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Idées de voyage

Sur les traces du communisme

Mis à jour le : 19 janvier 2017

Carte

Il reste dans le monde de nombreuses traces de la guerre froide, des lieux où revendiquer ses racines prolétariennes, et d'autres où se remémorer les duretés de tels régimes.
 

1. Centre Panrusse des Expositions, Moscou (Russie)

Depuis la chute de l'URSS en 1991, Moscou a fait beaucoup de chemin. Si d'austères immeubles défigurent toujours ses faubourgs, force est de constater qu'il y reste bien peu d'autres signes de l'époque communiste. Que sont-ils donc devenus ? Rassurez-vous, camarade, une expérience 100% stalinienne vous attend au Centre panrusse des expositions, qui réunit sur 200 ha une collection fascinante de statues, de fontaines richement décorées et de pavillons ornés de fresques à la gloire des travailleurs et de la puissance soviétique. On y trouve même une statue de 100 m de hauteur d'un vaisseau spatial et une fusée Vostok, fiers témoignages de l'épopée spatiale soviétique.
Du centre-ville, on y accède par un court trajet en métro (ligne 6) en descendant à la station VDNKh (www.vvcentre.ru/eng).


 
 

2. Diefenbunker, Carp, Ontario (Canada)

Soucieux de s'assurer une relative pérennité en cas d'attaque nucléaire, le gouvernement canadien fit construire dans tout le pays une myriade de « diefenbunkers », des abris qui doivent leur nom à John Diefenbaker, le Premier ministre (de 1957 à 1963) à l'origine du projet. Le plus grand d'entre eux, d'une superficie de plus de 9 000 m2, ne se trouve qu'à quelques kilomètres d'Ottawa. Il abrite une station de radio, un vaste centre de commandement et un coffre-fort géant pouvant contenir toutes les réserves d'or de la Banque du Canada. Désormais, des guides pleins d'entrain font découvrir aux visiteurs cet abri souterrain de la taille d'une ville, rebaptisé musée canadien de la Guerre froide.
Les visites guidées (14 $C) se déroulent toute l'année (www.diefenbunker.ca).


 
 

3. La Comandancia de la Plata (Cuba)

Cuba attire les foules pour son côté rétro-chic des années 1950 un peu décati, ses bars où danser la salsa jusqu'à tard et son histoire révolutionnaire, mais rares sont les touristes qui s'aventurent au-delà du cocktail traditionnel : rhum, salsa et T-shirt du Che. Pourtant, sur les hauteurs de la Sierra Maestra se dresse la Comandancia de la Plata, le QG secret d'où Fidel Castro dirigea la guérilla contre Batista. Bien dissimulé, le campement n'a quasiment pas changé depuis. On y accède uniquement en 4×4 par une piste vertigineuse puis une marche ardue au départ de Santo Domingo.
De Santiago, prenez un bus jusqu'à Bayamo (2 heures) et un taxi (2 heures) jusqu'au village isolé de Santo Domingo.


 
 

4. Prison de Karosta, Liepaja (Lettonie)

Envie d'une expiation corsée ou d'un motif de vous vanter d'avoir passé la nuit dans une geôle soviétique ? Devenez prisonnier d'une nuit dans le sordide pénitencier de Karosta, ancien centre de détention pour les soldats insoumis. Vous subirez des contrôles fréquents de nuit, essuierez les insultes de gardes en uniforme et devrez utiliser des latrines parmi les plus répugnantes qui soient. Dans la cellule d'isolement n°26, vous ne serez guère dérangé, mais le noir complet vous fera sans doute perdre vos moyens. Autre possibilité pour les adeptes d'un masochisme plus mesuré : se contenter d'une visite des lieux.
Les visites guidées (3 Ls, 4,20 €) ont lieu tous les jours (10h–18h) de mai à septembre et sur demande le reste du temps (www.karostascietums.lv).


 
 

5. 798 Space, Beijing (Chine)

Difficile de trouver plus communiste que cette ancienne usine militaire érigée par les Allemands de l'Est vers 1950 dans les faubourgs de Beijing (Pékin). Le lieu revit depuis qu'il accueille la communauté artistique locale, auparavant ballottée à droite et à gauche par les autorités. Avec ses premières galeries d'art ouvertes à la fin des années 1990, le complexe, dont le nom vient de l'unité de production n°798, fourmille d'installations modernistes et d'ateliers. Les immenses espaces voûtés servent de cadre aux œuvres. Des slogans maoïstes ornent encore les hauts plafonds, tandis que les vieilles machines et des statues rouillées de travailleurs rappellent l'ancien esprit prolétaire de l'usine.
Ce complexe se trouve dans le quartier de Chaoyang (4 Jiuxianqiao). Après avoir arpenté ses nombreuses galeries d'art, accordez-vous un moment de détente dans l'un de ses paisibles cafés.


 
 

6. La Pension, Līgatne (Lettonie)

Ce centre de réhabilitation se niche au cœur de la pinède du parc national de la Gauja. Derrière la façade morne des années 1960 se cache un bunker soviétique ultra-secret connu sous son nom de code : la Pension. C'était un abri hautement stratégique en ces temps de péril nucléaire. Son emplacement fut si bien gardé qu'il resta classé secret-défense jusqu'en 2003. Désormais, le public a accès aux halls habillés de fer de ce bunker de 2 000 m2, où rien n'a changé depuis sa fermeture il y a 40 ans.
Pour vous rendre à la Pension (4,30 Ls, 6,10 €), consultez le site www.bunkurs.lv.
 
 

7. Statues Soviétiques, Minsk (Biélorussie)

Après l'effondrement de l'URSS, les populations libérées du joug communiste se mirent partout à déboulonner les statues de leurs despotes destitués, hormis en Biélorussie où les idéaux soviétiques perdurent. La plupart des statues à la gloire des dirigeants communistes trônent ainsi encore dans les rues de Minsk. Une promenade dans le centre-ville donne l'impression de remonter le temps : statue de Lénine fièrement perchée sur son piédestal face au palais du gouvernement, buste de Felix Dzerzhinsky, fondateur du KGB, sur l'avenue de l'Indépendance et statue de Mikhail Kalinin, célèbre révolutionnaire soviétique, montant la garde sur la place du même nom.
Les demandes de visa touristique pour la Biélorussie sont à présenter au moins deux semaines avant la date de départ afin d'éviter tout problème logistique.
 
 

8. Balade en Trabant, Berlin (Allemagne)

La Trabant, voiture aussi cahotante qu'emblématique du communisme, était autrefois omniprésente en Europe de l'Est. La petite « Trabi » était au départ conçue pour ne compter que trois roues, et fut produite à trois millions d'exemplaires. Aujourd'hui devenue culte, elle fait la fierté de ses propriétaires. À défaut d'en posséder une, montez à bord d'un modèle restauré pour une visite guidée du Berlin de l'époque communiste.
Des balades d'une heure (34 €/pers) partent du BallonGarten, près de Checkpoint Charlie (www.trabi-safari.de).


 
 

9. Musée des Victimes du Génocide, Vilnius (Lituanie)

Situé dans l'ancien QG des opérations soviétiques, ce musée, également appelé musée du KGB, retrace la lutte de la Lituanie pour l'indépendance. De 1940 à 1991, des milliers d'opposants ont été incarcérés ici, souvent en préalable d'un aller sans retour pour la Sibérie. Aujourd'hui, les salles pleines de reliques racontent visuellement l'histoire du conflit. Les chambres d'isolement, de torture et les cachots capitonnés font réfléchir. De nombreuses victimes ont leur nom gravé sur les murs extérieurs.
Mieux vaut visiter le musée avec un guide parlant anglais (sur réservation) ou en louant un audioguide.


 
 

10. Hôtel Greenbrier, White Sulphur Springs, (États-Unis)

Face à la menace des missiles soviétiques, le gouvernement américain décida à la fin des années 1950 de lancer le « Project Greek Island » dans cet hôtel de luxe de Virginie occidentale. Les soi-disant travaux d'ajout d'une nouvelle aile servaient en réalité d'ingénieuse couverture pour la construction d'un immense abri souterrain d'urgence de 10 000 m2 destiné à accueillir le Congrès américain en cas d'attaque nucléaire. On y trouve des appartements, un hôpital et un centre de radiodiffusion avec, en arrière-plan, une fausse image du Capitole ! Après la chute de l'URSS, son existence fut révélée par le Washington Post.
La visite (90 minutes, tous les jours) du bunker coûte 30 $US. Réservations sur le site www.greenbrier.com/bunker.
 
 

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