Saint-Pétersbourg : Histoire

1915

Le célèbre Carré noir de Malevitch est présenté à Petrograd lors de la première exposition d’art suprématiste, qui suscite une tempête de critiques et fait connaître l’avant-garde russe.  

1916

Détesté par l’aristocratie, Raspoutine est invité au palais Ioussoupov pour prendre un thé empoisonné au cyanure. Il est noyé dans la Moïka. 

1917

La révolution de Février entraîne l’abdication de Nicolas II et le coup d’État des bolcheviks en octobre. Lénine prend le pouvoir et le pays sombre dans la guerre civile. 

1918

Lénine retire son pays de la guerre et transfère la capitale à Moscou. La guerre civile se poursuit, et Petrograd connaît une période de déclin politique et culturel. 

1920

La guerre civile et la perte de son statut de capitale sont néfastes à Saint-Pétersbourg, qui ne compte plus que 722 000 habitants, le tiers de sa population d'avant la Révolution. 

1921

Les marins de Kronstadt se mutinent contre la dictature croissante du régime. Brutalement réprimée, la révolte sera la dernière jusqu’à la chute de l’URSS. 

1922

Réunissant les États fédérés de Russie, d’Ukraine, de Biélorussie et du Caucase, l’Union soviétique est officiellement créée. 

1924

Lénine meurt sans avoir désigné un successeur. Petrograd est rebaptisée Leningrad. Le pouvoir est assuré par une “troïka”, mais Staline prend progressivement le contrôle du pays. 

1930

L’opéra satirique Le Nez, de Chostakovitch est donné au théâtre Maly Operny. Il ne sera plus joué avant les années 1970 et son auteur sera accusé de “formalisme” par les critiques staliniens. 

1934

Le chef du parti communiste de Leningrad, Sergueï Kirov, est assassiné en quittant son bureau de l’institut Smolny. Ce meurtre marque le début des purges et de la terreur stalinienne. 

1937-1938

La iejovchina, la terreur stalinienne à son apogée, frappe Leningrad, où la majeure partie de l’intelligentsia et de l’organisation locale du parti communiste est liquidée. 

1940

L’industrialisation rapide a des effets : Leningrad compte 3,1 millions d’habitants et assure 11 % de la production industrielle soviétique. 

1941

Les nazis envahissent l’Union soviétique et encerclent Leningrad. La cité est assiégée et ses habitants sont privés de vivres et de combustible. 

1942

L’orchestre de la radio de Leningrad joue la 7e Symphonie de Dmitri Chostakovitch. Les musiciens ont droit à des rations spéciales et l’œuvre est diffusée dans tout le pays. 

1944

Les Allemands battent en retraite. Leningrad a résisté aux heures les plus noires, mais ne compte plus que 600 000 habitants. Plus d’un million d’habitants sont morts de faim et de maladie. 

1953

La mort de Staline marque la fin de décennies de terreur et une libéralisation de la société soviétique. 

1955

Les sept premières stations du métro de Leningrad ouvrent, 15 ans après le début de leur construction entravée par la guerre et le sol sablonneux. 

1956

Après la mort de Staline, le chef du parti, Nikita Khrouchtchev dénonce Staline dans un “discours secret”. C’est le début de réformes économiques et d’un dégel culturel. 

1960

Rassemblant 186 fosses communes, le cimetière Piskarïoskoïe ouvre dans le nord de Leningrad. Il abrite les tombes de 500 000 victimes militaires et civiles du blocus. 

1964

Un coup d’État contre Khrouchtchev porte Brejnev au pouvoir, marquant le début de la période de stagnation. Taxé de “parasite social”, le poète et futur prix Nobel Joseph Brodsky est envoyé en exil. 

1982

La scène musicale underground de Leningrad accueille le groupe Kino, de Victor Tsoï, qui fait un concert live et sort son premier album : 45 (car il dure 45 minutes). 

1985

Le réformateur Mikhaïl Gorbatchev est élu secrétaire général du parti, après avoir battu Grigori Romanov, chef du parti communiste de Leningrad. Il lance la perestroïka et la glasnost.

1990

Saint-Pétersbourg se remet enfin de la guerre et bénéficie du développement économique et industriel. La ville compte 5 millions d’habitants dans les années 1990. 

1991

Le jour de Noël, Gorbatchev annonce la dissolution de l’Union soviétique. Leningrad reprend le nom de Saint-Pétersbourg à la suite d’un référendum. 

1997

Mikhaïl Manevitch, vice-gouverneur de la ville, est abattu par un sniper dans le centre-ville, alors qu’il se rend à son travail. Ce crime illustre le triomphe de l’anarchie. 

1998

Les dépouilles du dernier tsar, Nicolas II, et de sa famille sont enterrées dans la cathédrale Pierre-et-Paul après leur assassinat 70 ans plus tôt par les bolcheviks. 

1998

Figure politique de Saint-Pétersbourg, défenseure des droits de l’homme, Galina Starovoïtova est abattue par des tueurs à gages. La sécurité et la liberté sont menacées en Russie. 

1999

Le 31 décembre, Eltsine annonce sa démission et confie la présidence à son Premier ministre, Vladimir Poutine. C’est le début d’un changement de politique. 

2000

Poutine est élu président. S’ouvre alors une époque marquée par un plus grand contrôle du pouvoir central et un “dirigisme démocratique”. 

2003

Bien qu’accusée d’abus de pouvoir et de fraudes, la candidate favorite de Poutine l’emporte aux élections. Avec 63 % des votes, Valentina Matvienko devient gouverneure de Saint-Pétersbourg.

2006

Le sommet du G8 se tient à Saint-Pétersbourg. C’est l’une des plus grandes réunions internationales ayant jamais eu lieu dans la ville, qui revient sur le devant de la scène dans la Russie de Poutine. 

2010

Le gouverneur Matvienko annonce qu’après des années de protestations et de critiques internationales, le centre Okhta, haut de 400 m, ne sera pas érigé dans le centre-ville.   

2011

Valentina Matvienko perd son siège de gouverneure ; elle est remplacée par un ancien officier du KGB et fidèle de Poutine, Georgui Poltavtchenko.

2012

En mars, Vladimir Poutine est réélu président de Russie dès le premier tour, avec près de 64% des suffrages.

Mis à jour le : 1 août 2014

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