Florence : Si vous aimez

Beaucoup de visiteurs viennent à Florence pour y admirer des chefs-d'œuvre. N'oubliez pas cependant que les Florentins savent aussi élever les petites choses du quotidien – cuisine, vêtements, ameublement – au rang d'œuvres d'art.

Musées et galeries

Selon l'Unesco, les musées de Florence renferment « la plus importante concentration de chefs-d'œuvre reconnus, à l'échelle de la planète ». Voilà de quoi satisfaire amplement votre curiosité !
En premier lieu, on pense naturellement aux Offices (Uffizi ;). Ce musée sensationnel concentre les œuvres de Giotto, de Giorgione, de Léonard de Vinci et de Lippi. Les salles exiguës et les interminables files d'attente n'ont rien de très plaisant, mais la collection est tout simplement incomparable. De l'autre côté de l'Arno, le Palazzo Pitti abrite toutes sortes de pièces, des calèches aux œuvres de Caravage. Si la qualité est moins constante que dans les Offices, il recèle quantité d'agréables surprises. Enfin, la Galleria dell'Accademia possède une collection de peintures assez médiocre (du moins selon les critères florentins) mais sert d'écrin au David de Michel-Ange.
Les autres musées de Florence seraient qualifiés de perles dans n'importe quelle autre ville. Le Museo del Bargello est peut-être le trésor le plus délaissé, avec une collection qui comporte pourtant un sensuel Bacchus ivre de Michel-Ange, ainsi que des statues en céramique, délicates et éminemment florentines, ayant appartenu à la famille Della Robbia. Au Museo di San Marco, vous comprendrez pourquoi le plus illustre résidant du monastère, le peintre Fra Angelico, fut surnommé « Beato » (le Bienheureux). Ses panneaux et ses fresques expriment à la fois une joie débordante et une beauté indicible. Enfin, le Museo dell'Opera del Duomo détient d'extraordinaires joyaux provenant du Duomo adjacent, avec notamment des œuvres de Ghiberti, de Donatello et de Michel-Ange.
La ville compte également une multitude de petits musées dont l'intérêt réside autant dans les édifices que dans les contenus. Le labyrinthique Palazzo Vecchio permet de se familiariser avec les luttes intestines sur lesquelles se construisit l'histoire de Florence. Le Palazzo Strozzi et le Palazzo Medici-Riccardi sont d'élégantes forteresses permettant de s'immiscer dans le quotidien de deux familles de riches banquiers de la Renaissance. Quant au Palazzo Davanzati, il constitue un témoignage de l'époque médiévale.
Par ailleurs, les musées les plus modestes ont également des histoires insolites à raconter. Ainsi, le joli Museo dell'Opificio delle Pietre Dure est consacré à une technique florentine consistant à réaliser des mosaïques très minutieuses avec du marbre et des pierres semi-précieuses. Malgré des problèmes de gestion, le Museo Archeologico se targue de posséder une excellente collection d'art étrusque. Le nouveau Museo Nazionale Alinari della Fotografia est le dernier en date, avec des expositions novatrices, allant des premiers clichés du XIXe siècle à nos jours. Le Museo di Firenze com'Era rapporte l'histoire de la ville à travers des peintures, des objets et des maquettes. Enfin, le macabre Museo Zoologico La Specola expose des statues de cire très réalistes représentant des corps humains à différents stades d'autopsie. Pour en savoir plus, reportez-vous à la section sur les œuvres d'art conservées dans leur cadre original.

Trésors de la renaissance

  • Galleria degli Uffizi
  • Galleria dell'Accademia
  • Museo del Bargello
  • Museo di San Marco
  • Palazzo Pitti

Vous appréciez les…

  • sensations fortes – Museo Zoologico La Specola
  • chaussures – Museo Ferragamo
  • lieux VIP – Corrodio Vasariano
  • nus masculins – Museo del Bargello
  • explications de qualité – Museo dell'Opera del Duomo

Shopping

Si les Florentins ont toujours été des artisans de talent, ils n'ont guère brillé dans le passé pour leurs techniques de vente. Mais les choses ont évolué rapidement et la ville s'est transformée en un paradis pour les fans de shopping. Oubliez les grands centres commerciaux, ici l'ambiance évoque plutôt l'avenue Montaigne, à Paris.
Commençons par la Via de' Tornabuoni, où toutes les marques de luxe du monde semblent avoir élu domicile. Cet axe est fréquenté de longue date, mais au cours des dix dernières années, les rez-de-chaussée des palais ont été transformés les uns après les autres en autant de temples de la mode. De Prada à Cartier, tout le monde répond présent, mais ce sont les Florentins comme Gucci, Cavalli et Ferragamo qui disposent des locaux les plus vastes. Une myriade de boutiques branchées s'installent maintenant le long de la rue voisine, la Via della Vigna Nuova.
Tornabuoni n'est que la partie visible de l'iceberg. De notre point de vue, les achats les plus intéressants se font essentiellement dans des commerces plus discrets, qui se doublent très souvent d'ateliers où les artisans façonnent des pièces uniques. Certes les prix sont élevés, mais vous êtes assuré de rapporter un souvenir hors du commun. Au fil des siècles, cette ville, qui fit fortune grâce aux textiles, s'est spécialisée dans toute une gamme d'artisanat, notamment la céramique, l'orfèvrerie, la papeterie, la reliure, la mosaïque en marbre et la maroquinerie, avec de superbes chaussures, gants, manteaux et sacs.
Pendant des siècles, l'Oltrarno a été le fief des artisans florentins. Vous pourrez y voir Angela Caputi, joaillière mondialement connue, au travail dans son atelier immaculé. Chez Francesco di Firenze, on scie et on ponce. Également dans l'Oltrarno, les rues Borgo San Jacopo et Via Santo Spirito recèlent des magasins plus avant-gardistes que leurs luxueux homologues de Tornabuoni, entre autres avec les vêtements faits main de Quelle Tre ou ceux de jeunes créateurs triés sur le volet de A Piedi Nudi nel Parco.
En Toscane, même l'agriculture est élevée au rang d'art, et les boutiques de Florence s'approvisionnent dans les meilleurs champs, vergers, pâturages et vignes. Chez Olio & Convivium, les produits régionaux sont joliment emballés et deviennent alors des cadeaux parfaits. Achetez du chianti à la source, notamment à la Cantinetta dei Verrazzano, tandis que le Mercato Centrale est l'occasion de s'offrir un morceau de pecorino (fromage de brebis) ou du sanglier fumé enveloppé dans du papier kraft.
Si vous êtes en quête d'un objet de style Renaissance, les prestigieux antiquaires de la Via Maggio dans l'Oltrarno sont là pour vous conseiller. Côté bijoux, faites un tour chez Alessandro Dari, dont les pièces sont de grande qualité. Pour les budgets serrés, les échoppes autour du Mercato Centrale proposent des articles d'artisanat florentin de qualité honorable, à moindre coût.
Enfin, Florence s'enorgueillit de quelques magasins uniques. San Jacopo Show est spécialisé dans les mannequins faits main ; pour les marionnettes, c'est Quisquilia & Pinzillacchera. La palme revient toutefois à l'Officina Profumo-Farmaceutica di Santa Maria Novella, une annexe privée du monastère adjacent. Ses savons, ses parfums et son intérieur baroque du XVIIe siècle sont une véritable ivresse pour les sens.

Pièces uniques

  • Angela Caputi
  • Mercato dei Pulci
  • Officina Profumo-Farmaceutica di Santa Maria Novella
  • San Jacopo Show
  • Quisquilia & Pinzillacchera

Artisanat régional

  • Papier – Giulio Giannini & Figlio
  • Cuir – MM
  • Céramique – Sbigoli Terrecote
  • Chaussures artisanales – Stefano Bemer
  • Bijoux – Alessandro Dari

Architecture

À la fois révolutionnaire et esthétique, le dôme de la cathédrale de Brunelleschi domine l'horizon florentin depuis près de six siècles. Il symbolise cette ville qui chercha à s'élever, osa innover et inventa ce que l'on appellerait plus tard la Renaissance.
Les racines architecturales de la ville remontent pourtant jusqu'au monde romain que Brunelleschi lui-même chercha à reproduire. Le plan romain de la cité est encore évident dans les rues dessinant un quadrillage régulier entre le Duomo et la Piazza della Signoria, en dessous desquelles sont ensevelis des thermes, des temples et des habitations. Il reste peu de vestiges de la période comprise entre l'Antiquité et l'essor de Florence à la fin du Moyen Âge. La Torre Pagliazza, édifice rudimentaire circulaire, fait exception et serait une structure byzantine du VIe siècle.
L'essor de la ville se reflète dans une série de réalisations romanes qui, comme le dôme de Brunelleschi, évoquent les racines romaines de Florence. Avec ses arcs ronds et ses colonnes classiques, le baptistère date probablement du XIe siècle. San Miniato al Monte est l'autre joyau roman de la ville. Construites à la même époque, plusieurs tours médiévales, dont la Torre della Castagna, ponctuent encore la cité.
Au XIVe siècle, les banquiers et les tisserands firent de Florence une véritable puissance économique. L'architecture gothique, avec ses arcs en ogive et sa profusion de détails, s'imposa en Europe et se matérialisa à Florence par les plus belles églises dans ce style, notamment Santa Maria Novella, Santa Croce et la nef du Duomo. Toutefois, les édifices civils comme le Palazzo Vecchio et le Museo del Bargello sont encore plus impressionnants par leur taille. Notons tout de même leur allure militaire, signe que les guerres et les conflits intérieurs représentaient une menace constante.
Au XVe siècle, la famille Médicis apporta un semblant d'ordre dans la ville indisciplinée. La paix et la prospérité qui s'ensuivirent poussèrent les architectes à inventer leur propre langage dans un contexte politique sans précédent : une sorte de cité-État indépendante, riche et vaguement démocratique, avec des ambitions impériales. Les modèles grecs et romains furent des inspirations évidentes, encouragées par l'engouement des intellectuels de l'époque pour le passé antique. Le dôme de Brunelleschi constitue la meilleure illustration de ces prémices de la Renaissance, mais la façade de la Santa Maria Novella d'Alberti, ainsi que son Palazzo Rucellai étaient tout aussi inventifs. Dans le même temps, Brunelleschi continua d'affirmer son style dans des projets comme San Lorenzo, Santo Spirito et le Spedale degli Innocenti, qui empruntent tous des motifs classiques mais témoignent d'un équilibre, d'une harmonie et d'une sobriété propres à Florence.
Au XVIe siècle, les caisses de Florence commencèrent à se vider et il resta peu d'argent pour entreprendre de nouvelles constructions. Ainsi, le centre-ville n'a guère évolué depuis le milieu du XVIe siècle. Cependant, vous pourrez y voir plusieurs exemples superbes du style flamboyant de la fin de la Renaissance, appelé maniérisme : la galerie des Offices, le fabuleux travail de Michel-Ange à San Lorenzo et une multitude d'édifices baroques du XVIIe siècle comme la Chiesa d'Ognissanti.
Le centre-ville a connu quelques évolutions importantes à la fin du XIXe siècle : destruction des murailles du Moyen Âge et construction de la pompeuse Piazza della Repubblica de style néoclassique, aménagée à la place d'un entrelacs de ruelles médiévales. Les architectes sont cependant restés fidèles à l'âge d'or des années 1400, mettant en avant la rigueur, l'ordre et la simplicité qui donnent une certaine beauté mélancolique à la cité actuelle.

Bâtiments révolutionnaires

  • Biblioteca Medicea-Laurenziana
  • Dôme de Brunelleschi
  • Cappelle Medicee
  • Façade de Santa Maria Novella
  • Palazzo Rucellai
  • Spedale degli Innocenti

Chefs-d'œuvre méconnus

  • Baptistère
  • Museo del Bargello
  • Palazzo Rucellai
  • Ponte Santa Trínita
  • San Miniato al Monte

Cuisine toscane

Nul doute que l'on peut manger comme un roi dans la capitale toscane ! Cependant, dans une ville qui attire près de 10 millions de touristes par an, il peut vous arriver de payer une addition également « royale » pour un repas de niveau cafétéria. Les fins gourmets devront donc procéder à quelques recherches préalables.
Le secret de la cuisine toscane réside dans les ingrédients. L'agriculture de la région est réputée, et à juste titre : de nombreux fermiers élèvent leurs poules et leurs cochons et cultivent leurs oliviers et leur vigne avec beaucoup de fierté. Au Mercato Centrale, vous pourrez admirer le fruit de leurs efforts. Vous pourrez imaginer un repas à base de fromages artisanaux, en particulier le pecorino, et de salumi (charcuterie) comme la salsiccia di cingale faisandée (saucisse de sanglier). En automne, les truffes fraîches font leur apparition dans les commerces de la ville. On comprend aisément que les cuisiniers toscans cherchent non pas à transformer les ingrédients, mais plutôt à révéler leurs qualités. Même le pain traditionnel, le pane toscano, est cuit sans sel afin de constituer une base aussi pure que possible.
La créativité n'est donc pas une fin en soi. L'idée est plutôt de prendre une recette classique comme la ribollita (soupe aux haricots et au pain) ou la bistecca alla fiorentina et d'en réveiller les saveurs. Comme disent les Toscans « Cuisiner comme sa mère, c'est bien, mais cuisiner comme sa grand-mère, c'est encore mieux. »
À Londres ou à New York, la cuisine toscane est très chic. Pourtant, en Toscane, elle est on ne peut plus sobre. Dans le reste de l'Italie, les Toscans sont surnommés mangiafagioli (mangeurs de haricots) en raison de la frugalité de leurs habitudes alimentaires. Le pain rassis est utilisé dans la soupe et le mou de bœuf est un plat courant. Les gastronomes semblent connaître chaque partie des tripes par son nom précis, et l'apprécier en fonction de son goût et de sa texture.
Heureusement, beaucoup d'établissements n'ont pas été pervertis par les euros des touristes, qu'il s'agisse de modestes échoppes de tripes ou du restaurant trois étoiles Enoteca Pinchiorri. Les sandwicheries de premier ordre sont idéales pour les emplois du temps et les budgets serrés. Quelques établissements à l'ancienne offrent encore un bon rapport qualité/prix, avec nonna en cuisine, mamma à la caisse et les enfants au service. On trouve aussi beaucoup d'excellentes pizzerias, proposant une pâte fine et croustillante, à la toscane, ou plus épaisse, à la napolitaine. Enfin, les ristoranti sont plus onéreux, avec leurs nappes en tissu et leur versions traditionnelles ou modernes des grands classiques de la gastronomie toscane. Les meilleurs d'entre eux feront vibrer vos papilles.
La règle générale consiste à payer soit très peu soit très cher. En effet, les arrivages réguliers de touristes encouragent les établissements de catégorie moyenne à miser sur la quantité plutôt que sur la qualité. On ne peut pas dire qu'ils soient mauvais, et certains bénéficient même d'une terrasse ou de plafonds voûtés ornés de fresques Renaissance. Cependant, ils ne vont laisseront pas un souvenir impérissable, contrairement à la gastronomie toscane.
En Italie, les portions sont souvent modestes car il est de coutume de commander deux plats (mais ce n'est pas obligatoire). Le primo (entrée) se compose souvent d'une soupe ou de pâtes. Il est suivi d'un segundo (plat de résistance), généralement de la viande grillée ou mijotée servie avec un contorno (accompagnement de légumes). Vous pouvez commencer par commander un antipasto, par exemple une assiette d'olives ou de fromages et de charcuterie. Les dolci (desserts) sont souvent simples : panna cotta (crème cuite) ou compotes de fruits. N'hésitez pas à remplacer le dessert par une glace, à la gelateria (glacier) la plus proche. Chaque quartier en possède une excellente.

Cuisine créative

  • Borgo San Jacopo
  • Enoteca Pinchiorri
  • Ora d'Aria
  • Ristorante Cibrèo
  • Ristorante Pane e Vino

Glaces à tomber

  • Carabé
  • Gelateria Neri
  • Gelateria Santa Trínita
  • Grom
  • Vestri

Rapide, bon et pas cher

  • Amon
  • Gastronomia Giuliano
  • Gustapanino
  • GustaPizza
  • ‘Ino

Cuisine familiale

  • Da Cammillo
  • Da Ruggero
  • Il Chicco di Caffè
  • Sabatino

Art in situ

Observer un retable dans une vitrine et l'admirer sur l'autel pour lequel il a été conçu sont deux démarches tout à fait différentes. Dans son cadre naturel, une œuvre peut dévoiler toutes ses subtilités.
À Florence, les occasions d'admirer de l'art in situ sont infinies. Parfois, les œuvres déplacent les foules dans des espaces réduits (fresques de Masaccio dans la Cappella Brancacci, ou Cappella dei Magi, de Benozzo Gozzoli). Vous serez aussi parfois seul (La Cène d'Andrea del Castagno dans le Cenacolo di Sant'Apollonia). Les fresques de cène étaient la spécialité de Florence. Vous aurez donc maintes opportunités d'en voir dans des cenacoli (réfectoires monastiques) partout en ville.
Si la majorité des chefs-d'œuvre florentins dorment à l'abri, quelques pièces d'exception sont exposées aux éléments naturels. Certaines sont de (superbes) répliques (Les Portes du Paradis de Ghiberti sur le baptistère) ou le David devant les Offices. En revanche, la Loggia dei Lanzi abrite une myriade de statues originales inestimables, notamment des œuvres de Cellini et de Giambologna.

Les plus belles cènes

  • Cenacolo di Fuligno
  • Cenacolo di Ognissanti
  • Museo di San Marco
  • Cenacolo di Sant'Apollonia

Chefs-d'œuvre ignorés

  • Le plafond du Spedale degli Innocenti (photo ci-contre)
  • Les fresques de Ghirlandaio (Santa Trínita)
  • La mosaïque du Jugement dernier (baptistère)
  • Les fresques de Paolo Uccello (Chiostri di Santa Maria Novella)
  • La Déposition de Pontormo (Santa Felicità)
  • Le Jugement dernier de Vasari (Duomo)

Tous au café

À l'instar du précieux breuvage, les cafés florentins offrent toutes les nuances possibles. Certains sont raffinés, comme le Procacci doté de boiseries ou le Gilli, Art nouveau. D'autres affirment leur caractère bohème, notamment le Caffé degli Artigiani (photo ci-dessous) à l'ambiance rustique et le Libreria Café la Cité, tourné vers la littérature, tous deux dans l'Oltrarno. Quelques-uns installent leur terrasse au sein de l'animation des plus belles places ; c'est le cas du Caffè Rivoire et du Caffè Ricchi. Enfin, certains s'adressent aux spécialistes du grain en lui-même, comme Chiaroscuro et Caffelatte.
Il y a deux façons de boire le café. Commandez votre café au comptoir, et lorsque votre expresso arrive, versez le sucre, remuez un peu pour faire refroidir, puis buvez en une ou deux gorgées avant de poursuivre vos activités. Même les adresses les plus chics proposent cette option pratique. La deuxième solution consiste à payer deux ou trois fois plus cher et à s'installer pendant une ou deux heures avec la même tasse.

L'adresse rêvée pour…

  • un beau panorama – Le café sur le toit de La Rinascente
  • les fans de littérature – Giubbe Rosse
  • les intellectuels – Libreria Café la Cité
  • paresser l'après-midi – Caffè Ricchi
  • les fashionistas – Giacosa Roberto Cavalli

Vie nocturne

Florence n'a pas à rougir de sa vie nocturne, très animée. Les Italiens étant plutôt sociables, la consommation d'alcool autorisée sur la voie publique et les températures souvent douces, nombre de places se transforment rapidement en bars improvisés.
Les Florentins débutent la soirée dès le coucher du soleil par l'apéritif, consommé entre 19h et 22h ; beaucoup de bars dressent un buffet gratuit pour accompagner les boissons. Lorsqu'il fait beau, ils gagnent ensuite la place de leur quartier pour retrouver des amis, continuer à boire et discuter de la suite des événements. À minuit, certains optent pour les discothèques, par exemple le Montecarla Club à l'ambiance délicieusement décadente ou le Central Park, plus classique.
Si vous désirez passer la soirée dans une ambiance bohème, la Piazza Santo Spirito dans l'Oltrarno s'impose. Les trentenaires branchés se concentrent surtout sur la Piazza Nicola Demidoff (voir carte, E3) et dans les bars au bord de l'eau vers l'est.
Une liste exhaustive des événements est publiée dans une petite publication hebdomadaire, Firenze Spettacolo (www.fi renzespettacolo.it). Pour les autres spectacles payants, consultez le Box Office.

Les plus belles soirées…

  • discothèque classique – Central Park
  • club gay alternatif – Tabasco Disco Gay
  • hip-hop – YAB le lundi
  • ambiance chic – La Dolce Vita
  • provoc sur la piste – Montecarla Club

Les meilleurs apéritifs

  • Il Rifrullo
  • Negroni
  • Noir
  • Rex Caffè (photo ci-dessus)
  • Sky Lounge

Parcs et jardins

Dépourvu d'espaces verts et d'arbres, le centre de Florence ressemble parfois à une jungle urbaine implacable. Une balade dans les rues implique souvent de se mêler à la circulation puisque les passages pour piétons sont très étroits. Heureusement, l'herbe et l'espace reprennent leurs droits à tout juste quinze minutes de marche.
Le Giardino di Boboli constitue l'escapade la plus évidente, avec ses axes réguliers, ses fontaines et ses sentiers ombragés. Pour être au calme, dirigez-vous vers sa longue allée bordée de cyprès. À proximité, le Giardino di Bardini est agrémenté d'un escalier baroque et de jardins anglais et jouit d'un fabuleux panorama sur Florence. Les plus en forme opteront pour la superbe balade vers San Miniato al Monte (voir Promenade à pied).
Au nord de la ville, le Giardino dei Semplici était à l'origine un jardin médicinal fondé au XVIe siècle.
Le long de l'Arno s'étend l'immense Parco delle Cascine : 160 hectares d'arbres, de pelouses et de sentiers. Si vous voulez faire des randonnées plus longues, renseignez-vous sur l'Anello del Rinascimento (boucle de la Renaissance), un circuit de 170 km autour de Florence, qui part de Fiesole.

Panoramas

Des remparts du Forte di Belvedere, le paysage semble savamment composé, avec ses jolies collines verdoyantes, ses larges vallées et ses sommets bleutés. Dans le même temps, l'énorme Duomo impose au décor sa présence sereine.
Si vous n'avez pu vous offrir une chambre avec vue, rassurez-vous, la ville offre mille occasions d'admirer un tableau intimiste ou panoramique. Sirotez un verre à l'ombre sur la Piazza Santo Spirito et observez l'animation quotidienne des rues de l'Oltrarno, les palais bordés d'arbres ou le creux laissé par une église inachevée. Ou montez au sommet de Fiesole, d'où vous aurez une perspective sur l'agglomération de Florence.
Plus proches, les collines de la berge sud de l'Arno bénéficient de points de vue remarquables sur la cité. Outre le Forte di Belvedere, citons le Giardino di Boboli, les marches de San Miniato et les pentes abruptes du Giardino di Bardini, qui paraît suspendu au-dessus des adorables toits de la ville.
Si vous n'êtes ni claustrophobe ni cardiaque, les 463 marches menant au sommet du Duomo offrent le plus beau panorama imaginable, même si certains lui préfèrent le Campanile adjacent, qui permet d'admirer le dôme de Brunelleschi lui-même.

Les plus beaux points de vue

  • Panorama grand angle – La Via San Francesco de Fiesole
  • Gros plan sur le Duomo – Campanile
  • Vue sur la ville à 360° – Sommet du dôme du Duomo
  • Paysage champêtre dans la ville – San Miniato al Monte
Mis à jour le : 8 avril 2014
Vizeat

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