Valence

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Valence : Les Incontournables

Ciudad de las artes y las Ciencias

Une harpe dont l'extrémité semble toucher le ciel, un squelette de baleine, le casque de Dark Vador… Autant de formes qui caractérisent l'architecture futuriste de la cité des Arts et des Sciences. Surgissant de l'ancien lit du Turia, qui était il y a peu une zone marécageuse, la Cité est née de l'imagination de Santiago Calatrava, architecte de renommée internationale et plus célèbre fils prodigue de Valence.
Les haubans du pont de l'Assut de l'Or s'élancent vers le ciel tels une grand-voile – ou un jamonero (porte-jambon), ainsi que les Valenciens le surnomment avec une pointe d'irrévérence. Ce grand pont sépare la structure hérissée de pics du Museo de las Ciencias Príncipe Felipe de celle, en forme de lotus, de l'Ágora, gigantesque édifice multifonctions récemment achevé.
En aval, les aquariums de l'Oceanogràfic renferment suffisamment d'eau pour remplir les bassins de 15 piscines olympiques.
Un peu plus haut, l'Hemisfèric (cinéma IMAX, planétarium et salle de shows laser) dresse sa silhouette évoquant un œil au milieu des eaux peu profondes d'un lac. Au-delà, le Palau de les Arts Reina Sofía, rappelle un tatou géant dont la blanche carapace de trencadís (mosaïque de tessons de céramique) luit au soleil. Avec 4 auditoriums totalisant 4 400 places, l'Opéra de Valence n'est surpassé, en taille, que par celui de Sydney.
L'Umbracle, promenade de 320 m constituée d'une succession de délicates arches translucides dont la forme rappelle les nervures des feuilles de palmier, mène au centre du complexe. Les soirs d'été, il est très agréable de venir y siroter un cocktail.
Passé le premier instant d'émerveillement, le visiteur découvre les trésors cachés de cet ensemble architectural – projections high-tech de l'Hemisfèric ou monde aquatique de l'Ocean­ogràfic. Plus grand aquarium d'Europe, celui-ci présente les écosystèmes des zones polaires et de la Méditerranée, il y a aussi un delphin­arium, un aquarium de la mer Rouge et des tunnels sous-marins, dont l'un de 70 m de long, où le visiteur évolue entouré de poissons – requins et raies manta notamment.
Les légendes du Museo de las Ciencias Príncipe Felipe sont en espagnol et en anglais. Les expositions de ce musée des Sciences sont un peu écrasées par l'aspect monumental du lieu mais il reste très intéressant pour les enfants comme pour les adultes grâce à ses nombreuses présentations interactives.

Plaza de la Virgen

La Plaza de la Virgen, place piétonnière, grouille toujours de monde : enfants courant après les pigeons, employés en route pour le bureau ou la maison, ou encore Valenciens s'attardant à une terrasse de café. Le soir, place aux adeptes du skate-board et des rollers qui virevoltent sur son sol de marbre lisse. Le dimanche matin, c'est le rendez-vous des danseurs amateurs. Et le jeudi à midi, c'est là qu'officie le Tribunal de las Aguas (cour des Eaux), plus ancienne institution juridique d'Europe.
La place est très animée depuis l'époque où elle était le forum de la Valence romaine. Si vous la trouvez bondée, sachez que ce n'est rien comparé au matin du deuxième dimanche de mai : la statuette de la Vierge Marie (qui lui a donné son nom) est alors transportée de la basilique à la cathédrale. Ce parcours de 200 mètres dure plus de vingt minutes tant la foule se presse autour de la statue. Les 17 et 18 mars, plus de 20 000 falleros et falleras (participants/es des fallas) traversent la place en procession, portant en offrande à la Vierge des bouquets et d'immenses compositions florales.
Le personnage allongé ornant la fontaine bouillonnante représente le Turia, tandis que les huit jeunes filles qui portent des cruches symbolisent les principaux canaux d'irrigation partant du fleuve.
Dans la Capilla del Santo Cáliz, chapelle de style gothique flamboyant située à droite de l'entrée de la cathédrale, est conservé un calice dans lequel le Christ aurait bu lors de la Cène (le Saint-Graal donc). Une porte conduit au musée de la cathédrale qui recèle une riche collection de vêtements sacerdotaux et de statues. La chapelle suivante, appelée Capilla de San Francisco de Borja, renferme deux tableaux de Goya particulièrement émouvants.
Une lumière douce et diffuse traverse les fenêtres en albâtre translucides de la tour qui surplombe le maître-autel. Là, de récents travaux de restauration ont révélé de superbes fresques de la fin du XVe siècle dissimulées sous le stuc des siècles durant.
Pour une magnifique vue à 360° sur la ville, tournez à gauche en entrant dans la cathédrale et grimpez les 207 marches en spirale du clocher Miguelete, de forme octogonale ().
Au-dessus de l'autel de l'église de Nuestra Señora de los Desamparados (XVIIe siècle), on remarque la statue très ornementée de la Vierge, révérée comme sainte patronne de la ville. Si vous arrivez après la fermeture, admirez-la à travers les grilles du flanc sud de la cathédrale, polies au fil des ans par les dizaines de milliers de fidèles qui se sont appuyés aux barreaux pour supplier la Vierge.
En face, le Palau de la Generalitat, édifice gothique du XVe siècle largement remanié, est le siège du pouvoir séculier.

Instituto Valenciano de Arte Moderno (IVAM)

L'Institut valencien d'Art moderne est l'un des plus beaux musées européens du genre. Au sein de la collection permanente figurent les créations abstraites en métal du sculpteur catalan Julio Gonzalez (XXe siècle) et des œuvres de ses contemporains ; une autre section est consacrée à Ignacio Pinazo, artiste valencien de la fin du XIXe siècle. Le musée abrite également une impressionnante collection de photographies, de ses débuts à nos jours ; certaines sont souvent exposées.
Les visiteurs viennent généralement admirer les expositions temporaires, très variées et d'une grande qualité. Celles-ci faisant toujours l'objet d'une présentation sur le site Internet de l'IVAM, vous pourrez choisir à l'avance.
La Sala de la Muralla, qui mêle le passé à l'art contemporain, abrite un long pan de l'ancienne muraille de la ville : cette galerie située sous le musée est aussi consacrée aux expositions temporaires. La librairie mérite la visite pour ses ouvrages mais aussi pour les reproductions d'œuvres qui feront de beaux cadeaux et souvenirs à rapporter.

Mercado Central

Un marché se tient à cet endroit précis depuis le Moyen Âge. Faisant face à la splendeur gothique de La Lonja, de l'autre côté de la Plaza del Mercado, le très beau marché couvert de style moderniste offre un tourbillon de parfums, de mouvements et de couleurs. Malgré la concurrence toujours plus rude des supermarchés, il abrite encore plus de 900 étals. À vous de fureter pour découvrir les rares marchands qui sont spécialisés dans un seul produit, par exemple des escargots en vrac, ou des épices dont les teintes multicolores contrastent avec le vert des stands de haricots et de laitues, ou l'orange et le jaune vifs des marchands d'agrumes.
L'annexe située sur le flanc nord du marché est consacrée aux poissons, fruits de mer et anguilles fraîchement pêchées dans le lac d'Albufera. Les amateurs jetteront aussi un coup d'œil aux quelques étals installés dans un angle et spécialisés dans la vente de tripes, abats et autres têtes de mouton.
Enfin, ne manquez pas d'admirer l'édifice lui-même, récemment nettoyé pour retrouver toute sa splendeur, la façon dont la lumière du jour y pénètre, la couleur des vitraux ou encore les mosaïques de la façade. Heures d'ouverture en.

Port intérieur

Les Valencianos viennent nombreux le week-end et les soirs d'été dans les tout nouveaux restaurants, bars et discothèques nichés autour du bâtiment Veles e Vents et le long du promontoire menant à la Marina Real Juan Carlos I. Celle-ci comporte 43 mouillages pour yachts de luxe ainsi que quelque 1 500 places pour des embarcations plus modestes. Une fois au bout de la jetée, retournez-vous afin d'admirer la courbe que décrit le port. Enfin, pour un point de vue unique sur cette construction récente, offrez-vous une croisière en catamaran – au coucher du soleil, le spectacle est splendide.
Aujourd'hui, d'étincelants cubes en verre, un pour chaque équipe de l'America's Cup édition 2007, encerclent le port intérieur en forme de fer à cheval. En son cœur, les bâtiments du port d'origine, de style italianisant, et notamment l'imposant clocher, se dressent fièrement au milieu d'un environnement ultramoderne.
L'America's Cup a entraîné le réaménagement complet du port. Le port marchand, troisième d'Espagne, est désormais relégué derrière un canal creusé à l'occasion de la course de voiliers. C'est de ses docks que partent 20% des exportations du pays – des cagettes d'oranges aux voitures Ford fabriquées dans l'usine que possède la multinationale au sud de la ville. L'ancien port de pêche et le terminal des ferrys pour les Baléares ont eux aussi été exilés, au sud du port marchand.

Bioparc

Le mot de « zoo » est bien trop désuet et inapproprié pour qualifier ce parc animalier novateur, écologique et pédagogique. Le projet, qui a nécessité 6 ans de préparation et 60 millions d'euros, a ouvert ses portes en 2008.
L'ensemble du parc est paysager, de sorte que l'œil du visiteur ne voit ni enclos ni barrières – seulement l'étendue de savane (principal habitat représenté) où les éléphants se promènent au milieu de faux baobabs, et où le lion côtoie la girafe, le phacochère et le gnou. Traversez la dense végétation d'Afrique équatoriale avant d'explorer Madagascar, où des lémuriens aux grands yeux s'ébattent sans crainte à vos pieds. Tous les animaux évoluant en liberté dans ce secteur appartiennent à des espèces menacées dans leur habitat naturel.
Dans le restaurant au toit de chaume, optez pour une table au bord de l'eau : vous pourrez ainsi observer les animaux tout en sirotant un verre ou en déjeunant au son d'une musique africaine.

La Lonja

Les longues lignes épurées de La Lonja, de style gothique, sont le parfait antidote à l'indigestion d'opulence baroque. Classé au patrimoine mondial de l'Unesco, l'édifice construit au début du XVIe siècle servait à la fois de Bourse, de banque et de lieu de rassemblement aux marchands. La Sala de Contratación, principale salle à colonnades, donne sur une petite cour-jardin dotée d'un ravissant escalier extérieur menant au Consulado del Mar.
D'immenses piliers torsadés soutiennent le plafond à voûtes nervurées de la Sala de Contratación. Leur forme est sujette à diverses interprétations : selon certains, ils ont été conçus pour ressembler à des écheveaux de soie ; pour d'autres, ils représentent les cordages et les aussières des navires marchands qui importaient et exportaient les richesses de la ville. Tout en haut, courant autour de la salle, une inscription en latin affirme que dans une négociation commerciale juste et bonne « il n'y a ni mensonge, ni malhonnêteté, ni prêt d'argent avec intérêts… Le marchand qui agit ainsi connaîtra la prospérité et la vie éternelle ».
De l'autre côté de la cour, un superbe plafond à caissons coiffe le 1er étage du Consulado del Mar. Le dimanche, à l'extérieur, philatélistes et numismates perpétuent modestement la tradition en échangeant et vendant les pièces de leurs collections. Heures d'ouverture.

Ancien lit du Turia

On ne saurait visiter Valence sans faire une balade à pied, à vélo ou en rollers dans les Jardines del Turia, long poumon vert de 9 km. L'ensemble se compose de terrains de sport, pistes cyclables, sentiers pédestres, bosquets, fontaines, pelouses et aires de jeux pour les enfants (mention spéciale pour le magnifique et impassible Gulliver allongé ;).
Deux sites incontournables bornent l'ancien lit du Turia, aujourd'hui devenu un espace vert : à son extrémité est, la cité des Arts et des Sciences et son architecture futuriste ; à l'extrémité ouest, le parc animalier écologique Bioparc dont les pensionnaires évoluent dans leur habitat naturel.
Face à ce superbe espace vert au cœur de la ville, on a peine à croire que, lorsque le cours du Turia fut détourné après les inondations désastreuses de 1957, il fut sérieusement question de construire une autoroute le long de son tracé originel. Ce projet, qui souhaitait tirer parti d'une rue déjà existante menant au port, fut heureusement rejeté. Après des années d'atermoiements et d'aménagements irréguliers, le lit du fleuve est désormais intégralement paysager. Le prochain projet consistera à dompter la dernière étendue sauvage menant à la Méditerranée.

Museo de bellas artes

Le musée des Beaux-Arts, lumineux et spacieux, abrite de splendides collections. Le rez-de-chaussée est principalement consacré aux œuvres d'art sacré, confisquées en 1837 (comme nombre des œuvres qui composent les collections des musées espagnols) lorsque l'État fit main basse sur les biens ecclésiastiques. Parmi les pièces maîtresses, citons de magnifiques retables de la fin du Moyen Âge (notamment le Retablo del Fray Bonifacio Ferrer). Au 1er étage, on peut admirer les œuvres du Greco, de Murillo, Morales, Goya et un autoportrait de Velázquez. Le musée est également bien pourvu en tableaux du premier Siècle d'or avec les œuvres d'artistes de renommée mondiale comme Ribera, Ribalta et Juan de Juanes. Le même étage abrite une magnifique mosaïque romaine, appelée Mosaïque des Neuf Muses. Les galeries du 2e étage traitent de l'école impressionniste de Valence et de ses artistes phares, Sorolla et Pinazo.
De retour au rez-de-chaussée (tournez à gauche dans la galerie située juste avant la sortie), une toile insolite représente le Cristo del Salvador (Christ Sauveur) volant devant les Torres Serranos. C'est l'œuvre du peintre Vicente Salvador Gómez (XVIIe siècle).
Les galeries ne sont pas numérotées mais le plan d'étage, en anglais, devrait vous aider à vous repérer.

Une paella en bord de mer

La paella, clament fièrement les Valenciens, a été inventée ici, au bord de la Méditerranée. Le week-end, les habitants sacrifient joyeusement au rituel et se pressent en nombre à Las Arenas pour s'attabler dans l'un des modestes restaurants spécialisés qui bordent la promenade. N'hésitez pas à vous joindre à eux : l'expérience tient, pour beaucoup, d'un véritable pèlerinage.
La paella est apportée à table avec une certaine théâtralité. Un petit « mmh » murmuré sotto voce, voire une esquisse d'applaudissement, au moment où le serveur demande si vous souhaitez la manger à même la poêle, comme le veut la convivialité, ou dans une assiette, seront très appréciés.
Un dernier point : la paella ne se consomme – en grosses quantités, commandée par poêles entières ou simple ración individuelle – qu'au déjeuner. Si elle figure au menu du soir, c'est que le restaurant choisi sait comment faire plaisir aux touristes…

Estación del Norte

Que vous preniez le train ou non, allez admirez le majestueux hall de gare de l'Estacion del Norte dont la structure en bois peint de couleur sombre est rehaussée de chatoyants trencadís, et où quelque 90 000 passagers vont et viennent chaque jour.
La gare de Valence marque l'esprit du visiteur en lui donnant une excellente première impression. La façade extérieure semble à mi-chemin entre le château de carton-pâte et la pièce montée très élaborée. L'ensemble est un ravissant exemple de Modernismo (modernisme) valencien, dont l'opulente décoration fait presque oublier le caractère fonctionnel du lieu.
L'ornementation, à la gloire de l'industrie et de la huerta valencienne, cette grande plaine agricole fertile entourant la ville, mérite à elle seule le coup d'œil. Et tant pis si, comme s'en plaignent certains Valenciens, les paysannes enjouées en costume traditionnel, avec des enfants nus accrochés à leur jupe, ou les paniers remplis de fruits et autres guirlandes d'oranges tiennent du cliché….

Mis à jour le : 8 avril 2014

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