Marrakech : Si vous aimez

Cuisine

Impossible de ne pas trouver plat à son goût à Marrakech. Au petit-déjeuner, dégustez quelques beghrir, des petites crêpes épaisses arrosées de miel de fleur de cactus. Un copieux méchoui marocain, agneau farci d'amandes et rôti lentement, servi avec du cumin, des olives et du khoubz (pain) fera un déjeuner parfait. À l'heure du dîner, un tour des souks vous ouvrira l'appétit pour un savoureux tajine (viande mijotée dans un plat en terre cuite) accompagné de légumes sur la place Djemaa el-Fna. Surtout, gardez une place pour le dessert : les kaab el-ghazal (« cornes de gazelle », petits croissants de pâte fourrés à la pâte d'amandes et parfumés à l'eau de fleur d'oranger) ou une pastilla (feuilleté à la crème et aux amandes grillées) vous raviront.
Dans la ville nouvelle, vous pourrez vous joindre aux membres de la classe moyenne autour d'une pizza au Chat qui rit ou au Cantazaro, ou bien commander une grillade dans l'un des restaurants qui bordent la rue ibn Aïcha. Les Marrakchis branchés préfèrent sortir dans les établissements qui se doublent d'une discothèque. Beaucoup d'adresses servent désormais de l'alcool, mais pas toutes.
Pour goûter une délicieuse cuisine traditionnelle, réservez dans un riad où les repas sont concoctés chaque jour à la demande par la dada (cuisinière) de la maison. Les plus aventureux pourront tenter les spécialités servies aux stands de la place Djemaa el-Fna ou de la kissaria ben Youssef.
Marrakech possède d'excellents restaurants de cuisine marocaine, méditerranéenne ou aux influences métissées, mais aussi de nombreux « restaurants-palais », véritables pièges à touristes. Si vous pénétrez dans une salle immense équipée d'une scène prête pour un spectacle laser, où tous les serveurs sont vêtus comme Aladin, ne vous attendez pas à trouver une cuisine authentique. Réservez plutôt votre place pour une véritable diffa dans l'un des établissements recommandés.

Cuisine marocaine créative

  • Dar Moha
  • Villa Flore
  • Terrasse des Épices
  • Le Foundouk
  • Riad 72

Meilleures adresses traditionnelles

  • Al Fassia
  • Souk Kafé
  • Restaurant La Maison Arabe
  • Tobsil
  • Chez Chegrouni

Sur le pouce

  • Allée des méchouis
  • Stands de la kissaria ben Youssef
  • Plats Haj Boujemaa et les autres restaurants de grillades de la rue ibn Aïcha
  • Stands de la place Djemaa el-Fna
  • Samak al Bahria

Saveurs venues d'ailleurs

  • Azar
  • Mama Tilee
  • Le Chat qui rit
  • La Table du Marché
  • Le Grand Café de la Poste

Artisanat

Si, au détour d'un souk, votre œil est attiré par le miroitement d'une lampe ou la couleur rouge vif d'un sac à main, regardez autour de vous : non loin de là se trouve certainement le maâlem (maître artisan) qui l'a créé, déjà penché sur sa prochaine création. Ne manquez pas cette occasion de voir comment ces objets sont fabriqués et, pourquoi pas, de vous y essayer à votre tour. Ne vous laissez pas décourager par votre maladresse : sous l'apparente simplicité des gestes de ces artisans se cachent des années d'apprentissage et un savoir-faire transmis depuis plusieurs générations pour acquérir la maîtrise de ces techniques et de ces outils remontant parfois au Moyen Âge. Il faut ainsi des mois pour apprendre à réaliser une seule des 400 formes de base et plus qui composent les zelliges.
L'Ensemble artisanal et la partie nord des souks sont les meilleurs endroits pour assister au travail des maîtres artisans. Vous obtiendrez souvent des prix très intéressants en achetant directement auprès de l'artisan. Dans un monde où les objets sont désormais fabriqués en masse par des machines, ces réalisations uniques, fruits d'un labeur intensif, valent largement leur prix. Une fois de retour chez vous, il vous sera certainement beaucoup plus difficile de vous adresser à l'artisan du coin pour vous fabriquer un vase patiné en tadelakt ou une robe de soirée en fibres de cactus. Ce sont d'ailleurs les achats des voyageurs qui ont permis de maintenir vivantes ces précieuses traditions et qui continuent de pousser les maîtres artisans marrakchis à innover sans cesse sur un marché artisanal où la concurrence est très rude.
La création traditionnelle à Marrakech est loin d'être figée. Il n'est ainsi pas rare de voir des designers européens, japonais ou américains employer des artisans locaux talentueux pour réaliser leurs idées, leur permettant en retour de s'ouvrir à l'avant-garde du design international. Il en résulte des objets modernes aux teintes vives, aux formes organiques et aux motifs géométriques ou berbères épurés. Cette créativité a récemment émergé en peinture et en sculpture, domaines artistiques restés longtemps ignorés au Maroc mais qui explosent aujourd'hui dans les galeries de la ville nouvelle, tout comme la calligraphie. Si vous avez envie de contribuer à ce métissage artistique, lancez-vous : des cours sont proposés dans de nombreux riads.

Où voir travailler les maâlems

  • Le circuit des souks
  • L'Ensemble artisanal
  • Fondouks
  • Al Kawtar
  • Sidi Ghanem

Artisanat marocain typique… ou non !

  • Tissage de tapis : Ensemble artisanal
  • Passementerie : Moulay Youssef el Alaoui
  • Stuc (travail du plâtre) : décors en stuc Sidi Ahmad Gabaz
  • Plats à tajine : Chez Adil
  • Travail sur pneu : Créations Pneumatiques

De l'artisanat… à l'art contemporain

  • Kifkif
  • Galerie Rê
  • Ministero del Gusto
  • Galerie Noir sur Blanc
  • Michi

Cours dispensés par des maîtres locaux

  • Dar Attajmil
  • Jnane Tamsna
  • La Maison Arabe
  • Riad Bledna
  • Riad Sahara Nour

Culture berbère

Les Berbères vivent depuis au moins 5 000 ans au Maroc. Les Romains tentèrent de les conquérir pendant 250 ans. À chacune de leurs défaites, ils traitaient leurs adversaires de « barbares », d'où le mot « berbères ». Dans leur langue, le tamazight, les Berbères s'appellent les Amazighs ou « hommes libres ». Ce n'est qu'au début des années 1990 que les Berbères ont commencé à revendiquer des droits culturels au Maroc. Depuis, le tamazight est enseigné dans les écoles primaires. En 2001, Mohamed VI a créé l'Institut royal de la culture amazighe (Ircam). Aujourd'hui, les Berbères demandent la reconnaissance officielle de leur langue dans la Constitution marocaine.
Bon nombre d'habitants de Marrakech parlent le tamazight : essayez-vous à prononcer quelques mots, ils seront accueillis chaleureusement malgré vos difficultés de prononciation ! Sur la place Rahba Kedima, des remèdes berbères soigneront tous vos maux, de l'excès de timidité (racine de noyer) aux problèmes conjugaux (galanga). Les tapis berbères des souks étaient traditionnellement tissés par les femmes et destinés à des trousseaux de mariage : ils portent donc souvent des symboles destinés à repousser la malchance (un mari infidèle) et à garantir le bonheur domestique.
S'il est une chose que l'on ne peut pas acheter, c'est la baraka, la chance, une sorte « d'état de grâce ». Comme l'explique un apothicaire berbère : « La baraka ne pousse pas sur les arbres, elle résulte de nos actes ».

Où découvrir la culture berbère ?

  • À Imlil et dans les autres villages du Haut Atlas
  • Lors du Festival des arts populaires de Marrakech
  • Sur la place Djemaa el-Fna
  • À la maison Tiskiwin
  • À Dar Taliba

Comment s'attirer la baraka ?

  • Faites un don à Dar Taliba ou à d'autres initiatives de villages berbères
  • Échangez des plaisanteries berbères
  • Achetez à des coopératives locales
  • Économisez l'eau pour soutenir l'agriculture de subsistance dans le Haut Atlas
  • Donnez des pourboires aux musiciens gnaouas et aux conteurs de la place Djemaa el-Fna

Bars et discothèques

Une fois la nuit tombée, Marrakech se transforme et ne se couche pas avant d'avoir offert à chacun l'occasion de faire la fête, d'où les horaires tardifs de la plupart des établissements et l'incontournable sieste de l'après-midi. À partir de 23h, les restaurants de la ville nouvelle se transforment en boîtes de nuit improvisées, les bars en karaokés et les terrasses des cafés en lieux de rencontre. Dans beaucoup de bars, la clientèle est encore essentiellement masculine, mais plusieurs établissements encouragent les femmes à venir en leur proposant des boissons gratuites – profitez-en avant que les propriétaires ne fassent leurs comptes ! On peut ensuite danser jusqu'à l'aube au Pacha Marrakech ou au Théâtro, puis enchaîner par un hammam et une sieste au bord de la piscine d'un des hôtels de la Palmeraie en attendant la soirée suivante…
Sur le papier, la loi marocaine condamne les relations sexuelles hors mariage, l'homosexualité et la vente d'alcool à proximité des mosquées (autrement dit partout, surtout dans la médina). En fait, dès que la nuit tombe et que la musique s'élève, les cocktails coulent à flots sur les terrasses discrètes de la médina et dans les bars animés du Guéliz et, sur les pistes de danse dans l'Hivernage, des regards sont échangés. Sachez toutefois que dans presque tous les bars, notamment les plus chics, certains regards prometteurs sont de nature strictement professionnelle.

Les meilleurs bars où prendre un verre

  • Azar
  • Churchill Bar
  • Kosybar
  • Le Grand Café de la Poste
  • Bab Hotel

Les meilleures pistes de danse

  • Pacha Marrakech
  • Le Comptoir
  • Le Diamant Noir
  • Jad Mahal
  • Le Théâtro

Foi et traditions

Les minarets, la calligraphie ou encore l'appel du muezzin à la prière : bien des attraits du Maroc d'aujourd'hui doivent leur existence à la foi islamique. Les musulmans pratiquants prient tous les jours, effectuent le ramadan et respectent la zakat (charité), un des cinq piliers de l'islam. Les tombeaux (zaouïas) de sept marabouts (saints de l'islam) se trouvent à Marrakech mais, comme les mosquées, ils sont fermés aux non-musulmans. Un seul de ces sites religieux historiques se visite : la spectaculaire médersa Ali ben Youssef.
La culture métissée de Marrakech résulte du croisement de diverses influences religieuses. Les soins berbères à base de plantes sont empreints de croyances animistes. Les sonorités et les rythmes gnaouas sont bien antérieurs à l'arrivée de l'islam en Afrique. Sur certaines portes du mellah (l'ancien quartier juif) subsistent des heurtoirs en forme d'étoile de David. D'ailleurs, des membres des communautés juive et chrétienne (établies au Maroc depuis près de 1 700 ans) sont toujours présents à Marrakech : la ville nouvelle compte ainsi une synagogue, une église catholique et un temple protestant. C'est à ces multiples traditions religieuses que Marrakech doit son bouillonnement créatif. Toutes ont un rôle à jouer dans la riche tradition de poésie, de danses folkloriques, de contes et de spectacles de rue qui se perpétue encore aujourd'hui.

Comment célébrer le ramadan ?

  • Faire la fête dans les rues pour l'Aïd el-Fitr
  • Se réveiller avant l'aube pour écouter l'appel à la prière du muezzin de la Koutoubia
  • Pratiquer la zakat en donnant à une association locale
  • Éviter de manger, boire et fumer en journée si vous êtes avec des personnes pratiquant le jeûne
  • Après le coucher du soleil, se régaler de sucreries et de harira

Des traditions bien vivantes

  • Halqa (théâtre de rue) : sur la place Djemaa el-Fna
  • Littérature et contes : au Café du Livre
  • Cuisine marocaine fusion : au restaurant Dar Moha
  • Remèdes berbères : à Rhaba Kedima
  • Musique traditionnelle : durant le Festival des arts populaires de Marrakech

Jardins

Lorsque Youssef ben Tachfin et ses guerriers s'emparèrent d'un simple camp aujourd'hui connu sous le nom de Marrakech, l'une de leur première préoccupation fut d'y créer des jardins. Ce sont ainsi les Almoravides qui mirent au point l'ingénieux système d'irrigation, appelé khettara, destiné à l'arrosage des jardins royaux, qui alimente encore de nos jours la Palmeraie. Ces jardins durement gagnés sur une nature hostile, et soigneusement entretenus, sont devenus l'une des caractéristiques de la ville, depuis les splendides jardins de la Ménara jusqu'au jardin Majorelle. Et il en existe pour tous les goûts : on peut dîner dans les jardins des restaurants de la ville nouvelle, jouer au tennis ou au football au jardin Harti ou oublier son stress dans l'oasis de la Palmeraie.
Une telle profusion de lieux verts, de piscines et de parcours de golf pèse lourd sur l'antique système de la khettara et draine les ressources en eau de la ville. Les jardiniers de Marrakech ont dû privilégier les plantes adaptées à la sécheresse et adopter les systèmes de recyclage des eaux grises (issues des lavabos et baignoires). Modèle du genre, le jardin de Dar Taliba, dans le Haut Atlas, a été créé en même temps que l'école pour filles du même nom. On y apprend aux jeunes Marocaines à reconnaître et à cultiver les essences indigènes. Ces fillettes autrefois privées d'enseignement ont commencé à étudier l'ethnobotanique et établi un catalogue de références des plantes médicinales berbères. En échange d'un don, les visiteurs sont invités à visiter le jardin et à déguster un thé aux vertus bienfaisantes.

Comment se mettre au vert ?

  • Consulter ses e-mails au Cyber Parc
  • Prendre un verre au Bar du Soleil, dans les jardins de La Mamounia
  • Se joindre à une partie de koura (football) au jardin Harti
  • Se régaler de produits bio lors d'un dîner au Jnane Tamsna
  • Trouver des idées pour jardiner lors du Festival Jardin'Art

Visite d'un jardin…

  • … inspiré : le jardin de Dar Taliba
  • … romantique : les jardins de la Ménara
  • … artistique : le jardin Majorelle
  • … royal : le jardin de l'Agdal
  • … pour les enfants : le jardin Harti

Avec des enfants

Entre les enfants et Marrakech, l'admiration est réciproque. Les bambins contempleront avec émerveillement les scènes de contes de fées qui se déroulent dans les souks et que leurs parents semblent trouver normales : les vendeurs de potions (sûrement magiques !), la transformation de vieilles boîtes de conserve en lampes d'Aladin ou les petites boutiques remplies de pantoufles scintillantes de Cendrillon. La plupart des Marrakchis adorent les enfants et les gâtent. Les vôtres émergeront donc probablement des souks les poches remplies de petits cadeaux et le visage barbouillé de sucreries.
De multiples activités intéresseront les jeunes voyageurs. Ils pourront laisser libre cours à leur imagination dans les magnifiques palais et si, après toutes ces visites, une pause s'avère nécessaire, emmenez-les chez Dino ou Venezia Ice. Généralement habitués aux chiens en laisse, vos enfants s'amuseront certainement de voir toutes sortes d'animaux se promener en liberté et tirer des charrettes… au beau milieu de la ville ! Une balade dans un jardin sera souvent l'occasion de jouer avec d'autres enfants. Et pour que toute la famille puisse s'amuser, pourquoi ne pas tenter une promenade en poney, un safari à dos de dromadaire ou une petite baignade à la Palmeraie ?
Attention cependant, les infrastructures de la ville ne sont pas toujours idéales : piscines non surveillées dans les riads, escaliers raides et installations électriques non sécurisées. Pensez aussi que vos voisins venus chercher le calme dans un riad ne seront peut-être pas ravis d'avoir à supporter de bruyantes cavalcades.

Pour les gâter

  • Venezia Ice
  • Alrazal
  • ZidZid Kids à Sidi Ghanem
  • Magasin de musique gnaoua
  • Café 16

Idées de sorties

  • Jeux Kawkab
  • Café Flower Power
  • Cyber Parc
  • Jardin Harti

Soins du corps

Malgré la sécheresse de l'air venu du Sahara tout proche, ne vous étonnez pas de croiser, dans la cohue des souks, des femmes à la peau radieuse et à l'allure détendue : elles doivent sans doute l'une et l'autre à la tebbaya (masseuse). Elle est l'âme même des bains publics traditionnels que sont les hammams : c'est elle qui se charge d'effectuer l'indispensable gommage avec savon noir (un savon liquide naturel à base d'huile de palme) et kessa (gant rugueux).
S'offrir un soin au hammam est une expérience unique et peu coûteuse : entre 30 et 50 Dh dans un bain public, entrée et gommage compris, plus de 150 Dh dans les hammams privés des riads. Et vous pouvez vous faire plaisir en toute bonne conscience : une fois la pièce remplie de vapeur d'eau, une séance de gommage utilise moins d'eau qu'une douche. Si vous allez dans un hammam public, prévoyez un petit tapis en plastique, des tongs, une serviette et des sous-vêtements de rechange car vous devrez garder les vôtres, qui finiront obligatoirement trempés.
Parmi les soins, le rhassoul (un masque pour les cheveux à base d'argile) est un classique. Les massages peuvent être réalisées avec de l'huile d'argan (pour les peaux déshydratées) ou d'arnica (si vos muscles sont endoloris). Les luxueux hammams de la Palmeraie et de la ville nouvelle proposent d'autres soins plus ciblés, comme des soins du visage aux plantes et des massages à quatre mains. Lors des grandes occasions, les Marocaines arborent souvent des tatouages au henné. Si vous souhaitez les imiter, méfiez-vous du henné « noir » qui contient des pigments synthétiques susceptibles de provoquer des irritations cutanées, et optez pour les teintes naturelles du henné « rouge » ou « vert ».

Hammams authentiques

  • Hammam Bab Doukkala
  • Hammam Dar el-Bacha
  • Bain d'Or
  • Hammam Les Deux Tours
  • Hammam Ksar Char-Bagh

Meilleurs soins marocains

  • Gommage : au hammam Dar el-Bacha
  • Massage à quatre mains : au spa de La Sultana
  • Épilation : à La Maison Arabe
  • Gommage au miel : au Spa de La Mamounia
  • Takssila (étirements) : au Riad Spa Bahia Salam

Spectacles

Marrakech est un espace culturel d'exception depuis plus d'un siècle. Le halqa (théâtre de rue) s'y épanouit sous de nombreuses formes : les triples sauts périlleux des acrobates, les ondulations des serpents et la souplesse des danseuses du ventre sont un spectacle permanent, récompensé par vos seuls pourboires. En matière de cinéma, exit ici les immenses multiplexes occidentaux. Les files d'attente sont longues pour assister aux projections de films à l'Institut français et un public exclusivement masculin reprend en cœur les refrains des comédies musicales bollywoodiennes du Cinéma Eden. Le Festival international du film de Marrakech déchaîne lui aussi les passions, notamment lors des projections en plein air sur la place Djemaa el-Fna. Dans de nombreux restaurants, concerts et spectacles de danse du ventre viennent animer la soirée.
Les institutions culturelles de la ville ne sont pas en reste. Des comédiens célèbres se produisent au Théâtre royal, à l'Institut français et au Dar Chérifa. Les stars marocaines envahissent les rues lors du Festival des arts populaires de Marrakech et, si vous ne pouvez pas y assister, procurez-vous quelques CD chez Kifkif ou au Comptoir.

Lieux de spectacles

  • Place Djemaa el-Fna
  • Festival des arts populaires de Marrakech
  • Théâtre royal
  • Institut français
  • Vernissages au Dar Chérifa

Concerts

  • Place Djemaa el-Fna
  • Festival de musique gnaoua d'Essaouira
  • Théâtre royal
  • MadJazz
  • Printemps musical des Alizés à Essaouira

Danse

  • Place Djemaa el-Fna
  • Riad Sahara Nour
  • Institut français
  • Théâtre royal
  • Festival des arts populaires de Marrakech

La magie du cinéma

  • Festival international du film de Marrakech
  • Cinéma Colisée
  • Le parfum « Festival » des Parfums du Soleil
  • Les films bollywoodiens projetés au Cinéma Eden
  • Institut français

Shopping

Le shopping est à Marrakech une activité très instructive. Vos déambulations dans les souks seront l'occasion d'avoir un aperçu du travail des artisans, d'apprendre des apothicaires les remèdes berbères contre les coups de soleil et de découvrir le cérémonial du thé à la menthe dans une boutique de tapis. Bien souvent, vous pourrez faire personnaliser vos achats, du simple coussin au costume sur mesure, par des artisans fiers de vous montrer leur savoir-faire. Le badinage amical avec le vendeur vous vaudra un contact chaleureux et sans doute de meilleurs prix. Dans les souks, tout est négociable, sauf une chose : l'échange de plaisanteries. Que vous achetiez ou non, le commerçant se souviendra de vous le lendemain et vous saluera d'un amical « Labes ? » (Heureux ?)
Attention, cartes de crédit et chèques de voyage ne sont généralement pas acceptés dans les souks. Certains marchands de la médina vous proposeront peut-être le « crédit berbère » : vous payez une grosse partie de votre achat, que vous emportez avec vous, sur la promesse de revenir payer la somme manquante le lendemain. Les acheteurs pressés préféreront les prix fixes (souvent plus élevés) et le paiement par carte de crédit des magasins de la ville nouvelle. Il vous en coûtera parfois autant de faire expédier un tapis que de l'acheter : prévoyez donc des sacs vides pour rapporter vos trouvailles.
La plupart des boutiques des souks restent ouvertes sans interruption de 10h à 19h et ne ferment que le vendredi après-midi. Dans la ville nouvelle, les magasins sont ouverts du lundi au samedi, de 10h à 13h30 et de 15h30 à 19h.

Les meilleurs cadeaux

  • Les savons artisanaux aux huiles essentielles de L'Art du Bain
  • Les fleurs en feutre de Masroure Abdillah
  • Les minitajines de Mademoiselle Ibtissam Original Design
  • Les sous-verre de la coopérative Tigmi vendus chez Jamade
  • Les boîtes à bijoux en bois de thuya géré durablement de la coopérative Femmes de Marrakech

Souvenirs originaux

  • Un cadre photo en pneu recyclé de chez Créations Pneumatiques avec votre plus belle photo des souks
  • Les mules en sac de farine de Michi
  • De l'huile de massage à l'argan de la coopérative Assouss
  • Des castagnettes en métal recyclé du Magasin de musique gnaoua
  • Une tunique avec symbole berbère de Kasbek/Chez Amal & Tiftif

Sport et aventure

Les possibilités d'activités sont larges. Le jardin Harti, fréquenté par les joggeurs, possède courts de tennis et terrain de football. La moindre piste de terre battue est d'ailleurs l'occasion de parties improvisées. Dans la Palmeraie, on peut pratiquer l'équitation ou monter à dos de dromadaire. Là, les coureurs à pied et les cyclistes profiteront d'une circulation moins dense que dans le centre-ville. Les cours de natation, de gymnastique et les salles de sport se limitent pour l'essentiel aux hôtels de la ville nouvelle et aux villas de la Palmeraie. Les accros du fitness pourront essayer Canal Forme, une salle de sport/spa ouverte aux non-membres. Lors des heures les plus chaudes, cependant, la plupart des habitants laissent aux acrobates de la place Djemaa el-Fna le monopole des prouesses physiques.
Pour les amateurs de grand air, les villages de montagnes aux alentours d'Imlil, les oasis cachées du Haut Atlas et le désert sont de fabuleux terrains d'aventure proches de la ville rose. S'il est impossible de rejoindre les dunes du Sahara en un week-end, un après-midi suffit pour une excursion dans les fantastiques paysages du désert Agafay, à 40 km de Marrakech. Sur place, vous pourrez passer une nuit à La Pause (www.lapause-marrakech.com), qui propose des repas bio et un golf écologique. L'agence Inside Morocco Tours (www.inside moroccotours.com) organise des pique-niques dans une ville fantôme berbère. Demandez à Mohamed Nour, le guide de ces voyages écotouristiques, s'il est possible de combiner ce pique-nique avec une nuit à Imlil et son « Circuit des vallées secrètes » pour visiter les villages berbères dans les oasis du Haut Atlas.

Sports à découvrir

  • Le golf tout-terrain et le disc-golf dans le désert à La Pause (www.lapause-marrakech.com)
  • Le koura dans le jardin Harti
  • La course, à l'occasion du Marathon de Marrakech
  • L'équitation, le vélo et les balades en dromadaire dans la Palmeraie
  • Le marchandage dans les souks

Petites aventures

Vizeat

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