Nicaragua : Histoire

Chronologie du Nicaragua

Malgré sa petite taille, le Nicaragua a joué un rôle immense dans l’histoire contemporaine. En pleine guerre froide, les réformes des révolutionnaires sandinistes attirèrent l’attention des gouvernements les plus influents de la planète et provoquèrent des scandales dans les arcanes du pouvoir. Mais quand les coups de feu cessèrent, le monde se désintéressa de la situation, et malgré son caractère exceptionnel, le retour au pouvoir des sandinistes se fit assez discrètement à l’échelle internationale.

6000 av. J.-C.

Des groupes autochtones construisent des sites funéraires sophistiqués avec des coquilles de palourdes, à Monkey Point, sur la côte caraïbe.

450 av. J.-C.

La révolution agricole arrive dans la région, avec l’introduction du maïs domestiqué, du manioc et des haricots. Peu après, des relations commerciales sont établies avec l’actuelle Colombie et les États-Unis.

800

D’innombrables pétroglyphes et statues sont créés dans tout le pays. Beaucoup d’artefacts, notamment un calendrier aztèque et des représentations de la divinité Quetzalcoatl, annoncent l’arrivée de l’une des plus importantes vagues migratoires du Nicaragua.

1502

Christophe Colomb navigue le long de la côte caraïbe, à la recherche d’une route pour rejoindre l’océan Pacifique, et accoste brièvement dans le nord. Il s’agit du premier contact attesté entre des habitants autochtones et des Européens.

1523

Arrivée des principales forces colonisatrices, sous la houlette de Francisco Fernández de Córdoba. Les villes de León (déplacée ultérieurement après avoir été ensevelie par l’éruption du volcan Momotombo) et Granada sont fondées peu après.

1635

La première colonie européenne de la côte atlantique est fondée près de Cabo Gracias a Dios, par la Compagnie britannique des îles de la Providence.

1821

À l’instar du reste de l’Amérique centrale, le Nicaragua se libère du joug espagnol et rejoint brièvement l’Empire mexicain puis les Provinces unies d’Amérique centrale.

1838

En abandonnant l’union régionale, le Nicaragua devient la première nation moderne d’Amérique centrale à déclarer son indépendance.

1848

Les Britanniques prennent le port caribéen de San Juan del Norte et le rebaptisent Greytown.

1853

Le flibustier William Walker arrive à San Juan del Sur puis prend la ville de Granada et se proclame président.

1857

Afin d’apaiser les luttes incessantes entre León et Granada, le petit village de pêcheurs de Managua devient la capitale du pays. Les combats cessent, mais la rivalité perdure aujourd’hui encore.

1912

En réponse à une rébellion contre l’administration corrompue des Conservateurs, les États-Unis envoient 2 500 soldats au Nicaragua. Dès lors et pendant vingt ans, les États-Unis exercent une forte influence sur la vie politique du Nicaragua.

1914

Signature du traité Bryan-Chamorro, qui garantit aux États-Unis les droits exclusifs pour la construction d’un canal au Nicaragua. Les États-Unis n’ont pas l’intention de mener un tel projet, mais ils veulent empêcher tout autre pays de le faire.

1934

Alors qu’il quittait la table des négociations pour la paix, à Managua, le leader de la guérilla Augusto Sandino est abattu par des militaires obéissant aux ordres du général Anastasio Somoza García.

1937

Somoza renverse le président libéral Juan Sacasa. C’est le début de la dictature de Somoza : pendant 42 ans, le vieil homme puis ses fils Luís et Anastasio dirigeront le pays.

1956

Somoza est assassiné à León par Rigoberto López Pérez, un poète déguisé en serveur. López Pérez est abattu sur le champ mais devient un héros national.

1961

Inspirés par la révolution cubaine et unis par leur opposition aux Somoza, divers groupes de guérilla font alliance au sein du Frente Sandinista de Liberación Nacional (FSLN).

1967

Luis Somoza Debayle décède et son jeune frère Anastasio Somoza Debayle prend le contrôle du pays.

1972

Un tremblement de terre ravage Managua, faisant plus de 6 000 morts et 300 000 sans-abri. Somoza détourne l’aide internationale, ce qui encourage le peuple à soutenir le FSLN.

1974

Le FSLN kidnappe plusieurs membres du régime de Somoza et échange les otages contre des rançons et la libération de prisonniers politiques.

1976

Le gouvernement répond aux enlèvements du FSLN par une répression violente durant laquelle Carlos Fonseca, cofondateur du FSLN, est tué.

Janvier 1978

Une grève générale est décrétée suite à l’assassinat de Pedro Joaquín Chamorro, journaliste et fervent critique de Somoza. Les modérés tentent vainement de négocier la fin de la dictature de Somoza.

Août 1978

Le FSLN occupe le Palais National, prenant 2 000 otages et obtenant la libération de 60 sandinistes emprisonnés. Des révoltes éclatent dans de nombreuses villes. La Guardia Nacional réplique en bombardant les villes.

1979

Après sept ans de guérilla et 52 jours de combats tous azimuts, les sandinistes marchent sur Managua. Anastasio Somoza quitte le pays le 17 juillet : c’est la victoire de la révolution.

1980

Le dictateur déchu Anastasio Somoza Debayle est assassiné par des sandinistes à Asunción, Paraguay.

années 1980

Dans tout le pays, des attentats sont perpétrés par les Contras, des opposants au pouvoir. Financés par les États-Unis, les Contras sont de plus en plus nombreux, atteignant le nombre de 15 000 ; le FSLN réagit en instaurant le service militaire obligatoire.

1984

Daniel Ortega est élu président avec 63% des suffrages. Le FSLN contrôle l’Assemblée nationale dans des proportions similaires.

1987

Signature des accords pour la paix en Amérique centrale. Ortega promet de lever la censure de la presse, d’instaurer un cessez-le-feu et de d’organiser des élections libres pour prouver l’attachement des sandinistes à la démocratie.

1990

Violeta Barrios de Chamorro bat Daniel Ortega aux élections présidentielles. Avec la fin de la guerre des Contras et la levée de l’embargo économique imposé par les États-Unis, le processus de réconciliation nationale peut commencer.

1996

Les citoyens se rendent à nouveau aux urnes et rejettent encore une fois Ortega et le FSLN. Ils élisent l’ancien maire de Managua, Arnoldo Alemán, du PLC (alliance libérale de centre-droit).

2001

Enrique Bolaños est élu président avec une très courte avance. Cela fait 11 ans qu’Ortega tente de faire un retour, mais il essuie une troisième défaite.

2006

Ortega remporte la présidence avec 38% des suffrages. Il cherche à renforcer les liens avec les gouvernements de gauche du Venezuela, de la Bolivie et de Cuba.

2008

Le Conseil électoral interdit deux partis d’opposition. Le FSLN remporte les élections municipales dans tout le pays, mais beaucoup de fraudes sont dénoncées ce qui entraîne une réduction de l’aide internationale.

2010

La tension monte à Harbour Head, au bord du Río San Juan : le Costa Rica réagit aux opérations de dragage menées par le Nicaragua en envoyant des forces de police lourdement armées à la frontière.

2011

La Cour suprême, dominée par le FSLN, rejette l’interdiction de renouvellement des mandats. Ortega est réélu avec une majorité encore plus importante.

Mis à jour le : 1 août 2014

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