de Londres, loin des monuments dédiés aux souverains, aux militaires et aux grandes personnalités britanniques.
14. On peut boire une bière dans certains pubs dès 7 heures du matin
Une pinte à 7 heures du matin ? À Londres, rien n'est impossible !
Les célèbres pubs londoniens liés aux grands marchés, comme le Market Porter, près de Borough Market, ont traditionnellement bénéficié d’horaires particuliers leur permettant de servir de l’alcool très tôt. Pourquoi ? Pour les travailleurs de nuit qui terminaient leur service au moment où le reste de la ville commençait sa journée.
15. Londres a été attaquée et occupée par les Vikings
Les Vikings n’ont pas limité leurs incursions britanniques aux villages côtiers.
À partir du IXe siècle, Londres devient elle aussi une cible des armées scandinaves. La ville change plusieurs fois de mains au fil des affrontements entre Anglo-Saxons et forces danoises. Au début du XIe siècle, les luttes pour le contrôle de l’Angleterre aboutissent finalement au règne de Knut le Grand, roi d’Angleterre à partir de 1016, qui règne ensuite également sur le Danemark et la Norvège.
Difficile d’imaginer ces batailles en traversant aujourd’hui la City, mais l’histoire viking fait pleinement partie du passé londonien.
16. Des nez, des oreilles et des chewing-gums sont devenus des œuvres d’art dans les rues de Londres
Le street art à Londres ne se limite pas aux grandes fresques murales. Dans les rues de Soho, certaines œuvres sont si discrètes qu’il faut savoir où regarder pour les repérer. C’est le cas des London Noses, des moulages en plâtre en forme de nez installés sur plusieurs murs du quartier par l’artiste Rick Buckley.
D’autres créations insolites prennent la forme d’oreilles. Elles sont l’œuvre de l’artiste Tim Fishlock, qui a lui aussi disséminé ses installations dans les rues de Londres.
Mais les œuvres les plus étonnantes se trouvent peut-être sous les pieds des passants. Ben Wilson, surnommé Chewing Gum Man, peint de minuscules œuvres d’art sur les chewing-gums écrasés au sol. Plusieurs de ses créations sont notamment visibles sur le Millennium Bridge, l’un des ponts les plus fréquentés du centre de Londres.
Cet article publié en 2021 a été mis à jour en août 2026.