1. Accueil
  2. Magazine
  3. Idées de voyage
  4. Les nuits étoilées les plus magiques
Idées de voyage

Les nuits étoilées les plus magiques

Mis à jour le : 28 janvier 2019

Carte

Comment contempler la Grande Ourse et le Centaure dans des conditions optimales ? Un tour du monde des plus belles destinations où lever la tête.

1. Parc national de la Caldera de Taburiente (îles Canaries)

L’archipel volcanique des Canaries, au large du Maroc, est le dernier bout de terre avant le vaste océan Atlantique. Au cœur de La Palma, l’île la plus à l’ouest, s’étend le parc national de la Caldera de Taburiente. Là, l’observatoire de Roque de los Muchachos est l’un des plus grands ensembles de télescopes du monde. Profitez-en pour parcourir les flancs couverts de pins et de ruisseaux du grand cratère du parc, avant d’aller vous rafraîchir sur la plage. 

Si la foule ne vous fait pas peur, faites coïncider votre visite avec la période du carnaval, en février ou mars.

2. Pisac (Pérou)

Les Incas pratiquaient l’astronomie et il est possible que leurs grands prêtres aient utilisé la Voie lactée comme une carte céleste pour effectuer des pèlerinages terrestres selon les mêmes axes. Le site archéologique de Pisac,  au Pérou, dans la vallée sacrée des Incas, réunit un ensemble de temples, de citadelles et de maisons en terrasses. Profitez de la visite pour regarder cette fameuse “Galaxie” qui, pour les Incas, dessinait aussi des formes hostiles ; les constellations de nuages noirs sont en fait les espaces vides entre les étoiles.

Pisac se trouve à 33 km au nord-est de Cuzco. La route est bitumée et c’est 

un bon point de départ pour visiter la vallée sacrée.

Pisac, Pérou. Nick Leonard

3. Pic du Midi de Bigorre (France)

Au cœur des sommets pyrénéens, à 2 877 m d’altitude, l’observatoire du pic du Midi fut construit en 1878 pour des raisons scientifiques, notamment pour y étudier la météo, mais aussi pour y admirer la voûte céleste. Toujours laboratoire de recherche astronomique mais ouvert au public, il offre un panorama somptueux mais aussi une occasion hors pair pour observer les étoiles. Après une ascension en téléphérique, on admire le paysage depuis ses terrasses avant de s’initier à l’astronomie dans son musée. À dates précises, des visites de nuit et des soirées d’initiation à l’astronomie sont organisées. La magie et le savoir scientifique font alliance pour un moment inoubliable.

Voir le site du Pic du Midi pour le programme des visites de nuit.

Pic du Midi de Bigorre, France. Rémi Lanvin

4. Slovénie

En théorie, vous devriez apercevoir un grand nombre d’étoiles dans le ciel de la Slovénie, qui a récemment adopté sa première loi sur la pollution lumineuse. Ainsi, en découvrant l’architecture charmante de la capitale, Ljubljana, ou dans les stations de ski du pays, vous remarquerez peut-être des lampadaires à luminosité diffuse et un éclairage public de faible intensité. D’après l’International Dark-Sky Association, ces nouvelles dispositions devraient permettre à la Slovénie d’économiser 10 millions d’euros par an et d’épargner à la planète un volume important d’émissions de gaz à effet de serre. 

La cité côtière de Portorož (Portorose), sur l’Adriatique, bénéficie du taux d’ensoleillement annuel le plus élevé du pays et offre donc de bonnes chances de profiter d’un ciel dégagé.

5. Sherbrooke (Québec, Canada)

La ville de Sherbrooke sert depuis près de deux décennies de camp de base aux visiteurs désireux de découvrir les rivières, les montagnes et les lacs magnifiquement préservés du parc national du Mont-Mégantic. Tout comme le parc, elle possède désormais un titre de gloire puisqu’elle fait partie de la première Réserve internationale de ciel étoilé (RICE). Conséquence : les 2 500 appareils d’éclairage de la ville ont été remplacés pour piser d’un quart la pollution lumineuse. On remarque en effet qu’ici, la lumière urbaine est plus rare.

Découvrez les activités de l’International Dark-Sky Association (IDA), qui œuvre à diminuer les nuisances lumineuses, sur www.darksky.org.

6. Îles des Caraïbes

Quel meilleur endroit pour contempler un manteau d’étoiles que sur l’une des îles des Caraïbes, comme la Guadeloupe, en profitant d’une brise douce et parfumée, le soir venu, autour d’un verre de rhum ? Partez en quête d’une plage romantique, frangée de palmiers, allongez-vous et découvrez un ciel de velours. Et tant qu’on y est, pourquoi ne pas baptiser vous-même une constellation à votre nom ?

Sur certaines îles, les coupures électriques, relativement fréquentes, assurent un ciel d’autant plus sombre. Profitez-en donc pour faire un tour sur la plage, si cela vous arrive !

Nuit étoilée, Guadeloupe. fs999

7. Stonehenge, Wiltshire (Angleterre)

Souvent considéré comme un immense observatoire astronomique, le site mégalithique de Stonehenge laisse penser que les hommes de la préhistoire se passionnaient déjà pour les équinoxes et les solstices – la construction de cette enceinte circulaire de blocs de pierre aurait commencé il y a 5 000 ans. Et le lieu est toujours propice à l’observation des étoiles, compte tenu du peu d’éclairage artificiel susceptible de troubler le spectacle. Venez en journée pour trouver un bon poste d’observation et attendez le coucher du soleil en vous rappelant que la magie des cieux demeure inchangée depuis l’époque des bâtisseurs de Stonehenge.

Le vélo est un mode de transport idéal pour rejoindre le site : au départ d’Amesbury, empruntez la Route 45 du réseau national des pistes cyclables.

8. Observatoire McDonald, Texas (États-Unis)

Grimpez au sommet du mont Locke, à plus de 2 000 m d’altitude. C’est ici que se trouve l’observatoire astronomique McDonald, dans les montagnes de Davis, un emplacement choisi en raison de l’absence de pollution lumineuse. Des nuits d’observation des étoiles sont organisées régulièrement : vous pourrez utiliser de gigantesques télescopes, à faire pâlir d’envie tous les astronomes amateurs. Un matériel de rêve pour observer étoiles, planètes et galaxies dans un environnement idéal.

L’observatoire est ouvert de 10h à 17h30. Pour réserver une séance d’observation des étoiles, consultez www.mcdonaldobservatory.org.

Observatoire Macdonald, Étas-Unis. realworldracingphotog

9. Sercq (îles anglo-normandes)

Pour profiter d’un beau ciel nocturne, il faut quitter la ville : du fait des lumières urbaines, on ne distingue à l’œil nu que 100 étoiles là où l’on en apercevrait 1 000 par une nuit obscure. L’île de Sercq, à l’est de Guernesey, est un haut plateau de granit de près de 5 km de long et 2,5 km de large. Elle ne compte que de rares habitations, est interdite aux voitures et l’éclairage public y est également absent. Emprunter à bicyclette ses petites routes non bitumées (aux nombreux nids-de-poule) au clair de lune est magique. Du haut de falaises vertigineuses dominant un océan noir d’encre, levez la tête et découvrez un ciel inoubliable (n’oubliez quand même pas votre lampe de poche !).

Début 2011, Sercq (Sark) a été labellisée “île de ciel noir” par l’Internatinal Dark-Sky Association (IDA), basée aux États-Unis et dédiée à la préservation du ciel nocturne.

10. Désert d’Atacama (Chili)

S’étendant sur 1 000 km jusqu’au Pérou et à la Bolivie, l’Atacama, est le plus aride des déserts de la planète. Et l’absence de pluie signifie l’absence de nuages ! L’air dégagé et sec de ce désert de haute altitude assure une visibilité exceptionnelle. Les astronomes ne s’y sont pas trompés et l’Observatoire européen austral y a installé deux sites. L’un, à Cerro Paranal, abrite un ensemble de 4 télescopes appelé le Very Large Telescope. C’est aussi ici que se construit le grand interféromètre millimétrique ALMA (Atacama Large Millimeter Array), un immense radiotélescope. 

Le désert d’Atacama domine la côte pacifique chilienne. Il doit son extrême sècheresse au phénomène de couche d’inversion de température dans cette région côtière.

ALMA, Chili. European Southern Observatory

 

Photo : Kristofer Williams


Paramètres des cookies