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Idées de voyage

10 parcs américains méconnus

Mis à jour le : 9 février 2017

Carte

Les montagnes, le désert, les marécages et les loups seront à vous seul dans ces parcs nationaux reculés et confidentiels.

1. Big Bend, Texas

Un paysage de virevoltants et de villes fantômes défile par la fenêtre sur la route de Big Bend. Ce parc ressemble à une vaste étendue désertique avant que vos sens ne s'adaptent. Vous remarquerez alors les collines aux couleurs chatoyantes et le chant des oiseaux le long des arroyos. L'activité incontournable consiste à descendre en rafting le Rio Grande, entre les falaises teintées de rose, à la frontière avec le Mexique. Autres loisirs plus calmes : une randonnée à pied ou à cheval dans les Chisos Mountains qui se dressent au beau milieu de Big Bend à l'ombre des piñon et des genévriers. Des sources chaudes en extérieur ajoutent au côté relaxant.
La haute saison du parc (www.nps.gov/bibe) dure de novembre à avril. Il fait moins chaud et la rivière est suffisamment profonde pour faire du rafting. Plusieurs loueurs sont installés près de là, à Terlingua.

2. Katmai, Alaska

Avez-vous en tête ces clichés de grizzlis attrapant des saumons giclant de l'eau cristalline ? Dans ce parc national, vous pourriez bien être témoin de la scène, les grognements en plus. Plus de 2 000 grizzlis vivent dans cette réserve naturelle montagneuse du sud de l'Alaska (c'est le cadre du film Grizzly Man de Werner Herzog). Outre l'observation des ours, vous pourrez randonner dans la vallée des Dix Mille Fumées qui doit sa beauté âpre à l'effondrement de la caldeira du volcan Novarupta il y a un siècle, ou encore découvrir en kayak les paysages naturels battus par les vents du Savonoski Loop (138 km).
Le parc (www.nps.gov/katm) est uniquement accessible par avion ou bateau depuis Homer, King Salmon ou Kodiak. Brooks Camp est le meilleur endroit pour observer les ours (surtout en juillet et septembre).

3. Isle royale, Michigan

La brume matinale enveloppe le lac de fines volutes. Un clapotis à l'extrémité du rivage trahit la présence d'un orignal venu s'abreuver. On entend le cri d'un loup. L'isolement de cette île du lac supérieur, entre le Michigan et le Minnesota, et la rigueur de l'hiver limitent le nombre de mammifères, humains compris. Elle accueille le parc national continental le moins visité des États-Unis, et dépourvu de routes ; les loups et les orignaux disposent de grands espaces pour se déplacer et les touristes d'innombrables lieux pour camper (autre solution : dormir dans le seul gîte du parc).
Le parc (www.nps.gov/isro) est ouvert de mi-mai à octobre. Liaisons en bateau au départ de Houghton et Copper Harbor dans le Michigan ou Grand Portage, dans le Minnesota. Liaisons également par hydravion depuis Houghton. 

4. Parc national des Samoa américaines

Plus proche de Tahiti que du continent, ce paradis protégé englobe trois des îles volcaniques des Samoa américaines où l'eau azur lèche des plages ourlées de palmiers. Au programme : snorkeling dans les récifs coralliens aux côtés de poissons-perroquets iridescents et de poissons-anges flamboyants, randonnées d'une journée, du rivage à la forêt tropicale nimbée de nuages et rencontre avec les rougettes (chauves-souris). Le soir, logez dans une fale (maison) traditionnelle. Avec de la chance, vous aurez l'occasion de contribuer au dîner en pêchant au filet ou en grimpant aux arbres pour récolter des noix de coco.
Les bureaux du parc (www.nps.gov/npsa) se situent à Pago Pago, la capitale, sur Tutuila. Renseignements sur l’hébergement : npsa_info@nps.gov. Le temps est plus sec de juin à septembre. 

5. Voyageurs, Minnesota

Ce parc national comprend une mosaïque de forêts, d'îles et de lacs sur une vaste surface des North Woods. Faites comme les gens du coin qui se déplacent en house-boat faute de routes suffisantes. Le jour, vous verrez des castors nager et des aigles descendre en piqué au bord des cours d'eau. La nuit, la lueur verte d'aurores boréales danse dans le ciel. En hiver, quand l'eau gèle, troquez votre bateau pour une motoneige pour prolonger le plaisir et repérer facilement des empreintes de loup dans ce désert blanc. Les meutes se faufilent entre les épicéas.
La plupart des routes sont praticables en haute saison (fin mai à fin septembre). International Falls est la principale ville d’accès (www.nps.gov/voya).

6. Great Basin, Nevada

Vous sentirez la solitude vous gagner en vous engageant sur la Highway 50, alias « la route la plus solitaire d'Amérique », principale voie d'accès au parc national de Great Basin. On y randonne autour et sur les hauteurs de lacs de montagne, de bosquets de pins de Bristlecone noueux et même d'un glacier. La vue, tout particulièrement en haut du Wheeler Peak (3 960 m), est à couper le souffle, et nul besoin de la partager. À la nuit tombée, levez les yeux vers le ciel, l'un des plus sombres du pays en raison de l'isolement, pour admirer les étoiles, les météorites et la Voie lactée ou allez chercher l'obscurité totale dans les splendides grottes de Lehman, creusées dans le grès.
L’accès au parc (www.nps.gov/grba) s’effectue par la ville de Baker. Aéroport le plus proche à Ely. Hormis les grottes, accessibles toute l’année, beaucoup de sites ferment de novembre à avril.

7. Black canyon of the Gunnison, Colorado

La lumière est rare dans ce canyon encaissé et étroit (les rayons du soleil n'éclairent le sol qu'une heure par jour), d'où son nom. Il y a deux millions d'années, la rivière Gunnison a façonné dans son sillage des falaises de 820 m. Une aubaine pour les grimpeurs qui, à Painted Wall, escaladent un précipice strié de minéraux plus haut que l'Empire State Building. Les randonneurs affrontent les sentiers abrupts bordés de sauge côtoyant le canyon et les pêcheurs s'enfoncent jusqu'aux genoux dans la Gunnison (glacée) peuplée de grosses truites.
La ville de Montrose, dotée d’un petit aéroport, est la porte d’accès au site. La plus grande partie du parc (www.nps.gov/blca) ferme de novembre à mi-avril.

8. North cascades, État de Washington

Ce superbe parc offre un aperçu authentique de la nature du Pacific Northwest, une région qui s'étend jusqu'à la frontière canadienne. Les sommets enneigés servent de toile de fond aux lacs turquoise. Plus de 300 glaciers sont issus de l'eau s'écoulant des failles et des cascades dégringolent dans des vallées tapissées de fleurs sauvages. La campagne règne en maître et se prête idéalement à des promenades à pied, en bateau ou au camping sous les pins. Même la toponymie – Desolation Peak, Mt Despair, Mt Terror… – évoque les paysages naturels isolés du parc. Nombre d'aventuriers le considèrent d'ailleurs comme le territoire américain le plus sauvage après l'Alaska.
Winthrop, dans l’est du parc (www.nps.gov/noca), est un bon point de chute. Haute saison de mai à octobre. L’aéroport le plus proche est celui de Seattle.

9. Dry tortugas, Floride

Ce petit parc qui englobe sept îles s'enfonce loin dans le golfe du Mexique, près de Cuba. Après avoir admiré le Fort Jefferson, une construction militaire massive du XIXe siècle en briques rouges, allez sonder les profondeurs, équipé d'un masque et de palmes. Les amateurs de plongée font onduler leurs palmes, les tortues vertes et les tortues caouanes se laissent porter par les vagues, tandis que des bancs de poissons-chirurgiens bleus et de poissons-trompettes passent en coup de vent. Enfoncez-vous encore plus pour apercevoir des épaves de l'époque des conquistadors. De retour sur la terre ferme, les cris rauques de 100 000 sternes fuligineuses (et de 300 autres espèces d'oiseaux) vous rappelleront que le parc se trouve en plein milieu d'un grand couloir de migration.
Le parc (www.nps.gov/drto) est ouvert toute l’année. L’observation des oiseaux culmine en avril. Accès en bateau ou en hydravion depuis Key West. 

10. Congaree, Caroline du Sud

Peut-être que ce parc n'attire pas les foules car il fait peur. Une balade en bateau sur les canaux à l'eau trouble à l'ombre de hauts cyprès moussus évoque un roman fantastique du sud des États-Unis. Entre les serpents qui ondulent, les chouettes qui hululent et les cochons sauvages grognant sur les berges, on vous pardonne de considérer Congaree, situé en réalité dans une plaine inondable, comme un marécage. Autre curiosité : on peut y pêcher le poisson-chat en bateau et faire la chasse aux moustiques dans un air saturé d'humidité tout en captant avec son mobile grâce à la proximité de Columbia, la capitale de l'État.
Ouvert toute l’année, Congaree (www.nps.gov/cong) est à 32 km au sud-est de Columbia, dans le centre de la Caroline du Sud. Le printemps et l’automne sont les meilleures saisons pour s’y rendre. 
 


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