Iran : Histoire

2000 av. J.-C.

Les Aryens s'installent sur le territoire de l'actuel Iran, vraisemblablement peu de temps après les Élamites. Ces deux peuples donnent naissance à trois groupes ethniques distincts : les Mèdes, les Perses et les Parthes.

550 av. J.-C.

Les Perses prennent le pas sur les autres groupes ethniques sous Cyrus le Grand (dynastie des Achéménides). Cyrus le Grand et ses successeurs - Darius le Grand en tête - étendent par la suite l'autorité perse à la Turquie, l'Irak, la Grèce, la Mésopotamie, l'Égypte. La défaite de l'an 331 av. J.-C. face aux armées d'Alexandre le Grand marque la fin de l'Empire perse achéménide, auquel on doit les monuments de Shush et de Persépolis.

331 av. J.-C.

Alexandre le Grand envahit la Perse (nom donné alors à l'Iran actuel). Son empire englobera l'Afghanistan, l'Inde et le Pakistan. Cet énorme territoire est divisé entre trois dynasties à la mort d'Alexandre. La Perse revient à l'une d'elles - les Séleucides - qui ne parviennent pas à freiner la montée en puissance des Parthes.

190 av J.-C.

Balayant le "pouvoir" séleucide, les Parthes contrôlent la Perse. Ils mettent en échec les armées romaines en 53 av. J.-C.

224

La dynastie des Sassanides, née dans les régions centrales du pays où le pouvoir parthe se fait peu sentir, gagne en puissance jusqu'à ce que son chef, Ardacher, prenne le pouvoir. L'Empire sassanide est considéré comme le second grand empire perse après celui des Achéménides.

637

Entrée en scène des Omeyyades (Arabes), qui ravissent le pouvoir aux Sassanides. Outre l'islam, ils apportent la langue et l'écriture arabes en Perse.

1051-1502

La chute des dynasties arabes vient des Turcs seldjoukides et mongols, qui se succèdent sur le territoire de l'actuel Iran.

1502

Abbas 1er prend le contrôle du pays et fonde la dynastie des Séfévides, considérée comme la troisième grande dynastie perse. L'économie et les arts se développent.

1722-1779

Cette période troublée est marquée par la chute du pouvoir séfévide, sous les coups de peuples afghans, puis de Nader Shah.

1779-1921

Arrivée au pouvoir de la dynastie turque des Qadjars. Ils étendent leur influence sur l'ensemble de la Perse et font de Téhéran leur capitale. La Russie et l'Angleterre s'intéressent à l'Iran, pour son tabac et son pétrole. L'Angleterre occupe une partie du territoire durant la Première Guerre mondiale.

1921

Le général Reza Khan prend le pouvoir. Il fonde la dynastie des Pahlavis en 1925 et se proclame chah. Le pays se modernise et s'occidentalise.

1941

Reza Khan cède le pouvoir à son fils Mohammad Reza (il sera le dernier chah d'Iran). Au cœur des enjeux liés au pétrole, le pays est occupé au cours de la Seconde Guerre mondiale par les Russes et les Britanniques, dont l'influence est grandissante. Un sentiment nationaliste apparaît en réaction.

1953

Le chah Mohammad Reza durcit son régime tandis que l'opposition nationaliste - notamment islamiste - se développe. Les décennies suivantes voient ce phénomène s'accélérer.

1979

Dans une ultime et malheureuse tentative pour sauver son régime, le chah réprime une manifestation de rue, bilan : plusieurs centaines de morts. Mohammad Reza s'exile (il meurt l'année suivante en Egypte). L'ayatollah Khomeyni prend le titre de "chef suprême" et engage le pays dans la voie de la révolution islamique. Les Etats-Unis sont le "Grand Satan" du nouveau régime.

1980-1988

Guerre Iran-Iraq. Profitant de l'instabilité intérieure de son voisin, le président irakien Saddam Hussein annexe une part du territoire iranien riche en pétrole. L'URSS et plusieurs nations occidentales, qui voient d'un mauvais œil le pouvoir des ayatollahs, soutiennent l'Iraq dans cette guerre qui sera aussi longue que meurtrière. Un cessez-le-feu survient en 1988.

1989

Mort de l'ayatollah Khomeyni. Hojjat-ol-Eslam Rafsanjani est élu président ; l'ayatollah Ali Khamenei devient "chef suprême". Une fatwa (sentence de mort) est prononcée contre Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques.

1993

Rafsanjani est réélu président. Les relations entre l'Iran et les Etats-Unis, mais aussi de nombreuses nations européennes, restent très tendues.

1997

A la surprise générale, Hojjat-ol-Eslam Seyed Mohammed Khatami est élu président. L'arrivée de ce modéré réformateur est le signe d'un début d'ouverture du régime de Téhéran. Cette "libéralisation" se précise dans les années suivantes.

2000

Le Front de la Participation - mouvement réformateur proche du président Khatami - fait un raz de marée lors du premier tour des élections législatives. L'Iran est dès lors partagé entre réformateurs (Khatami) et conservateurs (Khamenei).

2001

Nouvelle victoire des réformateurs aux élections législatives. Le 8 juin, Mohammed Khatami est réélu à la présidence de la République. Devant l'arrivée des milliers de réfugiés afghans suite aux frappes américaines, le pays ferme ses frontières.

2001

Le prix Nobel de la Paix est attribué à Chirine Ebadi, avocate iranienne. Les conservateurs remportent les élections législatives avec une forte majorité, mais après une mise à l'écart des candidats réformateurs.

2005

Élection du président Mahmoud Ahmadinejad.

2006

L'Iran annonce la reprise de ses activités nucléaires, rompant l'accord de Paris de novembre 2004 et provoquant de nombreuses inquiétudes au sein de la communauté internationale.

2008

Lors d’élections législatives où de nombreux candidats réformistes sont disqualifiés d’office, les conservateurs remportent plus des deux tiers des sièges.

2009

Mahmud Ahmadinejad est réélu président de l’Iran. Les progressistes soutiennent le Mouvement vert, un vaste soulèvement populaire qui consteste la victoire d’Ahmadinejad.

2012

Les conservateurs remportent les élections législatives, boycottées par les candidats réformistes.

2013

Le religieux Hassan Rohani, soutenu par le mouvement progressiste, remporte l’élection présidentielle avec plus de 50% des voix. il déclare que l’Iran ne fabriquera jamais d’armes nucléaires.

2015

L’iran et la communauté internationale trouvent un accord historique limitant l’activité nucléaire du pays en échange du retrait des sanctions économiques internationales.

2016

L’accord de 2015 sur le nucléaire iranien est remis en question par le candidat américain à l’élection présidentielle Donald Trump, qui promet, s’il est élu, de revenir sur le traité.

Mis à jour le : 26 février 2019

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