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Sports et activités

Où plonger en Polynésie ?

Carte

La plongée en Polynésie est de classe mondiale, avec un éventail de sites exceptionnels, dans tous les archipels. Essayez de combiner plusieurs îles lors de votre séjour, car chacune possède ses spécificités.

Plongée à Tahiti

La plongée à Tahiti, moins réputée que dans les autres îles, est bien plus riche qu’on ne l’imagine, même si l’on y voit moins de grosses espèces qu’ailleurs. L’attrait de Tahiti vient de sa petite faune corallienne et du relief sous-marin, composé de tombants vertigineux et de failles dans le récif, ainsi que du nombre de sites disponibles (on en dénombre près d’une vingtaine, en lagon et en océan, répartis entre Arue et Punaauia). Quelques petites épaves ajoutent une note de diversité. Quant à l’état des coraux, il varie de médiocre à acceptable, en raison des dégâts causés par les cyclones et l’Acanthaster planci (une étoile de mer qui se nourrit des coraux).
D’août à octobre, la plupart des centres de plongée de Tahiti organisent également des sorties d’observation des baleines et, toute l’année, des sorties d’observation des dauphins, à l’ouest de l’île.

L'eau claire de Moorea

Les coraux de Moorea ont beaucoup souffert des dégâts causés par la taramea (nom polynésien de l’étoile de mer Acanthaster planci), mais les plongées gardent cependant leur intérêt, grâce à la présence régulière de requins citron et de raies, ainsi qu’à la clarté de l’eau et au relief sous-marin, avec une dominante de canyons creusés dans le récif. Pendant la période août-octobre, il est fréquent d’apercevoir des baleines. Les sites, presque tous situés au nord de l’île, conviennent à tous les niveaux et sont très facilement accessibles depuis les centres de plongée, tous basés le long de la côte nord, sauf le Ia Ora Diving, à l’hôtel Sofitel. La pratique du shark feeding est désormais interdite dans le lagon et dans les passes.

Plongée au nord de la Polynésie à Huahine

Les deux centres de plongée locaux exploitent quatre à cinq sites au nord de Huahine, accessibles en moins de 10 minutes de bateau.

Raiatea et Tahaa, se rapprocher d'une épave

Les deux centres de Raiatea et le centre de Tahaa desservent indifféremment les sites de Raiatea et de Tahaa. Les plongées sont faciles, variées, peu fréquentées et accessibles à tous les niveaux. Avec Tahiti, Raiatea est la seule île de Polynésie offrant une plongée sur épave.

Bora Bora, idéal pour les débutants

Les plongées à Bora Bora sont splendides mais manquent de diversité. À peine quatre sites sont régulièrement exploités par les centres de plongée de l’île, d’où une certaine surfréquentation. Comme dans les autres îles de l’archipel, une bonne partie du corail a été dévastée par la vorace Acanthaster planci voici quelques années, mais il est en phase de repousse. Bora Bora est une destination idéale pour les débutants, avec des sites à baptême très sécurisants, dans une eau cristalline.

Maupiti, rencontre avec des raies 

Maupiti se distingue par la présence d’une station de nettoyage de raies mantas, dans le lagon, à proximité de la passe. C’est le principal site exploité, car les sites à l’extérieur du lagon, sur la pente externe du récif, sont beaucoup plus difficiles d’accès ; le bateau du centre de plongée ne peut pas sortir du lagon en cas de houle (plusieurs mois dans l’année). Aucune plongée n’a lieu dans l’unique passe de l’île (passe Onoiau), trop dangereuse en raison des courants.
Il n’y a qu’un seul centre, dont les plongées ne se font qu’en petit comité.

Tuamotu, sites de classe mondiale

Rangiroa

“Rangi”, c’est la plongée au superlatif, avec des sites de classe mondiale qui attirent les plongeurs, les vidéastes et les photographes sous-marins du monde entier. Explication : c’est l’une des rares zones dans le monde où l’on est assuré de rencontrer la grosse faune pélagique du Pacifique (plusieurs espèces de requins, thons, espadons, carangues, dauphins, raies mantas et raies léopards, entre autres), à seulement quelques minutes de bateau des centres de plongée (la logistique est donc très légère), avec une superbe visibilité. Pour les passionnés de plongée animalière, c’est un pur régal, car on peut assister à  différents comportements (reproduction, prédation, etc.). Paradoxalement, les sites ne sont pas très variés (5 ou 6 sont couramment exploités) et les massifs coralliens sont pauvres.

Fakarava

“Faka” est le principal concurrent de “Rangi”. Ici aussi, les sites ont acquis une réputation qui a franchi les frontières de la Polynésie, avec des passes incroyablement riches en faune et un superbe relief (petits canyons, cuvettes, surplombs). Par rapport à “Rangi”, Fakarava a l’avantage d’offrir des zones coralliennes plus épanouies. Vous survolerez des champs de Montipora, de Pocillopora et d’Acropora en excellent état. On aime également l’atmosphère très sauvage qui se dégage de cet atoll.
On compte deux zones de plongée : l’une près de la passe de Garuae (dite “passe Nord”), au nord de l’atoll, accessible en 20 à 30 minutes de bateau depuis le village de Rotoava ; l’autre près de la passe de Tumakohua (dite “passe Sud”), à 60 km au sud, desservie par les centres de plongéee au sud ou, par mer calme uniquement, par les centres de plongée installés au nord (1 heure 30 de bateau l’aller).

Toau

Il n’y a pas de centre de plongée sur l’atoll de Toau, mais les centres de plongée basés à Fakarava, l’atoll voisin, organisent de temps à autre des sorties plongées à la journée sur les deux passes, la passe de Fakatauna et la passe d’Otugi, par mer calme uniquement.

Tikehau

Toutes les plongées (sauf une) s’effectuent aux abords de la passe de Tuheiava, à 30 minutes de bateau du village de Tuherahera. Les coraux sont en bon état et la faune est abondante. Autre point fort : la possibilité de plonger avec des raies mantas, sur une station de nettoyage dans le lagon.

Mataiva

La plongée à Mataiva est encore confidentielle car le seul centre de l’île, tenu par un seul moniteur, n’a été ouvert qu’en 2014. Pour l’instant, il n’y a que deux sites de plongée régulièrement exploités, mais ils vous réserveront de belles surprises. Par rapport aux autres atolls des Tuamotu, Mataiva se singularise par son relief sous-marin, très varié.

Ahe

Ce petit atoll à l’écart des sentiers battus commence à faire parler de lui en matière de plongée sous-marine. Les plongées sont certes moins spectaculaires qu’à Rangiroa ou Fakarava, mais offrent un dépaysement maximal aux plongeurs en quête de nouvelles sensations. Le seul centre de l’île propose des plongées adaptées à tous les niveaux à proximité de la passe, accessible en 30 minutes de bateau environ. Vous aurez le privilège de plonger en petit comité sur des sites quasi vierges.

Makemo

L’atoll de Makemo, au cœur des Tuamotu, est encore peu connu des plongeurs, qui vont en priorité à Rangiroa, Fakarava ou Tikehau. Le centre de plongée local, une toute petite structure gérée par un seul moniteur, ne fait d’ailleurs pas de publicité. Seul le bouche-à-oreille fonctionne, notamment auprès des résidents. Makemo n’a rien à envier aux autres atolls, avec de belles plongées sauvages, pour tous les niveaux. Au programme : des dérivantes dans les passes, ou des explorations côté océan, le long du récif.

Faire de la plongée aux Marquises

Rien à voir avec le reste de la Polynésie. Aux Marquises, les conditions naturelles diffèrent totalement de celles rencontrées dans les autres archipels. Ici, pas de lagon ni d’eaux turquoise, mais des eaux sombres, beaucoup plus chargées de plancton. On plonge près de falaises ou de hauts-fonds battus par la houle. La visibilité est réduite d’autant (généralement 10 à 15 m), mais ces eaux riches et oxygénées sont fréquentées par une faune pélagique importante. Requins-marteaux, raies mantas, raies léopards, thazars, thons, barracudas, carangues et oursins comptent parmi les espèces les plus fréquentes.
Aux Marquises plus qu’ailleurs, les sorties sont étroitement dépendantes des caprices de la météo, en particulier de la houle qui rend les déplacements, les manœuvres et les mises à l’eau difficiles.
Il n’y a qu’un centre de plongée dans l’archipel, à Nuku Hiva, et les sites sont très peu fréquentés.

Nuku Hiva

Le seul centre de plongée de l’île fonctionne sur affrètement, et n’encadre pas les plongées, réservées aux plongeurs confirmés.