1. Accueil
  2. Magazine
  3. Idées de voyage
  4. Rencontres avec des tribus fascinantes
Idées de voyage

Rencontres avec des tribus fascinantes

Mis à jour le : 13 décembre 2019

Carte

Dans les coins les plus reculés de la planète, partez à la découverte de peuples dont la culture et le mode de vie ont traversé les siècles.

1. Regarder les danses des masques chez les Dogon (Mali)

Avec ses mosquées d'adobe, ses étendues désertiques du Sahel et la légendaire Tombouctou, le Mali incarne la quintessence de l'Afrique de l'Ouest, et les villages Dogon de la falaise de Bandiagara (est de Mopti) ajoutent à l'exotisme. Lors d'un trek sur les sentiers bien battus reliant les villages, vous découvrirez des places aux toits en millet, de très vieux cimetières et maisons troglodytiques, et les sculptures en bois aux allures cubistes qui font la renommée de la région. Mais ce que vous n'oublierez pas, ce sont les masques qu'arborent les Dogon pendant les danses rituelles de plusieurs jours – sculpté dans une seule branche d'arbre pour communiquer avec le paradis, le masque sirigé est le plus puissant.

>>> Les conditions de sécurité au Mali s’étant tendues ces derniers temps, consultez les conseils aux voyageurs avant de planifier votre voyage.

2. Explorer l'Amazone Avec Les Huaorani (Équateur)

Il s'est écoulé à peine plus d'un demi-siècle depuis le premier contact avec ces chasseurs-cueilleurs nomades de l'Oriente. Quelques groupes demeurent hostiles à tout contact avec des étrangers : on ne s'en étonnera pas, vu l'exploitation pétrolière qui menace leurs terres. Parlant des dialectes aux consonances nasales sans aucune parenté avec une langue connue, quelque 2 500 Huaorani chassent toujours avec des sarbacanes de 3 m de long, préservant une culture qui a évolué sur des siècles d'isolement.

>>> On atteint le cœur Huaorani (Equateur) en avion jusqu’à Quehueri’ono, puis en descendant la rivière Shiripuno dans une pirogue. Une poignée d’hébergements (dont le Huaorani Ecolodge, soutenu par la communauté) offrent l’occasion d’y séjourner.

3. Séjourner avec les Mayas modernes (Belize)

Si les civilisations aztèque et inca furent anéanties par les Conquistadors, le peuple maya vit encore dans le sud du Belize, autour d'antiques ruines telles que Lubaantun. Les Mayas q'eqchi' et Mopan s'y sont regroupés pour former l'association éco-touristique Toledo Ecotourism Association, accueillant les visiteurs dans des villages traditionnels. L'expérience n'est en rien aseptisée ou « disneyfiée » : pas de danses ni de cérémonies mises en scène, mais un fascinant aperçu de la vie quotidienne, agrémenté d'un récit ou d'un chant folklorique à l'occasion.

>>> Près de Punta Gorda, 5 villages mayas disposent de chambres d’hôtes ; des repas simples y sont servis.

4. Rencontrer les tribus de la vallée de l'Omo (Éthiopie)

Combats au bâton et plateaux aux lèvres inférieures pour les femmes chez les Mursi ; peintures corporelles chez les Karo ; scarifications chez les Bumi ; coiffures élaborées et saut du taureau lors des cérémonies de la majorité chez les Hamer : entre spectaculaires décorations corporelles et fantastiques rituels, les tribus de la basse vallée de l'Omo possèdent une culture extraordinairement riche et vivante. Cette région à l'extrême sud de l'Éthiopie est reculée et souvent aride : y subsister est un défi, et les querelles entre les groupes voisins sont monnaie courante. L'endroit n'est pas facile à parcourir, mais avec un bon guide, un voyage à travers l'Omo suscitera des rencontres inoubliables.

>>> La meilleure période pour visiter la vallée se situe entre fin juin et début septembre : les rituels et cérémonies y sont nombreux, mais chaleur et pluie sont au rendez-vous.

5. Garder son sang-froid dans les monts Kelabit, Bornéo (Malaisie)

Lorsqu'en 1841, James Brooke fut déclaré rajah blanc du Sarawak, sa liste des tâches était plutôt longue. Dans les priorités, cependant, figurait l'éradication de la chasse aux têtes, tradition sanguinaire courante parmi les tribus de cette région du nord de Bornéo, qui mit un certain temps à disparaître. En vous aventurant dans les monts, vous séjournerez dans d'imposantes cabanes Kelabit et Iban en bord de rivière, regarderez les hommes chasser des sangliers ou tailler des pirogues dans des troncs d'arbre entiers, ou tenterez un trek de 5 jours sur la piste des Chasseurs de têtes, du parc national du Gunung Mulu jusqu'à Limbang.

>>> Accessible en avion de tourisme depuis Miri, Bario est la principale ville des monts Kelabit.

6. Partir à la rencontre des adi et des Apatani de l'Arunachal Pradesh (Inde)

Dans l'extrême nord-est de l'Inde, une mince bande de territoire sur les contreforts de l'Himalaya, les influences du Tibet et de la Birmanie se font davantage sentir qu'ailleurs. Les traditions et religions des groupes tribaux se distinguent aussi ; nombreux sont ceux qui vénèrent (ou vénéraient jusqu'à récemment) le soleil et la lune. Avec une voiture et un guide, vous pourrez visiter les villages Adi aux exubérantes maisons de chaume sur pilotis, ou apercevoir des femmes Apatani, aux visages tatoués et aux narines ornées de yabinghulo (disque de rotin).

>>> En plus d’un visa de tourisme, la plupart des étrangers ont besoin d’un “permis de zone protégée” (Protected Area Permit) pour visiter l’Arunachal Pradesh. 

7. Apprendre les techniques de survie des inuits, Terre-Neuve (Canada)

Pas de routes, pas de téléphones, pas de filet de sécurité : les contrées véritablement sauvages existent encore. Avec ses montagnes escarpées séparées par des glaciers et des fjords, le parc national des Monts-Torngat (la réserve canadienne la plus récente), à la pointe nord du Labrador, est une de ces terres isolées. Les Inuits y chassent depuis des millénaires, et vous aurez besoin d'un guide autochtone non seulement pour comprendre leurs techniques traditionnelles de survie, mais aussi pour vous protéger en cas de rencontre avec un ours polaire.

>>> Le parc national est à 200 km au nord de la petite ville de Nain, en direction du cercle Arctique. Il est préférable de s’y rendre en plein été.

8. Chasser avec les Bochimans (Namibie)

Le mode de vie des Bochimans (ou San) du Kalahari (Namibie) est idéalisé depuis les années 1950, lorsque l'écrivain Laurens van der Post glorifiait ces chasseurs-cueilleurs « primitifs » s'accrochant à une culture traditionnelle vieille de probablement 40 000 ans. En réalité, leur vie était rude (et elle l'est toujours), rythmée par la chasse au porc-épic et à l'antilope avec des flèches empoisonnées, la consommation de tubercules et de miel sauvage, et la recherche d'eau. Partager la vie quotidienne des Ju/'hoansi et des Kung, en observant leurs étonnantes techniques de survie, est une leçon d'humilité tout autant qu'une expérience exaltante.

>>> Nhoma Safari Camp propose des visites respectueuses du village de //Nhoq’ma, dont les bénéfices sont reversés aux Bochimans.

9. Rendre visite aux tribus de la vallée du Sepik (Papouasie-Nouvelle-Guinée)

Avec un territoire montagneux ou tapissé de jungle, et la plupart du temps les deux, la deuxième plus grande île au monde est aussi la plus sauvage. On ne s'étonnera donc pas trop que plus de 800 tribus (ou, plus précisément, 800 cultures linguistiques) s'y soient développées ! Si vous avez vu des photos des festivals de montagne (celui de Mount Hagen est le plus connu), vous visualiserez les visages peints de couleurs vives et les exubérantes coiffes de ceux qui sont, pour certains, d'anciens chasseurs de têtes. Mais un long et lent voyage en bateau sur le Sepik vous immergera dans la culture des tribus chasseresses de crocodiles, chez qui les tambaran (maisons des esprits) occupent encore une place centrale.

>>> Les mois les plus frais et les moins humides s’étirent de juin à septembre. Le festival Mount Hagen Cultural Show a lieu en août.

10. Faire du troc avec les tribus montagnardes (Vietnam)

Les verdoyants massifs du nord du Vietnam sont parsemés de villages peuplés de diverses tribus montagnardes. Les plus reconnaissables sont probablement les Hmong : leurs sous-groupes sont communément appelés d'après les couleurs de leurs vêtements, d'où les Hmong blancs, noirs, rouges et fleuris (avec chapeaux et jupes aux rayures arc-en-ciel). Se familiariser avec eux est simple : faites du troc dans un marché local (par exemple, à Sapa et la proche Bac Ha) ou embauchez un guide fiable pour un séjour dans un village traditionnel.

>>> Le marché de Bac Ha se tient le dimanche et le marché principal de Sapa le samedi.


Guide de voyage

Une sélection d’expériences de voyage chargées en adrénaline pour partir à l’aventure
 

Paramètres des cookies