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Randonnée

Les plus beaux parcs nationaux grecs, entre faune et nature sauvage

Texte par

Lonelyplanet.com (traduit de l'anglais par Vincent Guilluy)

Mis à jour le : 9 juin 2022

Carte

Visiter un des parcs nationaux de Grèce, c’est voir le pays dans ce qu’il a de plus sauvage et de plus spectaculaire. Le premier d’entre eux, celui du mont Olympe, a été fondé en 1938. Il existe aujourd’hui 10 parcs nationaux et 2 réserves marines en Grèce, qui protègent des faunes et des flores uniques. 

Les équipements de ces parcs sont souvent basiques, les sentiers de randonnée pas toujours bien entretenus et les refuges pour y dormir plutôt… spartiates. Mais pour beaucoup de gens, ce manque d'équipements ne compte pas face à la magnificence du paysage. Voici un aperçu des parcs nationaux grecs et de ce qu’ils offrent au visiteur.

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Le mont Olympe était la résidence des dieux grecs

Le parc national du mont Olympe, pour l’histoire

Lieu central de la mythologie grecque antique, le mont Olympe est un spectacle tout bonnement magnifique qui attise autant l’imagination aujourd’hui que dans l’Antiquité, lorsque la montagne était vénérée. Le mont Olympe fut le premier parc national grec ; créé en 1938, il abrite plus de 1 700 espèces de plantes dont certaines rares et endémiques, ainsi que des loups, des chacals, des cervidés et plus de 100 espèces d’oiseaux. La mythologie en fait la résidence des dieux grecs. Beaucoup de randonneurs, attirés par le plus haut sommet de Grèce, qui donne son nom au parc, passent la nuit dans un des 15 refuges qui émaillent ses flancs boisés pour en faire l’ascension.

Le parc national du Parnès,  pour une courte excursion depuis Athènes

Ce parc boisé est très apprécié des Athéniens – il n’est qu’à une heure de route au nord d’Athènes – qui viennent y trouver leur dose de nature, le week-end, et peuvent y pratiquer trek, escalade, vélo et canyoning. Le parc est sillonné de sentiers de randonnée et abrite plusieurs ensembles de grottes ainsi qu’une faune abondante, notamment une importante population de cerfs élaphes. Il compte aussi deux grands lodges tout équipés pour les randonneurs (on y sert à manger), et un téléphérique, installé pour desservir le Regency Casino Mont Parnes du sommet.


Le parc national du mont Parnasse,  pour la randonnée, la varappe et le ski

Le parc national du Parnasse (Parnassos), non loin de Delphes, en Grèce continentale, compte trois sommets de plus de 2 300 m : le mont Parnasse lui-même (2 457 m), le Tsarkos (2 416 m) et le Gerondovrachos (2 396 m). Sur leurs pentes, on trouve sapins de Céphalonie, épicéas et genièvres, parsemés de buissons à fleurs jaunes, de pruniers et de Daphne jasminea, une plante rare à fleurs pourpres. Le parc est apprécié des randonneurs, des varappeurs (haut de 1 882 m, le mont Kouvelos a une face très prisée pour l’escalade) et, en hiver, des skieurs et snowboardeurs.

Le parc national de Prespa, pour la faune

À l’ouest de Flórina, au nord de la Grèce, des deux lacs de Prespa forment un site d’une beauté stupéfiante, riche de faune et d’histoire. Formés il y a un million d’années, Megali Prespa et Mikri Prespa (“grand Prespa” et “petit Prespa”) sont parmi les plus anciens lacs d’Europe. La Grèce partage le Megali Prespa avec la Macédoine du Nord et l’Albanie, le Mikri Prespa avec l’Albanie uniquement.

La faune y est abondante. Ours bruns, loups et cochons sauvages ne sont que quelques-unes des 40 espèces de mammifères qu’on y trouve, ainsi que 260 espèces d’oiseaux, dont la plus grande colonie de pélicans frisés du monde, à Mikri Prespa, ainsi que des pélicans blancs. Une poignée de villages de montagne paisibles et pleins de cachet sert de point de départ vers cette nature majestueuse.

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Une bonne partie de la côte d’Alonnisos est protégée par un parc national marin

Le parc national marin d’Alonnisos, pour la faune marine

Plus grand des parcs nationaux grecs, et plus grande réserve marine protégée d’Europe, le parc national marin d’Alonnisos a été créé en 1992 au premier chef pour protéger le phoque moine de Méditerranée, dont l’espèce est menacée, et plusieurs oiseaux marins rares. L’été, des bateaux au départ d’Alonnisos et de Skopelos, dans l’archipel des Sporades, proposent des sorties d’une journée complète vers ce parc vierge, dont le fond est tapissé de posidonie, plante sous-marine produisant de l’oxygène. Craintif, le phoque moine est difficile à voir mais vous y verrez peut-être dauphins (trois espèces), tortues, faucons d’Éléonore et même des baleines en migration.

Le parc national du mont Œta

Le parc national du mont Œta (aussi appelé parc national du mont Iti) est un des plus beaux mais un des moins aménagés de Grèce. Il s’étend sur les hauteurs du mont éponyme (2 151 m), à 25 km au sud-ouest de Lamia. On y trouve de vastes forêts d’épicéas et de pins noirs, des alpages, avec des champignons sauvages et des étangs alimentés par la fonte des neiges bordés d’orchidées des marais. Le parc est sillonné de sentiers. Ipati, où on trouvera des panneaux illustrant les différents itinéraires, fait un bon point de départ. Les randonnées de quatre heures (8 km) dans chaque sens vers le refuge (souvent fermé) de Trapeza, à 1 850 m d’altitude, non loin du sommet du Pyrgos (2 151 m), ou vers les villages de Kastania et Kapnohori font de superbes sorties d’une journée.

Le parc national de Samaria, pour les parois abruptes et les fleurs sauvages

Au cœur du parc national qui porte leur nom, les gorges de Samaria, longues de 16 km, forment un des plus longs canyons d’Europe, et attirent chaque année en Crète des légions de randonneurs. La beauté brute de canyon est indéniable, avec ses hautes falaises et ses passages larges comme des chas d’aiguilles. Il est particulièrement pittoresque en avril-mai, quand les fleurs sauvages colorent le sentier. Des lieux d’étape sont aménagés tout le long, avec des toilettes basiques et des fontaines pour remplir votre bouteille d’eau. Ouvrez l’œil pour voir des kri-kri, une espèce menacée de chèvres sauvages, dont la protection a mené à la création du parc.

Le parc national marin de Zante, pour faire du snorkeling avec les tortues

Le parc national marin de Zante (ou Zakynthos) qui englobe la baie de Laganás dans le sud de l’île de Zakynthos, a été créé pour protéger l’espèce marine la plus menacée en Europe, la tortue caouanne. Zante abrite la plus forte concentration de nids de caouannes : on en a dénombré jusqu’à 1 300, certaines années, le long de la baie de Laganás. Pendant la saison de ponte (de mai à octobre), les plages où les tortues pondent sont interdites aux visiteurs entre le coucher et le lever du soleil, mais les touristes détruisent encore trop d’œufs. Vous verrez peut-être une de ces tortues en faisant une sortie de snorkeling autour de l’île et vous pourrez en apprendre plus sur leur protection au Centre de la Faune marine méditerranéenne de l’île.

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Le magnifique temple de Poséidon au coucher du soleil

Le parc national du cap Sounion, pour admirer le temple de Poséidon

Le cap Sounion est un des plus petits parcs nationaux grecs. On y trouve des plages de sable, des courts sentiers de randonnée et une poignée de villages pleins de cachet. Mais on vient surtout ici pour admirer l’imposant temple de Poséidon, dressé sur un éperon rocheux qui plonge dans la mer, 65 m plus bas. Bâti en 444 av. J.-C., la même année que le Parthénon, fait de marbre venu du Laurion voisin, c’est un ensemble incroyable de colonnes blanches scintillantes. Les marins de l’Antiquité savaient qu’ils étaient presque rentrés chez eux quand ils apercevaient ces premiers reflets blancs. La vue depuis le temple est tout aussi impressionnante.

Le parc national du Pinde septentrional et le parc national de Vikos-Aoös, pour les rivières et les lacs

Au nord de Ioánnina, le vaste parc national du Pinde englobe la région de Vikos-Aoös (qui a son propre parc national) autour des gorges de Vikos, et la forêt de Valia Kalda au nord de Metsovo. Ses 200 000 ha sont émaillés de rivières et de forêts inviolées, de prairies fleuries et de lacs scintillants. On y trouve près d’un tiers de la flore du pays, ainsi que des poissons endémiques, des renards, des chamois ou, plus rares, des faucons, des loutres et des ours. Le deuxième sommet de Grèce, le mont Smolikas (2 637 m), dans la partie nord -la plus sauvage-, est une destination de choix pour les randonneurs.

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Vue du sommet du mont Ainos, sur l’île de Céphalonie

Le parc national du mont Ainos, pour les sentiers de montagne

La masse imposante du mont Ainos (1 628 m) domine fièrement l’île de Céphalonie, que recouvre presque entièrement le parc national éponyme. Sapins de Céphalonie (aussi appelés sapins d’Apollon) et pins noirs tortueux peuplent le haut de ses pentes, souvent prises dans les nuages ou les brumes d’après-midi.
Les équipements du parc sont assez spartiates mais cinq sentiers de randonnée y ont été tracés. Les deux plus fréquentés montent au sommet par des côtés opposés et font une boucle avant de revenir à leurs points de départ respectifs. On peut aussi monter en voiture presque jusqu’en haut, pour avoir une vue imprenable sur l’île. Vous verrez peut-être les petits chevaux sauvages qui vivent dans le parc.

 



Guide de voyage

Lonely Planet : un guide de référence, à la fois pratique et culturel, pour découvrir la Grèce