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Culture et voyage

10 albums de musique du monde

Texte par

Marie Dufay

Mis à jour le : 2 novembre 2020

Carte

En ces temps particuliers où il nous faut réapprendre à explorer le monde depuis notre salon, voici une sélection d'albums qui vous transporteront aux quatre coins du globe en quelques secondes… magique ! Après vous avoir livré ses listes de livres « spécial confinement », Marie Dufay, auteure Lonely Planet, vous fait découvrir ses artistes préférés, pour une virée sonore des plus exotiques.
 

"Introducing Rubén González", de Ruben Gonzalez (1996)

Devenu célèbre grâce au film de Wim Wenders, « Buena Vista Social Club », qui documentait la réunion des plus grands musiciens cubains sous la houlette du guitariste américain Ry Cooder, le pianiste Rubén González a enregistré son premier album solo à 77 ans. Une fois entendues, les mélodies de ses guarachas et cha cha cha ne vous sortent plus de la tête. Le label World Circuit a réédité en 2017 cet excellent live enregistré en studio. 


 

"Mustt Mustt", de Nusrat Fateh Ali Khan (1990)

Accrochez-vous au tapis volant, c’est parti pour un envoûtant voyage au Pakistan. La première écoute de ce fabuleux album du roi du qawwali (le chant soufi) vous mettra forcément dans un état d’extase : les percussions, sa voix puissante, transportent l’âme et les sens. Le producteur Michael Brook - à qui l’on doit la B.O du film « Into the wild » - ajoute sa touche fusion ; le premier titre est lui remixé par le groupe Massive Attack.
 


 

"Amália à Paris", de Amália Rodrigues (1957)

Inégalable reine du fado, musique de l’exil et de la saudade (mot désignant à la fois l’espoir et la nostalgie), la chanteuse lisboète est toujours portée aux nues par les chanteurs contemporains portugais. Jouissant d’une aura internationale, elle a enregistré plus de 170 disques, et fut aussi actrice. Ce concert de l’Olympia fut son premier live gravé sur vinyle, et l’un de ses plus grand succès.


 

"Friday night in San Francisco", d’Al di Meola, John Mc Laughlin et Paco de Lucía (1981)

Un live incroyable, par trois guitaristes virtuoses. L’américain Al Di Meola (immense guitariste de jazz fusion), l’anglais John Mc Laughlin (il a formé Maravishnu Orchestra et Shakti), et l’espagnol Paco de Lucía (considéré comme le plus grand guitariste flamenco de tous les temps) offrent dès les premières notes de ce concert une explosion d’émotion brute et pleine d’humour, qui vous transporte loin, très loin. 


 

The Story of Jamaica Music, tougher than tough, : from reggae to dub, de Jimmy Cliff à Shabba Ranks (1994)

LE coffret que tout fan de ska, rock steady, reggae, dub, dancehall ou ragga se doit de posséder. Les plus grands artistes jamaïcains s’y déclinent sur 4 CD, dans l’ordre chronologique, retraçant à merveille l’histoire des différents courants musicaux nés sur cette illustre île des Caraïbes. Au total, 95 chansons (dont seulement 3 de Bob Marley), idéalement sélectionnées également pour ceux qui n’y connaissent rien et veulent découvrir le meilleur.


 

"Zombie", de Fela Kuti (1976)

A travers sa musique, le chanteur-saxophoniste nigérian, roi de l’Afro-Beat (fusion du funk, du jazz, et des rythmes africains, en particulier yorubas), fit passer toute sa vie des messages spirituels et anti-gouvernementaux forts - dont cet album, qui lui valut de terribles représailles de l’armée. Porte-parole de la cause africaine à travers le monde, le « Black President » effectua de nombreuses et mémorables tournées, avec des sections rythmiques inoubliables.


 

"Batarsité", de Danyél Waro (1994)

Si vous avez été à la Réunion, vous êtes forcément tombé sous le charme de l’envoûtant maloya, chant identitaire poignant accompagné des instruments utilisés par les anciens esclaves : le rouleur (gros tambour), le bobre (arc musical) et le kayamb (cage de tiges de fleur de canne à sucre, contenant des graines). Le maître incontesté est un « p’tit blanc des hauts », Danyél Waro, dont la poésie sert depuis plus de 40 ans ce blues créole enlevé.


 

"Tanto tempo", de Bebel Gilberto (2000)

Tâche quasi impossible de choisir parmi les plus légendaires albums de bossa nova… mais « Tanto Tempo » synthétise sa version moderne la plus racée, d’autant que la participation de Carlinhos Brown ou Amon Tobin apportent à cette musique chavirante un soupçon de métissage supplémentaire. Reprenant Gilberto Gil ou Chico Buarque, Bebel Gilberto (fille de João Gilberto et de Miucha), au sommet de son talent, livre ici ses superbes compositions.


 

"Renaissance de la harpe celtique", d’Alan Stivell (1971)

Pionnier de la musique bretonne moderne, qui marie répertoire traditionnel et instruments contemporains, Alan Stivell ressuscite sur cet album (salué dans le monde entier comme un chef-d’oeuvre) la harpe celtique, qu’on n’avait plus entendue depuis quatre siècles ! Il y raconte la légende de la ville engloutie d’Ys, puis joue complaintes, vieux morceaux gallois et thèmes gaéliques, avec une indicible grâce. Une plongée sublime en plein Moyen-Âge. 


 

"Divine flute", de Hariprasad Chaurasia (1996)

Sortez votre tapis de yoga, votre hamac, ou allongez-vous confortablement sur votre canapé… et fermez les yeux. Laissez le virtuose du bansurî (flûte en bambou de type traversière, au son délicat) vous emmener en Inde du Nord, entre tradition et envolées romantiques. Se produisant et enseignant partout dans le monde, sa technique de respiration unique l’a fait remarquer des plus grands, de Jean-Pierre Rampal à Yehudi Menuhin.


 


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