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Idées de voyage

Les plus beaux temples de Chine et du Tibet

Mis à jour le : 27 septembre 2017

Carte

Qu’ils soient bouddhiques, taoïstes ou confucéens, les temples chinois, havres de paix et d’harmonie, sont propices à l’introspection. On en trouve dans toute la Chine, au sommet des montagnes, dans des grottes, au bout de petites ruelles, en équilibre précaire à flanc de falaise ou en plein centre des villes.

Temple du Ciel, Běijīng

Le temple du Ciel de Běijīng – qui n’est pas tout à fait un temple – était le lieu de culte des empereurs Ming et Qing. Il incarne les principes confucéens d’ordre et de symétrie, et l’harmonie entre le Ciel et la Terre. Ce parc de 267 ha est ceint d’un long mur percé d’une porte à chaque point cardinal. Point d’encens ni de fidèles dans ce temple, dont le nom signifie en mandarin “Autel céleste”.  Le Fils du ciel (l’empereur) y célébrait des rites propitiatoires, voués à favoriser la moisson ou à solliciter la clémence divine.
Son ordonnance est typique des parcs chinois, où les imperfections, les bosses et les irrégularités de la nature sont largement gommées et la main de l’homme visible dans les lignes très droites et les aménagements réguliers. L’effet est accentué par les objectifs confucéens, où l’intellect humain s’impose au monde naturel et crée l’ordre et la symétrie. L’équilibre et l’harmonie qui en résultent ont une beauté obsédante – mais légèrement oppressante. Des policiers circulent dans des véhicules électriques tandis que les promeneurs déambulent parmi les temples et les bosquets de vieux arbres au milieu du chant des oiseaux. Environ 4 000 cyprès noueux (certains âgés de 800 ans, leurs branches soutenues par des poteaux) s’élancent vers le ciel.

Temple Pǔníng, Chéngdé

Par temps dégagé, ce temple se détache sur les collines entourant Chéngdé. Dans la salle Mahayana, la statue de Guanyin à 42 bras, haute de 22 m – incarnation de la bienveillance bouddhique –, est sans doute la plus étonnante statue de Chine. Le temple fut édifié en 1755 en prévision de la victoire de Qianlong sur les tribus mongoles de l’Ouest au Xīnjiāng. Conçu sur le modèle du plus ancien monastère bouddhique tibétain (Samye), sa première partie est toutefois manifestement chinoise. Les bâtiments tibétains sont situés à l’arrière.
Vous pourrez peut-être accéder à la première galerie (10 ¥) pour admirer Guanyin de plus près – des lampes de poche sont fournies pour l’escalier. Les galeries supérieures, qui permettent un véritable tête-à-tête avec la déesse, ne sont presque jamais ouvertes au public. Pour monter, venez de préférence le matin car il est souvent impossible d’obtenir un billet l’après-midi. Attendez-vous aussi à ce que la galerie soit tout simplement fermée. Comme dans les autres sites religieux, il convient de faire preuve de calme et de respect dans le temple Pǔníng, entretenu par de sympathiques lamas. Le prix du billet inclut l’entrée au temple Pǔyòu. Il est desservi par le bus n°6 au départ du Mountain Villa Hotel.

Temple de Confucius, Qūfù

L’ancienne maison de trois pièces de Confucius est devenue le deuxième ensemble architectural de la Chine impériale après la Cité interdite. Après sa mort en 478 av. J.-C., le duc de l’État de Lu consacra sa modeste demeure. Tout, à l’intérieur, dont ses vêtements, ses livres, ses instruments de musique et un équipage, fut parfaitement préservé. La maison fut reconstruite pour la première fois en 153, et subit dans les siècles qui suivirent une série de réparations, agrandissements et rénovations. En 1012, elle comptait quatre cours et plus de 300 salles. Un mur de style palais impérial fut ajouté. Après un incendie, en 1499, il fut reconstruit à sa taille actuelle.
Comme tous les temples d’Asie dédiés à Confucius, il tient plus du musée que du lieu de culte. Plus de 1 000 stèles compilant les cadeaux impériaux et les sacrifices faits à partir de la dynastie Han, ainsi que des exemples de calligraphie et de hauts-reliefs en pierre préservés avec soin sont conservés sur place. Ne manquez pas la bìxì, tortue mythique portant la stèle de Chéng Huà, consacrée par l’empereur Ming en 1468, qui loue Confucius d’une écriture particulièrement soignée. Les inscriptions sont si parfaites que des copies en ont été faites afin d’enseigner l’écriture. Le temple de Shèngjì abrite 120 tableaux célèbres de la dynastie Tang décrivant la vie de Confucius, originellement gravés sur bois, qui furent immortalisés dans la pierre et insérés sur les murs sous les Qing.

Monastère de Labrang, Xiàhé

Grincement sans fin des moulins à prières (sur 3 km), tournoiement des vautours, écho des trompettes tibétaines depuis les monts alentour : Labrang représente le monastère bouddhique par excellence. Outre les chapelles, résidences, temples aux voûtes dorées et quartiers des moines, Labrang abrite aussi six tratsang (collèges ou instituts monastiques) enseignant le bouddhisme ésotérique, la théologie, la médecine, l’astrologie et le droit. La lueur ambrée des lampes au beurre de yak, combustible très odorant extrait de larges cuves, éclaire maints couloirs de chapelles. Il se dégage du monastère et de ses fervents dévots un profond sentiment de spiritualité.
Labrang est l’un des six plus grands monastères de l’ordre des Gelugpa (école des Bonnets jaunes). À son apogée, Labrang accueillait près de 4 000 moines, mais la Révolution culturelle en diminua les rangs. En augmentation, son effectif est aujourd’hui de 1 800 moines originaires du Qīnghǎi, du Gānsù, du Sìchuān et de Mongolie-Intérieure.

Temple du Jokhang, Lhassa

Le temple du Jokhang, à Lhassa, est le centre spirituel et le lieu le plus saint du Tibet. Tout bouddhiste tibétain doit s’y rendre en pèlerinage au moins une fois dans sa vie. Coiffé d’un toit doré, ce temple est le centre spirituel du Tibet. Vieux de 1 300 ans, il attire des vagues de pèlerins qui se prosternent devant lui, témoignant de son attrait intemporel. À l’origine, le Jokhang fut édifié pour abriter une image du Bouddha rapportée au Tibet par l’épouse népalaise du roi Songtsen Gampo. Mais l’autre épouse du roi, la princesse chinoise Wencheng, lui substitua une statue du Bouddha Shakyamuni (Jowa Shakyamuni). C’est à cette dernière que le Jokhang doit son nom et sa puissance spirituelle : de fait, Jokhang signifie “chapelle du Jowo” et ce bouddha doré est le plus révéré du Tibet. 
Venez de préférence le matin pour visiter les 2 niveaux du Jokhang, même si ce n’est pas toujours évident au milieu de la foule de pèlerins faisant des offrandes de beurre de yak. On peut accéder au temple l’après-midi par l’entrée latérale, mais les chapelles intérieures sont alors souvent fermées et il n’y a pas de pèlerins. 
 


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