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Idées de voyage

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Six bonnes raisons de découvrir Kobe

Texte par

Olivier Cirendini

Mis à jour le : 27 mars 2020

Carte

À moins d'une heure de train de Kyoto et seulement 20 minutes d'Osaka, Kobe est facilement accessible et bénéficie d'un environnement entre mer et montagne. Si son bœuf est mondialement connu, les attraits de la ville ne s'arrêtent pas à cette délicate spécialité persillée.
 

Kobe guy : l'effet boeuf

Comme tous les mythes, il suscite les fantasmes. Certains disent que les bœufs sont massés, nourris à la bière, ou même élevés au son de la musique classique. Tout cela est faux. Ce qui est vrai, en revanche, c'est que le bœuf de Kobe est une viande d'exception. Star des spécialités de bœuf wagyu japonais, cette délicatesse carnée jadis réservée à l'empereur, au shogun et aux seigneurs locaux est issue de la race tajima-gyu, un bœuf noir né et élevé lentement dans la préfecture de Hyogo, dont Kobe est la ville principale. Les meilleurs obtiendront le titre quasi honorifique de bœuf de Kobe, synonyme d'une qualité, et surtout d'un taux de persillage – les marbrures de gras dans la viande – qui garantissent goût et tendresse.

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Le bœuf de Kobe est une viande d'exception, réputée partout dans le monde

Pour les amateurs, le Kobe gyu (son nom en japonais) est un must. Aucun visiteur ne peut prétendre connaître Kobe sans y avoir goûté (seuls les végétariens ont une bonne excuse !). D'autant plus qu'il est rare : son importation en Europe, dans un cadre strict, n'est autorisée que depuis 2014. Notre suggestion : dégustez-le cuit au teppanyaki : choisissez votre morceau, précisez votre cuisson et laissez le maître (avec ses grands couteaux !) faire le reste. Si les prix peuvent varier d'un restaurant à l'autre, il vous en coûtera environ 20 000 yens (soit 170 euros) par personne mais, bonne nouvelle pour vos finances,   ce bœuf gras ne se mange pas en très grande quantité.
 

Monts Rokko, la nature à portée de main

Kobe dispose d'un (double) atout de choix : cette ville active d'1,5 million d'habitants est à la fois bordée par la mer et la nature. Au nord de la ville, le parc national des monts Rokko est une bulle de verdure aux portes de la vibrante cité. Longtemps fréquenté par les moines shinto puis bouddhistes, puis apprécié des expatriés qui affluèrent vers Kobe durant le deuxième moitié du XIXe siècle suite à l'ouverture de son port au commerce, il est accessible en bus et téléphérique. Au programme : sentiers de promenade, jardin botanique, parcours d'obstacles, musée des boites à musique, cafés-restaurants et… vues panoramiques. À l'ouest du principal sommet des monts Rokko (931 m), le mont Maya (699 m) est particulièrement apprécié pour son panorama nocturne sur la ville, qui scintille en contrebas.

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Les cascades de Nunobiki

Cascades et jardins à Nunobiki

Elles ont inspiré des poètes depuis des siècles. À quelques centaines de mètres (en pente !) de la station de métro Shin-Kobe, les quatre cascades successives de Nunobiki   dévalent de la rivière Ikutagawa . À contempler leur délicat voile nacré – la plus haute mesure 43 mètres –, on a peine à croire que la ville s'étend à si peu de distance en contrebas. Pour ajouter encore une touche de charme à la balade, le jardin aromatique de Nunobiki, au dessus des cascades, regroupe plus de 200 variétés de plantes odorantes en une dizaine de parcs floraux. À 400 m d'altitude, il révèle par ailleurs un saisissant point de vue sur la ville. Ceux qui ne veulent pas gravir la montagne peuvent rejoindre l'ensemble en téléphérique, en une dizaine de minutes, et descendre à pied par les jardins, découvrant au passage les cascades. 

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Le pont du détroit d'Akashi est le plus long pont suspendu du monde !

Un pont entre deux rives

Comparé à lui, le Golden Gate Bridge et le Viaduc de Millau font (presque !) figure de petits joueurs. Avec une portée de 1991 m et une longueur total de 3911 m, le pont du détroit d'Akashi est le plus long pont suspendu du monde. Rien que ça ! D'avril à novembre, du jeudi au dimanche et pendant les jours fériés, la visite “Bridge World” permet de partir à la découverte de ce géant qui relie les villes de Kobe et d'Awaji, ce qui en fait le maillon principal de la liaison entre les îles de Honshu et de Shikoku. Guidés par d'anciens ouvriers et ingénieurs ayant participé à sa construction, on y apprend tout sur ce pont d'exception qui a demandé 10 ans de travaux (1988-1998) et dut être rallongé d'un mètre du fait du séisme de Kobe (en 1995, son épicentre était au milieu du chantier), on emprunte ses couloirs de service et on peut même monter dans l'une de ses gigantesques tours, 300 m au dessus des flots, pour apprécier la vue à 360°.

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Source chaude à Arima

Onsen à Arima

À seulement 30 minutes en train du centre ville de Kobe (ou 1 heure de bus depuis Kyoto), Arima Onsen est réputée être la plus ancienne source chaude du Japon.  Deux types de sources proviennent ici de la friction entre la plaque de la mer des Philippines et la plaque eurasienne (notons qu'il faut plus de 6 millions d'années pour que l'eau de mer devienne une source chaude et remonte à la surface) : Kinsen, une eau salée, riche en fer et apaisante, et Ginsen, claire et réputée pour les tensions musculaires. La localité, qui compte de nombreux hôtels et ryokan avec onsen (bains) est ainsi idéale pour s'initier au bain thermal japonais. Outre le plaisir de “prendre des eaux”, Arima Onsen permet de s'aérer l'esprit en découvrant à pied cette ville à l'opposé du tumulte des grandes agglomérations (ne ratez pas les commerces et artisans traditionnels de la rue Yumotozaka). Un téléphérique permet même de rejoindre la verdure du mont Rokko en une dizaine de minutes.

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Musée du Sake de Sawanotsuru

Le saké de Nada

Un riz de variété Yamada Nishiki de première qualité, une eau particulièrement pure, le climat et l'air descendant des monts Rokko… tout était rassemblé ici pour faire de la région l'un des fers de lance de la production nationale de saké. Sans oublier les ports de Kobe et d'Osaka, qui permettaient de transporter la production. Aux portes de Kobe, et accessible en train, le district de Nada produit ainsi près du tiers de la quantité totale de cet alcool de riz distillé dans l'archipel nippon, dont certains crus d'exception. Les brasseries, dont certaines se doublent de musées, sont rassemblées dans un petit périmètre facile à explorer. Avis aux amateurs !
 



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