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Tour du monde

Conseils aux globe-trotters : comment préparer l’itinéraire de votre grand voyage ?

Texte par

Michael Kohn (traduit de l'anglais par Vincent Guilluy)

Mis à jour le : 19 août 2019

Carte

De Londres à Sydney ? Du Caire au Cap ? Le tour du monde en 80 jours ? Avec un tel éventail de possibilités, préparer le voyage de ses rêves, qui va durer deux mois ou plus, a de quoi déconcerter. Que vous partiez deux, six, douze ou dix-huit mois, évitez de faire de votre voyage un cauchemar de visa oubliés, d’avions manqués et d’itinéraires trop rigides avec ce petit guide, débordant de routes possibles et de conseils pratiques pour profiter au mieux de votre précieux temps.

Si vous avez deux mois…

Deux mois suffisent à explorer un continent. Ce peut être la traversée de l’Afrique du Caire à Cape Town (en s’arrêtant pour aller découvrir les gorilles des montagnes d’Ouganda ou du Rwanda et camper au pied du Kilimandjaro), ou la découverte des plus beaux sites d’Amérique du Sud, de Machu Picchu et des géoglyphes, de Nazca aux îles Galápagos.
Si vous ne connaissez pas l’Europe, envisagez de faire le tour de ses plus belles villes ; de très bons moyens de transports permettent d’aller partout, d’Amsterdam à Zagreb, ce qui fait du continent un terrain idéal pour les voyageurs moins aguerris. Ou, si vous cherchez à échapper au froid de l’hiver chez vous, visez peut-être l’Asie du Sud-Est, qui est aussi un très bon choix si votre budget est limité.
Deux mois, c’est aussi la durée idéale pour un road trip en Amérique du Nord : louez une voiture et faites le tour des États-Unis et de l’Est canadien en huit semaines.

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Six mois demandent un peu plus de préparation, mais laissent de la place à l’improvisation.

Si vous avez six mois…

Vous pouvez traverser deux continents par la route. Lancée dans les années 1950, la “route des hippies” est une route symbolique qui traverse l’Europe puis le Moyen-Orient et continue jusqu’au Népal, l’Inde et l’Extrême-Orient. Les conflits au Moyen-Orient l’ont rendue plus difficile que par le passé, mais on peut encore l’emprunter sans trop de dangers presque en totalité.
Partez de Londres ou de Paris et allez vers Istanbul – en suivant le même trajet que le célèbre Orient Express. En zigzaguant vers la Turquie, vous admirerez les canaux d’Amsterdam, la Tour de Pise, le château de Bran, en Roumanie, et bien d’autres sites. Investissez dans un forfait Eurail (ou Interrail), le billet bon marché, flexible, tout en un, qui vous permettra de sauter joyeusement d’un train à l’autre dans toute l’Europe.

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La ville sainte de Varanasi (Bénarès) vous attend au bout de la “route des hippies”

La route classique se divise en deux après Istanbul, soit en passant, au nord, par Téhéran et Lahore vers l’Inde et le Népal, ou plus au sud, par la Syrie, la Jordanie, puis l’Iran et le Pakistan (route actuellement déconseillée par de nombreux gouvernements pour des questions de sécurité et de tensions politiques). La route jusqu’au Népal peut se parcourir en six à huit semaines au minimum. Une fois au Népal, randonnez dans l’Himalaya, puis descendez vers l’Inde pour trois ou quatre semaines de plus, et visitez les forteresses de légende du Rajasthan, le Taj Mahal et la ville sainte de Varanasi.
Avec autant de temps, l’envie de tout voir peut être pressante. Mais six mois passent étonnamment vite et il vous faut laisser de la place à l’improvisation ; on ne sait jamais où de nouveaux amis, de nouvelles aventures ou de nouveaux hobbies peuvent vous mener. Il peut être utile de faire la liste des pays et des villes que vous voulez absolument voir, des activités ou des expériences que vous mourez d’envie de faire, et de vous servir de cette liste pour construire votre voyage, en gardant un peu de place pour la spontanéité.

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Voyager par la route est un très bon moyen de ralentir un peu le rythme

Si vous avez un an...

Avec un an devant vous, vous aurez peut-être envie de faire le tour du monde… Une très bonne option consiste à choisir un itinéraire plus court, comme la “route des hippies” citée plus haut, et de le suivre lentement, en y ajoutant des destinations annexes. Par exemple, d’Istanbul, vous pouvez prendre un avion pour l’Égypte et aller voir les pyramides de Gizeh ; en Inde, vous pourriez faire le tour du sud du pays, paresser sur les plages de Goa ou séjourner dans un ashram.
Bien sûr, certains n’aiment pas suivre d’itinéraires préétablis. Beaucoup choisissent un billet d’avion “tour du monde”, dont les moins chers sont à partir de 2 000 $, ce qui permet de visiter une demi-douzaine d’endroits de plus qu’un tour du monde réservé billet par billet de même budget. Si vous prévoyez suffisamment de temps entre vos avions, vous pourrez réserver d’autres vols intérieurs et mieux visiter certaines régions. À l’inverse, les globe-trotters plus portés vers l’improvisation peuvent ne réserver que leur premier vol et se laisser porter là où l’aventure les mène : les prédilections et les facilités de chacun sont ici primordiales.

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Si vous partez un an, n’oubliez pas d’y aller tranquillement et de vous détendre

L’important est de diviser votre voyage en plusieurs parties raisonnables ; vous avez le luxe du temps, alors ralentissez. Prenez au moins un mois pour chaque destination et envisagez d’abandonner des vols, grosses sources d’émission de CO2, pour une aventure par la route avec des modes de transport plus lents. Divisez votre voyage en saisons ou en quarts, et attribuez-leur un thème, un peu comme dans le film Mange, prie, aime (Eat, Pray, Love). Lâchez-vous et faites la fête quelques mois, puis faites du bénévolat dans une ferme bio, et passez ensuite du temps à acquérir un nouveau talent. Se fixer des objectifs atteignables et amusants évite le sentiment de “perdre un an” qu’on peut avoir parfois.
Et entre tous ces projets, ces préparatifs et ces coups de tampons sur votre passeport, n’oubliez pas de prévoir du temps libre. Peu de gens sont capables de tenir le rythme effréné que représente un voyage durant toute une année, prévoyez donc une semaine par-ci par-là pour simplement vous détendre. Pourquoi ne pas vous offrir une chambre ou un appartement un peu plus luxueux pour vous seul(e) ? Et n’oubliez pas de varier les plaisirs, de mélanger virées urbaines et escapades dans la nature, pour éviter toute forme de monotonie.

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Le bénévolat peut donner du sens à votre voyage

Si vous avez dix-huit mois et plus…

Avec assez de temps pour faire deux fois le tour du monde, partir deux ans revient souvent à lâcher son travail et prendre la route sans savoir très bien où on s’arrêtera. Ce qui demande un rythme beaucoup plus lent. Dites-vous que certains passent jusqu’à un an à visiter un seul grand pays, Chine, Inde ou États-Unis, par exemple.
En traversant la planète, installez-vous un temps dans une nouvelle ville : rien ne permet mieux de comprendre un endroit que d’y vivre vraiment. Installez-vous, apprenez une nouvelle langue, ou (selon vos finances) faites du bénévolat. Sinon, prenez le temps de peindre, d’écrire ou simplement de vous imprégner de ce nouveau lieu. Être toujours en déplacement peut s’avérer épuisant et au bout d’un certain temps, les sites visités tendent à se mélanger. Apprendre à bien connaître un endroit est aussi – sinon plus – gratifiant que de cocher cent cases sur la listes des sites que vous vouliez voir.



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