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Russie : Comment circuler

L'exceptionnel réseau ferroviaire russe et les nombreux vols qui relient les villes de toutes tailles facilitent grandement les déplacements en Russie. En été, bon nombre de fleuves et lacs sont navigables et sillonnés par des bateaux de croisière et des ferries. Des bus, généralement des marchroutki (minibus suivant un itinéraire fixe), effectuent de brefs trajets entre les localités.
Ne sous-estimez pas les distances : la Russie est immense. De Iekaterinbourg, aux frontières occidentales de la Sibérie, à Vladivostok, sur la côte pacifique, la distance est quasiment équivalente à celle qui sépare Berlin de New York. En outre, même un trajet relativement court par la route, comme celui qui mène d'Irkoutsk à sa voisine Khabarovsk, est approximativement comparable à la distance entre Londres et le Caire.

Voie aérienne

Prendre l'avion en Russie est une expérience unique. De nombreux vols (sauf ceux entre les grandes villes) sont retardés, souvent de plusieurs heures, sans aucune explication.
La quasi-totalité des petites villes possèdent un aéroport, mais celui-ci reste généralement très sommaire. Au moins proposera-t-il des vols pour la grande ville la plus proche, où vous trouverez des correspondances vers le reste du pays. Ces dernières années, de petites compagnies aériennes régionales ont vu le jour, mais la plupart d'entre elles utilisent de vieilles machines Aeroflot repeintes.
Les billets s'achètent sans problème aux aviakassa (bureaux de vente des billets) installés dans la plupart des grandes villes. Certains de ces bureaux arborent encore sur leur porte un immense logo Aeroflot, même si aucune des compagnies desservant la ville n'emploie ce nom. De manière générale, il est préférable de réserver les vols intérieurs une fois arrivé en Russie : les vols et les renseignements y sont plus nombreux et les prix plus bas. Les tarifs baissent souvent de 30% (de 60% sur les principales offres moscovites) en cas de réservation ou de départ tardif. Il n'est pas évident de se renseigner sur les prix avant d'être dans le pays. Essayez les sites web des compagnies aériennes que nous citons, ou contactez Primorskoe Aeroagentsvo (4232-407 707 ; www.airagency.ru). Cette agence basée à Vladivostok possède des bureaux à Moscou, à Saint-Pétersbourg et dans l'Extrême-Orient russe. Ses employés parlent anglais et vous donneront des estimations de prix.
En Russie, vous devez présenter votre passeport et votre visa chaque fois que vous réservez un billet d'avion. Vous pouvez aussi acheter vos billets à l'aéroport juste avant le départ du vol, parfois même si le bureau du centre-ville annonce que l'avion est complet. Un aller-retour coûte habituellement le double d'un aller simple.
N'oubliez pas de confirmer votre vol au moins 24 heures avant le décollage : les compagnies russes ont la fâcheuse habitude d'annuler les billets non confirmés. Elles sont également susceptibles de vous refuser si vous ne procédez pas à votre enregistrement au moins 90 minutes avant le départ.
Pour limiter les risques de perte ou de vol, essayez de ne pas mettre vos valises en soute. De nombreux avions sont équipés de compartiments spéciaux pour bagages volumineux. Notez qu'il ne faut pas placer vos bagages à main sous votre siège, mais sous celui devant vous. En outre, les compagnies russes peuvent se montrer très strictes en ce qui concerne le supplément à payer sur les bagages dépassant le poids autorisé (c'est-à-dire 20 kg, en général). Une solution consiste à remplir ses poches d'objets lourds, puis de remettre ces derniers dans les bagages une fois l'enregistrement effectué.
Gardez votre passeport et votre billet à portée de main pendant tous les contrôles qui peuvent avoir lieu jusque dans l'avion. Certains vols ont des places attribuées, d'autres non. Sur ces derniers, c'est la mêlée pour les sièges.
Attention : à Moscou, la plupart des vols intérieurs atterrissent à l'aéroport de Domodedovo ou de Vnoukovo. Si vous devez prendre une correspondance à l'aéroport international Cheremetievo-2 de Moscou, prévoyez quelques heures pour traverser la ville.

Bateau

Les grands fleuves qui serpentent à travers la Russie sont les plus anciennes voies de circulation du pays. Il y a un millénaire, les premiers Russes bâtirent leur puissance sur le contrôle du commerce fluvial entre la Baltique et la mer Noire. Aujourd'hui, le transport fluvial demeure important. En été, il est possible de parcourir de longues distances sur des bateaux de passagers, soit dans le cadre d'une croisière (réservée auprès d'une agence en Occident ou en Russie), soit à bord des services réguliers. La saison dure de fin mai à mi-octobre (moins longtemps sur certains trajets).
Pour vous renseigner, rendez-vous à la retchnoï vokzal (gare fluviale) où sont affichés les horaires et les tarifs. Raketa, Kometa et Meteor sont des types d'hydrofoil ; les fenêtres étant scellées et éclaboussées, on peut s'y sentir un peu enfermé.
Teplokhod est un grand bateau de passagers, kater un petit bateau sur mer ou sur cours d'eau, et parakhod un ferry. Vverkh signifie en amont, vniz en aval. Touda désigne un aller, touda i obratno un aller-retour.
Vous pouvez aussi combiner transport public et excursion en mer grâce aux lignes de ferry qui longent les côtes et rejoignent les îles.

De Moscou à Saint-Pétersbourg

De nombreux bateaux sillonnent les cours d'eau entre Moscou et Saint-Pétersbourg, beaucoup accostant en chemin dans certaines des villes de l'Anneau d'Or. La plupart de ces trajets s'adressent aux touristes étrangers. pour quelques noms d'agences de voyages étrangères effectuant des réservations pour ces croisières.
Vous pouvez aussi embarquer sur un bateau destiné aux vacanciers russes. Le tarif est nettement inférieur à celui des croisières pour étrangers, mais la nourriture et l'hébergement sont moins luxueux (bien que corrects). Cruise Company Orthodox (495-943 8560 ; www.cruise.ru ; oul Alabiana 5, Moscou ; MetroSokol) et Solnetchny Parous (812-279 43 10 ; www.solpar.ru ; oul Vosstania 55, Saint-Pétersbourg ; MetroTchernytchevskaïa) vendent des billets pour les croisières de Moscou à Saint-Pétersbourg et pour d'autres plus au sud sur la Volga.

Volga

pour des informations sur les croisières sur la Volga au départ de Moscou et d'autres ports le long de ce fleuve.

Nord de la Russie Européenne

Le nord de la Russie européenne (dont Saint-Pétersbourg) est parfaitement desservi par différents moyens de transport sur l'eau. Outre des services d'hydrofoil sur la Neva et dans le golfe de Finlande de Saint-Pétersbourg à Petrodvorets, cette région offre des croisières très appréciées de Saint-Pétersbourg à Valaam, sur le lac Ladoga, dont certaines continuent jusqu'au lac Onega, Petrozavodsk et les îles Kiji. De Kem (en Carélie) et Arkhangelsk, on peut aussi emprunter des bateaux pour les îles Solovki.

Mer Noire

De juin à septembre, des hydrofoils relient fréquemment le port de Novorossisk, au bord de la mer Noire, à la station balnéaire de Sotchi.

Sibérie et extrême-orient Russe

Dans ces régions, la saison de navigation est courte (mi-juin à septembre). Le transport fluvial longue distance se cantonne à l'Ob-Irtych (Omsk-Tara-Tobolsk-Salekhard), à la Lena (Oust-Kout-Lensk-Iakoutsk) et à l'Ienisseï (Krasnoïarsk-Igarka-Doudinka). Cependant, on peut aussi effectuer de petits parcours d'une journée en hydrofoil sur plusieurs tronçons de ces fleuves, sur l'Amour (Khabarovsk-Komsomolsk-Nikolaevsk) et sur le lac Baïkal (Irkoutsk-Olkhon- Severobaïkalsk-Nijneangarsk). Les autres services sur le lac Baïkal se limitent à de courtes croisières autour d'Irkoutsk/Listvianka et de Sakhiourta à Olkhon, à moins d'affréter un bateau (environ 200 $US la journée), ce qui se fait le mieux à Listvianka, Nijneangarsk, Severobaïkalsk ou Oust-Bargouzin. Renseignez-vous dans les agences d'Irkoutsk.
À partir de Vanino, des ferries traversent le détroit de Tatarie jusqu'à l'île Sakhaline. En été, il peut toutefois s'avérer très difficile d'obtenir un billet. Les traversées sont censées avoir lieu tous les jours, mais en réalité il n'y a aucun horaire fixe. D'autres ferries très irréguliers partent de Korsakov, sur Sakhaline, pour rejoindre Ioujno-Kourilsk, sur les îles Kouriles.
De Vladivostok, un certain nombre de ferries rallient les îles avoisinantes et les stations balnéaires situées plus au sud le long de la côte. Les vrais amateurs d'aventure (avec environ un mois devant eux) pourront se faire emmener par l'un des bateaux de ravitaillement qui appareillent de Nakhodka et Vladivostok pour remonter jusqu'à Anadyr et Provideniya, dans le cercle arctique.
Attention : les horaires des bateaux peuvent changer radicalement d'une année à l'autre (surtout sur le lac Baïkal) et ne sont publiés qu'au début de chaque saison. Lorsque vous achetez des billets pour un hydrofoil, évitez les riad (rangées) une à trois – l'eau projetée sur les fenêtres barre la vue et, bien qu'à l'abri, vous risquez d'être mouillé.

Bus et marchroutki

Les bus longue distance ne font pas concurrence au réseau ferroviaire ; ils le complètent. En effet, ils desservent généralement des zones dépourvues de voies ferrées ou des itinéraires sur lesquels les trains sont lents, rares ou surchargés.
La majorité des villes disposent d'une grande gare routière interurbaine (автовокзал, avtovokzal). Comme partout ailleurs, ces gares routières attirent souvent les malfaiteurs et sont à éviter après la tombée de la nuit. Les billets s'achètent à la gare ou dans le bus. Normalement, les tarifs sont affichés au mur, avec les horaires. La plupart du temps, on vous remettra un billet avec un numéro de place griffonné sur un ticket de caisse. Les prix sont équivalents à ceux d'un billet de train 2e classe ; la durée du voyage dépend des conditions de circulation. Un supplément parfois exorbitant est appliqué pour les bagages un peu plus volumineux.
Les marchroutki (abréviation de marchroutnoe taksi, taxis à itinéraire fixe) sont des minibus plus rapides que les vieux bus rouillés qui ne reviennent pas beaucoup plus cher. Là où les routes sont en bon état et les villages nombreux, les marchroutki peuvent aller 2 fois plus vite. Une bonne raison de payer 2 fois plus !

Voiture et moto

Étant donné l'état souvent désastreux des routes, l'absence de signalisation, la présence de policiers à l'affût et les difficultés occasionnelles pour trouver de l'essence (sans parler de pièces détachées), tout le monde n'aura pas forcément envie de conduire en Russie. Cependant, avec de l'humour, de la patience et un véhicule correct, c'est une façon aventureuse de découvrir le pays.
Les motos feront l'objet d'un contrôle approfondi par les douaniers et la police des routes, surtout si vous conduisez une machine un peu voyante. En outre, si les sociétés automobiles étrangères sont désormais implantées à Moscou, à Saint-Pétersbourg et dans d'autres grandes villes, les motos sont presque exclusivement fabriquées en Russie ou en ancienne Allemagne de l'Est.

Transport de Véhicule

Outre votre permis de conduire, vous devrez également avoir sur vous les certificats d'immatriculation et d'assurance du véhicule. Assurez-vous que votre assurance vous couvre en Russie. Une déclaration douanière certifiant que vous partirez avec votre véhicule lorsque vous quitterez le pays est également nécessaire. Une taxe de départ d'environ 10 $US est perçue à la frontière.

Permis de conduire

Pour être autorisé à conduire une voiture ou une moto (louée ou non) en Russie, vous devez avoir plus de 18 ans et être titulaire d'un permis de conduire complet. Il vous faudra également un permis de conduire international assorti d'une traduction en russe de votre permis, ou une traduction certifiée en russe de votre permis complet (pour faire certifier une traduction, adressez-vous à une ambassade ou à un consulat russe).

Essence et pièces détachées

Les stations-service à l'occidentale sont courantes. L'essence se décline en quatre indices : 76, 93, 95 et 98 octane. Les prix sont bas par rapport à ceux pratiqués en Europe : 15,50 R le litre de 80 octane, 17,60 R celui de 92 octane et 18,60 R celui de 95 octane. Vous trouverez de l'essence sans plomb dans les grandes villes ; la plupart des stations BP en vendent. Du dizel (diesel) est également disponible (environ 13 R le litre). Dans la campagne, les stations-service ne sont généralement pas distantes de plus de 100 km les unes des autres, mais il peut y avoir des exceptions.

Location

Vous pouvez louer des voitures sans chauffeur à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Ailleurs, les voitures sont louées avec chauffeur, ce qui est plutôt agréable étant donné l'état des routes russes.
Des voitures privées font parfois office de taxis sur de longues distances. Elles peuvent constituer une excellente affaire si vous partagez les frais à plusieurs. Dans la mesure où elles empruntent l'itinéraire le plus direct entre les villes, elles peuvent apporter un gain de temps considérable par rapport aux trains et aux bus. Les chauffeurs offrant ce service attendent en général devant les gares routières. Une personne de votre groupe doit savoir parler russe pour négocier le prix qui s'établit le plus souvent aux environs de 10–12 R le kilomètre.
Choisissez soigneusement votre chauffeur, examinez sa voiture et essayez d'évaluer sa sobriété avant de vous engager. Notez que vous devez aussi payer pour le retour, même si vous louez juste pour un aller, et que de nombreux chauffeurs veulent rentrer chez eux le soir même, même s'il est 3h du matin.

État des routes

En Russie, la qualité des routes principales varie fortement : on trouve aussi bien des chaussées à deux voies, rectilignes et sans aspérités que des routes étroites, sinueuses, cahoteuses et envahies par les émanations des véhicules lents et lourds qui représentent une forte proportion de la circulation russe. Parcourir plus de 300 km en une journée est extrêmement fatigant.
Les conducteurs russes font peu usage des clignotants et aiment doubler tout ce qui les précède, par la droite ! Ils n'allument guère plus que leurs feux de position (et encore !) et seulement une fois qu'il fait nuit noire. Selon certains, le but serait de ne pas éblouir les autres automobilistes, l'allumage des feux de croisement n'étant pas une pratique courante.
Si vous faites appel à une voiture avec chauffeur ou à un taxi, le conducteur s'offusquera probablement si vous attachez votre ceinture de sécurité, sauf lorsque vous traversez un poste de police GAI (Inspection automobile d'État) et que tous les passagers du taxi font subitement mine de mettre leur ceinture. Même si vous lui expliquez que ce n'est pas sa conduite qui vous fait peur, mais celle des autres chauffards sur la route, il vous demandera souvent de ne pas l'attacher. Vous aurez bien sûr le dernier mot, mais on a déjà vu des passagers changer de chauffeur pour cette raison.

Code de la route

Les Russes conduisent à droite, et les véhicules venant de droite ont généralement (mais pas toujours) la priorité. La vitesse est limitée à 60 km/h dans les villes, mais rares sont les panneaux qui l'indiquent : lorsque vous voyez un panneau mentionnant le nom d'une ville, vous devez en déduire que la limitation s'applique, même si vous roulez sur une voie express et rectiligne. Sur l'autoroute, la limite se situe entre 80 et 110 km/h. Il peut y avoir une zone à 90 km/h, surveillée par des radars, à la sortie des villes. Les enfants de moins de 12 ans doivent être assis à l'arrière, et le port de la ceinture de sécurité est obligatoire (même si peu d'automobilistes semblent le savoir !). Les motards (et leurs passagers) doivent porter un casque.
En théorie, l'alcoolémie maximale est fixée à 0,04 %. Dans la pratique, le taux d'alcool autorisé dans le sang est toutefois de zéro. Cette règle est strictement appliquée. La police vous soumet d'abord à un alcootest pour vérifier l'alcoolémie. À Moscou et dans d'autres grandes villes, ces tests sont assez fiables. Les vieux dispositifs soviétiques, en revanche, ne le sont pas. Vous êtes légalement en droit d'exiger une prise de sang (la police vous emmènera alors à l'hôpital).
Un feu vert qui clignote est sur le point de passer au jaune, puis au rouge. Roulez prudemment, car la police vous arrêtera si elle vous voit passer au jaune.

La Gai

L'Inspection automobile d'État, ou GAI (Gossoudarstvennaïa Avtomobilnaïa Inspektsia), guette sur les bas-côtés tous les excès de vitesse, phares éteints ou autres infractions. Les agents de la GAI sont autorisés à vous arrêter, à dresser des amendes sur place et, le plus grave, à tirer sur votre voiture si vous refusez de vous ranger.
La GAI effectue également des contrôles radar. Les routes Moscou-Brest, Moscou-Oriol et Vyborg-Saint-Pétersbourg ont la réputation d'être très surveillées. À Moscou et à Saint-Pétersbourg, la GAI est partout, arrêtant les voitures et distribuant des « amendes » sur-le-champ.
Des postes GAI permanents sont installés aux limites de nombreuses régions et villes russes. Plus rares qu'avant, les contrôles surprise sont encore pratiqués. En cas d'infraction grave, la GAI peut confisquer votre permis et vous devrez aller le chercher au poste principal. Si votre voiture est emmenée au parking de la GAI, essayez de la récupérer dès que possible, car une somme considérable vous sera facturée pour chaque jour de stationnement.
Notez le numéro de plaque de l'agent qui vous arrête. Selon la loi, les agents GAI n'ont pas le droit d'accepter des espèces – les amendes doivent être réglées via la Sberbank. En réalité, cependant, les conducteurs russes versent souvent environ la moitié de l'amende officielle à l'agent, économisant ainsi de l'argent et le temps englouti par la bureaucratie russe au poste de police et à la banque.

En stop

Quel que soit le pays, le stop présente toujours des dangers et nous ne le recommandons jamais. Les voyageurs qui optent pour ce mode de déplacement doivent savoir qu'ils prennent des risques potentiellement sérieux. Mieux vaut toujours faire du stop à deux et informer une tierce personne de l'itinéraire prévu.
Ceci étant dit, le stop en Russie constitue un moyen courant de se déplacer. Dans les villes, on parle même de « héler un taxi », quel que soit le type de véhicule qui s'arrête. À la campagne, notamment dans les zones reculées mal desservies par les transports publics, le stop est un mode de transport très répandu.
Pour faire du stop, postez-vous sur le bord de la route et faites signe aux véhicules en agitant la main de bas en haut (non en tendant le pouce). Le chauffeur attendra de vous une participation aux frais d'essence ; l'usage est de verser l'équivalent d'un billet de bus longue distance.
Si l'auto-stop est largement accepté – et par conséquent plus sûr que dans certains autres pays – il faut tout de même faire preuve de bon sens pour ne pas se mettre en danger.

Transports urbains

La plupart des villes possèdent des réseaux de transports publics de bonne qualité, combinant bus, trolleybus et tram. Les plus grands centres urbains disposent également d'un métro. Les transports publics sont très bon marché et simples à utiliser, mais vous devez connaître un peu l'alphabet cyrillique. Très nombreux, les taxis pratiquent des tarifs bas par rapport à ceux en vigueur en Occident.

Bateau

À Saint-Pétersbourg, Moscou et dans plusieurs autres villes situés au bord de la mer, d'un fleuve, d'un lac ou d'un réservoir, les ferries publics et les excursions sur l'eau donnent une perspective différente des environs.

Bus, marchroutki, trolleybus et tram

Même dans les villes dotées d'un métro, vous devrez souvent avoir recours aux transports publics de surface. Les services sont fréquents au centre, mais plus irréguliers à mesure que l'on s'en écarte. En fin d'après-midi ou sur les trajets mal desservis, les véhicules peuvent être bondés.
Les arrêts sont généralement signalés par un panneau au bord de la route : А pour les bus, Т pour les trolleybus, et ТРАМВАЙ pour les trams. Pour ces derniers, on voit aussi parfois un Т accroché au-dessus de la route. Le ticket normal (7 à 20 R) est payé au contrôleur ; s'il n'y en a pas, remettez l'argent au chauffeur. Un supplément pourra vous être demandé si vous avez un sac volumineux.
Dans la plupart des villes, les marchroutki parcourent les itinéraires officiels des bus mais à un rythme plus fréquent. Dans certaines agglomérations, ils acceptent de s'arrêter entre deux arrêts officiels, ce qui peut vous épargner une longue marche.

Métro

Moscou, Saint-Pétersbourg, Nijni- Novgorod et Iekaterinbourg disposent d'un excellent réseau métropolitain. Un aspect déroutant est toutefois à signaler : une même station peut porter plusieurs noms, un pour chaque ligne qui la traverse.

Taxi

En Russie, on distingue deux grandes catégories de taxis. Les premiers sont les taxis officiels, c'est-à-dire ceux que vous commandez par téléphone ou les berlines à quatre portes (plus rares) avec un motif en damier sur les côtés et une lumière verte derrière le pare-brise qui sillonnent les rues de Moscou. Les seconds sont les taxis « privés » (tout autre véhicule sur la route).
Les taxis officiels sont équipés d'un compteur qu'ils utilisent de temps en temps, même si vous pouvez toujours négocier un tarif sans compteur. Il y a des frais de prise en charge, et le chiffre figurant au compteur doit être multiplié par un facteur indiqué sur un panneau qui doit se trouver sur le tableau de bord ou à un endroit visible. De suppléments s'appliquent aux appels radio et à certains appels nocturnes. Les taxis stationnant devant les hôtels de luxe pratiquent souvent des tarifs exorbitants. Globalement, les taxis officiels coûtent environ 25% plus cher que les privés.
Pour héler un taxi privé, placez-vous au bord de la route et tendez le bras. Lorsque quelqu'un s'arrête, indiquez votre destination et négociez le tarif – il est préférable de régler cet aspect avant de monter dans le véhicule. Si le chauffeur est d'accord, il vous dira de monter (sadites). Cependant, restez toujours prudent et pensez à votre sécurité avant d'accepter.
Renseignez-vous auprès des habitants pour connaître le tarif moyen d'une course en taxi dans la ville que vous visitez. En effet, les tarifs peuvent varier considérablement. Entraînez-vous à prononcer votre destination et le montant que vous êtes prêt à payer. Plus vous maîtriserez la langue, moins vous payerez (en général). Si possible, demandez à un ami russe de négocier à votre place.

Risques et précautions

Évitez les taxis stationnés devant les établissements dirigés par des étrangers, les hôtels de luxe, les gares ferroviaires et les aéroports. Ils appliquent des tarifs excessifs et prennent un air arrogant lorsque vous tentez de les faire baisser. Sachez comment vous rendre à votre destination et combien de temps cela doit prendre. Ne montez jamais dans un taxi transportant déjà plusieurs personnes, surtout après la tombée de la nuit.
Conservez l'argent pour la course dans une poche séparée pour éviter de sortir des liasses de billets. Si vous séjournez dans une résidence privée, demandez au taxi de vous déposer au coin de rue le plus proche, non à l'adresse exacte. Fiez-vous à votre instinct : si un chauffeur a une mine peu engageante, prenez la voiture suivante.

Circuits organisés

Une fois arrivé en Russie, vous trouverez de nombreuses agences de voyages spécialisées dans les tours de ville et les excursions. Celles-ci constituent souvent la meilleure façon de découvrir des sites peu connus.

Train

La Russie possède le deuxième plus grand réseau ferroviaire du monde. Souvent bon marché, les billets sont souvent faciles à se procurer : la plupart des grandes gares disposent de bureaux qui, moyennant un petit supplément (100 R en général), vous évitent de faire la queue aux guichets généraux. Relativement confortables, les trains sont un excellent moyen de se déplacer, de découvrir la campagne et de rencontrer des Russes de toutes origines. Les couchettes de 1re ou 2e classe dans les trains russes peuvent s'avérer plus civilisées que celles de leurs équivalents d'Europe occidentale, car plus vastes et souvent plus confortables.
Les trains sont rarement rapides mais extrêmement ponctuels, la plupart d'entre eux quittant les gares à la minute près. Cette ponctualité a une raison majeure : une large partie du salaire des responsables en dépend. Il en résulte non seulement une certaine vélocité, mais aussi des horaires calculés assez largement. Vous le remarquerez lorsque votre train stationnera plusieurs heures au milieu de nulle part afin d'arriver juste à l'heure à la prochaine gare.
Tous les trains sont numérotés. Plus le numéro est bas, plus le confort et le prix sont élevés ; les meilleurs sont ceux portant un numéro inférieur à 100. Les trains impairs se dirigent vers Moscou ; les pairs s'éloignent de la capitale vers l'est.

Longue Distance

Un train longue distance régulier est un skory poezd (train express). Il acquiert rarement suffisamment de vitesse pour réellement mériter l'appellation « express ». Les meilleurs trains skory portent souvent des noms, comme le Rossiya (ligne Moscou-Vladivostok) ou le Baïkal (ligne Moscou-Irkoutsk). Ces « trains à nom », ou firmeny poezda, se distinguent généralement par des voitures plus propres, des agents plus polis et des heures de départ et d'arrivée plus commodes. En outre, ils marquent parfois moins d'arrêt, offrent davantage de places en 1reclasse et disposent de restaurants.
Un passajirsky poezd (train de passagers) est un omnibus interurbain circulant essentiellement sur des trajets de 1 000 km ou moins. Les voyages à leur bord peuvent être longs, car ils progressent en grinçant d'une petite ville à une autre. Ils sont toutefois bon marché et leurs horaires permettent de passer la nuit entre deux villes voisines. Évitez les trains numérotés au-dessus de 900. Il s'agit essentiellement de fourgons ou de services postaux épouvantablement longs, stationnant parfois plusieurs heures dans une gare.

Courte distance

Un prigorodny poezd (train de banlieue), couramment surnommé elektritchka, est un service local reliant une ville à ses banlieues ou aux localités voisines, ou plusieurs villes adjacentes. Souvent pratiques pour des excursions d'une journée, ces trains peuvent être affreusement bondés. Inutile de réserver : vous pouvez acheter votre billet au dernier moment. Dans les grandes gares, il peut y avoir des tableaux d'horaires, des prigorodny zal (billetteries) et des quais séparés pour ces trains.

Horaires

Les horaires sont affichés dans les gares et modifiés 2 fois par an. Sachez que la quasi-totalité du réseau ferroviaire russe –horaires et horloges des gares de Saint-Pétersbourg à Vladivostok – est réglé sur l'heure de Moscou. Seule exception : les services suburbains qui sont indiqués en heure locale.
La plupart des gares disposent d'un guichet d'informations. Seulement, leurs agents ne parlent que le russe et ne vous fourniront que peu de renseignements. Parfois, vous devrez même payer une petite commission (environ 10 R).

Classes

« En Europe et en Amérique, les voyageurs d'un train sont pleinement conscients qu'il appartient à un État ou à une société et que leur billet leur concède uniquement une occupation temporaire et certains droits limités. En Russie, les voyageurs prennent le contrôle du train. »
Laurens van der Post, Journey into Russia (non traduit en français)
Les Russes ont l'art de se mettre à l'aise dans les trains. Cela signifie d'une part qu'ils traînent souvent de nombreux bagages, et d'autre part qu'ils utilisent comme ils le peuvent l'espace disponible.
Dans tous les trains (sauf ceux de banlieue), un coffre à bagages est aménagé sous chacune des couchettes inférieures. Celui-ci peut contenir un sac à dos de taille moyenne ou une petite valise. À côté du coffre, il est possible de coincer un autre sac de dimension moyenne. Enfin, au-dessus de la porte (en 1re et 2e classe) ou des couchettes supérieures (en 3e classe), il y a de la place pour 2 ou 3 sacs à dos.
Dans toutes les classes des trains- couchettes, on vous demandera si vous souhaitez des pastil. Si vous acceptez (ce qui est recommandé), on vous remettra deux draps, une serviette, une taie d'oreiller et une couverture. En échange, vous devrez payer un supplément (40 à 60 R) à la provodnitsa (la responsable du wagon). En 1re classe, le lit est souvent déjà fait, et pour certains types de billets, le coût de la literie est inclus.

1re classe/SV

Les compartiments de 1re classe ont plusieurs dénominations : la plus courante est SV (spalny vagon, wagon-couchette), mais on les appelle aussi myagky (« classe douce ») ou lyoux. De même taille que ceux de 2e classe, ils ne comportent que 2 couchettes, offrant ainsi davantage d'espace et d'intimité pour le double du prix. Certains compartiments de 1re classe sont équipés d'une TV sur laquelle il est possible de regarder des cassettes ou des DVD fournis par la provodnitsa moyennant une petite participation (rien ne vous empêche d'apporter les vôtres). Vous pouvez aussi débrancher la TV et brancher votre ordinateur ou un autre appareil électrique. Ces voitures présentent aussi l'avantage suivant : le matin, les gens faisant la queue devant les toilettes sont nettement moins nombreux. Jusqu'à présent, seules 2 lignes (Moscou-Saint -Pétersbourg et Moscou-Kazan) disposent de compartiments SV de luxe dotés de leurs propres douches et toilettes.

2e classe/koupé

Les compartiments d'un koupeyny (2e classe, également appelé wagon « compartimenté ») – couramment surnommé koupé – sont le couchage standard sur tous les trains de grandes lignes. Ces voitures sont divisées en 9 compartiments fermés, contenant chacun 4 couchettes raisonnablement confortables, une table dépliante et juste assez d'espace entre les couchettes pour se retourner.
Chaque voiture comporte également un compartiment 2 fois plus petit que les autres et ne comptant que 2 couchettes. Celui-ci est généralement occupé par la provodnitsa, ou réservé pour les employés des chemins de fer. La probabilité est faible, mais vous pourrez parfois vous y retrouver, notamment si vous vous procurez votre billet directement auprès d'une provodnitsa.

3e classe/platskartny

Un wagon platskartny à places réservées, parfois appelé jyostky (« classe dure ») et généralement abrégé en platskart, est une voiture-dortoir pouvant accueillir 54 personnes. Les couchettes ne sont pas compartimentées. Elles sont aménagées par groupes de 4 d'un côté du couloir et par paires de l'autre côté. La couchette inférieure des paires est convertie en table et sièges durant la journée.
Le platskart est idéal pour les voyages d'une nuit. Sur les trajets de plusieurs jours, il prend toutefois des airs de camp de réfugiés : des vêtements sont accrochés entre les couchettes ; pain, poisson et théières sont échangés à tout va ; et des bébés sont assis sur des pots pendant que leurs frères et sœurs courent dans les couloirs. Ceci dit, bon nombre de voyageurs (les femmes, en particulier) préfèrent cette solution plutôt que de se retrouver coincé avec trois hommes russes (éventuellement ivres). C'est également une excellente façon de rencontrer des Russes ordinaires. Les billets platskart coûtent de la moitié aux deux-tiers d'une couchette 2e classe.
Si vous optez pour le platskart, demandez certains numéros de siège lorsque vous effectuez votre réservation. Tâchez d'éviter les places n°1 à 4, 33 à 38, 53 et 54, situées aux extrémités de la voiture, près du samovar et des toilettes, où les gens vont et viennent en permanence. Sachez aussi que les n°39 à 52 sont les doubles dont l'une des couchettes se transforme en table – à éviter également, surtout si vous êtes grand(e).

4e classe/obchtchiy

Le wagon obchtchiy (général) est accessible sans réservation. Dans les trains longue distance, il ressemble à un platskartny à la différence près que, lorsqu'il est plein, 8 personnes se pressent dans chaque compartiment non fermé et qu'il n'y a donc pas de place pour s'allonger. Les trains suburbains ne comportent normalement que la classe obchtchiy, dans ce cas des sièges en forme de bancs. Quelques trains interurbains de jour possèdent des wagons obchtchiy de niveau supérieur, avec des sièges réservés plus confortables.

Tarifs

La classe la plus prisée des touristes est la 2e classe (koupé). Comptez le double pour la 1re classe (SV), et environ 40% de moins pour la 3e classe (platskartny). Les enfants de moins de 5 ans voyagent gratuitement à condition de partager la couchette d'un adulte. Sinon, les enfants de moins de 10 ans payent moitié prix pour leur propre couchette.
Ce qui complique un peu les choses, c'est que les tarifs varient selon les saisons. En période de pointe (notamment, de début juillet à début août et autour des grandes fêtes comme Pâques et Nouvel An), vous pouvez payer de 12 à 16 % plus cher qu'en temps normal. Inversement, en période creuse (début janvier à mars, par exemple), des réductions sont offertes. Dans les trains skory et firmeny, on peut aussi choisir entre deux tarifs koupé : avec ou sans repas.
Les tarifs indiqués ici ont été recueillis entre mars et juillet. Ils ne sont donc fournis qu'à titre indicatif.

Désagréments et dangers

Dans tous les trains-couchettes, assurez-vous que vos bagages sont rangés en lieu sûr, de préférence dans les coffres en acier situés sous les couchettes inférieures. Dans les compartiments de 1re et 2e classe, vous pouvez verrouiller la porte. Sachez toutefois qu'elle peut être déverrouillée à l'aide d'une clé assez simple. Sur le côté gauche de la porte, à environ trois-quart de hauteur, un petit loquet en acier peut être enclenché pour empêcher la porte de s'ouvrir de plus de quelques centimètres. Actionnez-le et placez un bout de liège dans l'interstice pour qu'il ne puisse pas être ouvert à l'aide d'un cintre tordu. Dans les gares, vous pouvez aussi demander à la provodnitsa de fermer votre compartiment pendant que vous allez vous dégourdir les jambes sur le quai. Ironiquement, dans les wagons platskartny moins coûteux, vous courez souvent moins de risques à laisser vos effets sans surveillance car il y a plus de monde autour pour les garder.
En général, les Russes adorent parler avec des étrangers. Pendant les longs voyages en train, ils aiment aussi beaucoup trinquer avec eux. Il est souvent plus difficile qu'on ne pourrait le croire d'y échapper. Choisissez soigneusement vos compagnons, buvez uniquement dans de nouvelles bouteilles et seulement lorsqu'elles sont ouvertes devant vous.

Consigne

Beaucoup de gares disposent d'une consigne à bagages (камера хранения, kamera khranenia) ou de casiers automatiques (автоматические камеры хранения, avtomatitcheskie kamery khranenia) qui sont généralement sûrs. Notez bien les heures d'ouverture et de fermeture de la consigne et, en cas de doute, faites-vous confirmer pendant combien de temps vous pouvez y laisser vos affaires. Comptez 40 à 80 R par bagage et par jour (selon la taille) ou 72 R par casier.
Voici comment faire pour utiliser les casiers automatiques (ce sont généralement les mêmes partout). Méfiez-vous des gens qui vous offrent leur aide, surtout au moment de choisir votre code.

  1. Achetez deux jetony (jetons) auprès du gardien.
  2. Mettez vos affaires dans un casier vide.
  3. Choisissez un code composé d'une lettre russe et de 3 chiffres et notez-le.
  4. Réglez le code à l'intérieur de la porte du casier.
  5. Insérez un jeton dans la fente.
  6. Fermez le casier.

Pour ouvrir le casier, réglez votre code à l'extérieur de la porte de votre casier. Bien que les boutons à l'extérieur de la porte semblent correspondre directement à ceux de l'intérieur, la lettre est toujours le bouton le plus à gauche, suivie des 3 chiffres, à l'intérieur comme à l'extérieur. Une fois le code réglé, insérez un jeton dans la fente, patientez quelques secondes jusqu'à ce que vous entendiez un bourdonnement, puis ouvrez le casier.

En Voyage

Rien ne ressemble à l'odeur qui flotte dans un train russe : fumée de charbon, café, ail, saucisse, sueur, vodka et des dizaines d'autres émanations se mélangent pour créer un arôme si particulier qu'il restera gravé à jamais dans votre mémoire olfactive.
Il est interdit de fumer dans les compartiments, mais on peut se rendre dans les espaces situés au bout des wagons, derrière les toilettes.
Les compartiments-couchettes sont mixtes. Lorsqu'une femme indique qu'elle veut se changer ou sortir du lit, les hommes partent traîner dans le couloir. Notez que les toilettes peuvent être fermées longtemps avant et après les gares (un horaire est affiché sur la porte). En outre, à de rares exceptions près, les trains ne comportent pas de douches. Improvisez avec une éponge, un gant de toilette ou un petit bout de tuyau d'arrosage que vous fixerez au robinet.

Alimentation et boisson

Vous ne mourrez certainement pas de faim. Lors des longs trajets, les Russes emportent d'immenses quantités de nourriture qu'ils déballent et, comme le veut la coutume, offrent aux autres voyageurs. Faites-en autant. N'oubliez pas d'emporter de l'eau en bouteille, même si chaque wagon-lit est équipé d'un samovar rempli d'eau bouillante que l'on peut boire ou utiliser pour des boissons chaudes ou des nouilles instantanées.
Dans les wagons-restaurants, la qualité de la nourriture varie fortement. Au lieu de s'y rendre pour manger, on y vient pour passer le temps, boire des bières et jouer aux cartes, surtout pendant le long périple transsibérien. À bord des Transmongolien et Transmandchourien, ces voitures sont changées à chaque frontière. Ainsi, à destination de Pékin, vous aurez des versions russes, chinoises et éventuellement mongoles. Entre la frontière russe et Oulan-Bator, il n'y a parfois pas de wagon-restaurant.
Un repas dans une voiture-restaurant coûte rarement plus de 300 R. Si vous n'aimez pas ce qui proposé – ce qui est hautement probable – le personnel vend souvent des nouilles en pot, du chocolat, de l'alcool, des jus et autres marchandises. Il arrive aussi qu'il parcourt le train avec un chariot d'en-cas et de boissons. Les prix sont bas mais tout de même supérieurs à ceux pratiqués dans les kiosques ou par les babouchki dans les gares.
L'achat de provisions dans les gares fait partie du folklore de tout voyage à bord d'un train longue distance en Russie. Le choix est souvent excellent : lait frais, glace, poulet grillé, pommes de terre bouillies, spécialités maison comme les pelmeni (raviolis à la russe) ou les pirojki (tourtes salées), paniers de baies et poisson fumé sont en vente. Tout est bon marché et il est conseillé d'avoir beaucoup de petite monnaie à portée de main.

Réservations

Dans toutes les gares, vous serez confronté à plusieurs guichets de vente de billets. Certains sont réservés aux personnes âgées, aux infirmes, aux héros de la Grande Guerre patriotique ou aux militaires. Tous ouvrent à des heures différentes et leurs employés sont souvent assez revêches.
La meilleure solution, surtout en cas de files d'attente interminables, consiste à faire usage du servis tsentr (centre de services) dont disposent désormais la plupart des gares. Ces centres climatisés – une aubaine en été – sont dotés d'un personnel serviable, parlant parfois anglais, qui prendra votre réservation moyennant une petite commission (environ 100 R). Dans les grandes villes, on peut aussi se procurer son billets dans des bureaux spéciaux et dans certaines agences de voyages non situés à la gare.
Quel que soit l'endroit où vous achetez votre billet, faites-vous inscrire en cyrillique, sur un papier que vous remettrez au vendeur, les informations suivantes :

  • destination ;
  • numéro du train ;
  • date et heure de départ ;
  • classe souhaitée ;
  • nombre de billets ;
  • votre nom (même s'il consultera de toute façon votre visa).

Lorsque vous écrivez une date, utilisez des chiffres arabes pour les jours et des chiffres romains pour les mois.
Même si les vendeurs de billets vous disent qu'un train est complet, il est parfois possible de monter à bord du train en s'adressant à la provodnitsa en chef. Communiquez-lui votre destination, offrez-lui d'abord la valeur nominale du billet, puis progressez lentement à partir de là. Le plus souvent, vous réussirez à parvenir à un accord.
Les billets des trains de banlieue – très bon marché – sont souvent vendus à des guichets séparés ou dans un avtomat (machine automatique). Un tableau affiché à côté de la machine indique dans quelle zone tarifaire se situe votre destination.

Depuis/vers la Biélorussie

Les étrangers sont autorisés à entrer en Biélorussie à tous les postes-frontières à condition d'être muni d'un visa en cours de validité. Tous les vols internationaux arrivent et partent de Minsk.

Voie aérienne

Le départ et l'arrivée des vols internationaux s'effectuent à l'aéroport Minsk-2 (017-279 1032), à environ 40 km à l'est de Minsk. Certains vols nationaux, ainsi que ceux à destination de Kiev, Kaliningrad et Moscou, partent de l'aéroport Minsk-1 (017-222 5418), un peu plus petit, situé à seulement 3 km du centre-ville. Les taxes de départ sont incluses dans le prix du billet.
Belavia (Plan ; 017-210 4100 ; www.belavia.by ; voul Njamiha 14, Minsk ; MetroNjamiha), la compagnie aérienne biélorusse, possède des bureaux à Berlin, Londres et Moscou. Elle assure des liaisons directes une à trois fois par semaine avec un certain nombre de destinations, notamment Paris (1/j, 420 € aller-retour), Londres (370 $US aller-retour), Berlin (315 $US aller-retour), Kiev (200 $US aller-retour), Francfort, Rome, Stockholm et Tel-Aviv. Belavia se rend également jusqu'à 3 fois/jour à Moscou (160 $US aller-retour), 2 fois/jour à Vienne et 1 fois/jour à Varsovie. Enfin, elle propose des vols hebdomadaires vers quelques autres villes de Russie.
Plusieurs autres compagnies aériennes desservent Minsk. En voici quelques-unes installées dans la capitale :

 

Mis à jour le : 16 mai 2013

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