Japon

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Hôtels et hébergements au Japon

Se loger au Japon

Le Japon dispose d’une gamme d’hébergement étendue, allant des pensions bon marché aux hôtels de luxe. En plus des hôtels de style occidental, il existe des hébergements typiquement japonais, comme les ryokan et les minshuku.

Réservations

Il peut être difficile de se loger à certains moments de l’année (saison des cerisiers en fleur, saison des feuillages d’automne, Golden Week et O-Bon). Si vous envisagez de venir durant ces périodes, réservez votre hébergement le plus tôt possible.

Les offices du tourisme installés dans les grandes gares assurent souvent un service de réservation. Beaucoup restent ouverts jusqu’à 18h30, voire plus tard. Même si vous vous déplacez en voiture, les gares sont un très bon endroit où obtenir des renseignements, effectuer des réservations et trouver des parkings à bas prix.

Dans les grands hôtels et les ryokan accueillant les étrangers, il est généralement possible de réserver par téléphone en anglais. En parlant avec clarté, vous devriez vous faire comprendre.

Le Japanese Inn Group (http://japaneseinngroup.com/) réunit des pensions et des ryokan habitués à recevoir des clients étrangers ; les réservations peuvent se faire via le site Internet, par téléphone ou par fax. Un guide très pratique recensant les établissements membres est distribué par les principaux offices de tourisme du pays.

Auberges de jeunesse

Le Japon possède un bon réseau d’auberges de jeunesse, souvent situées dans les régions les plus intéressantes. Elles sont gérées par la Japan Youth Hostels, Inc (JYHA ; 03-3288-1417 ; www.jyh.or.jp/english/index.html ; 2-21-4 Yanagibashi Taito-ku Tokyo  111-0052). Un guide PDF comprenant une carte en anglais et une liste des établissements membres est téléchargeable sur le site.

La meilleure façon de trouver une auberge de jeunesse est de se référer à ce guide PDF ou de consulter le site Internet de la JYHA (en anglais), sur lequel on peut aussi effectuer des réservations. Autre bonne source d’informations : la Youth Hostel Map of Japan, une carte qui répertorie chaque auberge, disponible gratuitement au Japon dans les antennes de la Japan National Tourism Organization (JNTO) et les offices du tourisme (Tourist Information Centers, ou TIC).

Adhésion, tarifs et rÈglement

Il n’est pas nécessaire d’être affilié à la JYHA ou à l’International Youth Hostel Federation (IYHA) pour séjourner dans une auberge de jeunesse japonaise. Voici quelques prix :

  • Adhésion d’un an 2 800 ¥
  • Nuit en dortoir 3 000 ¥
  • Nuit en chambre individuelle 4 000 ¥
  • Petit-déjeuner 500 ¥
  • Dîner 900 ¥
  • Location d’un drap 100 ¥

Les admissions se font entre 15h et 20h ou 21h, et un couvre-feu est généralement appliqué à partir de 22h ou 23h. Les clients doivent souvent quitter les lieux avant 10h et les dortoirs restent fermés entre 10h et 15h. Les salles de bains sont accessibles de 17h à 21h, le dîner se prend de 18h à 19h30 et le petit-déjeuner de 7h à 8h.

Camping

Le camping est autorisé sur les terrains officiels aménagés un peu partout dans le pays, mais dont certains ne fonctionnent qu’en été (juillet-août). Dans les campings de montagne ou autour de certains refuges, on peut planter sa tente toute l’année à condition que la météo le permette. Dans beaucoup de régions rurales, le camping sauvage est toléré mais, par politesse, demandez la permission aux gens du coin.

Cycling Terminals

Implantés généralement dans les régions propices au cyclotourisme, les cycling terminals (saikuringu taminaru) louent des lits superposés ou des tatamis à prix avantageux.

Les tarifs rivalisent avec ceux des auberges de jeunesse : environ 3 000 ¥ par personne et par nuit, ou 5 000 ¥ avec deux repas.

Hôtels

La plupart des villes et des régions touristiques possèdent des hôtels à l’occidentale. Les business hotels sont des établissements fonctionnels qui s’adressent surtout aux hommes d’affaires japonais ; les chambres, bien que petites, conviennent pour un séjour d’une nuit. Quant aux hôtels de luxe, ils sont les mêmes que partout ailleurs dans le monde. Voici quelques exemples de prix :

  • Chambre simple dans un business hotel 8 000 ¥
  • Chambre à lits jumeaux dans un business hotel 12 000 ¥
  • Chambre simple dans un hôtel de luxe 17 000 ¥
  • Chambre à lits jumeaux dans un hôtel de luxe 23 000 ¥
  • Chambre dans un capsule hotel 3 800 ¥
  • Chambre à lits jumeaux dans un love hotel (nuit entière) 6 500 ¥

Outre la taxe à la consommation de 5% perçue dans tous les hôtels du Japon, certains établissements de luxe facturent en sus 10%, voire plus, pour le service.

Capsule Hotels

Les capseru hoteru sont l’une des formes d’hébergement les plus connues du Japon. Comme l’indique l’appellation, les “chambres” sont des rangées de capsules d’un blanc immaculé empilées par deux ou trois. Chaque capsule, juste assez grande pour une personne, comporte un lit, une TV, une lampe de chevet, une radio et un réveil. Les effets personnels sont stockés dans une pièce équipée de casiers. La plupart des capsule hotels s’agrémentent d’un sauna et d’une vaste salle de bains commune.

Courants dans les grandes villes, ces hôtels visent en priorité les travailleurs qui ont trop arrosé la soirée ou manqué le dernier train. Si la plupart sont réservés aux hommes, certains acceptent aussi les femmes. Les clients étant souvent en état d’ébriété, ces établissements n’offrent pas l’environnement le plus riant pour passer la nuit. Il existe cependant depuis peu, dans des villes comme Kyoto et Tokyo, des capsule hotels d’un nouveau genre, tournés vers les touristes et très agréables.

Love Hotels

Comme leur nom l’indique, les love hotels accueillent les couples en quête d’un moment d’intimité. Si vous cherchez un logement pour une nuit, ils peuvent cependant constituer une solution possible.

Ces établissements se reconnaissent à leur façade flamboyante et à leurs tarifs clairement affichés sur la devanture. Ils assurent une discrétion absolue, avec entrée et sortie distinctes. L’employé donne les clés aux clients par une petite ouverture, sans entrer en contact avec eux. Des photos des chambres sont affichées pour faciliter le choix.

La plupart des love hotels sont habitués à recevoir des clients étrangers, mais des voyageurs nous ont signalé avoir essuyé un refus. Les couples homosexuels se font aussi parfois refouler.

Kokumin-shukusha

Les kokumin-shukusha (logements du peuple) sont des établissements publics proposant un hébergement à prix raisonnable dans les régions touristiques. Ils abritent généralement des chambres individuelles de style japonais, plus rarement de style occidental. Comptez environ 5 500-6 500 ¥ par personne, avec deux repas.

Refuges de montagne

Les refuges de montagne (yama-goya) se rencontrent couramment dans les régions où on pratique la randonnée et l’alpinisme. S’il existe quelques refuges d’urgence gratuits, la plupart sont privés et payants. Ils offrent le gîte et le couvert (deux repas) pour 5 000 à 8 000 ¥ par personne ; sans les repas, prévoyez de  3 000 à 5 000 ¥. Mieux vaut réserver ; les numéros de téléphone figurent sur les cartes et dans les guides de randonnée japonais, ainsi que dans le guide Lonely Planet Hiking in Japan (en anglais). Les personnes qui se présentent sans réservation sont cependant rarement refusées.

Rider Houses

Les rider houses (raida hausu) visent principalement une clientèle de motards. Ces établissements proposent un hébergement collectif extrêmement basique moyennant 1 000 ¥ la nuit. Il faut apporter son sac de couchage ou louer la literie sur place. Pour se laver, on doit souvent se rabattre sur le sento (bain public) local.

Très répandues à Hokkaido, les rider houses sont également présentes à Kyushu et à Okinawa. Si vous possédez des notions de japonais, reportez-vous aux cartes Touring Mapple publiées par Shobunsha et disponibles au Japon. Presque toutes les rider houses y sont indiquées, ainsi que les lieux de restauration bon marché. Ceux qui lisent le japonais consulteront aussi la très pratique Rider House Database (www.tabizanmai.net/rider/index_new.html).

Toho

Le réseau Toho (www.toho.net/eng.html) regroupe des établissements qui se sont réunis pour offrir un mode d’hébergement plus souple que les auberges de jeunesse. La majorité des 90 membres de ce réseau se trouvent à Hokkaido, mais quelques-uns sont disséminés sur l’île de Honshu et sur des îles plus au sud. Pour un lit en dortoir, comptez environ 4 000 ¥ par personne, ou 5 000 ¥ avec deux repas. Des chambres individuelles sont parfois disponibles pour 1 000 ¥ de plus.

Ryokan

Les ryokan sont des auberges traditionnelles, qui régnaient presque sans partage avant l’apparition des hoteru (hôtels). Ces établissements sont de style nippon, avec chambres garnies de tatamis et futons en guise de lits. La plupart servent un petit-déjeuner et un dîner japonais, mais leur charme ne se résume pas à ces quelques aménités.

Les ryokan haut de gamme sont le summum de la relaxation. Les bâtiments eux-mêmes donnent le ton : ils sont construits dans un style architectural traditionnel à partir de matériaux naturels comme le bois, la terre, le papier, l’herbe, le bambou et la pierre. Un bon ryokan est d’ailleurs un prolongement du monde naturel, comme en atteste le jardin attenant, que l’on aperçoit généralement de sa chambre ou de sa baignoire privative.

Outre leurs bâtiments et dépendances, c’est le service qui distingue ces établissements des meilleurs hôtels. Dans un bon ryokan, les hôtes ont droit à une femme de chambre personnelle, attentive à tous leurs besoins. Dotées d’un à-propos confinant au sixième sens, elles se manifestent pour servir le plat suivant sitôt le précédent terminé, et s’introduisent dans les chambres pour installer les futons lorsque leurs hôtes en sont sortis.

De nombreux ryokan s’enorgueillissent de servir de la haute cuisine japonaise (kaiseki ryori), laquelle rivalise avec celle des meilleurs restaurants. Séjourner dans l’un de ces ryori ryokan (ryokan gastronomique) donne l’impression de loger dans quelque restaurant étoilé, où l’on dormirait dans une salle à manger privée.

Le onsen ryokan est une autre merveille d’hébergement, qui tient en un ryokan fort de sa propre source thermale privée. Certains des meilleurs onsen ryokan possèdent des chambres avec onsen privatifs, lesquels donnent de coutume sur le jardin. Dans un onsen ryokan, les hôtes partagent leurs temps entre baignade, sieste et repas. Y passer une nuit est le moyen idéal de se remettre du décalage horaire en arrivant au Japon, ou un plaisir à s’offrir pour conclure son séjour.

Tous les ryokan ne correspondent évidemment pas à cette description. Beaucoup se font appeler ainsi, mais ne sont en réalité que de simples hôtels dotés de chambres de style japonais. Certains de ces établissements ne servent pas de dîner. Cela ne signifie pas pour autant qu’ils sont inconfortables, les ryokan simples sont souvent très accueillants, propices à la détente et, dans certains endroits, moins chers que les hôtels. Toutefois, si vous le pouvez, nous recommandons d’expérimenter un ryokan haut de gamme, ne serait-ce que le temps d’une nuit.

Les ryokan ne proposent pas toujours des chambres avec douche ou baignoire, et dans certains établissements modestes, même les toilettes sont communes. Si cela vous pose problème, renseignez-vous bien lors de la réservation.

Séjourner dans un ryokan

La barrière des langues et les coutumes locales rendent un séjour dans un ryokan un peu plus complexe que dans un hôtel de style occidental. Or, moyennant quelques connaissances, tout devient plus simple, même pour qui ne parle pas un mot de japonais. La plupart des conseils ci-après s’appliquent également aux minshuku.

Voici donc la marche à suivre. À votre arrivée, déposez vos chaussures dans le genkan (entrée) et montez à la réception pour vous y enregistrer. Ensuite, on vous fera visiter l’établissement et vous serez conduit dans votre chambre, où l’on vous servira une tasse de thé. Vous ne verrez aucun lit dans la chambre – rangés dans le placard, les futons sont disposés plus tard. Vous pourrez déposer vos bagages où vous voudrez, sauf dans le tokonoma (alcôve sacrée), qui est généralement orné de fleurs ou d’un rouleau suspendu. Si vous arrivez assez tôt, vous pourrez sortir visiter les lieux.

À votre retour, enfilez votre yukata (kimono léger). Le dîner est servi dans la chambre ou dans une salle à manger. Après le dîner, c’est l’heure du bain. Dans les grands établissements, on peut généralement se baigner à toute heure du soir, jusqu’à 23h environ. Si l’établissement est petit, on vous indiquera les horaires. Tandis que vous profiterez du bain, de diligentes petites mains s’introduiront dans votre chambre pour y installer le futon, sur lequel vous pourrez vous allonger sitôt revenu, languide, de vos ablutions.

Le matin, un petit-déjeuner japonais est servi (certains établissements proposent désormais un simple petit-déjeuner occidental pour qui ne se sent guère d’avaler du riz et du poisson dès la première heure). Le règlement se fait au moment du départ, généralement vers 11h.

Minshuku

Un minshuku est généralement un logement privé tenu par une famille, semblable aux B&B occidentaux. Dans certains, parmi les plus modestes, vous logerez chez une famille japonaise qui aura transformé quelques pièces de sa maison en chambres, tandis que d’autres établissements sont construits dans le but d’accueillir des visiteurs. Dans les deux cas, les chambres sont de style japonais, avec tatamis et futons. Les sanitaires sont généralement communs et les repas sont pris dans une salle à manger commune. Contrairement aux ryokan, dans un minshuku, les hôtes doivent installer et ranger eux-mêmes leur lit.

Comptez en moyenne autour de 5 500 ¥ par personne et par nuit, avec deux repas. Il est difficile, pour qui ne parle ni ne lit le japonais, de dénicher un minshuku, sans compter que les propriétaires parlent plus rarement anglais que dans les hôtels ou les ryokan renommés. Le meilleur moyen de trouver un minshuku est de se renseigner auprès d’un office du tourisme local, lequel se chargera de téléphoner et de réserver pour vous.

Shukubo

Loger dans un shukubo (hébergement dans un temple) permet de découvrir une autre facette du Japon traditionnel. Les hôtes disposent parfois d’une simple chambre dans l’enceinte du temple et jouissent d’une parfaite autonomie. Ailleurs, il est possible de participer aux prières, aux cérémonies ou aux séances de méditation. Certains temples servent une cuisine végétarienne bouddhique (shojin-ryori).

Les bureaux d’information touristique à Tokyo et Kyoto publient des brochures sur les hébergements en temple dans leur région. Centre religieux renommé, le Koya-san est, avec plus de 50 shukubo, l’un des meilleurs endroits au Japon pour expérimenter ce type d’hébergement. Enfin, certaines auberges de jeunesse sont également installées dans des temples et, partant, considérées comme des shukubo.

Mis à jour le : 11 février 2019
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