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Idées de voyage

Le Panamá hors des sentiers battus : 8 lieux à explorer

Mis à jour le : 16 septembre 2019

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Le Panamá est une terre d'aventure avec ses  multiples parcs naturels et ses petites îles encore peu explorées. Possédant une des faunes les plus denses d'Amérique centrale et un climat digne d'un été éternel, le Panamá ravira vos envies d'aventure et de détente. Partez à la conquête de cette nature sauvage et rencontrez des peuples autochtones à travers cette sélection de 8 lieux hors des sentiers battus au Panamá. 
 

1. La région contientale de Bocas del Toro

Avec ses îles caribéennes ponctuant des eaux d’un bleu époustouflant, Bocas del Toro est l’incarnation du mot “tropiques”. L’archipel se compose de six îles densément boisées, d’une myriade d’îlots inhabités et du Parque Nacional Marino Isla Bastimentos, le parc marin le plus ancien du pays.
Depuis longtemps, la région s’enorgueillit du Parque Internacional La Amistad, qu’il partage avec le Costa Rica. Il abrite aussi une faune variée, notamment le discret jaguar. Enfin, la province compte encore des communautés traditionnelles : les Ngöbe-Buglé et les Naso, l’une des rares tribus du continent américain dirigée par son propre monarque.
La plupart des visiteurs viennent pour profiter du soleil et surfer. Difficile d’être déçu par Bocas, mais ce petit coin de paradis, peut-être le plus beau du Panamá, a encore bien plus à offrir. Partez à la découverte des petites îles reculées comme Cayo Crawl, Cayo Swan, Cayos Zapatillas et la Dolphin Bay  en louant un bateau depuis la ville de Bocas del Toro.

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Plage paradisiaque à Bocas del Toro

2. Santa Fé

Malgré son air pur et ses environs verdoyants, cette petite ville attire relativement peu de touristes. Les flancs de montagne luxuriants, les cascades, les ruisseaux et les lieux de baignade du parc national de Santa Fé en font pourtant une destination de choix pour qui aime randonner, observer les oiseaux, ou simplement apprécier la beauté de la nature.
Située à 53 km au nord de Santiago, Santa Fé est proche de la ligne continentale de partage des eaux. À 500 m d’altitude, l’air est ici plus frais que dans les plaines. La plupart des forêts environnantes n’ont pas changé depuis la fondation de la cité par les Espagnols en 1557. Une route difficile reliant Santa Fé à la côte caribéenne est en cours de construction, et permettra un jour d’accéder aux sites les plus reculés du Panamá. En attendant, descendez les eaux fraîches de la rivière en bouée tractée, randonnez jusqu’aux cascades et bassins naturels verdoyants ou montez en selle pour explorer les lieux. 

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L'église catholique de Santa Fé

3. Isla Gobernadora

Les visiteurs se laissent séduire par le soleil, le surf et l’art propres à cette île isolée du Pacifique, où les installations des artistes résidents inspirent des projets communautaires. A l'image du Art Lodge, un établissement situé dans un village du golfe de Montijo et tenu par deux artistes français accueillants. Ce refuge aux six chambres est la définition même de l’île paradisiaque.
Les hébergements sont répartis dans quatre ranchos, des bungalows ouverts équipés de lits avec moustiquaire et de douches aux parois de palme, et dans la casita (petite maison). L’agréable espace commun, orné de nombreuses œuvres d’art, propose des jeux et dispose de futons. Le lodge, à flanc de coteau, est tout proche d’une plage et d’un cours d’eau où l’on peut se baigner. Pour aider les femmes de l’île à obtenir un revenu, le Lodge a réuni les coopératives artistiques de la région, qui travaillent avec des matériaux naturels pour confectionner des ceintures de qualité, des sacs à main et des décorations graphiques. Il collabore aussi avec les membres du jardin communautaire, et a participé à la création d’un sentier qui traverse l’île. Au programme : visite du village et des ateliers, échanges avec les habitants, snorkeling, yoga et balades sur la plage à la recherche de petits trésors. Les repas sont préparés à base d’ingrédients frais et locaux (poissons et fruits de mer, fruits et légumes). L’Art Lodge est loin de tout, et le séjour minimum ici est de trois nuits (six pour la casita). 

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Plage de l'Isla Gobernadora

4. Parque National Coiba

Difficile de faire plus exotique que ce parc national ( 20 $uS) au large de la côte pacifique. L’Isla de Coiba (503 km2) a peu à envier aux Galápagos (Équateur). À seulement 20 km des côtes, dans le golfe de Chiriquí, Coiba est un véritable monde sauvage abritant des écosystèmes intacts et une faune unique. Après un siècle d’isolement dû à sa mauvaise réputation de colonie pénitentiaire, Coiba permet aujourd’hui aux touristes de randonner dans la forêt tropicale humide primaire, et de pratiquer le snorkeling et la plongée dans un parc marin où vivent des espèces sauvages de plus en plus rares. Néanmoins, en l’absence d’infrastructures touristiques sur place, il faudra bien vous organiser (et mettre le prix) pour la découvrir. Coiba a été déclarée parc national en 1991, puis inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en 2005. 
Plus de 167 espèces d’oiseaux ont été répertoriées dans le Parque Nacional Coiba. Si les amateurs éclairés rêvent d’apercevoir la synallaxe de Coiba, petit oiseau au plumage brun-rouge que l’on ne trouve nulle part ailleurs, la plupart des voyageurs s’émerveillent ici devant les aras rouges qui, au Panamá, vivent uniquement sur cette île. 
Une demi-douzaine de sentiers parcourent Coiba. Quatre d’entre eux sont facilement accessibles depuis le poste de garde : le sentier qui mène à Cerro Gambute (30 minutes environ), la petite balade jusqu’à Playa Tito, le Sendero de Santa Cruz (5 km, 4 heures aller-retour) qui avance vers l’ouest, et le Sendero de Los Pozos, plus loin, à 45 minutes de bateau, qui vous conduira jusqu’à des thermes construits dans un ancien bâtiment carrelé. Il n’y a pas de signalisation : partez avec un guide pour les plus longues randonnées. 
La crique qui se trouve à proximité du poste de garde abrite une petite île autour de laquelle vous pouvez faire du snorkeling à marée haute. Attention : le courant de l’autre côté de l’île peut être très fort. Il est déconseillé de s’aventurer hors de la crique, à moins d’être un excellent nageur. Deux autres endroits populaires pour la baignade et le snorkeling sont l’Isla Granito de Oro et la mangrove proche de Punta Hermosa, à l’ouest. Les deux ne sont accessibles que par bateau. 

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Explorer la forêt tropicale de l'Isla Coiba

5. Sunset Coast

Le nom de “Sunset Coast” désigne la partie occidentale de la Península de Azuero, face au golfe de Montijo et à l’océan Pacifique. Cette côte porte bien son nom puisque c’est le seul endroit au Panamá où vous pourrez, de la plage, observer le soleil se coucher dans la mer (sunset signifiant en anglais “coucher du soleil”). S’étirant sur quelque 50 km depuis Mariato, au nord, jusqu’au Parque Nacional Cerro Hoya, au sud, la Sunset Coast est terra incognita pour la plupart des voyageurs – elle a pourtant beaucoup à offrir à ceux qui aiment sortir des sentiers battus. Au programme : longues plages de sable presque désertes, excellents spots de surf et observation de trois espèces de tortue. La région permet aussi de belles randonnées dans les mangroves, et dans le Parque Nacional Cerro Hoya tout proche. La grande ville de la côte est Santiago, à 60 km environ au nord de Mariato. Malena et Torio sont d’autres villages importants, situés respectivement à 11 km et 15 km au sud de Mariato. 

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Coucher de soleil sur la Sunset Coast

6. Parque nacional Daríen

Le parc national du Darién est le parc continental affichant la plus grande biodiversité d’Amérique centrale. Malgré les problèmes sécuritaires récurrents de la province, il s’agit véritablement du joyau des parcs nationaux du Panamá, convoité par les spécialistes, notamment les biologistes et les botanistes. A l'intérieur du Daríen, la route goudronnée s’achève. Vous pénétrerez dans un territoire sauvage abritant des villages traditionnels, des rivières aux berges boisées et de vastes réserves forestières foisonnantes de plantes et peuplées d’animaux.

À voir à Daríen : 

  • Capitale de la province du Darién, La Palma ne compte qu’une rue. Elle est située à l’endroit où le Río Tuira atteint le golfe de San Miguel. Les maisons sur pilotis, aux tons pastel, dominent le front de mer vaseux, un espace animé aux nombreux commerces et bars. 

  • Sur la rive sud du golfe de San Miguel, à 25 km de La Palma, la réserve naturelle privée de 263 km², Reserva Natural Punta Patiñode, est propriété de l’Ancon (Asociación Nacional para la Conservación de la Naturaleza). Elle abrite une forêt primaire et une secondaire, peuplées de nombreuses espèces. C’est l’un des sites les plus propices à l’observation de la harpie féroce, l’oiseau national du Panamá. Si le fameux aigle ne se montre pas, vous aurez au moins de fortes chances d’apercevoir des paresseux à trois doigts, des capybaras (plus grands rongeurs du monde) ou des pumas. Le seul moyen d’accéder à la réserve est de prendre l’avion ou le bateau. 

  • Mogué est un village emberá situé sur les rives du Río Mogué, à l’est de Punta Patiño et au sud de La Palma. Les villageois partagent volontiers leur culture et leur mode de vie, et se font un plaisir de débusquer des aires de harpies féroces dans la forêt environnante. Bien que Mogué soit aménagé pour le tourisme, le village est resté traditionnel, car les visiteurs sont moins nombreux que dans les villages emberás de la province de Panamá et les villages gunas de la comarca de Guna Yala. 

  • L’embouchure du large Río Sambú, aux eaux brunes, est à 2 heures de bateau au sud-ouest de La Palma. Certes, il faut s’armer de courage, mais une excursion sur le Sambú est une véritable aventure. Les villages jumeaux de Sambú et Puerto Indio constituent le point d’accès à une douzaine de villages indiens. Vous pourrez dormir sous la tente, dans un hamac tendu dans la forêt ou à même le sol chez une famille emberá ou wounaan. 

  • Au bord de l’eau, Sambú (parfois nommé Boca de Sábalo sur les cartes) est une étape intéressante, peuplée d’Emberá, de Wounaan, d’interioranos (métis) et de cimarrones (des descendants d’esclaves africains qui s’enfuirent et s’installèrent dans la forêt). Plutôt urbanisé et peuplé pour le Darién, Sambú est un bon point de départ pour visiter les villages traditionnels situés en amont et profiter de l’atmosphère tranquille de la forêt tropicale. 

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    L'harpie féroce, oiseau emblématique du Panamá

7. Playa Muerto

De loin le site le plus reculé et le plus fascinant du pays, ce village côtier au nom insolite (“la plage du Mort”) abrite une communauté emberá et donne accès à des plages sauvages d’une beauté indicible. Pendant les longues randonnées à travers ruisseaux et collines, vous apercevrez presque à coup sûr une harpie féroce. Toutefois, tout le monde n’apprécie pas la longue traversée en bateau, inconfortable et coûteuse, ou le trek éprouvant de 2 jours à travers la forêt depuis Sambú pour parvenir jusqu’à Playa Muerto. Le seul moyen vraiment fiable de rejoindre Playa Muerto est d'affréter un véhicule à La Palma, à moins de trouver un bateau public en partance sur la jetée de La Palma.

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Playa Muerto au Panamá

8. Isla Cañas

De juillet à début novembre, des milliers de tortues olivâtres viennent pondre sur la plage d’Isla Cañas, longue de 14 km, qui fait partie du refuge de vie sauvage du même nom (Refugio de Vida Silvestre Isla Cañas). C’est en septembre et en octobre que le phénomène est le plus intense. En saison, vous serez forcément abordé par un guide. Avoir recours à un guide local est une bonne chose : les habitants ont ainsi une alternative à la vente des œufs de tortue au marché noir. Il est en effet interdit d’en ramasser. Les tortues arrivent tard le soir, il est donc inutile de solliciter un guide en journée. Mettez-vous d’accord sur un lieu et une heure de rendez-vous afin que le guide vous accompagne jusqu’à la plage de l’autre côté de l’île. Si vous avez de la chance, vous arriverez en même temps que les mamans tortues. N’oubliez pas que les tortues sont facilement effrayées, surtout par la lumière vive des lampes, des appareils photo et des téléphones. Ne les sortez donc pas ; le mieux est de ne pas en emporter.

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Une tortue olivâtre au large de l'Isla Cañas



Guide de voyage

Lonely Planet : un guide de référence, à la fois pratique et culturel, pour découvrir le Panama

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