Château de Buffavento

L'avis de l'auteur Lonely Planet

édifice historique

Buffavento semble perché en un équilibre précaire à 940 m d’altitude, surplombant la plaine de la Mésorée. Les assauts constants des vents auxquels il résiste lui ont valu son nom, qui signifie en italien “celui qui défie les vents”.

Le château est divisé en deux parties : l’enceinte inférieure (muraille fortifiée défensive) et l’enceinte supérieure, qui occupe une superficie plus petite, sur le piton rocheux. La structure fut construite de telle façon qu’aucune fortification autre que sa muraille extérieure n’était nécessaire. Son emplacement naturellement protégé ne permet qu’un seul accès, par l’entrée principale.

On sait peu de chose de son origine. Au Moyen Âge, il était connu sous le nom du château du Lion, car Richard Cœur de Lion l’avait confisqué à la fille de l’empereur byzantin Isaac Comnène en 1191. Plus tard, les Lusignan l’utilisèrent comme prison et tour de guet, le faisant communiquer avec le château de Kantara, à l’est, et celui de Saint-Hilarion, à l’ouest.

S’il est plus délabré que les autres châteaux – et certaines parties sont malheureusement dégradées par les graffitis –, les murs et les tours encore debout dégagent une atmosphère de grandeur, accentuée par une vue imprenable sur les pentes boisées en contrebas.

Le château est clairement indiqué (Buffavento Kalesi) depuis le col de Beşparmak (Pentadaktylos) ; il faut rouler 15 minutes, en montée, sur la route pour rejoindre le parking en contrebas de Buffavento. De là, une marche de 20 minutes, assez raide mais régulière, mène en haut. Mieux vaut porter des chaussures fermées. Il y a rarement quelqu’un au guichet à l’entrée.

Buffavento Kalesi ; tarif plein/réduit 7/5 TL ; aube-crépuscule

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