Zimbabwe : Histoire

XIe siècle

La communauté shona, encore peu développée, entre en contact avec les négociants swahili. Great Zimbabwe devient la capitale la plus riche et la plus puissante d'Afrique australe. Son influence culminera au XVe siècle, avant son déclin puis son abandon définitif au cours du XVIe siècle.

1502

L'explorateur portugais Vasco de Gama débarque sur la côte Est du Mozambique, suivi peu de temps après par des négociants. Les Portugais étendent progressivement leur emprise sur l'intérieur des terres.

1888

Cecil John Rhodes obtient frauduleusement l'exploitation des mines pour le compte des Britanniques ainsi que la colonisation des terres situées entre le Limpopo et le Zambèze. Deux ans plus tard, appuyé par une armée de 500 hommes et un contingent de colons, il part vers le nord en direction de Mashonaland et fonde Fort Salisbury.

1895

Le nouveau pays s'appelle désormais la Rhodésie. Peu de temps après, les Shona s'allient aux Ndebele, pourtant leurs ennemis traditionnels, pour lancer la croisade appelée Chimurenga (la "guerre de libération"), qui sera mise en échec après l'arrestation puis la pendaison de ses dirigeants.

1934

Une législation sociale, succédant à une loi de répartition de la terre, interdit aux Noirs de pratiquer toute profession spécialisée ou de s'implanter dans les zones blanches.

1966

La guérilla s'organise, mais la Seconde Chimurenga (le 28 avril est aujourd'hui appelé Chimurenga Day), qui voit les guérilleros du ZANU attaquer les forces rhodésiennes à Chinhoyi, est un échec.

1980

L'accord de Lancaster House, signé sous la pression de Margaret Thatcher, ouvre la voie vers l'indépendance. Le Zimbabwe rejoint le groupe des nations indépendantes d'Afrique sous le gouvernement majoritaire de Robert Mugabe.

1980

Robert Mugabe est élu Premier ministre.

1987

Robert Mugabe est élu président.

2000

Dans le cadre de la réforme agraire, le ZANU-PF incite les "vétérans" (anciens combattants de la guerre d'Indépendance) à occuper les propriétés des fermiers blancs. Ces invasions s'accompagnent de violences à l'encontre des propriétaires blancs et des ouvriers agricoles noirs.

2001

Deux lois sont votées pour restreindre les libertés de l'opposition, accusée de servir la minorité blanche. Des groupes armés du ZANU-FP s'en prennent aux entreprises et aux syndicats proches du MDC, tandis que l'invasion des fermes de Blancs se poursuit dans un climat de violence raciale.

2002

Trois ans après le début de la politique de la réforme agraire, l'ex-grenier à grain de la région est confronté à la famine qui menace plus de 7 millions de personnes.

2003

Grave crise agraire et politique suite à l'expropriation par Mugabe des fermiers blancs.

2004

Suite à la crise agraire, 70% de la population se retrouve sans emploi. Le Zimbabwe se retire du Commonwealth.

2005-2007

Victoire frauduleuse du ZANU-FP aux élections législatives. Adoption d'une réforme constitutionnelle restreignant les droits de propriété et permettant au gouvernement de priver n’importe qui de passeport pour raisons "d’intérêt national". Création d’un Sénat de 66 membres, en fait une simple chambre d’enregistrement au service du Président Mugabe. L’inflation dépassait les 1 000 % en 2006, et les 100 000 % en 2007. L’exode de la population vers les pays voisins s’accélère.

2008

En janvier 2008, le taux de l’inflation annuel atteint le chiffre record de 100 580,2 % alors que le taux de chômage approche les 80 %.
Le second tour de l’élection zimbabwéenne s’est déroulé le 27 juin 2008 et M. Mugabe, seul candidat en compétition, a été déclaré élu par la Commission électorale du Zimbabwe, avec 85,5% des suffrages exprimés. La situation post-électorale reste très incertaine. De nombreux cas de violences continuent à être rapportés. Sur le front économique et social, la crise se poursuit et les pénuries sont très sérieuses (carburants, nourriture, billets de banque, etc.).

Les élections présidentielles et législatives du 29 mars constituent un revers historique pour le pouvoir en place. Le MDC remporte la majorité absolue des sièges à l’assemblée nationale (109 élus contre 97 élus à la ZANU). Publiés le 2 mai, les résultats de l’élection présidentielle sont contestées. En obtenant officiellement près de 48 % des suffrages en dépit des fraudes, Morgan Tsvangirai devance néanmoins Robert Mugabe (43 %). Lors de la campagne du second tour, le pays est le théâtre de violences politiques continues, marquées par des atrocités commises par la police d’État contre des membres de l’opposition et leur famille mais aussi par l’arrestation de ses principaux chefs. Dans ce climat, bien que vraisemblablement majoritaire dans le pays mais craignant pour ses partisans menacés de représailles sanglantes, Morgan Tsvangirai décide à cinq jours du second tour de l’élection présidentielle de boycotter celle-ci, permettant ainsi à Robert Mugabe d’être réélu.

février 2009

Morgan Tsvangirai a été nommé au poste de Premier ministre par Robert Mugabe. Le poste de Premier ministre n'existant plus alors, il a été recréé pour l'occasion.

Articles récents