Londres : Culture

Coutumes

Les Britanniques adorent faire la queue, alors surtout n'essayez pas de resquiller. Cette attitude risquerait de faire perdre aux Londoniens leur flegme. Depuis le 1er juillet 2007, le tabac est interdit dans les lieux publics, notamment dans les bars et les restaurants. Au restaurant, veste et cravate sont de rigueur pour les hommes et les baskets prohibées pour tous. Dans les discothèques, le code vestimentaire peut varier d'une nuit à l'autre. Dans le doute, on peut téléphoner pour éviter les situations embarrassantes. Le métro possède aussi ses propres règles, qu'il convient de respecter. Lorsque vous empruntez l'escalator, tenez-vous toujours à droite et si vous repérez un colis ou un sac abandonné, attendez l'arrivée à la station pour le signaler.

Langue

La langue est probablement la plus grande contribution de l'Angleterre au monde moderne. Cependant, dans la capitale, vous entendrez une infinité d'autres langues. Dans certains quartiers, les anglophones sont minoritaires. Mais il est peu probable que vous rencontriez des résidents qui ne comprennent pas l'anglais. Quant à l'argot cockney parlé par les Londoniens, il aurait été inventé par les marchands de rue désireux de communiquer entre eux sans être compris de la police. Ce terme désigne également un accent local qui ne prononce ni les "t", ni les "h".

Nourriture

Londres est devenue en dix ans une des principales capitales gastronomiques d'Europe où l'on peut déguster toutes les cuisines du monde. De nombreux jeunes chefs brillants (Gordon Ramsey, Jamie Oliver ou Tom Aikens) ont ouvert des restaurants novateurs et une nouvelle voie pour la gastronomie britannique. Le West End concentre de nombreux restaurants. À Camden Town, les restaurants et les cafés cosmopolites sont pris d'assaut le week-end. Clerkenwell et Islington sont également truffés de bonnes adresses. Drummond Street regroupe d'excellents restaurants du Sud de l'Inde. Les pubs proposent généralement des plats traditionnels. Au menu, différentes tourtes farcies à la viande : pork pie (au porc), cornish pasties (au bœuf, aux épices et aux pommes de terre) sheperd's pie (au bœuf ou à l'agneau cuisiné à la crème fraîche), bangers and mash (saucisses accompagnées d'une purée de pommes de terre)... Le plus britannique des plats reste cependant le fish and chips. N'oubliez pas, enfin, le rôle primordial que joue le thé dans la culture anglaise et de l'afternoon tea dont le menu se compose en général d'une sélection de sandwiches raffinés (au concombre et au saumon fumé notamment), de gâteaux moelleux, de scones accompagnés de crème, de confiture et de litres de thé.

Religion

L'église anglicane est la plus importante, la plus riche et la plus influente du pays. Née au XVIe siècle, à la suite de la rupture avec Rome, l'anglicanisme est la religion officielle et ses relations avec l'État sont étroites : c'est le monarque qui nomme ainsi, archevêques et évêques sur les conseil du Premier ministre. Persécutés à maintes reprises, les catholiques n'ont, de leur côté, obtenu de droits politiques qu'en 1829. La question religieuse est d'ailleurs encore au cœur du conflit qui oppose la Grande-Bretagne à l'Irlande du Nord.

Arts

William Shakespeare (qui passa une partie de sa vie dans la capitale) est l'auteur incontournable, et ses plus grandes tragédies (Hamlet, Othello, Macbeth ou le Roi Lear) continuent à nourrir les scènes théâtrales du monde entier. Londres a inspiré par ailleurs nombre d'écrivains. Le Londres obscur et brumeux est ainsi décrit dans la plupart des romans de Charles Dickens (Oliver Twist, La Petite Dorrit ou Le magasin d'antiquités). La métropole est également au centre des Confessions d'un mangeur d'opium anglais de Thomas De Quincey et des enquêtes du célèbre détective Sherlock Holmes créé par Sir Arthur Conan Doyle. Au tournant du siècle, Joseph Conrad situe à Soho son roman d'espionnage l'Agent secret. Doris Lessing décrit quant à elle le Londres des années 1960. Martin Amis, Julian Barnes et Nick Hornby lient eux aussi leurs romans à la capitale. La vie des minorités est devenue, depuis quelques années, le sujet central abordé par nombre d'écrivains comme Hanif Kureishi, Zadie Smith ou Monica Ali.
William Shakespeare ne cesse de dominer la scène théâtrale britannique comme le prouve la récente réouverture du Globe. Ce n'est pourtant qu'au XVIIIe siècle, que le théâtre est devenu une institution respectée avec des auteurs comme John Gay (Opéra des gueux) et Richard Sheridan (L'école de la médisance). Au XIXe siècle, les pièces d'Oscar Wilde (L'important d'être constant, L'éventail de Lady Windermere) et celles de Georges Bernard Shaw (Pygmalion, Androclès) remportent un succès phénoménal. Au XXe siècle, les dramaturges comme Noel Coward, John Boynton Priestley et Harold Pinter (également scénariste) connaissent un aussi grand succès auprès du public et leurs pièces continuent à être régulièrement montées.
Nombre de réalisateurs ont choisi Londres comme toile de fond à leurs films. À plusieurs reprises, Alfred Hitchcok a ainsi rendu hommage à la cité londonienne (Meurtre, Agent secret, l'homme qui en savait trop, Frenzy...). Blow-Up d'Antonioni et Performance de Nicholas Roeg avec Mick Jagger et James Fox ont, de leur côté, célébré à leur manière le "Swinging London" des années 1960. Le quotidien des Londoniens, lui aussi, inspire les cinéastes (My beautiful Laundrette de Stephen Frears, Life in sweet, Naked, Secrets et mensonges de Mike Leigh...). D'autres films ont décrit un Londres plus futuriste : Orange mécanique de Stanley Kubrick fut même un temps interdit de projection par la censure anglaise. Dans les années 1990, Londres sert de décor à des comédies typiquement britannique : les Docklands pour Un poisson nommé Wanda, l'ouest londonien pour Coup de foudre à Notting Hill). Même Woody Allen, pourtant amoureux légendaire de New York, a réalisé à Londres trois de ses films (Match Point, Scoop et Le rêve de Cassandre).
Londres pourrait se targuer d'être la capitale européenne de la musique classique. En effet, la capitale compte en effet quatre orchestres philharmoniques, plusieurs ensembles, des salles magnifiques (Barbica, Royal Festival Hall...) et des programmations de qualité. Dans les années 1960, le succès de Hair et de Jésus Christ Superstar a annoncé l'essor de la comédie musicale britannique monopolisée notamment par Sir Andrew Lloyd-Webber (Cats, Le fantôme de l'Opéra...). Côté rock, les années 1960-1970, elles, ont été marquées par des groupes mythiques (Beatles, Rolling Stones, The Who, Pink Floyd, Genesis, Led Zeppelin, Deep Purple...). Durant cette période, David Bowie, Marc Bolan ou Bryan Ferry deviennent de véritables stars. Les années 1980, quant à elles, voient l'émergence des New Romantics et de l' "agit-pop" (Police, Eurythmics, Duran Duran, UB 40...). Le début des années 1990 voit l'émergence de la Britpop, dont Blur et Oasis furent les fers de lance. Depuis une dizaine d'années, c'est le Londres multiculturel qui mène la scène musicale (Mike Skinner, le rappeur blanc, les Indo-Pakistanais Nitin Shawney ou Talvin Singh), avec, en parallèle, un net regain d'intérêt pour le punk rock (Bloc Party).
La capitale concentre d'extraordinaires collections d'art qui, à elles seules, peuvent faire l'objet d'un voyage. Si au XVIIe siècle, beaucoup de portraitistes ont travaillé pour la famille royale (Van Dick, Sir Peter Lely, Sir Godfrey Kneller), le XVIIIe siècle a vu l'émergence d'artistes comme Thomas Gainsborough et Thomas Rowlandson, dont les œuvres se démarquent du portrait officiel. Par ailleurs, les lumières de Londres ont inspiré nombre d'artistes comme William Blake, Turner et Constable. William Holman Hunt, John Everett Millais, Dante Gabriel Rosseti et Burne-Jones ont préféré puiser dans les légendes médiévales. Les œuvres de Francis Bacon, de Lucian Freud et de David Hockney marquent, quant à elles, la peinture contemporaine.

Mis à jour le : 16 août 2016
Vizeat

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