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France : les plus belles maisons de campagne

Mis à jour le : 9 janvier 2017

Carte

Tuile ou ardoise ? Colombage ou silex ? Lauze ou toit de chaume ? À chaque coin de campagne son architecture. Avant de louer un gîte cet été, choisissez votre nid douillet préféré.
 

1. Chalets savoyards (Savoie, Haute-Savoie)

En raison des contraintes d'accès dues à la pente et à la neige, le chalet montagnard a toujours utilisé les matériaux locaux, le bois et la pierre, selon la disponibilité de ces matériaux. Dans certaines vallées, comme les Aravis et le Beaufortain, le bois est omniprésent, dans le toit, la charpente et les murs, en raison d'importantes zones forestières. Dans d'autres territoires, plus au sud, comme en Tarentaise et en Maurienne, c'est la pierre, extraite des carrières locales, qui est essentiellement utilisée pour les toits et les murs, notamment le schiste, le calcaire et l'ardoise.
Le village du Chinaillon (Haute-Savoie) présente de très beaux exemples de vieux chalets authentiques en bois (office du tourisme www.legrandbornand.com).


 
 

2. Cases béarnaises (Pyrénées-Atlantiques)

La case est l'élément fondateur de l'identité d'une famille et de sa continuité dans le temps. D'où les patronymes béarnais très répandus comme Lacaze, Bonnecaze, Cazenave, Casassus… La dimension sociale de la case est telle qu'elle passe avant l'individu. Pendant longtemps, elle fut transmise, avec l'ensemble des terres, uniquement à l'aîné, qu'il soit homme ou femme, afin de ne pas morceler la propriété. À partir du XVIIIe siècle, elle fut construite en dur, avec des murs en galets charriés par les gaves ou enfouis dans la terre, et des toits en ardoise – parfois en tuile. La toiture revêt souvent une forte pente, jusqu'à 50%, notamment en montagne pour évacuer plus facilement pluie et neige.
Pour voir de belles cases, filez dans les villages autour de Pau (vallée de l'Ousse, plaine de Nay…) ou dans les trois vallées de montagne. Vers Orthez, les toits sont le plus souvent en tuile.
 
 

3. Chaumières normandes (Seine-maritime)

La campagne normande sans sa chaumière, c'est comme un camembert sans sa croûte. Tirant son nom du chaume en paille de blé ou de seigle qui recouvre son toit imposant et fortement pentu, la chaumière se caractérise également par son ossature et ses colombages en bois, et ses murs en torchis d'argile. Un assemblage dont on trouverait les premières traces en Normandie plus de 4 500 ans av. J.-C. ! Ce n'est cependant qu'au XIVe siècle que la chaumière normande prit sa forme typique, qui fleurit jusqu'au XVIIIe siècle et, malgré son intérieur étroit et obscur, a fini par figurer la Normandie paysanne idéalisée. Le Larousse illustré du XIXe siècle prévient pourtant : « la chaumière n'est du goût que de ceux qui ne l'habitent pas ».
Le parc naturel régional des Boucles de la Seine normande a balisé un parcours de 53 km, la « route des chaumières », permettant d'apprécier cet habitat rustique autour du Marais Vernier et du fleuve (www.pnr-seine-normande.com).


 
 

4. Burons (Cantal, Puy-de-Dôme)

Au détour du GR®400, traversant de grands espaces et ponctué de beaux dénivelés, on découvre ici et là d'augustes ruines oscillant entre esquisse de bâtisse et tas de pierres. Perdus au cœur d'immenses étendues, souvent inaccessibles aux voitures, les burons, à l'origine des refuges de bergers, n'ont pas dit leur dernier mot. Si quelques-uns abritent encore bergers et troupeaux lors de l'estive, la plupart de ceux encore debout se sont faits chambres d'hôtes – à la dure, sans eau courante ou électricité.
Pour déguster d'excellents produits, rendez-vous par exemple au buron de Fages (www.au-buron-de-fages.fr), qui fait partie de la route des fromages.


 
 

5. Caves alsaciennes

Classés parmi les « plus beaux villages de France », Riquewihr et Hunawihr échappèrent aux bombardements de la poche de Colmar de décembre 1944. S'y retrouvent intactes des maisons de vignerons typiques de la région datant du XVe–XIXe siècle. Chapeautées de tuiles plates (les fameuses « queues de castor » alsaciennes), elles s'élèvent sur un ou deux étages : moellons de grès au rez-de-chaussée, pans de bois et torchis à l'étage, enduit extérieur à la chaux pigmentée partout. Puits, pressoirs, caves semi-enterrées et balcons ultrafleuris complètent cette carte postale.
Suivez les coteaux des collines sous-vosgiennes ; Ribeauvillé et Riquewihr se trouvent sur la route des vins entre Sélestat et Colmar. www.ribeauville-riquewihr.com


 
 

6. Maisons basques (Pyrénées-Atlantiques)

Pilier de l'organisation sociale, la maison basque arbore fièrement son crépi blanc et ses pans de bois apparents, peints le plus souvent en rouge brun. Les façades de ces maisons massives étaient le plus souvent tournées vers l'est pour ne pas être exposées à l'arrivée des pluies. Selon le droit coutumier basque, elles se transmettaient de génération en génération à l'aîné, et les meubles restaient attachés à la maison. En contrepartie, l'héritier devait s'assurer que l'unité économique familiale reste viable pour tous les membres de sa fratrie.
Ancienne ferme traditionnelle basque, la maison Ortillopitz, datant de 1660, sur les hauteurs de Sare, se visite en saison (www.ortillopitz.fr).


 
 

7. Cabanes tchanquées (Gironde)

Emblème du bassin d'Arcachon, les deux cabanes « tchanquées » en bois sur pilotis, dont le nom provient du gascon « échasses » voient leur environnement évoluer au fil des heures en fonction des marées. Elles sont tantôt arrimées à la terre, tantôt caressées par des vaguelettes ; la hauteur de leurs piliers fut calculée en fonction du point le plus haut atteint par la marée. Destinées au départ à l'activité ostréicole – elles étaient habitées par les gardiens de parcs à huîtres – ces cabanes rustiques sont aujourd'hui dédiées aux loisirs.
Les deux cabanes sont situées sur la commune de La Teste-de-Buch (www.cabane-tchanque.fr).


 
 

8. Maisons de l'Avesnois (Nord)

L'Avesnois ne se distingue pas seulement du reste du département grâce à ses paysages verdoyants et vallonnés. Ses maisons traditionnelles marquent également l'entrée dans la « petite Suisse du Nord ». Si la brique – idéale pour réguler l'humidité – est toujours présente, les tuiles en ardoises et surtout la pierre bleue confèrent à l'habitat avesnois un charme qui ne laisse pas indifférents les citadins de la métropole lilloise, de plus en plus nombreux à élire leur résidence secondaire sur les bords de l'Helpe.
Le musée en plein air à Villeneuve d'Ascq, près de Lille, expose 24 maisons ou fermes du XVIe au XIXe siècle, typiques du Nord (museedepleinair-asso.org).
 
 

9. Habitats cévenols (Gard, Lozère)

Dans cette région rurale, isolée et rude, aux vastes horizons de plateaux et de vallées profondes, les maisons témoignent de l'incroyable capacité d'adaptation de l'homme à la nature. Un savoir-faire séculaire du bâti s'est transmis de génération en génération, au point qu'il est difficile de dater les constructions. La terre, pauvre, est pourtant riche d'un élément fondateur, une « mère-roche » : en Lozère, le granit ; dans les Causses, le calcaire ; et, dans les Cévennes, le schiste, pierre noire et luisante. Les maisons hautes et étroites, agrippées à la roche ou en partie taillées dedans, dessinent des silhouettes sombres qui semblent sortir de terre.
Classé par l'Unesco comme paysage culturel de l'agropastoralisme méditerranéen, le parc national des Cévennes (www.cevennes-parcnational.fr) dévoile les trois types d'habitations.


 
 

10. Maisons en tuffeau du Val de Loire (Maine-et-Loire)

Caractéristique du Val de Loire, la pierre de tuffeau donne à son habitat cette blancheur douce et lumineuse que souligne le noir de l'ardoise des toits. Cette pierre calcaire, taillée en blocs bien équarris, compose sur les façades un camaïeu allant du blanc au blond, voire au jaunâtre sur les maisons les plus modestes. Son caractère « tendre » a favorisé la présence d'ornements sculptés, non seulement sur les châteaux et manoirs, mais aussi sur de simples maisons de village. Les maisons troglodytiques, taillées dans le tuffeau des falaises qui bordent la Loire, sont également caractéristiques de cette région.
L'ardoise fut longtemps extraite près d'Angers et dans le Pays segréen, où l'on peut visiter une ancienne mine d'ardoise (www.laminebleue.com).


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