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Oman : Comment circuler

Se déplacer à Oman

L’essence étant bon marché dans toute la région, les déplacements se font principalement par voie terrestre. Les locations de voiture (avec ou sans chauffeur) sont peu onéreuses, et les voyages en taxis et en bus sont bon marché.

Auto-stop

Faire de l’auto-stop n’est jamais complètement sûr quel que soit le pays dans lequel on se trouve, et nous ne conseillons pas cette pratique. Les voyageurs qui décident tout de même de faire de l’auto-stop doivent garder à l’esprit qu’ils prennent des risques, certes faibles, mais potentiellement graves.
C’est particulièrement le cas dans la région où les villes sont parfois éloignées les unes des autres, et où vous pouvez être abandonné dans des lieux isolés (le conducteur vous laissera entre deux villes pour bifurquer hors piste vers son village), dans des situations pouvant être fatales (par exemple, manquer d’eau en plein été). Il vous faudra alors être suffisamment autonome pour supporter la chaleur, sans avoir aucune idée, dans certaines régions de l’arrière-pays, du moment où vous pourrez poursuivre le voyage, ou rentrer. Emportez toujours de l’eau et évitez de faire du stop en dehors du réseau routier.
Les femmes voyageant seules ne devraient pas faire d’auto-stop.    
Cela dit, faire du stop n’est pas illégal, et dans certains coins, c’est une pratique courante pour la population locale. C’est en effet considéré moins comme une alternative aux transports en commun que comme un prolongement de ceux-ci.
Attention : un pouce levé est ici un geste vaguement obscène ; tendez plutôt votre bras droit, paume vers le bas, et remuez-le de bas en haut assez vivement.
Si la population considère normal que les habitants et les expatriés asiatiques fassent du stop, elle ne s’attend pas à ce que les Occidentaux fassent de même. Vous risquez de faire naître la suspicion chez les policiers locaux et de la déception chez certains habitants : dans les zones rurales, aux yeux de la population, le tourisme est censé être une source de revenus, mais les voyageurs faisant du stop ne participent pas à cette économie.
L’auto-stop n’est pas gratuit, et il est d’usage de proposer au chauffeur une rémunération. Le tarif équivaut généralement à celui des bus ou des taxis collectifs, mais il peut être plus élevé si le conducteur doit faire un détour pour vous déposer quelque part. Négociez toujours le montant de la course avant de monter dans le véhicule.
Si vous conduisez, vous serez souvent hélé, mais réfléchissez bien à ce que cela suppose avant d’accepter de prendre quelqu’un en stop. Les conductrices ne devraient jamais accepter de prendre un homme en stop.

Avion

Sur place, des agences de voyages fiables peuvent vous conseiller les vols entre grandes villes les plus avantageux ; il est plus sage d’utiliser les services de ces agences que de contacter directement les compagnies aériennes. Souvenez-vous que les tarifs varient énormément en fonction de la saison et des jours fériés (comme l’Aïd).

Compagnies aériennes

En dehors de l’aéroport international de Mascate, les deux seuls autres aéroports en activité se situent aux deux extrémités du pays, à Salalah (Dhofar) et à Khasab (Musandam), et n’accueillent que des vols intérieurs. Il est néanmoins question qu’ils assurent des liaisons vers Dubai. Trois nouveaux aéroports sont
en cours de construction : à Duqm-Jaaluni, Ras al-Hadd et Sohar, ce qui facilitera l’ouverture du pays aux visiteurs.
La compagnie aérienne nationale, Oman Air (24 531111 ; www.omanair.com), assure les vols intérieurs et a beaucoup développé ses vols vers le Moyen-Orient, l’Europe, l’Inde et l’Asie. Les billets s’achètent dans toutes les agences de voyages ou sur Internet.
Au moment de notre enquête, Oman Air avait le monopole des vols intérieurs et proposait seulement les deux liaisons suivantes :
Vols Mascate-Salalah (aller simple/aller-retour 32/64 OMR, 1 heure 30, jusqu’à 4 vols/jour, horaires variables)
Vols Mascate-Khasab (aller simple/aller-retour, 32/64 OMR, 1 heure 15,
1 vol/jour, horaires variables)

Bus

Le nombre de propriétaires de voitures est si élevé dans la région que le besoin en bus publics est quasi inexistant. Les services disponibles sont souvent destinés à la main-d’œuvre expatriée, qu’ils conduisent à leur lieu de travail. Il n’est pas très difficile de se rendre en bus d’une grande ville à une autre en Oman, mais les Émirats proposent un peu moins de liaisons intérieures.
Les liaisons en bus sont généralement confortables, bon marché et ponctuelles, les routes sont bonnes, et les bus climatisés sont la norme. Sur certains itinéraires, les passagers pourront être gênés par la puissance sonore de la musique ou des vidéos, ainsi que par l’épaisse fumée de cigarette.
Les femmes accompagnées par des hommes peuvent s’asseoir où elles veulent, mais il est habituel que les femmes voyageant seules s’asseyent sur les sièges avant.
Il est toujours préférable de réserver sa place de bus à l’avance dans les gares routières, et c’est indispensable durant le week-end musulman (le vendredi), ainsi que durant les jours fériés, comme l’Aïd.
En Oman, l’ONTC assure un service de bus quotidien depuis/vers la plupart des grandes villes pour moins de 8 OMR. Les bus sont en général confortables, fiables et ponctuels. Pour les longs trajets, mieux vaut réserver. Les billets s’achètent auprès du conducteur du bus.

Vélo

La région offre de bonnes possibilités de faire du vélo, les cyclistes sont les bienvenus (le Tour d’Oman, course annuelle, attire des cyclistes du monde entier, dont des célébrités, comme Bradley Wiggins, vainqueur du Tour de France en 2012), et la police se révèle obligeante et sympathique envers tous les usagers de la route. Les ateliers de réparation se trouvent facilement, et les expatriés sont les rois du dépannage.
Dans la plupart des villes, notamment aux Émirats, il est très dangereux de faire du vélo, les conducteurs de voiture n’ayant pas l’habitude de croiser des cyclistes.
Dans la région, la majorité des vélos sont des appareils simples : vous ne trouverez de pièces détachées pour VTT ou vélos de tourisme que dans les grandes villes.
La chaleur pose un problème de taille, et il est déconseillé de faire du vélo entre juin et août, ainsi qu’en milieu de journée le reste de l’année.

Voiture et moto

Dans la région, les villes sont souvent très étendues et les transports publics peu développés ; posséder une voiture est indispensable pour les expatriés. Les motos sont aussi un moyen apprécié pour circuler en ville. Les pièces détachées des modèles japonais sont les plus faciles à trouver. Les mois d’été ne sont pas propices aux sorties à moto.

Transport de véhicule

À moins de venir vous installer dans la région pour une longue durée, emporter votre véhicule peut présenter plus de désagréments que d’avantages. Pour une durée limitée, il est plus raisonnable de louer une voiture. Si vous prévoyez de rester longtemps, il est plus avantageux et moins compliqué d’acheter une voiture sur place et de la revendre avant de partir.

Permis de conduire

Même si la plupart des permis de conduire étrangers sont acceptés, mieux vaut un permis de conduire international (PCI).

Location d'un véhicule

Des agences internationales et locales de location de voitures ont des guichets dans les aéroports internationaux et les hôtels cinq-étoiles. Les tarifs sont dans la moyenne par rapport aux tarifs internationaux. Il est parfois nécessaire de réserver à l’avance si vous voyagez durant la saison haute, en particulier durant le pèlerinage à La Mecque et les principales fêtes nationales ou religieuses.
Pour circuler dans le désert ou faire du tout-terrain, un 4x4 est indispensable. Vous pourrez en louer un dans toutes les agences. N’essayez pas de faire des économies en louant une berline pour du tout-terrain : votre assurance serait nulle et non avenue à peine auriez-vous quitté la route goudronnée. En cas d’accident, l’agence de location ne vous aidera pas. La location de moto est quasiment inexistante.
Documents à fournir Pour louer un véhicule, vous aurez besoin de votre permis de conduire et, pour certains pays, d’un permis de conduire international et de photocopies de votre passeport et de votre visa. L’âge minimal varie de 21 à 25 ans. Les cartes bancaires sont désormais indispensables.
Parmi les compagnies internationales de location de voiture présentes figurent Avis, Budget, Europcar et Thrifty, mais des dizaines d’agences locales offrent des tarifs légèrement plus avantageux. Pour une voiture à deux roues motrices, comptez un minimum de 16 OMR par jour et d’au moins 30 OMR pour un
4x4. Emportez toujours beaucoup d’eau (le pack de 12 bouteilles de 1,5 l coûte 1,7 OMR dans les stations-service) et un câble de remorquage (4 OMR dans les grands supermarchés). Les blocs réfrigérants (freezer packs, 600 bz chacun) permettent de conserver le froid dans sa glacière pendant la journée, même l’été, et le soir vous pouvez demander à l’hôtel de les remettre au congélateur pour la nuit.
Assurance Posséder une assurance est obligatoire. Vu le grand nombre d’accidents de la route, il est vivement recommandé de souscrire à une assurance tous risques (et non à une simple assurance au tiers). Cette assurance couvre l’ancienne loi qui exigeait de “payer le prix du sang” en cas de blessure ou de décès d’une personne (parfois d’un animal). Les agences de location de voitures fournissent automatiquement une assurance, mais mieux
vaut vérifier attentivement les conditions.
En cas d’accident, ne bougez pas le véhicule avant que la police ne soit arrivée et remettez le rapport d’accident le plus vite possible à votre compagnie d’assurances ou, si vous louez, à l’agence de location de voiture.
État des routes et équipements
Qualité des routes Le réseau routier de la région est l’un des meilleurs au monde, avec des routes à deux ou quatre voies de très bonne qualité. Peu de routes ne sont pas goudronnées (à part en Oman), mais les 4x4 sont nécessaires pour circuler dans le désert.
Des voyageurs nous ont signalé que certaines routes omanaises indiquées comme “uniquement pour 4x4” étaient praticables avec une voiture à deux roues motrices. Dans l’absolu, c’est faisable, mais… Une voiture classique n’est pas conçue pour affronter les nids-de-poule, les surfaces ondulées et les pentes abruptes couvertes de gravier, sans parler des longues distances jusqu’à la prochaine station-service.
De plus, avec ce type de voiture, vous n’êtes pas couvert par l’assurance quand vous quittez le réseau routier ; et si vous tombez en panne, ce n’est certainement pas le loueur qui viendra vous récupérer ! Vu l’absence quasi totale de trafic sur certains itinéraires, vous êtes très vulnérable, en particulier sous la chaleur caniculaire de l’été. Bref, vous risquez d’y perdre à vouloir économiser sur la location du 4x4.
Tout-terrain Le terme anglais off-road fait référence aux routes non goudronnées qui ont été nivelées, avec un rouleau compresseur, ou à des pistes faites par les voitures qui ont suivi d’anciens sentiers (chameliers
ou muletiers). Pour emprunter ces pistes, un 4x4 est indispensable. Les conducteurs responsables ne quitteront pas les sentiers déjà marqués et ne créeront jamais de nouvelles routes.
Essence Les stations-service sont très répandues le long des routes principales et dans les villes. Dans les zones plus désertes, elles peuvent être plus rares et plus éloignées les unes des autres. En dehors des grandes villes, il est préférable de faire le plein dès que vous en avez la possibilité, les stations-service des coins plus isolées étant parfois à court de carburant. L’essence est très bon marché dans toute la région. La majorité des voitures fonctionnent
au sans-plomb.
Garages On en trouve même dans les plus petites villes et les villages. Ils disposent de pièces détachées (et de la main-d’œuvre) pour la plupart des modèles de voitures les plus communes (notamment Toyota et Land Rover).
Signalisation Bonne dans toute la région, elle utilise des symboles internationaux. Les panneaux sont bilingues, mais l’orthographe anglaise des lieux est fantasque
et correspond rarement
aux cartes.
Parking Un casse-tête dans les villes. Les agents de la circulation et les parcmètres sont maintenant plus répandus.
Code de la route Les contrôles sont sévères, en particulier à Mascate (Oman). Le non-respect des règles citées ci-dessous peut vous valoir de fortes amendes, même si cela serait très surprenant, les habitants étant généralement de mauvais conducteurs.
On roule à droite dans les deux pays.
Les limitations de vitesse varient entre 100 et 120 km/h sur les autoroutes, et entre 45 et 60 km/h dans les villes et les agglomérations. La plupart des zones urbaines et des autoroutes sont équipées de radars.
En Oman, un système d’alerte présent dans la majorité des véhicules vous signale un dépassement de vitesse, et de nombreuses caméras de surveillance incitent les conducteurs à respecter cette limitation. Pour réduire les accidents, l’État est en train d’instaurer des contraventions pour excès de vitesse.
Le port de la ceinture de sécurité est obligatoire (amende omanaise : 10 OMR).
L’usage du téléphone mobile au volant sans oreillette ou haut-parleur est un délit.
L’utilisation du klaxon est déconseillée, sauf en cas d’urgence.
Ne vous séparez jamais de votre permis de conduire.
Soyez toujours équipé d’une trousse de premiers secours, d’un extincteur et d’un triangle de présignalisation.
Conduire sous l’emprise de l’alcool (quelle que soit la quantité) ou de la drogue est non seulement considéré comme une grave infraction, mais peut aussi entraîner l’annulation de votre assurance. En cas d’accident, tous les frais engagés seront à votre charge, que vous soyez ou non responsable.
En Oman, la loi réprime aussi ceux qui conduisent une voiture sale – l’amende est de 5 OMR !

Mis à jour le : 27 janvier 2015

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