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10 petits Versailles en France

Mis à jour le : 11 mai 2020

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Certains châteaux ont copié Versailles, d'autres l'ont inspiré, mais aucun n'a dépassé son faste. Où que vous soyez en France, vous les verrez, ces « Versailles » bâtis par ceux qui ont voulu être plus royaux que le roi. 

1. Château de Kerjean (Finistère)

Surnommé le « Versailles breton », le château-forteresse de Kerjean, symbole de la Renaissance en Bretagne, se trouve à l'intérieur des terres, sur la commune de Saint-Vougay. L'ensemble, fortifié mais néanmoins demeure d'agrément et lieu de réception (témoignant d'une période faste en pays de Léon), adopte de nombreuses audaces architecturales importées d'Italie et inspirées de l'Antiquité. Il a bénéficié d'une récente restauration. Vous visiterez les galeries, les appartements privés, les cuisines, la chapelle, le tout très bien muséographié et réaménagé avec du mobilier léonard.Les splendides jardins à la française, dans le parc de 20 ha, complètent l'agrément de cette visite (02 98 69 93 69 ; www.cdp29.fr).

 

2. Château de Vaux-le-Vicomte (Seine-et-Marne)

Parmi les châteaux qui inspirèrent Louis XIV pour Versailles, celui de Vaux-le-Vicomte joue un rôle majeur. Surintendant des finances de Louis XIV, Fouquet se fit édifier en 1656 un château digne de sa position, de sa fortune et de son ambition (Quo non ascendet ? « Jusqu'où ne montera-t-il pas ? » était sa devise). Réalisé par l'architecte Le Vau, le peintre Le Brun et le jardinier-paysagiste Le Nôtre, le château de Vaux fut achevé en cinq ans : moderne sous bien des aspects, c'était un chef-d'œuvre de noblesse et d'harmonie. La fête que Fouquet y donna en 1661 fut éblouissante. Ce faste insolent exaspéra le roi, qui fit arrêter Fouquet et reprit le trio d'artistes si brillants pour la construction de Versailles.Louis XIV fit venir à Versailles de nombreux artisans qui avaient travaillé à Vaux. Les plans des châteaux diffèrent et Versailles est d'une richesse sans pareille, mais ils se ressemblent par l'harmonie générale et l'art du détail. Infos pratiques sur www.vaux-le-vicomte.com

 

3. Château de Sauvan (Alpes-de-Haute-Provence)

À proximité de Mane, au cœur du pays de Forcalquier, ce château du début du XVIIIe siècle, construit par le marquis de Forbin, est du plus pur style classique. Il a rapidement pris le surnom de « Petit Trianon de Provence » et reste l'un des rares exemples d'architecture classique dans les Alpes du Sud. Une construction caractérisée par des volumes élégants, une façade sobre mais aussi de très beaux bassins et jardins – classés « jardins remarquables » – où il n'est pas rare d'apercevoir quelques cygnes, paons et canards.À Mane, profitez de votre passage pour visiter aussi le prieuré Notre-Dame-de-Salagon (www.musee-de-salagon.com) et son musée départemental ethnologique. 

4. Château de Barbentane (Bouches-du-Rhône)

On le surnomme le « Petit Trianon du Soleil ». Dans le charmant village de Barbentane, en Provence, ce château fait, en effet, sensation. Classé monument historique, il fut commencé en 1674 et achevé à la fin du XVIIIe siècle par le marquis de Barbentane, dont les descendants habitent encore la demeure. Sols en marbre de Toscane, tapisseries d'Aubusson, mobilier d'époque Louis XV et Louis XVI : la décoration intérieure est un ravissement. Sa façade XVIIe, prolongée par d'élégants escaliers, domine des bassins encadrés de statues voluptueuses et de parterres de roses rouges. Autour s'étend un parc planté de platanes tricentenaires.Consultez les horaires et les tarifs sur www.barbentane.fr 

5. Château de Craon (Mayenne)

Ce joyau du XVIIIe siècle, transformé en chambres d'hôtes, est l'un des plus beaux bâtiments de style Louis XVI. Construit en pierre blanche de la Loire, le tuffeau, le château de Craon (prononcez « Cran ») est une très belle découverte hors des sentiers battus. Une balade dans le grand espace vert est recommandée : le domaine comprend un jardin à la française autour du château et un parc à l'anglaise de 42 ha. Les jardins possèdent des serres et une glacière du XIXe siècle, une chapelle, un lavoir-buanderie et un potager.Consultez les horaires et les tarifs sur www.barbentane.fr 

6. Château de la Baume (Lozère)

Sa réputation de « petit Versailles du Gévaudan » n'est pas usurpée tant il y a de richesse dans ses décors intérieurs, boiseries et tapisseries. Les manufactures versaillaises y ont travaillé. À l'extérieur, les murs de granit, les tours et l'aspect farouche de ce château des hauteurs de l'Aubrac (1 200 m d'altitude) font plutôt songer à la demeure de l'ogre des Contes de Perrault. On peut y écouter la légende de la bête du Gévaudan ou les histoires de famille. Ses propriétaires, héritiers du mémorialiste de Napoléon Ier, en ont fait l'un des sanctuaires du culte impérial.Ouvert tout l'année sur rendez-vous (chateaudelabaume.org). On peut séjourner, trois jours minimum, dans un gîte aménagé dans la « Ferme haute », attenante au château. Réservation par e-mail : fv.delascases@numericable.fr

 

7. Château de Lunéville (Meurthe-et-Moselle)

Baptisé le « Versailles lorrain », le château de Lunéville est l'ancienne résidence des ducs de Lorraine, construite entre 1703 et 1723 par l'architecte Germain Boffrand, qui s'inspira du palais de Louis XIV. Ravagé par un terrible incendie en 2003, ce somptueux château du XVIIIe siècle rouvre progressivement ses portes au fil de l'avancée des travaux de reconstruction engagés par le département, et financés en partie par de généreux donateurs. Aujourd'hui, plusieurs pièces sont ouvertes ainsi que le jardin à la française et le parc des Bosquets (entrée gratuite).De nombreuses manifestations sont organisées au château tout au long de l'année, notamment des expositions et des spectacles (son et lumière, théâtre, concerts) : www.chateaudeslumieres.com

 

8. Château de Pennautier (Aude)

Contemporain du palais versaillais, le château de Pennautier, près de Carcassonne, a été construit sous Louis XIII et remanié par Louis Le Vau ; son jardin a été dessiné par Le Nôtre. Bref, il est estampillé Grand Siècle. Mais c'est d'abord un château viticole et, depuis peu, une entreprise d'œnotourisme qui accueille mariages, banquets et séminaires. Le charme tient à l'environnement méridional. La façade néoclassique et le jardin à la française prennent ici des accents italiens. Cette splendide propriété appartient toujours aux descendants du fondateur du domaine, Bernard Reich de Pennautier. Soit dix générations de vignerons.Bars à vin dans la Bergerie, tapas servies dans le jardin d'Été, et beaux points de vue panoramiques sur la citadelle médiévale et les Pyrénées.

 

9. Château de Bussy-Rabutin (Côte-d'Or)

Pour avoir participé en 1659 à une orgie pendant la Semaine sainte, Roger de Bussy-Rabutin, comte de Bussy, cousin de madame de Sévigné et libertin notoire, fut condamné par Louis XIV à l'exil sur ses terres de Bourgogne. Il en profita pour rédiger sa fameuse Histoire amoureuse des Gaules (1666), qui lui valut la Bastille puis à nouveau l'exil. Tout ce temps passé sur ses terres le poussa à s'occuper de sa propriété. Le château du XIIe siècle, remanié à partir du XVe siècle, a des allures de petit Versailles. Bussy-Rabutin l'orna, entre autres, d'une galerie de portraits des dames qu'il était censé avoir aimées et des grands hommes de son temps.Propriété de l'État depuis 1929, le château présente plus de 200 peintures : un « documentaire » unique sur l'époque (bussy-rabutin.monuments-nationaux.fr).

 

10. Château de Beaumesnil (Eure)

Son surnom de « Versailles normand », le château de Beaumesnil le doit d'abord à son jardin à la française, attribué à Jean-Baptiste de La Quintinie, collaborateur de Le Nôtre à Versailles. Mais le château lui-même, rappelant en effet par sa grâce et sa fantaisie celui de Versailles, est en réalité l'aîné de ce dernier, puisqu'il fut conçu entre 1633 et 1640. Il est considéré comme le plus remarquable ouvrage de style Louis XIII, c'est-à-dire un baroque d'inspiration florentine. Un joyau de finesse auquel un parc paysager de 80 ha sert d'écrin, et qui lui valut de la part de Jean de La Varende, qui y situe en partie son roman Nez-de-Cuir, gentilhomme d'amour, cet autre surnom de « Mesnil Royal ».Le château (www.chateaubeaumesnil.com) comprend également un musée de la Reliure reprenant la collection des derniers propriétaires, au sein de laquelle figure un fragment des minutes du procès de Ravaillac.


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